Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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The Queen in the shadow ▬ Falvie [Terminé]

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Lun 27 Jan - 0:56



The Queen in the shadow

Falvie ▬ Upsilon



Et tu l'écoutes. Tu l'écoutes parler, te raconter ce qu'il a envie de te raconter. Tu hoches de temps en temps la tête, faisant mine de comprendre. Très franchement, tu  n'en a rien à battre de l'histoire qu'il peut bien te conter. Tant que ça ne te concerne pas – ou que ça ne t'intéresses pas – tu ne prends pas la peine d'analyser ses mots. Voilà quelque chose qu'on ne pourra pas critiquer ; ta patience. Ha si les gens savaient le nombre d'heures que tu as perdu en écoutant les tirades de chacun... L'hypocrisie te va à ravir. Mais c'est pas toujours évidement, n'est-ce pas ?

Ce petit Serdaigle n'est pas bien méchant. Juste chiant. Tu t'es rapproché de lui. Pourquoi déjà ? Tu l'ignore. Peut-être parce qu'il avait une tête de premier de la classe. Tu souhaites sans doute l'inciter à t'aider dans tes devoirs sans pour autant le lui demander franchement. T'attends qu'il te propose. Et tu le forces à le faire. Implicitement. Tu te retiens de bailler, tes yeux s'imbibant au passage. Puis tu t'étonnes de ne plus l'entendre. Mince. Que te racontait-il déjà ? Tu fronces les sourcils. Pourquoi ce mutisme soudain ? Tu vois son regard s'écarquiller et sa bouche entre-ouverte alors qu'il fixe un point derrière toi. Ne comprenant pas, tu tournes la tête. Et tu la vois.

Ton visage change radicalement d'expression. Passant d'une lassitude camouflée en un sentiment bien plus réjouissant. Tu te tournes complètement, tournant le dos au Serdaigle. Tu croises les bras, t'appuies contre le mur du couloir. Tes yeux se plissent, tes lèvres s'ornent d'un sourire en coin. Tu la dévisages. A peine. Amusé par sa présence, tu ne sais pas si elle est là par hasard où si elle te cherchait. Qu'importe que ça soit l'un où l'autre puisqu'au final, elle est là, à quelques mètres devant toi. Tu plies le genoux, appuyant ton pied sur la surface froide du mur.

« Tiens, tiens, tiens. Falvie. T'as perdu ta couronne ? »

Tu la regardes dans les yeux, sans ciller. Elle t'amuse. Depuis le jour où tu t'es pris un monstre vent, elle t'intéresse. Tu as appris à la connaître un peu mieux depuis. Tu connais son caractère. Son envie de toujours surmonter les autres. D'être la plus forte. Celle qui, à tes yeux, s'est quasiment autoproclamée Reine. Tu t'es juré qu'un jour, tu parviendrais à l'attraper dans tes filets. Il te faut la méthode mais, tu ne désespères pas. Car tu l'auras un jour. Tu l'auras.



MOVMOV ♥
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Lun 27 Jan - 1:54

On m'a volé mon GPS



Tu n'étais pas perdue. Falvie Ether Hollyn ne se perdait pas.
… Elle errait.
Ce qui était en fait, l'équivalent d'un synonyme, et donc par conclusion, strictement la même chose. De jolis mots pour finalement affirmer une vérité déjà annoncée, mais de façon plus subtile. Avec l'emploi de termes disparus du langage commun, on avait l'air plus intelligent que la moyenne.
Restait à estimer le niveau de ladite moyenne.

Errant donc dans les couloirs comme une âme en peine, et non pas comme une étudiante désaxée, tu battais le pavé depuis un bon moment. Le temps n'avait jamais été ton allié ; il filait entre tes doigts tel un ruban de soie, et tu étais bien incapable de donner une valeur temporelle affectée à tes déambulations infinies. Lorsque l'une prenait l'un, une autre démarrait. Cercle vicieux que tu entretenais chaque jour, traçant de tes talons un chemin qui finirait par limer les pierres des couloirs, indiquant là où tu avais pu trotter, encore et encore, à la cherche d'une sortie probable, Alice en perpétuelle chute dans le terrier aux milles portes.

