Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Toujours se méfier de l'eau qui dort [PV Malo]

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Ligue des sorciers
Moi moche et méchante (et naine)



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Aliénor S. Andersem
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Sam 18 Jan - 14:40


Aliénor s'ennuyait, alors elle regardait par la fenêtre de son dortoir en espérant que quelque chose pique sa curiosité et l'entraîne dans un intérêt qui en priant un peu pourrait durer un certain temps, et donc, potentiellement, l'occuper. Enfin, par la fenêtre, plutôt à travers le lac noir quand ses prières furent exaucées. Un mouvement rapide, pas très loin du bout de son nez à présent collé contre la vitre, une forme humaine difficilement identifiable. Ses grands yeux bleus à présents illuminés d'une lueur de curiosité étaient à l'affut d'un nouveau mouvement, mais rien.

Ni une, ni deux sa fine silhouette saute sur ses pieds, passe un bras dans sa cape, enfilant l'autre dans les escaliers, enroulant son écharpe verte et argent autour de son cou fin tandis qu'une de ses ballerines se faisait à moitié la malle. C'est donc totalement débraillée et en courant comme une perdue qu'elle passa en ouragan dans l'école pour débouler sur la rive du lac. Arrêt net, les cheveux en bataille et les joues rouges d'avoir couru, le souffle court elle se met à présent lentement sur la pointe des pieds en scrutant l'eau sombre en espérant trouver un indice sur la chose qu'elle a aperçue.

Elle attend quelques secondes, mais elle n'est pas patiente Aliénor, alors elle tombe assise dans l'herbe mouillée et froide, une moue boudeuse sur le visage, elle est pourtant persuadée d'avoir vu quelque chose. Les larmes lui montent encore une fois aux yeux, qu'elle essaie de retenir, lui donnant un air particulièrement coincé et accentuant son côté enfantin déjà bien marqué par sa petite taille. Elle se relève rageusement, se mettant à lancer des petits cailloux aller crever la surface liquide du lac. Pourtant elle n'a pas rêvé, elle en est sûre, elle a vu quelque chose, et ce quelque chose doit être encore là, quelque part. Aliénor sait qu'elle ne doit pas plonger dans le lac, elle n'a même pas envie d'y mettre un pied, mais actuellement, elle y songe sérieusement.

Elle renonce vite à cette idée en y trempant la main, l'eau est gelée et Aliénor trop frileuse. Mais elle est butée aussi, Aliénor, alors elle se rassoit, elle restera là jusqu'à la nuit s'il le faut mais elle va savoir ce qu'elle a vu, même si elle doit scruter à sa fenêtre le lac toutes les nuits pendant des mois. Elle l'a décidé, elle saura ce que c'était, coûte que coûte.

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Lun 20 Jan - 11:54
Malo jouait avec son strangulot dans le jardin de plantes aquatiques de ses parents, il l’avait bien dressé et, d’un simple regard, pouvait ordonner la place de chaque tentacules de la créature. D’un autre côté, ils avaient grandi ensemble, c’est moins dur de dresser un bébé strangulot plutôt qu’un adulte, de plus, le sien n’était pas farouche, très docile et très câlin…
Les cris de jeunes êtres de l’eau le sortirent de ses pensées. Un peu plus loin au centre du village, les petits tritons et sirènes débattaient farouchement sur les règles de leur prochaine course. Ils partiraient de la maison de Murcus, et devraient nager le plus vite possible jusqu’à l’arrivée près d’un kilomètre plus loin.
Ils se jetèrent dans leur course folle, battant l’eau de leur queue et nageant à une vitesse hallucinante. Malo regardait ses jambes… Elles le ralentissaient fortement par rapport aux autres tritons… Mais elles lui permettaient de découvrir le monde des humains, et ça, c’est trop cool !

Un petit quart d’heure plus tard, les six jeunes êtres de l’eau revinrent paniqués au village. Ils s’étaient aventurés plus loin que prévu, et étaient tombé sur la grande vitre qui donnait sur les sous-sols de Poudlard. L’un des petits tritons avait voulu regarder par la vitre, mais il y avait une humaine de l’autre côté, qui l’avait vu, et qui s’était précipité, surement vers l’extérieur… C’était courant que les jeunes tritons aient peur des humains, on racontait des histoires de sorciers sous l’eau, comme ils devaient surement raconter des histoires qui font peur sur ce qu’il y a dans le lac noir, à la surface.

Malo écoutait de loin… Alors comme ça, une sorcière avait vu ce petit triton et s’était précipitée dehors… Soit elle était retournée s’occuper de ses affaires, soit elle était venue voir ce qu’il y avait dans le lac… Malo préférait la deuxième possibilité. Très curieux, il aimait rencontrer de nouvelles personnes.

Le jeune être de l’eau nagea rapidement vers la surface, lui aussi voulait voir l’humaine.
Caché juste sous la surface, il voyait effectivement une jeune femme, blonde, qui lançait des cailloux. Elle était toute petite… Surtout par rapport à lui qui faisait près de deux mètres. Il se rapprochait du bord, toujours dissimulé sous la surface. Elle trempa sa main dans l’eau, il voulut lui prendre la main, mais elle aurait surement prit peur, il se contenta donc de la regarder bouder sur la rive.

Malo prit son courage à deux mains, il allait lui parler !! Pourvu qu’elle ne prenne pas peur…
Sortant doucement la tête de l’eau, juste devant elle, il prit un moment pour respirer par la bouche, passant une main dans son cou, juste sur ses branchies, pour les refermer.

– Salut !

Si elle ne l’avait pas vu, sa voix grave et rauque avait dû la surprendre. Il accompagna ses paroles d’un simple geste de la main. Prudent, il restait immergé dans l’eau, seulement sa tête et sa main crevaient la surface.
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Aliénor S. Andersem
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Lun 20 Jan - 13:50


Elle trépignait, elle attendait sur la rive Aliénor, remettant correctement son écharpe sur sa nuque, libérant ses cheveux trop longs de l'étau formé par les tissus de la cape et du cache col aux couleurs de sa maison. Elle tend la main vers un autre caillou avant d'entendre une voix grave la saluer. Dans un sursaut elle regarde autour d'elle avant de fixer ses prunelles myosotis sur la rive. Elle aperçoit alors une tête et une main qui dépassent. Comme ça, qui dépassent juste de la surface à quelques mètres d'elle. Elle n'a pas rêvé, elle n'a pas eu d'hallucinations, il y a bien une créature qui est entrain de lui parler pendant que le reste du corps fait trempette dans le lac noir. Elle se précipite au plus près possible, jusqu'à ce que le bout de ses ballerines noires touchent l'eau froide et sombre, penchée en avant les yeux ronds elle essaie d'assimiler les choses. Avant de trépigner, un sourire jusqu'aux oreilles.

- Par la tignasse de Bumblebee, c'est hallucinaaaaaaant. Euh. Salut. Euh. Moi c'est Aliénor.

Non elle n'avait vraiment rien trouvé de constructif à dire, parc qu'elle ne voulait pas lui faire peur avec toutes les questions qui trottaient à présent dans sa tête. Pour l'instant elle analysait ce qu'elle avait sous les yeux. La peau de son interlocuteur avait une teinte bleutée et elle n'avait pas vu sa main assez longtemps pour savoir si ses doigts étaient palmés. Et est ce qu'il avait des branchies ? Et dans ce cas il arrivait à respirer correctement à l’extérieur ? Aliénor se demandait aussi s'il pouvait se déplacer dehors, si il possédait une queue comme les illustrations de tritons qu'elle avait vues dans les livres ou s'il était différent. Et si c'était le cas est ce que c'était juste lui ou tous les habitants du lac noir étaient différents les uns des autres ? Et s'il était tout seul d'ailleurs ?

- Tu vis ici ? Tu n'as pas froid ? Tu sors des fois ?

Evidemment Aliénor étant ce qu'elle est, elle n'a pas pu réprimer sa curiosité bien longtemps. Se rendant compte de son impolitesse elle lui adresse une moue désolée avant se s'asseoir sur la berge, juste en face de... Bah de la tête en fait. Un tête qui bizarrement n'avait pas de cheveux, et qui semblait parler sans corps. Mais Aliénor savait qu'elle avait vu une créature entière nager à travers sa fenêtre. Alors elle scrute un peu plus avant l'eau en espérant en découvrir plus sur la personne en face d'elle, mais peine perdue l'eau ne laissait rien transparaître.


