Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
poufsouffle
1189 pts
serpentard
918 pts
serdaigle
661 pts
gryffondor
612 pts

l'unité
203 pts
ligue des sorciers
223 pts

Caesius ▬ fondatrice retirée
Viridus ▬ administratrice
Kalev ▬ modératrice
Sloan ▬ modératrice
Flavian ▬ modératrice



 
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L'art de manier le manche à balai [PV BEN]

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Ven 31 Jan - 15:16





Alix l’avait proposé en duel. Mais pas n’importe quel duel, le genre de duel qu’il ne pouvait pas perdre. Il avait eu beau l’écraser en sorts, là, c’était d’un tout autre niveau. Elle le défiait en Quidditch, comme au bon vieux temps, où le rouge et or était encore capitaine. Ainsi soit-il, il la démonterait, peu importe s’il doit se prendre des centaines de cognards dans la gueule pour y arriver. Bien, il avait donc sa place dans son équipe, avait posé une affiche pour les candidats. Mais il lui manquait un poste, un seul poste. Et Charlie avait une petite idée de qui serait sa victime. Il n’avait pas beaucoup d’amis, pour ne pas dire qu’il n’en avait pas, mais il y a une personne en qui il dévouait une confiance maximale. Parce qu’il était le papa cool de Poudlard et surtout, que les deux se rendaient service depuis la promotion de Charlie en préfet-en-chef. Au fond, c’était la personne qui le comprenait le mieux du château, et le plus condescendant qu’il pouvait fréquenter. Au fond, les deux se ressemblaient, Charlie le savait, mais son masque de petit chieur était bien plus important que ce qu’il était réellement. Peu importe, toujours est-il qu’aujourd’hui, il avait besoin de lui.

Pas pour faire les rondes ce soir, non. Depuis qu’il n’était plus avec la Belle de son cœur, ça lui était bien égal de veiller tard. En réalité, il se fichait un peu de tout. Mais il s’agissait là de ne penser qu’à Alix ; il allait la dégommer. Mains dans les poches, air grognon habituel sur son visage, il marchait dans les couloirs à la recherche de son Graal. Le château était vaste, mais il connaissait assez le concierge pour savoir qu’à cette heure-ci, il devait boire son thé quelque part ou nettoyer une partie bien précise du château. Il avait déjà fouillé deux salles de cours, mais non, il n’y était pas. Ni dans ses appartements, par ailleurs. Dire que durant sa première année, il était persuadé que le vieux dormait dans le placard à balai, cet endroit répugnant plein d’araignées. La vérité était toute autre ; le concierge avait certainement la place la plus douillette de Poudlard où Charlie aimait aller y boire une bière avec son ami, un thé ou même un café, et échanger ses aventures du jour avec lui. Il finit par l’apercevoir, avec son balai, à côté du placard à balai, d’ailleurs. A croire que les seuls amours de sa vie étaient les balais. C’est vrai que Charlie ne lui avait jamais demandé s’il avait été marié, ou quoi que ce soit de sa vie d’avant. Il grimaça en imaginant le vieux embrasser une vieille ; finalement, il ne voulait pas savoir. Il s’approcha du concierge et comme à l’habitude, lui fit un « check » de jeun’s.

« Ben, j’ai un boulot pour toi ! » dit-il, l’œil pétillant ; il savait bien que le concierge ne lui refusait jamais rien, et il ne lui refuserait certainement pas. Il l’imaginait déjà soupirer mais prendre son boulot de bonne fois.