« Quelle merde. »

Ce qui était, il faut l'avouer, foutrement bien résumé.

Pilantée en plein milieu d'une bifurcation, tu toisais les deux bras tentateurs d'un regard hostile. A gauche, à droite ? … Demi-tour ? Aucun repère. Trou noir. Tu avais l'horrible impression d'être un poisson rouge dans un bocal. Tournant en rond et redécouvrant son monde, laissant échapper quelques bulles de détresse que personne n'entendait éclater.
Prisonnière d'un labyrinthe.

Renâclant presque de dégoût envers toi-même, et salissant la mémoire de potentiels architectes d'une pluie d'injures imagées, tu finis par bondir vers la gauche, puisque tu pensais n'être jamais allé à droite. Des cadres, des fenêtres, des armures, des cadres et des fenêtres. Comme si la texture posée sur les murs se répétait à l'infini, posée sur les parois d'un jeu bas de gamme. Etais-tu l’héroïne ? Devais-tu trouver l'assassin ? Le fuir ? Au vu de ton humeur, c'était plutôt toi, celui qu'il fallait fuir. Percevant des bruits dans un couloir annexe, tu tendis l'oreille et plaquais un sourire de façade sur ton minois chiffonné. Il s'agissait de faire bonne figure, pour inspirer confiance à ceux qui pourraient te guider.

« Et alors là, il m'a dit que j'étais un singe. C'est ridicule, je suis un Serdaigle. A la rigueur, un Pouffsoufle ou un Serpentard, je veux bien, mais moi, un singe, c'est comme si je disais... »

Tu marquais un temps d'arrêt.
Vu la conversation, il était peut-être plus prudent d'éviter tout contact. La connerie n'était pas contagieuse, mais te filais des boutons. Sale allergie aux crétins. Difficile à vivre ici, mais efficace pour les repérer, c'était certain. Déglutissant à l'idée d'affronter l’énergumène et son pote tout aussi con, tu glissais ta main derrière tes cheveux afin de les rassembler et de les lisser – à force, tu ne devais plus avoir l'allure fraîche d'une jeune fille quittant son dortoir de bon matin – et passais le coin qui te masquait à leur regard.

Ils étaient de dos.
Plissant les paupières, tu ne pus t'empêcher de les scanner. Le blond-roux était pas trop mal, mais c'était lui qui parlait encore à cet instant ; à rayer. L'autre, un peu plus grand, n'était pas mal non plus, mais ta vision fut sommaire. Son ami le singe avait eu l'idée farfelue de regarder derrière lui – comme si un fantôme pouvait le suivre.
Manque de bol, c'était toi.

Il resta là, figé, la bouche en cul de poule, cessant de vomir ces insanités dont tes tympans ne voulaient pas. Ton sourire prétendu doux baissa d'un cran et se mua en rictus, alors que narquoise, tu agitai lentement une main à peine sortie de ta poche, en un salut loin d'être sympathique. Plutôt flippant, en fait. Enfin vu la gueule du Serdaigle, c'était son avis.

Alors que tu hésitais entre lui balancer un de tes bouquins en pleine face pour le faire réagir et éclater d'un rire méprisant – banal, mais efficace – son pote décida de se retourner, et ton sang se figea dans les veines qu'il remontait.
Upsilon.
Tu l'aurais bien grincé lentement d'une voix grave, mais ton quota de cliché était épuisé pour la journée.

« Tiens, tiens, tiens. Falvie. T'as perdu ta couronne ? »

Ha.