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Lun 20 Jan - 17:08
Ha non, elle n’avait pas pris peur… Malgré un petit sursaut, elle était n’avait pas l’air apeurée le moins du monde, elle avait l’air d’une enfant devant un chariot entier de chocogrenouilles, ses yeux brillaient, de beaux yeux d’ailleurs…
L’espace d’un instant, Malo trouvait qu’elle le regardait comme une parfaite curiosité dans un zoo… Mais elle se présenta pour répondre à son salut. Aliénor… Il avait lu dans un livre d’histoire des moldus, à la bibliothèque, l’histoire d’une Aliénor… Aliénor d’aquitaine, qui avait épousé un roi de France puis un roi d’Angleterre…

– Moi c’est Malo.

Il lui adressa un magnifique sourire, et n’eut pas le temps de penser à quoi que ce soit d’autre qu’elle se précipitait vers la rive pour le regarder de plus près et lui poser trois questions d’affilé sans attendre de réponse entre chaque. Le triton sourit, il n’était pas le seul à être curieux, mais c’est vrai que les êtres de l’eau à pouvoir « vivoter » sur terre sont aussi peu nombreux que les sorciers qui peuvent visiter les fonds marins, il en savait donc plus sur les humains qu’elle sur son peuple.

– Heu… Alors, oui je vis ici… Enfin, plus au centre du lac… Il y a un village d’êtres de l’eau au fond, au milieu du lac noir, on est déjà un peu nombreux. Un tout jeune triton t’a vu à travers la vitre et a pris peur… Malo sourit à ces mots, lui aussi avait peur des sorciers avant de pouvoir sortir de l’eau et de les rencontrer pour de bon. Et non, j’ai pas froid… Je préfère quand il fait un peu frais comme aujourd’hui que quand il fait trop chaud. Dans les profondeurs du lac il fait souvent très froid, on est tous nés et on a tous grandis dans ces températures, donc c’est une question d’habitude. Et pour finir, oui je peux sortir, mais on est que deux à pouvoir sortir au village, la mère de la chef et moi. On est nés avec des jambes plutôt qu’une queue… Son visage habituellement souriant s’éteint légèrement. Il était quand même tombé sur une sacrée tare génétique, mais ça lui permettait aussi pas mal de choses. Du coup, je nage bien moins vite que les autres, et parfois mes pieds se prennent dans les algues alors que ça arrive pas aux autres, mais du coup, je peux aussi marcher. Ça m’a pris longtemps pour apprendre… Ha et aussi, je peux respirer et parler hors de l’eau pendant des heures alors que les autres ne peuvent que quelques minutes, comme vous en apnée en somme…

Il avait un peu l’impression de lui faire un résumé détaillé de sa situation d’être de l’eau mutant… Mais c’était plutôt cool d’en parler avec une sorcière.

– C’est dur de jeter des sorts ? Il faut obligatoirement une baguette ? Est-ce que des créatures y arrivent ? Ça s’apprend ou c’est inné ?

Lui aussi était curieux devant la jeune femme. Tellement que, s’enhardissant un peu, il posa ses avants bras sur la berge pour se rapprocher. On voyait maintenant ses épaules et le haut de son torse. Elle pouvait distinguer le visage de Malo tourné vers elle, ses yeux d’un bleu très sombre qui pétillaient en la regardant, ses mains, effectivement, palmées, ses avants bras avec de belles nageoires diaphanes, ses bras couverts de tatouages noirs et ses pectoraux, dont la peau entre le bleu et le gris-perle luisait à cause de la fine pellicule d’eau qui le recouvrait encore.
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Aliénor S. Andersem
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Lun 20 Jan - 17:46


Aliénor rit un peu, parce que c'était bizarre pour elle de penser qu'elle pouvait faire peur, même à un triton. Elle lui retourna son sourire, alors il s'appelait Malo et il vivait même dans un village de tritons ! Aliénor n'aurait jamais imaginé qu'une sorte de village avait prit forme au fond du lac, de sa fenêtre elle ne voyait rien de tout ça. A vrai dire elle ne voyait que des tonnes d'eau sombre et de grandes algues verticales jusqu'à aujourd'hui. Elle était ravie de pouvoir en apprendre plus même si pour la petite frileuse qu'elle était il était difficilement concevable de préférer le froid au chaud. Elle s’emmitoufla plus dans sa cape, appréciant la douce chaleur qu'elle lui prodiguait, ne lâchant pas des yeux son nouveau compagnon de discussion.

- C'est donc un jeune triton que j'ai aperçu à travers la fenêtre ! Je ne voulais pas vraiment lui faire peur, je ne pensais même pas qu'il m'avait vue.

Elle ne perdait pas une miette du récit du triton, remarquant le léger changement de ton lorsqu'il se mit à parler de ses jambes, il avait donc des jambes et pas une queue. Cependant cela ne semblait pas être le cas de base, apparemment il était le seul avec une autre personne à être né bipède. Aliénor avait du mal à comprendre le handicap étant donné qu'elle avait toujours eu des jambes, petites certes, mais des jambes quand même. Elle essaya alors de s'imaginer dans un village de centaures et réussi plus ou moins à comprendre que la différence pouvait être difficile à vivre. Elle lui adressa un nouveau sourire.

- Tu as déjà vu un humain nager ? Je suis sûre que ça te remonterais le moral quant à ta vitesse de nage. Et puis, comme tu l'as dit tu as gagné également la possibilité de marcher, de pouvoir respirer et sortir à l'extérieur du lac. Elle jeta un regard à sa peau nouvellement découverte. Mais ta peau ne s'assèche pas quand tu es dehors ? Nous dans l'au notre peau ride et en effet en apnée pure nous ne pouvons guère plus tenir plus d'une minute et encore, mon record est de 27 secondes.

Elle se mit à réfléchir aux questions qu'il venait de poser, des questions qu'elle ne s'était jamais réellement posées d'ailleurs. La magie était un art compliqué et assez dur à décrire correctement. Mais elle était contente de constater qu'il était aussi curieux qu'elle à propos des sorciers.

- Alors, euh, lancer des sorts est un art aussi simple que compliqué. Disons que certains sorts sont plus faciles à jeter que d'autres mais ce n'est pas inné, il faut déjà les apprendre puis ensuite les maîtriser. Il faut être prudent si on ne veut pas qu'il se retourne contre nous mêmes. Prudemment elle sortit sa baguette pour la lui monter de plus près. De ce que l'on sait une baguette est une sorte de catalyseur, il est très difficile voire impossible de faire de la magie sans. Nous en avons chacun une et chacune est différente et choisit son sorcier. Il n'y a aucune loi qui interdit les créatures de faire de la magie, d'ailleurs elles sont plus proches de la magie en elle même que les sorciers.

Elle prend une pause pour bien réfléchir et ne pas dire de bêtises, elle s'en voudrait de lui raconter des âneries. Elle est vraiment contente de pouvoir discuter de tout ça, ses yeux brillent et ses gestes sont frétillants.

- Le don de la magie est inné, on naît avec des pouvoirs ou sans, on ne peut pas apprendre la magie en elle même, on apprends à comment s'en servir. Par exemple avec le sortilège Têtenbulle je pourrais nager bien plus longtemps sous l'eau sans avoir à respirer.

Aliénor remarqua alors les sortes de tatouages sur le corps de l'être de l'eau et les nageoires presque transparentes qui sortaient de ses avant bras. Avec précaution, reculant sa baguette d'une main elle avança doucement la main vers les excroissances, s'arrêtant à quelques centimètres.

- Je peux ? Tu es né avec ces tatouages ou ils sont apparus après ? Tu les as fait faire peut être, on en a des magiques nous. Tu as quel âge au fait ? Vous vivez longtemps ? Tu ne t'ennuies pas dans le lac ?


