Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Les potions, c'est le mal [BAD WOLF] • Caesius

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Caesius Carthaigh
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Mar 25 Mar - 21:24
Caesius avait toujours pensé que les choses s'amélioraient avec les sourires ; que, lorsque les adolescents étaient en souffrance, c'était ce dont ils avaient besoin. Par instants, il les voyait un peu comme ses plantes qu'il avait apprit à chérir. Émerger de la terre humide était difficile et douloureux ; parfois, les tiges n'arrivaient pas à gravir l'air, et il était obligé de poser une tutelle, le temps que les feuilles de développent correctement.
Les sourires qu'il offrait étaient ces tutelles ; ils n'en avaient pas la texture de bois, mais une qu'il espérait plus douce, et chaleureuse.
On les lui tranchait souvent, ses sourires ; on les lui refusait, méprisait, certains crachaient dessus. C'était plus fort que lui – sa bouche s'arquait sans cesse, parce que ses mains étaient ballantes et qu'il ne savait pas que faire d'autre.

Il attendait, paisible.
Proserpine Bradbury était de celles qui lui découpait ses sourires.

« C'est débile ce que vous faites. Les personnes comme vous ne devraient pas être comme ça. »

Son agressivité n'était pas nouvelle et son visage ne faiblit pas ; il s'y attendait, à cette brutalité, à cette morsure aussi brûlante que ses yeux colériques.
Une emprunte doucereuse continua de teindre ses traits ; ce n'était pas de la peine. Il se demandait juste ce qu'elle entendait par personne comme lui – un professeur ? Un adulte – un homme cassé, comme son père.
Ruber ne souriait jamais, lui ; Caesius n'était pas aussi fort que lui.
Il ne répondit rien – elle n'avait pas voulu du tabouret, non plus. De toute façon, il était plutôt sale et rouillé.

« Vous souriez mais au fond, est-ce que vous êtes vraiment heureux ? Pourquoi vouloir mentir au juste... Vous avez quelque chose à vous reprocher pour vouloir être comme ça avec les autres ? »

L’œil bleu sombre de Caesius trembla un peu – il releva vers elle un œil aiguisé, et son sourire s'amoindrit imperceptiblement.
Au fond de ses poumons, il alla chercher un soupir profond et s'appuya la colonne contre l'établi – le morceau de bois s'enfonçait entre ses vertèbres.
Il n'aimait pas ça.

« J'ai bien peur que tout ça ne vous concerne absolument pas, Miss Bradbury. Je ne pourrais pas vous répondre. »

Alors, avec le morceau de bois enfoncé dans ses vertèbres, il ramena ses mains devant lui et les noua. Il la regarda sérieusement, trop sérieusement, lui adressant un sourire.
C'était un sourire très doux, mais qui sonnait comme un avertissement ; il invitait à la prudence.



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Lun 12 Mai - 22:40


Les potions ne sont
pas faites pour la meilleure
des choses.



Elle ne cillait pas devant le regard un peu plus sérieux qu'il lui offrait. Elle avait touchée un point sensible finalement, donc même s'il ne voulait pas répondre, sa phrase lui suffisait. Son passé n'était donc pas glorieux à ce professeur. Il s'était passé quelque chose pour qu'il soit comme ça, donc il ne l'était pas avant.

Avançant lentement, elle s'assit sur le tabouret et planta ses yeux sombres dans les siens. Ils n'étaient plus chaleureux ou doux comme tout à l'heure, mais prudent et sérieux. Oui, elle avait donc mit le doigt sur le truc qui faisait que. Que ses sourires n'étaient pas fait sans raisons.

    « Comme quoi, même les sourires les plus tendre peuvent cacher un plus lourd secret. Je m'en doutais de toute façon. Ce n'était pas normal. »

Non, les gens comme lui n'étais pas normaux. Sans détacher son regard du sien, elle se mit à réfléchir à ses prochains propos. Elle savait pertinemment qu'il n'allait rien dire, mais c'était plus fort qu'elle. La curiosité était un vilain défaut, mais si on ne l'était pas un minimum, on ne pouvait rien savoir.