« Je l'ai enfoncé dans la gorge du crétin qui m'a.... »

... indiqué le mauvais chemin pour trouver la salle de métamorphose.
Oui euh non. Tu ne te perds pas, tu sais où tu vas, tu te souviens ?
Ah ben non, ha-ha.

« ... fait perdre mon temps. »

Mais il avait reconnu ton statut royal. Même prétendu. Et pour ça, il méritait un début de sourire, histoire de l'encourager dans cette voie. C'était comme les chiens – ou les gosses – fallait récompenser les petits efforts pour qu'ils soient proposés plus souvent. Renforcement positif.
T'allais finir par devenir éducatrice canine.
Assis Upsi, Assis !

« Alors... »

Tu stoppai en plein milieu, alertée par deux choses.
D'une, le sol du couloir reflétait étrangement la lumière ; c'était donc le couloir glissant. C'était merveilleux, tu t'en souvenais !... Mais pour combien de temps ? Par prudence, tu reposai ton pied là où il était initialement. Se peter la gueule devant deux mecs, c'était pas l'idéal pour une Serpentard.
La seconde chose, c'était Upsi, qui était passé d'une attitude statique à une pose de Don Juan, accoudé contre un mur et se la jouant lover.
Ou looser.

« T'adaptes la gestuelle aux paroles maintenant ? »

Plissement de paupières.

« Je vais t'éclater en duel pour que tu me lèches les pieds ♥ »

Et avec tout ça, t'avais même oublié que t'avais oublié ta salle. Donc t'avais oublié de demander ta salle parce que t'avais oublié le chemin.
… Super Falviiiiie !



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Lun 27 Jan - 11:22



The Queen in the shadow

Falvie ▬ Upsilon



Tu te demandes vaguement ce qu'elle fait là. Si elle cherche quelque chose – sa couronne peut-être ?  Ou quelqu'un – un  quelconque serviteur peut-être bien. Celui qui gâchera sa vie à la rendre non pas heureuse mais... satisfaite. Aah. Quel pauvre crétin celui-là. Tout donner pour ne rien recevoir en retour. Voilà bien quelque chose que tu ne comprends pas. A quoi bon perdre son temps, son énergie à ne fait plaisir qu'aux autres si au final on en ressort bredouille. Égoïste que tu es ; tu ne connais pas la signification du verbe donner. Et celui qui te parlera d'altruisme ne gagnera que ton rire chaotique en plein visage. C'est toujours par l’appât du gain que tu agis. Rarement pour te donner bonne conscience. Tu ne dois rien à personne. Et c'est très bien comme ça.

« Je l'ai enfoncé dans la gorge du crétin qui m'a.... » T'attends la suite, silencieux. Pour être la victime de Falvie, il n'en faut pas beaucoup. Un regard de travers, une parole maladroite. Une méchanceté gratuite mais tellement, tellement suicidaire. « ... fait perdre mon temps. » Et ton sourire s'élargit. A cet instant, tu penses à l'énergumène derrière toi. Il n'a pas dit un mot depuis l'arrivée de la Serpentard. Ah tiens. Peut-être qu'ils se connaissent... Qu'elle lui a déjà montré une partie de son visage.

« Naturellement. »

Tu parcours son petit être de ton regard de lavande. Un regard qui se veut aussi envoûtant que fourbe, tel le poison que tu es capable de cracher. Tes lèvres ne se relâchent pas, gardant ce presque rictus à tes commissures. C'est drôle comme son apparence créer un décalage avec sa personnalité. Elle à l'air d'une fille inoffensive, le genre facilement manipulable. Celle qui te croit toujours. Chaque parole est comme un passage cité de la bible. Mais, Falvie n'est que partie obscur à l'intérieur. Son masque, elle l'utilise à merveille ; même toi, Upsilon, tu t'es fais avoir. Mais c'était la seule et unique fois.