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Lun 20 Jan - 18:48
Il la regardait parler, totalement passionné. Sa voix était douce et bien plus aigüe que ce qu’il avait pu entendre sous le lac. Leurs voix, sous l’eau, étaient rauques et graves, et, en dehors de l’eau, quand ils parlaient comme d’habitude, étaient perçantes et très désagréables pour les humains, d’après ce que tu lui avaient raconté la chef Murcus et sa mère. Mais lui avait appris à parler anglais hors de l’eau et garder la voix grave et rauque des êtres de l’eau.

Elle essaya de remonter son estime de lui-même, quand il parlait de sa petite vitesse par rapport à ses jambes. Elle ne tenait en apnée que 27 secondes ?? Il avait du mal à concevoir cela. Par contre, pour leur très faible vitesse, il voulait bien le croire, il avait mis plusieurs mois à apprendre à marcher, et bien plus encore pour acquérir une vitesse de croisière raisonnable. Elle voulait savoir si sa peau ne s’asséchait pas, et c’est vrai que c’était une question pertinente, il avait du y prêter attention lors de son « apprentissage de la vie terrestre ».

– Ha ça… je sens ma peau qui tiraille, mais à force d’entrainement, j’ai pris l’habitude si on peut dire, je peux tenir près d’une heure sans me réhumidifié avant de me sentir vraiment trop sec. Le pire, c’est de respirer par la bouche. Je peux pas respirer normalement avec mes branchies hors de l’eau, ça fait vraiment trop mal, et ça sert à rien, j’étouffe. J’ai appris à respirer par la bouche, comme les humains, mais, au tout début, j’avais vraiment l’impression que je m’asséchais de l’intérieur, maintenant, comme pour la peau, j’ai pris l’habitude.

Il aurait bien voulu voir comment la peau de la jeune femme se ridait dans l’eau, mais elle avait l’air d’avoir froid, et l’eau n’était surement pas à une température adaptée pour elle.

Lorsqu’elle lui parlait de magie, il buvait littéralement ses paroles. Elle sortit sa baguette, et il n’osa pas la toucher, ça avait l’air très personnel comme objet. Effectivement, les créatures étaient plus proches de la magie que les sorciers, mais il n’en avait jamais vu aucune pratiquer la magie, si ce n’est la divination par les étoiles pour les centaures.
Elle lui parla d’un sortilège qui permettait de respirer sous l’eau, ce qui fit sourire le triton.

– Si tu veux, je pourrais te faire visiter le fond du lac, mais il faut pas avoir peur des strangulots et d’autres bestioles à tentacules. Le calamar géant est plutôt agressif…

Il n’eut pas le temps d’attendre une réponse qu’elle approcha une main timide de ses avant-bras, lui posant encore tout un tas de questions.
Elle voulait toucher ? Bah, pourquoi pas, mais il n’était pas dans une position très agréable.

Prenant appuis sur la rive, le triton s’éleva hors de l’eau, découvrant un corps semblable à celui d’un jeune homme bien bâti et très grand, entièrement bleu-gris si l’on omet les nageoires presque transparentes sortant de ses avant-bras et de ses mollets. Ses pieds étaient palmés aussi, mais surtout, il était presque nu, ne portant qu’une sorte de pagne orné de quelques dents de poissons des profondeurs.

Il s’assit en tailleur à côté d’Aliénor et posa son bras sur les genoux de la jeune femme, l’invitant du coup à toucher sa nageoire (en tout bien tout honneur).

En attendant de voir ce qu’elle allait faire de son bras, il entreprit de répondre à ses questions.

– Je les ai faits il y a deux ans environ. Vos tatouages magiques… Ça fait mal ? Parce que j’ai souffert pour les avoir… Mais j’en suis plutôt fière.
J’ai 19 ans, et toi ? On doit avoir à peu-près le même âge non ? Le plus vieux du village va vers ses 150 ans, mais il est plus vraiment en forme. Et sinon, pour ce qui est de l’ennuie, ça doit être comme vous dans un petit village non ? On connait tout le monde, il y en a que j’aime bien, d’autre que je n’aime pas… on essaie de ne pas se taper dessus pour garder une bonne ambiance dans le village… Et puis, on a de quoi s’occuper. Je dois souvent désherber le jardin de ma mère, garder les petits tritons des voisins, et puis, le lac est grand, donc si on s’ennuie un peu, on a de l’espace à découvrir…
Je dresse mon strangulot aussi quand j’ai du temps… Rien de bien fou, c’est pour ça que j’ai appris à marcher et à parler anglais, pour découvrir ce qu’il y a en dehors du lac.


Il lui racontait sa vie, comme s’ils se connaissaient depuis des siècles
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Aliénor S. Andersem
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Lun 20 Jan - 20:55


Il semblait perplexe à l'idée qu'Aliénor ne puisse pas tenir plus d'une demie seconde sous l'eau, c'était pourtant la pure vérité. Aliénor a de tout petits poumons, qui ne lui permettent pas de retenir son souffle très longtemps. Elle repense aux concours d'apnée qu'elle faisait avec son père quand elle était plus petite, en Irlande. Mais ce souvenir fut rapidement effacé lorsqu'elle l'entendit parler des tiraillements de sa peau à l'air libre. Elle essaie de s'imaginer les sensations qu'il doit ressentir tout comme elle grimace à l'idée de respirer par des branchies via le cou. Respirer par la bouche était une chose naturelle pour elle, comme pour le nez, un réflexe de survie, premier geste effectué à la naissance. Alors apprendre à respirer sonnait presque comme surnaturel pour Aliénor.

Elle se passionna à nouveau quand il évoqua les bestioles à tentacules du lac, les strangulots lui avaient toujours fait un peu peur et l'idée même que l'on puisse les domestiquer lui paraissait saugrenue. Elle avait un peu entendu parler du calamar géant et se souvient s'être promis de ne pas s'en approcher.

- Je compte sur toi pour être mon guide alors, quand il fera plus chaud. Je pourrais même éviter de trop te ralentir si je prends de la branchiflore, par contre je n'aurai qu'une heure d'indépendance respiratoire, à peu près. Par contre je ne suis pas sûre que les strangulots soient très amicaux avec les sorciers humains. De base nous ne sommes pas censés nous promener dans le fond du lac.

Elle repense aux plongées sous marines que pratiquent les moldus, ayant toujours vécu et grandi dans une famille de sorciers Aliénor est très peu renseignée sur leurs méthodes quotidiennes mais elle a bien entendu parler des tatouages artisanaux qui sont apparemment bien douloureux. Elle frissonne un peu en pensant au temps et à la torture que ça a du être pour faire tous les tatouages présents sur son corps à présent totalement hors de l'eau. Elle a à peine le temps d'être gênée par la quasi nudité du jeune triton, devenant pivoine, avant de se rendre compte de la taille de ce dernier. Elle qui se sent déjà petite de base se retrouve avec une impression de lilliputienne d'un coup. Elle ouvre des yeux ronds tandis qu'il s’assoit à côté d'elle avant de reprendre contenance.

- Non, les tatouages magiques sont indolores, c'est un côté très pratique de la magie. Les tiens par contre ont du être douloureux. Ils sont beaux d'ailleurs.

Elle se concentre d'un coup sur son avant bras posé sur ses genoux, ayant eu la permission de le manipuler. Elle y va doucement, prenant toutes les précautions, surprise au premier abord par la fraîcheur de la peau humide. Elle découvre la finesse des voiles composant ses nageoires, fascinée par ces excroissances introuvable sur un humain quelconque.

- Fascinant. Personnellement j'en ai seize, je suis née en mai. Les sorciers vivent bien plus longtemps que les moldus, chez les humains non sorciers l'espérance de vie est d'à peu près 80 ans. Les sorciers peuvent vivre plusieurs décennies de plus, certains vivent jusqu'à presque 200 ans, je ne savais pas qu'il en était de même chez les êtres de l'eau. Pour l'ennui je n'en sais rien non plus j'ai grandi dans une ville assez grande, en Irlande, je ne sais pas si tu sais où c'est, donc je n'ai jamais été aussi restreinte qu'à Poudlard.

Et encore à l'école elle n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer entre les cours, les devoirs et les sorties le weekend. Mais elle est fascinée par cette communauté entière sous l'eau, imaginer les jardins et le baby sitting des jeunes tritons. Des pratiques tout à fait normales, juste adaptée à la vie aquatique, ce qui la fait doucement rire.