En fait, Ben c’était la bonne poire de service, quand on y réfléchissait. A ne jamais dire non à rien et à dire oui à tout, du moins avec Charlie. S’il avait été un Serpentard, il aurait certainement profité de ce fait pour lui laisser tout le sale boulot ; heureusement pour le concierge rose, il n’en faisait rien. En fait, il lui faisait parfois tellement de peine qu’il prenait son boulot – pas pour passer le balai, attention ! Lui, il utilisait la magie. Il avait beau être fils de moldu, être un sorcier avait des avantages très important, et le ménage en faisait partie. – ce que Ben ne semblait d’ailleurs pas totalement approuver. Pour Charlie, un balai c’était fait pour voler, pour s’éclater, et pour éclater Alix, surtout. Il ne se ferait jamais – jamais – battre pas son équipe. Les poufsouffles avaient déjà remportés le match contre les gryffondors récemment,  une mauvaise tactique dont il ne se priverait pas de souffler un mot à Sandy.

« Tu es promu au poste de poursuiveur dans mon équipe mon vieux ! » dit-il en tapant une fois gentiment son dos. Il était carrément plus grand que lui, ce qui était d’autant plus amusant puisque le vioc le connaissait depuis sa première année, l’avait connu gros et vu revenir, à la rentré, fin comme une asperge, et plus grand que lui. Sa poussée de croissance avait été violente et immédiate. « Félicitations ! tu vas pouvoir manier le manche à balai de façon utile cette fois ! ».




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Dim 2 Fév - 22:21

...


Ronove avait une mission bien spéciale en ce jour. Retrouver un petit chaton. Une première année en larmes l'avait supplié de l'aider, et franchement, il en fallait bien moins pour qu'il se plie en quatre pour un élève. Il menait donc son enquête, interrogeant les créatures et étudiants qu'il croisait, photo animée en main. Et franchement, quoi de plus cool que de pouvoir tenir un gif? La magie était vraiment géniale. Bref, la bestiole était toute blanche et avait une tache en forme de patate sur le dos. Heureusement pour cette petit distinction d'ailleurs, sinon l'identification du matou aurait prit encore plus de temps. Le nombre de chats noirs qui se baladaient dans Poudlard était hallucinant.

Le peu d'informations qu'il trouva l’emmena au rez-de-chaussée, où il crut apercevoir un petit museau blanc au coin d'un couloir. Il prit donc cette direction d'un pas rapide et trottinant, tout en sifflotant l'air des Aristochats. Qui sait, peut-être que le félin apprécierait Disney et se laisserait facilement attraper. Après tout, ça faisait près de deux heures que Ronove lui courrait après, et c'est pas qu'il commençait à s'impatienter mais il avait encore pas mal de boulot à faire alors bon... Autant éviter de trop perdre son temps. Personne ici n'avait besoin d'une raison de plus pour le considérer comme le Flemmard number one du siècle. C'est comme s'ils pensaient que la boue de leurs souliers disparaissait toute seule!

Ses pas le guidèrent jusqu'au placard à balai, et il dut faire une pause pour contempler la porte entre ouverte et l'ironie du sort qui l'avait apporté ici. Son bon vieux placard, ça faisait un moment qu'il n'y avait plus mis les pieds d'ailleurs. Plusieurs mois au moins. Il avait tout ce dont il avait besoin dans son bureau maintenant, le placard servait plus de chambre de stockage et de débarras qu'autre chose. En tout cas c'est ce que semblaient penser les habitants du château, car une fois la porte ouverte, ce fut comme une scène tout droit sorti d'une BD, et le ciel lui tomba sur la tête. Ou presque. Il s'était déjà fait avoir, il y a longtemps, un sale épisode auquel il préférait ne pas repenser, et depuis il avait appris à se tenir près, baguette sortie et sort de lévitation sur les lèvres. Aussi les nombreux objets se mirent à flotter en cercle autour de lui. Il attrapa au vol un balai qu'il croyait avoir perdu, de la bonne qualité celui là, et observa le reste. De nombreux seaux, quelques bassines, d'autres balais, une dizaine de serpillères, qu'est-ce qu'une pioche venait faire là?!, divers produits et fioles... A priori pas de trace de minou. Mais les objets continuaient à sortir et à se joindre aux autres, il ne semblait vraiment plus en finir... Le placard n'était pourtant pas si grand que ça, sauf s'il avait été enchanté? ...