« Alors... » Pause. Tu la vois bouger. Haussement de sourcil. Ça devient une habitude chez elle de s'arrêter en pleine phrase. Et l'idée qu'elle aussi puisse mettre ta patience à rude épreuve ne te réjouis pas. « T'adaptes la gestuelle aux paroles maintenant ? » Tu t'attendais à tout. A un ''Alors maintenant tu dragues les mecs ?'' ''Tu fais ami-ami avec un Serdaigle pour remonter tes notes ?'' Elle t'aurait grillée, ça ne t'aurais pas étonné. Juste emmerdé sachant que le Serdaigle était présent ; même s'il n'intervenait pas. Tu hausse simplement les épaules, sans te départir de ta position qu'elle semble critiquer.

« T'analyses mon comportement maintenant ? »

Tu optes pour une attitude calme, de toute façon, y a pas de quoi s'énerver. Ça serait même le contraire, tu luttes pour garder ton sérieux. L'envie de sourire franchement te forcerait presque à te mordre la lèvre. Mais tu tiens bon. Afficher un air joyeux et con pourrait lui donner des vertiges tout comme il te dégoûterait toi-même. Feinter, tu l'as toujours fais et il ne faut pas que ça change.

« Je vais t'éclater en duel pour que tu me lèches les pieds ♥ »

Ton regard s’agrandit alors que le sien se plisse. Vicieuse. C'était quoi ça ? De la provocation ? Une menace ? Ton étonnement passé, tu baisses la tête, fermant les yeux pour lui répondre tout aussi calme.

« C'est une provocation en duel ? J'ai pas l'intention de m'agenouiller devant qui que ce soit. Encore moins devant la Reine déchue incapable de mener à bien une pédicure. Mais, si je gagne... »
Tu relèves la tête, ouvrant les yeux. « Tu me devra un baiser. Un vrai et je m'assurerai que tu ne louches pas sur ta baguette. » Tu te tiens droit. Fier de ton marché. Persuadé qu'une fille – que cette fille –  ne peut rien contre toi. Tu penses n'avoir rien à perdre, au contraire.

« T'es pas uniquement venue pour me provoquer ? Si tu me disais ce que tu fais ici. Je pourrais peut-être... T'aider. » La bonne blague. Tu n'aides jamais personne ; à part toi-même ou tes rares amis. D'ailleurs, on sent dans ta voix ce petit truc qui rend le verbe ''aider'' si peu rassurant.  



MOVMOV ♥
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Lun 27 Jan - 14:14

On m'a volé mon GPS



La couronne n'était pas un problème. A présent engluée par les mucosités d'un œsophage distendu, elle ne te serais plus d'aucune utilité. Une reine n'avait pas besoin de symboles de pouvoir pour régner ; sa prestance faisait tout. Lorsqu'on se retournait sur ton passage, lorsqu'on se taisait en te regardant, lorsque les yeux s'écarquillaient, que les dents ou les poings se serraient, oui, Falvie se sentait reine. Adulée ou abhorrée, tu trônais sur une masse inutile d'impies qui se disaient meilleurs parce que classés dans différentes maisons, alors qu'au fond, ils étaient tous les mêmes.
Pathétiques.

« Naturellement »

Son expression n'avait pas changé, mais tu devinais le sourire dans ses paroles. Son avis, tu t'en fichais comme de ta première paire de chaussettes ; cependant ce petit air narquois qui transpirait était bel et bien le tien. Le voir dans d'autres prunelles que les tiennes était plus que déconcertant... C'était agaçant. Tu le vis cependant tiquer lorsque ta remarque le frappa. Depuis quand on adaptait la gestuelle aux paroles après tout ? On était pas au théâtre. Les mimiques suffisaient bien pour se comprendre. Parfois même, les paroles s'avéraient inutiles.
Et tu le vis enfin réagir.