- Ici lors de gros désaccords les sorciers règlent leurs comptes en duel, quand ils ne le font pas pour s'amuser. Mais c'est vrai que c'est assez courant de voir des désaccords, les répartitions en maisons et la compétition pour la coupe des quatre maisons n'aident pas à l'entente cordiale. Quelle langue parlez vous sous l'eau ? Et quel genre de plantes vous cultivez ? Des algues ? Et vous vous nourrissez de quoi ?

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Mar 21 Jan - 11:45
Elle avait l’air partante pour une petite visite du lac, ce qui enchanta Malo. Par contre, elle émettait quelques réservent par rapport aux strangulots, lui expliquant que les humais n’étaient pas censés se balader au fond du lac. Malo sourit, passant sa main libre dans son cou, sur ses branchies, du même geste machinal qu’ont les jeunes femmes en passant une main dans leurs cheveux.

– Comment ça les strangulots ne sont pas amicaux ?? Que tu sois humaine ou non, ils ne font pas vraiment la différence, l’important est de ne pas déranger les sauvages dans leur habitat naturel. Après, les domestiques, ça dépend de comment ils ont été dressés… Une sirène assez aigrie, qui vit à la lisière du village a trois strangulots chez elle, elle les a élevés pour qu’ils gardent et protègent sa maison, du coup, quoiqu’onques approchant trop près se fait sauter à la tête par les trois bestioles en même temps. Mais je suis sure que tu changerais d’avis en voyant le mien, il est très câlin et réclame des jeux et des gratouilles toute la journée.

Le jeune triton était effaré de voir les aprioris des humains sur certaines créatures aquatiques… Bien sûr qu’un strangulot est agressif si on vient remuer ses algues et piétiner son nid, comme le serait surement les animaux terrestres.
Après, si on y va avec douceur, ça passe tout de suite mieux. Il y a très longtemps, des êtres de l’eau avaient capturé un hippocampe géant et avaient réussi à le domestiquer. D’ailleurs, Malo était persuadé qu’un jour, ils feraient de même avec le calamar géant.  

Le jeune être de l’eau ouvrit de grands yeux ronds en voyant les joues d’Aliénor rougir. Qu’est-ce qui lui arrivait ?? Le rouge était tout couleur plutôt contre nature pour les êtres de l’eau, et il ne comprenait pas d’où cela pouvait bien venir.
Alors qu’elle lui parlait de ses tatouages, d’une main timide, Malo toucha la joue de la jeune femme. Elle était rouge, et très chaude… C’était plus qu’inhabituel pour le triton.

– Tu as les joues très rouges… Tu es malade ? La pudeur ça ne lui disait pas grand-chose, ils étaient tous aussi peu vêtus dans le village. Il rapprocha légèrement son visage pour mieux la scruter. Non, elle avait l’air d’aller… Il reprit donc le fil de la conversation. Et du coup, les tatouages magiques, vous pouvez les mettre, les enlever et les modifier comme vous voulez ?? C’est dingue ! Nous on a une technique très très ancienne pour les faire, d’ailleurs, j’ai reproduit les symboles que se tatouaient les guerriers tritons d’eau douce lors de grandes guerres de territoires il y a très longtemps là aussi… On enduit la peau d’encre, celle de seiche est pas mal, suffisamment visqueuse pour bien adhérer, et après, avec un petit outil fait à partir de quatre petites dents très fines de poisson, attachées sur un manche, on troue la peau, là où l’on souhaite avoir un motif, pour faire pénétrer l’encre.

Il sentait les multiples piqures dans les bras comme si c’était hier, ça avait durer longtemps, et c’était très douloureux, mais les « peintures de guerres » des vieux guerriers qui peuplaient les histoires qu’on lui racontait quand il était encore tout petit… C’était très important à ses yeux, bien qu’il se soit fait tatouer sur un coup de tête.

Elle touchait ses nageoires pendant qu’il parlait, c’était étrange comme sensation… Ces membranes étaient très fragiles, et il n’était pas rare de se les déchirer, ça faisait, là aussi, très mal, et surtout ça vous immobilisait en partie pendant un bon moment.

– Je vois où c’est l’Irlande… J’ai regardé pas mal d’atlas… Ça m’impressionne de voir le monde si vaste alors que je suis restreint à ce tout petit lac… D’ailleurs, je ne sais pas si tu le sais, mais il y a des êtres de l’eau à peu près partout… Beaucoup en écosse et en Irlande, autant dans les grands lacs que dans la mer, et beaucoup en Grèce aussi… Pour le reste du monde, c’est trop loin, les histoires et légendes ne viennent pas jusqu’à nous.

Il sourit à ces mots. Il trouvait cela fascinant de pouvoir ainsi échanger des bouts de cultures avec un être humain.
D’ailleurs, elle recommençait à le harceler de questions, ce que Malo aimait beaucoup, échange, encore échange, c’est magique.
Tout en l’écoutant, et en se préparant à répondre, il la fixait et la détaillait. Elle avait la peau beige, comme beaucoup d’humains, de beaux yeux bleus, là ça lui parlait plus, et semblait toute petite, toute frêle, toute fragile, ça lui changeait des sirènes du fond du lac.

– Vous vous battez pour le plaisir ?? Nous on a plutôt tendance à faire des courses pour s’amuser…

Il restait particulièrement perplexe par rapport au fait que les duels peuvent être drôles…
Elle lui demandait quelle langue ils parlaient sous l’eau… Ha… Ça allait surement poser problème. Les humains n’aiment pas vraiment entendre leur langue hors de l’eau.
Sans lui demander la permission, il posa ses deux mains sur les oreilles de la jeune femme. Une fois qu’il fut sure de bien les boucher, il parla, dans sa langue maternelle. Un cri strident sortit alors de sa bouche, il était persuadé que, malgré ses mains sur les oreilles d’Aliénor, elle avait entendu.
Quand il eut finit de parler, il retira ses mains, et reprit en anglais.

– Hors de l’eau, notre langue ressemble à ça. Par contre, dans l’eau, c’est de l’anglais presque comme je le parle maintenant. Pour les plantes, les algues c’est un peu réducteur. On cultive toutes sortes de plantes aquatiques, autant médicinales, que des plantes dont l’on mange les fruits ou les racines, que des plantes d’ornement. Après, j’ai beau avoir lu pas mal de livres de botaniques, je n’ai encore trouvé aucune description de ce que l’on cultive, donc je ne sais pas si elles ont un nom en anglais. Elles ont bien un nom dans notre langue, mais je ne suis pas sûr que tu veille l’entendre à nouveau. Il lui sourit largement en disant cela, il avait conscience que leur langue paraissait souvent assez monstrueuse et désagréable à l’air libre, pour les humains, bien que, en ce qui le concerne, il la trouvait bien plus belle et plus chantante que l’anglais. Et pour ce qu’on mange, bah, des plantes, et du poisson principalement. J’aimerais bien gouter des aliments avec cuisson, comme vous en mangez, on ne connait pas ça sous l’eau… J’ai déjà gouté quelques-unes de vos friandises, c’est bizarre, mais j’aime bien les patacitrouilles. On a un truc un peu semblable sous l’eau, on mélange et on broie trois plantes différentes, que l’on laisse ensuite reposer quelques heures. Pas plus, sinon ça fait un peu comme vos alcools. Donc c’est sympa aussi, mais on évite d’en donner aux plus petits.

Malo sourit, regardant au passage les cheveux blonds de la jeune femme. Ça aussi ça l’intriguait, ils n’avaient pas de cheveux sous l’eau. Enfin, pas le même genre. Lui avait une nageoire, d’autres avaient effectivement des excroissances qui ressemblaient plus aux cheveux humains, mais ce n’était pas encore ça. Certains avaient des barbes dans ce genre aussi.