    Bidibidabidi-

    « Ben, j’ai un boulot pour toi ! »

Un seau vint taper sur le sommet du crâne de Charlie. Doucement bien sûr, juste un petit bop, rien de bien méchant, mais tout de même. Combien de fois avait-il dit à ce gosse de ne pas l'appeler comme ça? Il lâcha un soupir et d'un petit coup de baguette, tous les objets autour de lui se figèrent. Se tournant vers le jeune Gryffondor, il aperçut que... Oh, miracle, il souriait presque! Suffisamment pour attiser sa curiosité... et son inquiétude. Il se rapprocha pour pas qu'il y ait tout le contenu du placard en barrière entre eux, et croisa les bras en levant un sourcil. Les jours où il devait baisser les yeux pour lui parler lui manquaient, mais bon, il commençait à s'y habituer. Les explications, heureusement, ne tardèrent pas. Ronove reprit son balai qui flottait à ses côtés, et tapota la tête de Charlie avec le manche.

    Je manie le balai très bien déjà, merci bien gamin! De quelle équipe tu parles? Et qu'est-ce que j'ai à voir avec tout ça? J'suis pas un ancien Gryffon tu sais, et j'crois avoir passé l'âge pour porter mon uniforme.

Il fut rapidement interrompu par un miaulement. Très près. Il se retourna et utilisa son balai pour tocker contre chaque seau et bassine, jusqu'à l'entendre de nouveau. Et en piochant dedans, qui voilà?, la petite boule de poils qu'il avait tant chercher. Il l'attrapa par la peau du cou et le tint fermement dans ses bras pour qu'il ne s'échappe pas de nouveau, caressant doucement entre ses oreilles pour le calmer. Le chaton s'immobilisa et se mit à ronronner en quelques secondes. Ronove retourna son attention vers Charlie.

    Comme tu peux le voir, je suis un peu occupé...

Mais il était curieux, ça oui, après tout depuis combien de temps n'était-il pas monté sur un balai? Une vingtaine d'années tout de même. Ça le rajeunissait pas vraiment tout ça... Voler était une chose merveilleuse, un des nombreux cadeaux de la magie, et bien qu'il n'ait jamais fait partie de l'équipe de sa maison étant jeune, il gardait des bons souvenirs de ses cours et des journées passées dans le ciel avec ses amis.


© fiche créée par ell

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Mer 5 Fév - 0:14





Charlie détestait un peu tout. D’ailleurs, la liste exhaustive de ce qu’il aimait était bien plus rapide à faire que de recenser tout ce qu’il n’aimait pas ; et Ben avait la chance de faire partie de la première liste. Sauf quand il envoyait un seau sur la tête de Charlie, aussi petit soit le coup que possible. Le garçon tapa d’un geste de la main le seau qui volait doucement pour l’éloigner comme une vulgaire mouche, ce qui eut son effet. Il n’était pas content, ça l’avait même énervé ; mais qu’importe, il était ici pour une raison bien précise, et il se devait de l’accomplir. Il ne pouvait pas se permettre de ne pas avoir Ben dans son équipe ; il avait entendu dire qu’Alix avait réussi à recruter Holly, la professeur de Quidditch, aussi se devait-il d’avoir quelqu’un du personnel aussi. Et on ne la faisait pas à Charlie ; derrière ses airs de papa poules, il avait pu voir que le concierge avait obtenu un trophée du meilleur joueurs durant ses jeunes années à Poudlard. Si la blonde n’était pas au courant, Charlie lui le savait et ferait ce qu’il faut pour avoir cet homme à ses côtés. En plus, c’était Ben, tout le monde l’aimait, ce serait des supporters en plus pour son équipe.