« Je vais t'éclater en duel pour que tu me lèches les pieds »
« C'est une provocation en duel ? »

Ses yeux s'étaient agrandis. Ses traits s'étaient tirés, l'espace d'une seconde. Tes commissures s'étaient elles, redressées en une mimique amusée. Il avait eu l'air surpris. Déstabilisé. Et peut-être un peu effrayé à l'idée de te lécher les pieds ? Il eut tôt fait de se reprendre cependant :

« J'ai pas l'intention de m'agenouiller devant qui que ce soit. Encore moins devant la Reine déchue incapable de mener à bien une pédicure. Mais, si je gagne... »

Comme si les subalternes avaient droit à quoi que ce soit. Tu cillais, et te préparais au pire. Qu'allait-il demander ? La même chose ? Pire ? Tu avais bien une petite idée...

« Tu me devra un baiser. Un vrai et je m'assurerai que tu ne louches pas sur ta baguette.  »

Tu t'offris le luxe d'un plissement de nez, à mi chemin entre l'agacement et le dégoût. Un baiser. En soi, ce n'était pas grand chose. Des lèvres qui s'effleurent, deux souffles qui se rencontrent et se mêlent... Bon. Décrit ainsi, c'était franchement répugnant. Mais tu ne faisais pas partie de ces prudes qui couinent à l'idée de toucher les lèvres d'un autre. Ce n'était qu'un baiser. Rien de plus.
C'était viable.

Faisant abstraction de sa présence, tu imaginais les deux cas. D'un côté, s'il perdait, il te léchait les pieds. Ce qui en soit ne servait à rien et ne prouverait rien, mais qui restait un moyen infaillible de l'humilier et d'assoir ton autorité sur lui. D'un autre côté, si tu devais l'embrasser... Cela voudrait dire que tu avais perdu. Et ça, c'était déjà une idée désagréable. Ensuite, tu devrais l'embrasser. Fort heureusement, il n'y avait pas de témoins. Ce n'était pas l'acte en lui même qui te répugnait, mais le sentiment que cela évoquait en toi. Cuisante défaite. Humiliation. Devoir agir de son plein gré, mais après avoir pactisé avec un autre qur le diable.

Tu hésitais quelques secondes et puis... « D'acord. »

Tu relevais la tête en signe de défi. Non, il ne gagnerait pas. Même si tu perdais. C'était ainsi que tu voyais cet avenir proche. Et un sourire carnassier se découvrit sur tes lèvres, alors que tes prunelles brillaient d'un éclat démentiel, avides de vengeance.

« T'es pas uniquement venue pour me provoquer ? Si tu me disais ce que tu fais ici. Je pourrais peut-être... T'aider. »

Adieu, salle de métamorphose.

« Si tu veux m'aider, tu peux déjà t'avouer vaincu. Ça évitera une perte de temps inutile. »



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Lun 27 Jan - 15:49



The Queen in the shadow

Falvie ▬ Upsilon




Elle acquiesce après avoir sans doute prit le temps de peser le pour et le contre. L'idée de remporter ce duel te réjouis. C'était quand la dernière fois que tu l'avais pu l'effleurer de près ? Ah. Oui. Douce amertume qu'est ce souvenir ; le jour où tu as tenté une approche que tu pensais être délicate. Tu t'es leurré, elle t'as vu arrivé et t'as éconduit comme on éconduit un puceau en rûte. Tu tiens à ta fierté, et devoir t'agenouiller devant elle est impensable. De quoi auras-tu l'air ? Elle ne fera que ricaner en te regardant de haut pendant les prochains mois. Et que feras-tu ? L'éviteras-tu ? Chercheras-tu à renverser la balance ? Certainement. C'est bataille après bataille. Le perdant finira toujours par repartir à l'assaut, convoitant cette fois ci la place de leader.