– Sinon, les maisons, j’ai pas vraiment compris… Vous êtes séparés en groupes ? C’est ça les couleurs différentes de vos vêtements ? Tu es dans quelle maison toi ?
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Aliénor S. Andersem
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Mar 21 Jan - 17:07


Elle est étonnée par l'explication sur les strangulots. C'est vrai qu'en y réfléchissant de cette manière elle arrive plus à les voir comme des animaux sauvages et non pas comme des créatures agressives qu'elle avait pu s'imaginer. Elle avait sans doute cette idée pré conçue à cause de tout ce qu'on peut raconter sur terre, en y penser on effraie beaucoup les enfants avec des histoires de monstres aquatiques. Elle lui adresse un sourire contrit.

- Je n'en sais rien en fait, je n'en ai jamais vu un, ou du moins pas dans son habitat naturel et, je ne sais pas si sous l'eau c'est pareil, mais on effraie les enfants en leur racontant des histoires parfois. Mais à t'écouter ils ressemblent à beaucoup d'animaux terrestres. D'ailleurs généralement dans le monde des moldus ce sont les chiens qu'ils dressent pour garder les maisons, et d'autres pour guider les personnes aveugles.

Sa peur vient aussi sûrement du fait qu'une attaque de strangulots maintient un sorcier sous l'eau, ce qui passablement entraîner la mort par noyade. Mais elle sourit de nouveau en essayant d'imaginer le strangulot domestique de Malo, ça devait être mignon à voir. Elle n'eut pas beaucoup de temps pour y réfléchir ceci dit, se sentant observée d'un coup, tournant les yeux pour les planter dans ceux de son interlocuteur qui avait l'air... entre le choc et l'étonnement. Aliénor essayait de comprendre la réaction du triton quand elle sentit plus qu'elle vit le doigt frais se poser sur sa joue. Ce n'est que quand il se mit à parler et à exprimer ses inquiétudes qu'elle comprit ce qu'il se passait, ce qui ne fit qu'aggraver ses rougeurs.

- Non je ne suis pas malade... C'est une réaction humaine commune quand, euh, nous sommes gênés ou embarrassés, ça passe au bout d'un certain temps c'est juste que... Vous êtes tous aussi peu habillés sous le lac ? Elle étouffe un petit rire gêné avant de se reconcentrer sur ses questions, elle aime beaucoup apprendre de lui, mais elle aime bien lui raconter aussi son monde à elle. Mais non, les tatouages magiques ne font pas mal du tout et se renouvellent en quelque sorte, c'est très pratique puisqu'ils ne sont pas éternels.

Elle frissonne à l'entente de la technique ancestrale qu'il a utilisé pour les siens, avec la quantité qui lui recouvre le corps ça a du être en effet très douloureux, un peu comme les tatouages Maoris qui ont une signification proche de celle qu'il lui narre à présent. Aliénor continue de toucher délicatement les membranes des nageoires avant de reposer ses mains sur ses genoux, ayant peur de faire une bêtise ou de lui faire mal. Elle acquiesce lorsqu'il parle des êtres de l'eau d'Irlande.

- Oui, dans la ville où je vis qui est côtière il y a un très grand folklore autour des créatures peuplant les mers et les lacs de nos régions. Je n'ai jamais entendu parler des créatures grecques par contre. D'ailleurs j'y pense ! Tu disais tout à l'heure que j'avais effrayé un tout jeune triton, qu'est ce qu'on dit des sorciers chez toi ? Tu m'excuseras auprès de lui s'il te plaît ?

Elle était encore un peu gênée de lui avoir fait peur sans prévenir, c'est vrai qu'elle s'était précipitée brusquement après l'avoir aperçu. Elle se gratte le sommet de la tête, dérangeant deux, trois, mèches blondes en épi en risquant un coup d’œil pour le détailler plus avant. Déjà il était très grand, sa peau avait une étrange couleur entre le bleu et le gris perle qui la fascinait, des yeux bleus et une paire de branchies à la base de son cou. C'était étrange mais attirant en un sens, ça lui donnait un côté légèrement décalé et surnaturel.

- Certains s'en amusent oui, c'est une sorte de compétition et une façon de montrer ses talents. Globalement nos... divertissements sont assez violents, comme le quidditch par exemple. Un frisson la parcoure à nouveau, elle a une sainte horreur du vol et donc, de ce sport.

Le temps qu'elle se remémore les quelques matchs de quidditch auxquels elle avait assisté en larmes Malo a posé ses mains sur ses oreilles, lui faisant une démonstration de leur langue. Elle ouvre grand les yeux en constatant que malgré le barrage de ses grandes mains sur ses petites oreilles elle perçoit des sons très aigus qui lui auraient sûrement vrillé les tympans s'ils n'étaient pas couverts. Elle choisit ses mots pour essayer de ne pas le vexer.

- Quelque part, je suis rassurée de savoir que sous l'eau les sons sont différents car si jamais tu me fais faire un tour du lac nous pourrons communiquer. Vos jardins sont incroyablement riches ceci dit, je n'aime pas spécialement la botanique alors c'est vrai que je n'y connais rien dans ce domaine, je préfère de loin la métamorphose. Pour les aliments cuits je pourrai t'en apporter si tu veux mais je suis d'accord pour les patacitrouilles, c'est ce que je préfère ! Même si j'aime bien collectionner les cartes des chocogrenouilles. Pour ce qui est de nos alcools, je ne peux pas t'aider, n'étant pas une sorcière majeure je n'en ai jamais bu c'est aussi interdit chez nous aux plus jeunes.

Elle avait parlé des maisons sans réfléchir au fait qu'il ne connaissait pas forcément le système, dans une moue pensive elle chercha le moyen le plus simple d'expliquer clairement le fonctionnement de ces dernières.

- Ah pour les maisons c'est ça, on est répartis en quatre groupes en fonction de nos capacités, de notre personnalité et caractère. La répartition se fait en première année, à onze ans, par le Choixpeau qui décide d'où il nous enverra. Chacune des quatre maison a des couleurs qui la définissent, moi je suis à Serpentard et donc je porte une écharpe et une cravate verte et argent, sinon il y a les Gryffondor, les Serdaigle et les Poufsouffle. Ce sont les fenêtres de nos dortoirs à Serpentard qui donnent sur le lac et par lesquelles j'ai aperçu le jeune triton. Tu es déjà allé à l'intérieur de l'école ?
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Mar 21 Jan - 19:11
Des chiens pour guider les aveugles… C’est fou !! Mais c’est brillant. Avaient-ils un sortilège pour guider les sorciers aveugles ??
Elle parut surprise que Malo lui touche la joue, et elle rougit encore d’avantage, lui expliquant que les humains réagissaient comme cela lorsqu’ils étaient embarrassés. Elle était donc embarrassée ?? Mais, qu’avait-il fait ? Il pensait qu’elle appréciait la conversation autant que lui… Il n’eut pas le temps de se tordre plus l’esprit qu’elle lui fit remarquer le peu de vêtements qu’il portait.

– Ho… C’est ça qui te gène ? Excuses moi, mais pour nager, c’est bien plus pratique, le tissus ne fait que nous ralentir, il colle à la peau, c’est pas génial… On est à peu près tous habillés comme cela, les sirènes portent souvent quelque chose autour de leur poitrine aussi.

Elle lâcha son bras, apparemment, elle avait fini d’examiner sa nageoire. Malo aimait bien le contacte de ses mains juste chaudes sur sa peau pourtant. Elle reprit sur les créatures aquatiques en Irlande et sur le folklore qui les entourait. Malo était curieux de savoir ce qu’on disait d’eux à la surface, et apparemment, elle aussi était curieuse de savoir l’inverse.

– Ho, et bien, on raconte des histoires de sorcier pour faire peur aux petits tritons. On raconte qu’ils pêchent les jeunes êtres de l’eau qui ne sont pas sages pour ensuite les faire griller dans le feu de leurs dragons ou de leurs scrouts à pétard… Ou alors, que, si on est pas sage, un sorcier va venir nous capturer et nous remonter sur terre, et alors, là, toute l’eau de notre corps s’évapore et on se dessèche… Mais bon, en grandissant on se rend compte que c’est pas vraiment plausible… Et que bon, comme les strangulots, si on vous dérange pas, vous nous dérangez pas non plus… Pour le triton que tu as vu tout à l’heure, je suis pas sure de lui présenter tes excuses, je préfère garder ta menace sous le coude pour les jours où il est insupportable [ /color]

Malo rit à sa petite blague avant de reprendre

- On raconte quoi sur les miens à la surface ?