C’est vrai que Ben était un ancien poufsouffle, Charlie avait tendance à l’oublier. Dommage que ces derniers n’étaient pas tous comme lui, ça aurait changé la vie au gryffon qui fronça les sourcils et gonfla ses joues. Comment ça, il n’avait rien à voir avec tout ça ? Il faisait partie de Poudlard, le vieil homme avait beau commencé à voir quelques cheveux blancs apparaitre sur le sommet de son crâne, quelques rides ensoleiller son visage, il faisait partie de leur monde, celui de la magie, celui des maisons, celui de l’amitié et des compétitions, celui de Poudlard. Charlie s’appuya sur un mur et croisa les bras en fermant les yeux, soupirant doucement. L’argumentation n’avait jamais été son fort ; ses notes avaient toujours été moyennes, son orthographe laissait à désirer. Il n’était même pas doué en magie, ni pour écouter les autres parler. Pourtant, il voulait redonner à Ben ses jeunes années, il voulait que le temps d’un match, il se sente enfant, comme eux. Plus que pour lui, c’était pour le vieux concierge que Charlie se trouvait là.

« Tu sais Ben, t’as beau avoir vieilli, le Quidditch c’est comme le vélo, ça s’oublie pas. » Charlie sourit légèrement, tristement, voilà bien longtemps qu’il n’avait usé d’une expression moldue. Mais Ben la reconnaitrait, lui qui était issu du même milieu que lui. « Alix veut me dégommer dans un match amical. Et j’ai besoin de toi pour la mettre à terre avant. ».

Alix était la chouchoute de Benjamin Ronove. Alix était en fait la petite chouchoute de tout le monde, avec son caractère, ses manies, ses beaux yeux, son innocence. Même Charlie les reconnaissait, et pourtant, lui ne l’aimait pas comme les autres. S’il fallait qu’il soit tout à fait honnête avec lui-même, il aurait su qu’il l’appréciait. Mais il n’en était qu’à peine conscient. Après sept années à la détester, il ne pouvait se résoudre à changer d’avis du jour au lendemain, sous simple prétexte qu’ils se connaissaient mieux que n’importe qui, qu’ils connaissaient chacun le pire côté de l’autre. On dit souvent que les ennemis sont les meilleurs amis, le rouge ne se le laissait pas entendre. Il voulait l’humilier, plus que n’importe qui, il voulait lui prouver qu’il pouvait y arriver, qu’il était bien meilleure qu’elle, qui réussissait à tout. Etait-ce une forme de jalousie ? Peut-être, mais si tel était le cas, voilà encore une chose qu’il ne s’avouait pas, préférant se laisser berner par le fait qu’une fille ne pouvait pas être meilleure que lui. Parce qu’une fille n’avait rien des qualités d’un homme, qu’elles étaient bonnes à rester à la maison. Et Alix lui prouvait toujours le contraire, défendait ses droits comme jamais. Benjamin était certainement conscient de la rivalité des deux êtres, lui qui les suivait depuis leur première année à Poudlard. C’avait été comme un choc ; une électricité entre les deux enfants. D’aussi loin qu’il voyait Alix dans ses souvenirs, il l’avait détestée. Il n’avait pourtant jamais levé la main sur elle, comme si elle était quelque chose de fragile qu’il ne fallait pas abîmer. Qu’il fallait concerver, protéger secrètement, sans que personne ne le sache. Charlie savait aussi que Benjamin aurait du mal à jouer contre Alix, du moins le croyait-il. Papa poule de Poudlard, prendre un partie lui briserait le cœur. Pourtant, aujourd’hui, il venait lui demander l’impossible, Charlie osait s’en prendre au bonhomme qu’il aimait comme un oncle.

Et comme un digne neveu insupportable, il se fichait bien qu’il soit occupé. Les problèmes de Ben étaient si éphémères, si volatiles ; retrouver un chaton, s’occuper de nettoyer Poudlard, veiller à ce que les élèves soient sages. Avait-il eu ne serait-ce qu’une femme dans sa vie ? Savait-il ce que c’était de pleurer d’un cœur brisé, ou d’être préoccupé par sa santé ? De ne plus savoir qui on est, de se réveiller sans même connaître son prénom ? Charlie ne savait au fond que si peu de choses de cette personne qu’il appréciait et pourtant, il ne voulait pas en savoir plus. Peut-être par peur, que son modèle de joie ne soit pas si joyeux, ou de ne plus le voir de la même façon. Lorsque le garçon avait remarqué la cicatrice du concierge, il avait eu peur et n’avait pas osé lui parler. Mais le temps avait passé, et il n’avait pas eu le choix que de se rendre compte que cet homme était l’un des plus gentil qu’il soit dans le château. Des plus matures, des plus paternels, des plus présents. Et pour ça, il ne le remercierai jamais assez.