Tu lui proposes ton aide. Comme si tu n'avais pas une idée derrière la tête. Elle doit te connaître maintenant. Savoir que tu n'agis pas pour les autres mais, au fond, tu espères encore pouvoir la berner. Lui vendre ta confiance, acheter la sienne. Tu serais près à lui chanter une sérénade pour la rendre moins méfiante. Tu serais près à lui tenir la porte, en bon gentleman. A tirer sa chaise pour qu'elle puisse s'y asseoir. Lui sourire sans te fourvoyer, même en silence. Et tout ça pourquoi ? Pour te moquer d'elle par la suite. Te venger de se vent monumentale qu'elle t'as fait subir. Tu as redressé la tête pour continuer à marcher, digne Gryffondor que tu es mais, avoues-le tu t'es sentis blessé.

« Si tu veux m'aider, tu peux déjà t'avouer vaincu. Ça évitera une perte de temps inutile. »

Tu te redresses subitement, quittant le mur et décroisant les bras. Ton regard se plante dans le sien pendant quelques secondes. Te voilà debout, face à elle, droit, fier. Tu plisses les yeux sans rien dire puis tu te retournes vers le Serdaigle. Affichant un air désolé tu lui conseil de s'en aller avant que cette folle furieuse ne lui fasse du mal en laçant un sort en ricochet. Il hésite, son regard passant de toi à elle. Alors tu l'encourages en lui tapant amicalement sur l'épaule. Et il opine. Sa silhouette ne tarde pas à disparaître un peu plus loin dans la pénombre alors que tu affiches un air supérieur lorsque tu t'intéresses de nouveau à Falvie.

« Je suis prêt à perdre mon temps et à te faire perdre le tiens. Après tout, je ne risque rien. Ta couronne est hors d'usage. »

Tu lui souris. Cherchant à l'énerver. Tu ne t'approches pas, te contentant de préparer ta baguette.

« A toi l'honneur. Les femmes d'abord. »

Et tu te positionnes, lui offrant par galanterie la possibilité de commencer. Alors qu'en vérité, ça t'emmerde de lui laisser l'avantage.  



MOVMOV ♥
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Lun 27 Jan - 20:04

je vais manger ton âme dans un bol de larmes



    { après ce duel }


T'avais perdu.
Et étrangement, tout n'était pas qu'effroi autour de toi.

Tu ne saurais dire si tu étais soulagée ou exaspérée. Soulagée, parce que ce sale duel avait enfin cessé. Vous étiez bien resté une bonne heure, à faire ricocher sorts contre sorts, les regardant rebondir sur les murs sans toucher quiconque, à enchaîner les boucliers et les esquives, à se demander si tout n'était pas truqué, si ce duel de malheur finirait un jour. Tu avais même envisagé la possibilité de lui sauter dessus et de lui casser le nez ou la baguette – encore maintenant, tu hésitais – afin d'en mettre un terme. Alors oui, tu étais presque ravie d'en être sortie, d'avoir rangé ton bois de sorbier dans ta poche et d'être de retour dans ce couloir humide.

Mais quand même.
Tu avais perdu.

Si ce n'était que le fait de gérer une défaite, tu pouvais t'en sortir. De toute façon tu l'avais touché plus de fois qu'il ne l'avait fait ; c'était un heal qui l'avait sauvé. Le fruit du hasard. Un hasard bien narquois qui voulait te voir l'embrasser. A cette idée, tu grinçais des dents. Il était devant toi, débarrassé de son Obscuro, et les fleurs dans la main. Ces mêmes fleurs qui l'avaient fait gagner. Son sourire était écrasant d'ironie ; il t'avait mis K.O avec un bouquet. De quoi vouloir fondre dans le sol et ne plus en ressortir.

Et maintenant tu devais l'embrasser.

Serrant les dents, tu le toisai de bas en haut. Il n'était pas laid, loin de là. Il était même plutôt beau, et pas trop con. Mais son attitude de draguer te sortait par tous les pores de la peau, et cela n'allait pas en s'arrangeant. Quoi que. Tu trouvais très drôle de confronter ses conquêtes quand il ne s'y attendait pas. Pour l'instant, il ne savait pas encore que c'était toi. Cela ne tarderait pas, tu ne faisais rien pour te dissimuler. Jouer aux dépends des autres, c'était un peu votre credo hein ? Te parant d'un sourire, tu avançais vers lui, une petite idée en tête.