Elle lui parlait du quidditch aussi… Il avait lu des livres là-dessus, et effectivement, ça avait l’air pour le moins violent.
Après qu’il lui a fait entendre sa langue maternelle hors de l’eau, il se contenta d’écouter la réponse de la jeune femme, en souriant. Il plongea ses mains dans l’eau du lac pour ensuite se les passer sur le sommet du crâne, puis une deuxième fois, dans le cou, et enfin, sur le torse.
Sa petite ré-humidification lui fit du bien, ça le rafraichissait, et il sentait sa peau et ses muscles se détendre.

– Ho ce serait gentil de ta part de me rapporter quelque chose de cuit ! Pour les cartes de chocogrenouilles, dans l’eau c’est pas pratique. J’en ai ramené une une fois, mais le sorcier dans la carte est aussitôt parti, et la carte a fini par se dissoudre.
Sinon, c’est quoi les capacités et les traits de caractères spécifiques à serpentard ? C’est étrange les dortoirs qui donnent sur le lac… Vous vous faites jamais embêter par des petits animaux qui veulent jouer devant la fenêtre ?  


Malo s’étira, en profitant pour replonger ses pieds dans l’eau. Les mains croisées au dessus de la tête, il tendit ses bras vers le ciel pour s’étirer le dos. La position assise n’était pas celle qu’il utilisait le plus souvent hors de l’eau.

– Oui je vais au château de temps en temps, surtout la bibliothèque. J’aime beaucoup lire, on apprend un tas de choses dans les bouquins, et puis, le couloir marécageux me permet de me réhydrater, je peux pas sortir les livres de l’école, le bibliothécaire ne veut pas.

Il jeta encore un petit regard à la dérobé vers Aliénor, se demandant pourquoi elle était cachée sous toutes ces couches de vêtement… Les humains étaient donc si frileux que ça ?
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Aliénor S. Andersem
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Mer 22 Jan - 15:23


Elle étouffe un rire, elle n'avait pas pensé au côté pratique de la nage, et c'est vrai qu'elle les voyait mal constamment vêtus de maillots de bain, qui ne sont apparemment pas non plus dans leurs coutumes vu ce qu'il en dit sur les pagnes et autres accessoires des sirènes pour cacher leurs poitrines. Ils vivent peu habillés certes, mais tant qu'ils ont le réflexe de cacher l'essentiel elle se préoccupe moins de ses nerfs pour la prochaine ballade sous l'eau, pas sûr qu'elle aurait survécu si elle avait du croiser des êtres nus comme des vers toutes les trente secondes.

Elle écoute attentivement les mythes sur les sorciers qu'il racontent aux enfants au fond du lac, ce qui provoque un rire qu'elle ne peut empêcher cette fois.

- Je ne suis pas sûre que nous serions capables de vous attraper de toute manière. Tant pis pour le jeune triton, si je suis d'une quelconque utilité en tant que menace alors je me prêterai au rôle.

Elle leva les yeux pensivement en l'air en essayant de se rappeler distinctement des légendes sorcières et moldues sur les créatures aquatiques, se remémorant immédiatement celle sur les sirènes.

- Même chez les moldus le mythe des sirènes est très connu, mais pour eux, chez qui la légende remonte aux moyen âge, ce sont des divinités. Si je me rappelle bien c'est une légende grecque. J'ai visité un musée de la mer une fois, toute petite, et toute une partie de l'exposition reposait sur cette légende. Elle sourit en repensant à sa terreur d'alors avant que son père ne lui explique la réelle identité des sirènes. Elle était destinée à effrayer les marins et à leur rappeler d'être prudents. La légende raconte que les sirènes sont des femmes d'une exceptionnelle beauté et dotées d'un don exceptionnel pour le chant et la musique. Elles chanteraient sur les récifs, ensorcelant les marins qui iraient fracasser leurs bateaux contre les rochers pour les retrouver et finiraient noyés ou dévorés.

Aliénor lui adresse un sourire d'excuse, ce n'est ni flatteur ni très agréable d'entendre ce genre de choses sur son peuple. Les sirènes étant le mythe le plus connu, peu de choses sont dites sur les tritons ou les autres êtres de l'eau.

- Il y a une salle de bain réservée aux préfets dans l'école, il paraît qu'un immense tableau y représente une sirène. Mes parents m'effrayaient le soir en me disant que les tritons étaient de puissants guerriers qui pouvaient déferler la colère des eaux si nous refusions d'obéir et de respecter la nature. Pour les strangulots c'est différent, c'est surtout parce que je sais qu'ils peuvent avoir une force exceptionnelle lorsqu'ils se sentent menacés qu'ils me font un peu peur. Elle hausse les épaules en souriant de nouveau. Ceci dit, je me rends ben compte que beaucoup de ces récits sont des inventions et j'ai de plus en plus envie de découvrir ce village au fond du lac !

Elle le regardait avec amusement s'humidifier en réfléchissant à ce qu'elle pourrait bien lui ramener de cuit. Le mieux serait peut être de commencer avec du poisson, vu que c'était ce qu'il avait l'habitude de manger. Elle n'était pas sûre d'avoir un franc succès si elle lui ramenait une cuisse de poulet et des pommes de terre. Ceci dit, vu l'opulence des repas à Poudlard elle pourrait tout emmener et il goûterait ce qu'il aurait envie.

- Même à la surface les sorciers ne restent pas constamment dans leurs cartes, mais je comprends que sous l'eau tu n'as pas du le garder bien longtemps. Je crois que c'est sûrement ce qui me manquerait le plus, lire, si je devais vivre sous la surface.

Aliénor essaya de se rappeler l'exacte définition de la maison Serpentard et de ses membres. Chaque maison recense aussi bien des défauts que des qualités. Il était vrai que la maison Serpentard était souvent vue comme celle regroupant le plus de mauvais caractères et traits mentaux. Les joues rosissant à nouveau et s'éclaircissant la voix pour faire son résumé.

- Pour les élèves appartenant à Serpentard alors... "Ils sont dits ambitieux, orgueilleux et mauvais mais parfois justes, engagés et intuitifs". C'est l'exacte définition donnée aux élèves, en première année le Choixpeau posé sur notre tête fouille notre expérience, nos capacités et notre personnalité pour nous répartir.

Elle se souvient encore de la toute petite sorcière toute blonde et toute intimidée qu'elle était à onze ans. Ce système de maisons pouvait être perçu comme inadapté à une école ou encore agent favorable aux discriminations mais elle avait su y retrouver un semblant de famille et de communauté. Aliénor pensait au fond que le regroupement par maisons favorisait en un sens les liens tissés aussi bien par année mais également entre années.

- Oui nos dortoirs sont dans les cachots au sous-sol donc nos fenêtres sont sous marines en quelque sorte, mais très peu de créatures s'approchent de nos fenêtres donc on est pas dérangés, j'ai plutôt l'impression parfois que nous les dérangeons. Elle grimace à l'entente du couloir marécageux. De base je n'aime pas vraiment les couloirs de Poudlard, encore moins celui marécageux, comme je ne suis pas très grande l'eau m'arrive rapidement assez haut à certains endroits. Tous les tritons sont aussi grands que toi ? Pour les livres ce n'est pas étonnant, on en prend grand soin et donc on évite de les sortir de l'école.

Elle repense à une question qui la turlupine depuis un moment déjà, mais elle ne sait pas si il saura y répondre ou si ça l'aidera dans sa chronologie.

- Votre village est installé depuis longtemps au fond du lac ?

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Jeu 23 Jan - 19:17
Il l’écoutait lui raconter le mythe des sirènes, et ça l’abasourdit quelque peu… Surtout l’histoire du chant… Bien peu d’être de l’eau pouvaient rester suffisamment longtemps la tête hors de l’eau pour chanter, et leurs chants ne plaisaient pas souvent aux humains. Et puis… Dévorer les humains… C’est vraiment dégueulasse. Elle faisait une petite moue d’excuse, effectivement, ce n’était pas flatteur. Pour plaisanter, Malo lui répondit, un grand sourire aux lèvres.