Plissant légèrement les sourcils, elle mit sa main sous son menton et regarda le professeur avec autant de sérieux qu'il arborait.

    « Je ne sais pas ce que vous cachez, et je ne veux pas le savoir. Votre vie ne me concerne pas. Cependant, si vous ne voulez pas parler, je ne comprends pas pourquoi les autres le ferait avec vous. Après tout, un secret ça s'échange, non ? »

Se relevant subitement, elle détourna ensuite le regard en lui tournant à moitié le dos. Finalement, il ne valait pas mieux que les autres. Tout le monde cachait quelque chose, mais pour elle, c'était évident que parler, c'était un échange. C'était pour ça d'ailleurs qu'elle ne disait rien sur elle même, et pourtant, elle s'était confiée en quelque sorte à ce professeur.

Elle tiqua, et le fixa ensuite avec une fureur retenue.

    « Finalement, vous êtes peut-être pire. »

Non, elle n'avait pas de compassion. Pourquoi en aurait-elle au juste ? Elle n'aimait pas ce sourire, et de toute façon, elle ne l'aimera certainement jamais. Parce que maintenant, elle savait qu'il cachait quelque chose de plus sombre. Et que ce genre de personne secrète, elle détestait ça. Ce n'était pas être honnête, et lui ne l'était pas.



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Caesius Carthaigh
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Jeu 19 Juin - 19:56
Ah – finalement, le petit tabouret à la peinture verte écaillée et aux pieds couverts de rouille avait trouvé son utilité. Après un énième reniflement dédaigneux soufflé dans le silence, Proserpine vint s'asseoir dessus, croisant ses jambes avec un air tellement résigné sur son front plié que la terre de la serre en aurait pu trembler.
Comme instinctivement, la poitrine de Caesius se gonfla d'un soupir qu'il ne cracha pas ; il se contenta de rouler entre ses poumons comme le murmure d'un ressac. Il eut envie de détourner son visage – il le fit, de quelques centimètres, un mouvement lent et à peine perceptible. Il n'avait pas envie de tendre ses yeux vers les siens, il avait un peu chaud, il sentait une barre le frapper en plein milieu du front et sa nuque, se raidissant petit-à-petit, l'invitait à marmonner une excuse et à la laisser là.

Il la sentait trop résignée pour qu'elle ne le laisse tranquille ; comme si cette colère, qui avait brûlé ses ongles, ses dents et sa gorge était maintenant dirigée vers lui.
Caesius déglutit ; sa salive était pénible, il la trouvait trop sèche. Alors, comme il l'avait pressenti, le mots commencèrent à jaillirent.
Il les trouvait déplacés, mais il aurait pu les trouver arrogants – ils n'étaient pas à leur place, ici, entre eux deux, mais Caesius n'avait pas assez de grandeur pour lui même pour penser qu'il ne les méritait pas.

Il n'avait jamais su tenir tête aux élèves.
Il s'apprêtait déjà à rester silencieux, la bouche close, pâteuse, sa langue collée au palais par une culpabilité qui martelait ses mâchoires.
Serrées, elles se contractaient à peine ; il n'avait pas assez de force en lui pour les faire grincer.

Au final, il avait juste détourné son visage pour éviter ça.
Alors qu'elle avait planté son menton dans une main ferme, appuyée sur son coude, lui, il avait battu un peu des cils, évité le conflit ; il avait caché ses traits, lui offrant un pan de joue, une nuque dégagée et la peau d'un cou un peu trop tendue.
Caesius n'avait jamais vraiment su attraper, retenir, détendre les conflits lorsqu'ils le concernaient directement. Il n'entendait plus qu'un vrombissement sourd derrière ses tympans et jusqu'à l'arrière de ses paupières.
Il ne répondit rien de toutes ses accusations ; il ne comprenait pas, parce que ça ne la regardait pas.

Au bout d'un long silence, il détacha ses molaires qui risquaient de tomber comme tombèrent ses mots.