« Malheureusement pour toi, tu ne sauras jamais si j- »

L'impression de chuter te stoppa net. Ce couloir glissant de... !! Dans ton esprit, le mode survie s'activa en une seconde, et tu n'hésitais pas un seul instant à t'accrocher férocement à Upsi, saisissant entre tes doigts fin, le tissu de sa veste. Ah, c'était beau. En arrivant, tu avais remarqué la particularité du couloir et voilà que tu te faisais piéger par ton propre oubli... Impliquant une pression ferme sur le bras du Gryffondor, tu te redressais, stabilisée, alors que lui, poussé par ton élan, s'écroulait par terre avec une grâce déprimante.
A croire que c'était toi le mec, ici.

« ... Bah alors tu tiens pas debout ? »

Non vraiment, tu n'avais pas peur du ridicule. Te penchant délicatement, tu lui arrachai le bouquet des mains – il était pour toi non ? - tu flattai ton tribut de perdante d'une main légère, un sourire carnassier aux lèvres.

« Tu vois, au final les choses rentrent dans l'ordre. Je suis debout et toi à terre. L'impératrice et son... ? » Tu hochais la tête, en manque de mots. Chevalier ? Certainement pas. Page ? Il était trop fourbe pour ça. Écuyer ? Il ne pourrait même pas porter un elfe de maison. « Quoi qu'il en soit, je n'embrasse pas les limaces. »

Tu le contournais, pas assez sotte pour l’enjamber alors que tu étais en jupe, et en sortant du couloir glissant, balancais une dernière perfide :

« Aah... Quand les Gryffondors cesseront-ils de croire que les Serpentards respectent leurs promesses... »

Naifs petits moineaux.


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Lun 27 Jan - 23:11



The Queen in the shadow

Falvie ▬ Upsilon




Même désorienté. Même dans le noir plus complet, face à une redoutable Serpentard, tu parviens à marqué le point de la victoire. Et grâce à quoi ? A un bouquet de fleurs. Chose que d'ordinaire tu offres aux demoiselles. Là, en l’occurrence, tu le lui avais envoyer dans la face. Assez violemment pour l'étourdir et marquer l'arrêt de ce duel interminable. Essoufflé, baignant encore dans un mélange de sueur et d'eau, tu prends le temps de reprendre ton souffle alors que ta vue revient peu à peu. Tu clignes des yeux, affiches un large sourire lorsque sa silhouette se dessine clairement dans ton champs de vision. Qu'il est fier le Gryffondor.

Alors qu'elle te lance un regard méprisant, te dévisageant de bas en haut tel un insecte ridicule, tu t'essuies une dernière fois le visage. Tes cheveux sont encore trempés et ne parlons pas de tes vêtements. Tu devrais rapidement aller te changer si tu ne tiens pas te retrouver à l'infirmerie, flanqué d'un sale coup de froid. La morve, c'est pas ce qui y a de mieux pour aller draguer. La fièvre n'est pas la plus douce des chaleurs pour te réconforter. Alors oui, tu y songes. Mais avant, tu veux ton gain. Ce pourquoi tu t'es battus. Elle s'avance. Tu la fixe avec ton air suffisant. Menton levé, yeux plissés. Si elle veut se débarrasser de son baiser rapidement, tu ne la laissera pas faire.