– Mais nous sommes d’une exceptionnelle beauté ! Il bomba le torse, paraissant encore plus imposant, et son sourire se transforma en rire. Et puis… Si les moldus ne parlent que de sirènes… Elles font comment pour se reproduire sans tritons ?

Effectivement, c’est comme les amazones… Des communautés de femmes, c’est bien beau, mais il faut bien des hommes pour faire procréer « l’espèce ».

– De puissants guerriers qui déchainent les eaux… Il regardait ses mains encore mouillées, et, d’un geste joueur, éclaboussa légèrement Aliénor en bougeant ses mains près de son visage. A part comme ça, on peut pas déchainer les eaux, ne t’en fais pas…

Il lui sourit encore. Il était d’humeur joueuse en ce moment. Quand elle lui dit avoir encore plus envie de visiter le fond du lac, il grandit en lui une profonde impatience. Il crevait d’envie de l’emmener avec lui visiter son monde.

– J’ai appris à lire avec un bouquin tombé au fond du lac, et depuis, je peux plus m’arrêter. Heureusement que je peux sortir de l’eau, je pense que je serais trop frustré sinon, le livre a fini par se dissoudre lui aussi… Mais il avait plutôt bien résisté.

Elle lui décrit la maison serpentard… Il en resta coi. Ce n’était pas très valorisant comme définition… Et puis, le chapeau qui sonde ton esprit, il trouvait cela malsain.

– Tu es orgueilleuse et mauvaise ? Il ne voulait pas la vexer, mais ce n’était pas l’idée qu’il s’était fait d’elle. Et puis… Le chapeau… Il voit tout ce que tu penses ?? Heureusement que vous faites ça à 11 ans et pas plus tard, il pourrait tomber sur pas mal de pensées plus… Lubriques ?!...

Il essayait de ne pas croiser le regard de la jeune femme en disant cela, bien qu’il eut un espiègle sourire en coin dessiné sur les lèvres.

Elle lui posait encore des questions sur les tritons et sur le village… Malo mit un certain temps avant de lui répondre, il ne savait pas vraiment quoi lui dire ne sachant pas vraiment la réponse lui-même.

– Pour la taille ça dépend… Si tous les humains font environ ta taille, à part les tous jeunes tritons, on est tous plus grand que vous… Mais moi j’ai des jambes alors que les autres ont une queue… Si leur nageoire est très grande, est-ce que ça compte dans leur taille ?? Ils sont tous plutôt plus grand que moi si on compte leur queue… Enfin, chais pas comment expliquer ça… C’est vrai que ce n’était pas évident de comparer la taille d’un être de l’eau avec des jambes et d’un être de l’eau avec une queue… ce serait comme comparer la taille d’un humain et d’un centaure. Je dirais qu’en moyenne, la taille leurs torses et du mien est la même, mais que, avec leurs queues, ils sont plus grands que moi…
Sinon, pour l’âge du village, ça fait au moins 5 générations. On a pas de traces écrites, on a bien des sculptures, mais elles ne sont pas datées, du coup on se réfère à ce que dit le doyen, mais il ne sait pas tout non plus…


Il la regardait en parlant, toujours plus ou moins intrigué par ses longs cheveux blonds. Alors qu’il terminait sa phrase, une de ses grandes mains bleues vint toucher délicatement une des mèches qui entouraient le visage d’Aliénor.
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Aliénor S. Andersem
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Ven 24 Jan - 18:27


Elle avait réussi à l'étonner assez avec ces légendes pour lui tirer une expression de surprise avant qu'il ne se reprenne. En même temps en l'écoutant parler elle en vient à raisonner et à se rendre compte que physiquement parlant c'est déjà impossible et que de telles motivations seraient improbables. Son sourire puis son rire est communicatif et elle se laisse aller à la plaisanterie aussi. Il pose alors la question existentielle à laquelle elle n'a absolument aucune réponse.

- Je n'en sais rien du tout, ceci dit je me demande déjà comment avec une queue de poisson c'est possible alors bon.

Elle n'a pas le temps d'y réfléchir plus avant, déconcentrée par les éclaboussures reçues sur sa figure. Avec une moue faussement outrée elle approche sa main de la surface, se penchant au dessus du lac pour arroser Malo. Être de l'eau ou pas, pas de raisons qu'il soit le seul à s'amuser. Il faut juste qu'elle fasse attention à ne pas tomber dans l'eau à ce train là, vu comme elle se penche. Elle décroche ses prunelles de son interlocuteur pour aller se poser sur la surface liquide alors à quelques centimètres de son visage, retenant ses cheveux pour qu'ils n'y trempent pas.

- Je suis toute rassurée, je sais donc que si un jour par malheur un tsunami se déchaîne sur nous, ce ne sera pas de ta faute. Un sourire en coin annonce sa plaisanterie. Mais si tu n'avais jamais pu sortir tu n'aurais peut être pas eu ce manque. On ne regrette que ce que l'on a connu, je pense, non ?

Toujours penchée sur l'eau elle regarde sa réaction face à la description de sa maison avant d'éclater de rire, creusant ses fossettes, en le voyant se décomposer. Elle essaie de calmer ses éclats en essuyant une larme au coin de son œil gauche.

- Je suis mauvaise juge de moi même mais je ne pense pas être mauvaise. Je peux être orgueilleuse parfois, chipie aussi, je ris de beaucoup de choses. Mais je ne pense pas être mauvaise malgré tout.

Elle se remémora la cérémonie de répartition en réprimant un frisson, allant perdre ses yeux dans les profondeurs de l'eau une nouvelle fois. Essayant de bien se rappeler ses émotions et réactions à cet événement.

- Ce n'a pas été agréable pour moi en tout cas. J'étais déjà stressée vu que je ne savais pas où il allait m'envoyer mais la sensation d'avoir un être vivant qui fouille dans notre tête est particulièrement déplaisant. Heureusement ça ne dure pas longtemps. Il murmure à ton oreille aussi, décortiquant tes capacités et traits de caractère.

Quelque part elle trouvait le fait que ça se passe à onze ans encore plus cruel, un enfant n'a encore aucune réelle barrière mentale et même s'il pourrait voir des images plus obscènes elle aurait préféré être plus âgée pour ça.

- C'est jeune mais il nous faut être répartis avant de commencer notre scolarité. Même si je trouve que ça serait bien fait pour lui d'être forcé de subir toutes les pensées lubriques de tous les adolescents de l'école. Un nouveau sourire en coin apparaît au coin de sa bouche. Elle trempe le bout de ses doigts dans l'eau froide.

Elle l'écoute parler de son village qu'elle a de plus en plus envie de voir de ses propres yeux. Installé depuis autant de générations, il doit être très enrichissant et Aliénor est une des sorcières les plus curieuses de tout le château. Au vu de ses explications tous les tritons arborent une taille impressionnante, queue de poisson ou pas.

- Et bien, pour mon âge et même pour un être humain, sorcier ou pas, je suis petite. Il me semble que je suis une des plus petites élèves de sixième année. Je n'ai jamais été très grande en fait, à peine 1m54, ce qui se révèle être un avantage tout comme un inconvénient.

Elle tourne la tête, toujours accoudée à la rive, pour regarder ses petites jambes et bouger le bout de ses pieds en leur faisant subitement une grimace. Elle sent alors sa main se saisir d'une de ses mèches aussi blondes que les blés. Elle sourit en le laissant faire, en saisissant une autre par réflexe, y faisant une petite natte.

- Aucun être de l'eau ne possède de cheveux ? Enfin, à proprement parler ?
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Sam 25 Jan - 17:17
Aliénor rit avec lui à sa petite plaisanterie. Elle avait un joli rire, c’était agréable. Puis elle lui avoua se demander comment les sirènes pouvaient se reproduire avec une queue de poisson. Malo la reagrda avec de grands yeux ronds, la réponse lui paraissait évidente, à part les tous petits, tout le monde savait ça non ?