« Je suis votre professeur. Je suis là pour vous aider. Si vous ne voulez pas de mon aide, vous n'êtes pas obligée de l'accepter. »

Sa voix était trop cassée mais il n'arrivait pas à tousser ; il essaya de se forcer à secouer son diaphragme, mais rien ne se passa.
Il déglutit encore un peu.

« Si jamais vous avez un soucis avec mon comportement, Miss Bradbury, je vous invite à le signaler au directeur. »

Il s'était avancé en avant, les coudes appuyé sur ses cuisses, les mains jointes devant lui. Elles semblaient immobiles mais ses doigts s'entrelaçaient nerveusement en tissant des horreurs.
Le maléfice qu'il supportait devait exacerbait sa nervosité – à quel points les nymphes étaient-elle plus sensibles.

Il ne l'avait toujours pas regardé lorsqu'il prononça mollement cette phrase dépouillée.

« Y a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous ? »




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Dim 6 Juil - 19:30


Les potions ne sont
pas faites pour la meilleure
des choses.



Mal à l'aise, elle pouvait sentir qu'il l'était rien qu'en le fixant. Oui, elle l'avait fait exprès mais en même temps, il l'avait cherché. Certes, cela ne la regardait pas, et alors ? Elle s'en fichait, il le méritait. Oui, comme quoi il n'était pas un prof modèle ou exemplaire ou aussi gentil qu'il le montrait. Non, il cachait quelque chose dont il avait honte, à tel point que cela le poussait à sourire aux autres.

Il ne croisait même plus son regard, signe de culpabilité peut-être ? Peu importait. Toujours debout, elle plissa les yeux quand il reprit la parole. Son ton était moins assuré, presque trop bas pour que l'on puisse l'entendre. Secouant la tête de droite à gauche, elle haussa ensuite les épaules pour le fixer avec amertume.

    « Cela ne servirait à rien de parler au directeur. Et je n'ai pas que ça à faire. »

Non, elle ne s'intéressait pas assez à lui pour vouloir le détruire de cette manière. Arquant un sourcil sur ce terme, elle se demanda alors si sa transformation de vampire ne jouait pas à un rôle dans ce qu'elle ressentait en ce moment. Peut-être bien que si, elle n'était jamais en colère à ce point contre les autres généralement. M'enfin, ce professeur avait le don naturel de l'agacer rien qu'avec son sourire.

Comme si de rien n'était.

Serrant les poings, elle s'approcha de nouveau de lui pour s'arrêter devant sa grande silhouette qui ne montrait pas une once de résistance ou d'autorité.

    « Vous ne pouvez rien faire pour moi. Que vous soyez au courant ou pas, cela ne changera rien. Car vous avez marqué un point, je ne veux pas de votre aide. Je n'ai besoin de l'aide de personne. »

Ses yeux carmin brillaient d'une fureur contenu et elle détourna le regard en sentant son sang bouillir. La prochaine fois, elle ne prendrait pas de potions qui puissent lui faire perdre son sang froid. Ce qui était ironique d'ailleurs. Tiquant une nouvelle fois, elle soupira puis le fixa de nouveau. Cette apparence de nymphe n'était pas appétissante. Elle soupira à cette pensée. Il fallait qu'elle se soigne au moins pour ce côté vampire.

    « Vous êtes certes professeur, mais parfois. On ne dirait pas. »

Elle repensa aux fois où elle le voyait avec son père, et elle le comparait souvent à un gamin dans ce genre de moments. Prenant une inspiration et grimaçant en sentant sa gorge ne pas apprécier ce geste, elle tourna définitivement le dos au professeur.

    « Cela n'a plus d'importance. Vous avez votre place et j'ai la mienne, c'est tout ce qui compte finalement. »

Oui, il avait sa propre place auprès de son père. Et elle aussi. Même si cela ne lui convenait pas. Soupirant encore une fois, elle fit mine de partir. De toute façon, elle n'avait plus rien à lui dire à ce professeur de malheur.



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