« Malheureusement pour toi, tu ne sauras jamais si j- »

Sa phrase reste en suspend alors qu'elle chute vers l'avant. Vers toi. Ce couloir continue encore de vous emmerder, même après votre duel. Ta réaction est immédiate. Si t'avais pu, tu l'aurais laissé chuter, reculant d'un pas pour la voir s'écraser face contre terre. Mais voilà, elle s'agrippe à toi et tu en fais autant pour tenter de la maintenir debout. Ton air hautain s'en est allé, laissant place à un froncement de sourcil inquiet et... surpris. Surpris parce que tu ne comprends pas ce qui t'arrives. Tu voilà, toi, en train de chuter vers l'arrière, comme vicieusement poussé. Ta tête heurte durement le sol et tu ne peux réprimer un grognement de douleur. Tes traits se crispent, tes yeux se ferment alors que tu l'entend limite ricaner au-dessus de toi.

« ... Bah alors tu tiens pas debout ? »
« … Je t'emmerde Falvie. »

Ton souffle s'est coupé sous le choc. Mais tu parviens à retrouver une respiration régulière une fois le coup passé. Elle se penche. Mais tu sais très bien que ça n'est pas pour te donner ton gain. Non, elle veut juste récupérer le bouquet que tu tiens encore en main. Elle le tapote dans la sienne, te regardant de haut. Ah si tu pouvais lui arracher cet air narquois qui trône sur son visage... Tu te redresses, t'appuyant sur tes mains. Pas allongé mais, pas totalement assis non plus. Et cette pose te coûte. Tu forces sur tes bras en attendant qu'elle termine.

« Tu vois, au final les choses rentrent dans l'ordre. Je suis debout et toi à terre. L'impératrice et son... ? »
 Bourreau. Comme au temps jadis de Marie-Antoinette, décapitée en pleine place publique. Car c'est ce que tu deviendra un jour. Tu te le promets. « Quoi qu'il en soit, je n'embrasse pas les limaces. » Tu la regarde, plantant ton regard dans le sien. Tu à beau être à terre, tu ne cilles pas. Tu l'as battu à la loyal. Pour une fois. Ton agacement, ta hargne se lit dans tes yeux. T'arrive pas à croire que tu peux te faire avoir aussi facilement. Par une méthode que toi même tu utilises. Tu la laisses te contourner et prendre une direction sûrement choisit au hasard. Alors tu t'assied. Écoutant ses pas s'éloigner.

« Aah... Quand les Gryffondors cesseront-ils de croire que les Serpentards respectent leurs promesses... »

Quelle bonne question n'est-ce pas ? Ta tête bascule en arrière alors tu laisses un rire amer t'échapper. La garce. Tu t'en étais douté. Falvie est inapprochable. Mais, ce qui te rend plus mal, c'est d'avoir essayer de l'aider pour qu'au final elle te piétine. Misérable insecte que tu es. Limace, selon ses mots. T'aurais dû la laisser se manger le sol dur et froid. Celui-là même qui est responsable de la douleur que tu éprouves au crâne. Ton rire se calme alors que tu sors ta baguette. L'agitant fébrilement, tu énonces un ''Accio bouquet de fleurs'' qui te permets de le récupérer, l'arrachant des mains de la verte. Tu te relèves péniblement, forçant sur tes jambes.

«  Sûrement le jour où les Serpentards ne te compteront plus parmi leur rang. Il faut bien des parasites partout. » Tes doigts s'activent sur les pétales, les arrachant un à un alors que tu t'étonnes du calme dont tu fais preuve. « Une Impératrice finit souvent mal... Surtout si elle prend la direction des toilettes hantées » A croire que tu la fait réellement chier. Oui, sauf qu'elle ne prend pas ce chemin là. Tu espères qu'elle fasse demi-tour, te croyant parti et qu'elle prenne malencontreusement la vraie direction énoncée. Tu tournes les talons, marchant vers le fond du couloir, endroit stratégique pour la guetter. Et tu lui fera tenir sa promesse.



MOVMOV ♥
By pandora

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Mar 28 Jan - 0:27
FINI
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The Queen in the shadow ▬ Falvie [Terminé]

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