– Tu sais vraiment pas ?? Il la regardait d’un air incrédule… En gros c’était comme si elle lui demandait « comment on fait les bébés »… Elle était trop grande pour poser ce genre de questions. Je pense qu’on fait comme vous… Les sirènes et les tritons ont leurs… heuu… Organes reproducteurs, quelques dizaines de centimètres sous la taille, dissimulés sous quelques fausses-écailles qui s’écartent quand… Enfin, voilà quoi…

Il avait l’impression de lui faire un petit cours d’éducation sexuelle, et s’il avait pu rougir, comme elle, un peu plus tôt, il aurait surement rougit.
Il la regardait se pencher vers l’eau. Elle voulait jouer aussi ? En tous-cas, il pouvait lui parler sexe sans avoir à croiser son regard.

– Du coup, les humains savent pas comment naissent les sirènes ? Les œufs tout ça ??

Il était étonné de ce manque d’informations qu’ils avaient sur son peuple. Mais bon, ça entretenait le mystère.
Elle fit une plaisanterie sur les tsunamis, Malo sourit à sa blague, se disant tout de même que ça faisait pas mal de morts des deux côtés, mais bon, ce sont les aléas de la nature. Ils ne devaient pas avoir trop peur des raz-de marée, que ce soit au château, ou sous le lac.

– J’ai appris à lire, avec un bouquin tombé sous l’eau, donc mon premier livre c’était avant que je ne m’essais à la vie sur terre. Mais sinon, j’avoue que personne ne se plaint du manque de livres sous le lac.

Elle n’avait pas tort, on ne pouvait pas manquer de quelque chose que l’on ne connait pas… S’il n’avait jamais gouté les patacitrouilles, il n’aurait jamais pu se dire « tiens, je montrais bien au château pour aller en manger quelques-unes ».
Elle rit de bon cœur en le voyant se demander si elle était mauvaise, et, une fois qu’elle fut remise, lui expliqua que ce n’était pas ce qui lui correspondait.

Malo essayait d’imaginer la sensation d’un être fouillant ses pensées, il en avait des frissons. Faire subir cela à des enfants…

– Tu penses que j’aurais été répartit dans quelle maison si j’avais été un sorcier ?

Ce devait être difficile comme question, elle le connaissait à peine, et quand il eu fini de formuler sa phrase, il se dit qu’elle ne pourrait surement pas répondre.

Ses petits doigts avaient atteint la surface de l’eau. Il l’imaginait visiter le village avec elle, elle paraitrait ridiculement petite par rapport à ses semblables.

– Ta petite taille… C’est un peu comme mes jambes… A première vue, c’est un inconvénient, mais ça peut quand même être bien pratique… En me promenant dans le château, j’ai vu que tout n’était pas adapté à des gens de ma taille…

Il lui sourit, se demanda ce qu’elle voulait faire avec ses petites mains dans l’eau. Si elle s’imaginait qu’il lui serait désagréable de se faire éclaboussé, elle se trompait.
Elle sursauta quand il prit, aussi délicatement qu’il le pouvait, une de ses mèches de cheveux. Elle le laissa quand même faire, nattant elle-même une autre de ses mèches. Il la regardait faire, elle faisait ça avec trois brins…
Eux faisaient des tresses, avec cinq brins, avec de la corde fine qu’ils faisaient à partir de certaines algues. Ils s’en servaient ensuite pour confectionner des bijoux.
Avec la mèche d’Aliénor, il fit, lui aussi, une petite tresse à cinq brins, comme ils les faisaient sous l’eau, répondant en même temps à sa question.

- Les sirènes en ont, quelques tritons aussi, les plus vieux ont de la barbe… Mais ces cheveux ne sont pas comme les tiens… Les tiens sont beaucoup plus doux, et plus fins. Une sirène du village a de très beaux cheveux, mais ils sont entre le vert et le bleu, bien plus épais que les tiens, et, alors que les tiens glissent entre les doigts, les siens accrochent beaucoup plus… C’est bizarre…

Ils ne connaissaient pas la couleur de cheveux d’Aliénor sous l’eau.
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Aliénor S. Andersem
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Dim 26 Jan - 1:58


Elle ouvrait des yeux de plus en plus grands au fur et à mesure qu'il exposait les choses. Derrières les écailles ? Il avait l'air tout aussi surpris qu'elle, qu'elle ne connaisse pas ces choses là mais il n'y avait pas eu un cours depuis ces six dernières années où elle avait entendu parler de ça. Est ce qu'on lui avait apprit très jeune le mode de reproduction des humains ? Elle sourit devant son étonnement, lui lançant quelques gouttes d'eau.

- Non je ne savais vraiment pas, on ne nous apprend pas grand chose sur les êtres de l'eau. Et en même temps ce n'est pas inné de savoir que c'est entre deux écailles et que... Attends, des œufs ?! Vous naissez dans des œufs ? Mais les sirènes les pondent immédiatement où il y a une période d'attente ? Et il faut les couver pour les garder au chaud ? Et ça éclot en combien de temps ?

Elle venait d'engranger une information plus que dure à avaler. Elle ne s'était rien imaginé de particulier mais elle n'aurait jamais pensé qu'ils seraient ovipares. En même temps les poissons le sont donc c'est logique dans un sens. Mais quand même, elle se demande combien d’œufs sont pondus ou peuvent l'être en même temps. Elle évite de poser la question tout de suite pour ne pas le noyer sous ses demandes. Attends, il ne croit quand même pas que les êtres humains naissent de la même manière ?

- Tu sais comment naissent les humains, non ?

Comme quoi, ce que l'on pense savoir sans se poser vraiment la question est souvent signe d'ignorance. Elle a été tellement étonnée par cette réponse que son bras a plongé dans l'eau jusqu'au coude, qu'elle s'empresse d'enlever de l'eau. Il lui demande ensuite dans quelle maison elle pense qu'il aurait été, elle réfléchit mais c'est réellement une question difficile.

- Ce n'est pas évident, je ne te connais pas assez. Tu aimes beaucoup lire et apprendre donc tu aurais pu être à Serdaigle, qui sont les plus studieux de Poudlard mais ils sont aussi égoïstes. Les Gryffondor sont courageux mais suffisants, et les Poufsouffle sont loyaux mais paresseux et les Serpentards sont ambitieux et justes mais orgueilleux. Où te classerais tu toi même ?

Elle enlève sa cape pour ne pas la mouiller, relevant sa manche pour plonger une nouvelle fois sa main dans l'eau jusqu'au poignet, jouant avec les reflets du soleil hivernal dans l'eau fuyante. Sa peau s'habitue à la température avant une brève chair de poule lui donnant des frissons. L'eau est froide mais c'est supportable, il faut juste supporter le premier contact. Elle rit en essayant de l'imaginer dans les couloirs de Poudlard.

- En effet, tout ne doispas être adapté. Ma petite taille me permet d'être très discrète et légère mais on peine à me voir généralement. Et puis, même parmi mes semblables les femmes de mon âge ont bien dix centimètres de plus que moi, au moins.

Aliénor a toujours voulu grandir, avoir une poussée de croissance.En partie parce qu'être prise pour une enfant est particulièrement agaçant.Au fond elle n'a pas confiance en elle Aliénor, et le premier adjectif flatteur qu'on lui attribuerait ne serait pas belle mais mignonne, parce qu'elle est petite, parce qu'elle est fine. Elle sourit vaguement, au fond elle n'y peut rien alors elle hausse les épaules, plongeant son bras plus avant pour essayer de toucher le fond sans y arriver.

Elle le regarde alors tresser sa mèche de cheveux non pas avec trois brins mais avec cinq, ce qui la fascine tandis que son sourire creuse à nouveau ses fossettes, en dessous de ses tâches de rousseur légères, qui n’apparaissent qu'au soleil.

- Et ils poussent aussi ? Les sirènes doivent les couper régulièrement ? Les miens sont difficiles à coiffer, ils sont très fins et partent souvent dans tous les sens, surtout au réveil en fait. Dans l'eau nos cheveux n'ont aucune tenue non plus. Comment ça ils accrochent ? Et il n'y a pas de blond ou de brun, ni de roux ou de châtain ?

Elle était tellement habituée aux couleurs habituelles dans le monde des humains, avant de repenser aux teintures magiques, ça aussi c'était pratique même si Aliénor n'en avait jamais fait. Parce qu'au fond elle aime bien ses cheveux si blonds.
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Toujours se méfier de l'eau qui dort [PV Malo]

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