« Ce n’est pas une question d’être Gryffondor ou Poufsouffle. J’ai juste besoin de lui prouver que je suis meilleur qu’elle. Que mon équipe sera meilleure que la sienne. » Charlie ouvrit les yeux pour les poser dans ceux de Ben, une lumière de détermination étincelant dans ses yeux sombres. « Si tu ne veux pas jouer contre elle, alors joue pour moi. ».

Parce que le concierge ne jouerait jamais contre Alix, jamais dans le but de la rabaisser. Mais il serait capable de jouer pour faire plaisir à Charlie, pour être de son côté. Et le gryffondor comptait jouer là-dessus. En réalité, il n’avait pas réellement d’arguments, il ne savait pas quoi lui dire. Alors que tant de choses auraient pu être dites ; tu retrouveras ta jeunesse d’antan ! tout le monde verra que tu n’es pas doué qu’à nettoyer ! tu auras le plaisir de voler ! tu joueras avec des élèves ! mais rien ne venait à son esprit. Il voulait juste qu’il soit avec lui, de tout son cœur. Il voulait jouer avec celui pour qui il avait le plus de respect dans ce monde de brutes ; égoïste Charlie.






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Mer 12 Fév - 15:12

Rat-a-tat-tapped on Badger's front door

Charlie était très très très facile à taquiner. Il en fallait très peu pour l'envoyer grogner et aboyer sur tout ce qui bouge, un rien pouvait vexer le jeune homme, et ce trait de caractère bien que pour la plupart détestable avait un côté assez adorable. Vous voyez le jeune lionceau qui essaie de rugir et d'agiter sa crinière imaginaire à la l'Oréal? Le petit chaton moins haut que trois pommes qui trône fièrement en haut d'un canapé et hérisse ses poils si on essaie de le descendre? C'était Charlie. Ronove évitait trop de le remonter cependant, tenant trop à leur amitié, mais ce n'est pas pour autant qu'il allait complétement se priver non plus. Pendant que monsieur faisait son poseur contre le mur, il attrapa un jeune Poufsouffle et lui refila le chaton, avec le nom et la classe de son propriétaire. Le gamin s’exécuta sur le chant, c'était mignon. Il ignora la pique au sujet de son âge, il commençait à être doué pour ça, et écouta le Gryffon en agitant sa baguette pour tout ranger et remettre dans le placard. Il prenait son temps, le laissait placer toutes les cartes sur la table.

Bien sûr qu'il s'agissait d'Alix, qui d'autre pouvait donc le remonter à ce point? Ces deux là avaient toujours eu cette rivalité entre eux, donnant le meilleur d'eux mêmes pour être meilleur que l'autre. Leurs querelles incessantes pouvaient être assez fatigantes, mais elles amusaient Ronove plus qu'autre chose. Ils étaient comme chien et chat au fond, il n'y avait rien à y faire, il était juste content de ne jamais avoir été pris entre les deux. Il avait de la chance de pouvoir être en de si bon termes avec l'un comme avec l'autre, et il espérait que ça ne change pas. Et ce match? Il savait qu'il en faudrait bien plus pour qu'Alix lui en veuille s'il regagnait cette équipe. A vrai dire il était curieux, intéressé même. Un match contre sa petite charmeuse de cognards? Voilà une opportunité qu'il ne se permettrait pas de manquer. Charlie était tout aussi talentueux, et jouer dans son équipe serait une partie de plaisir. Assister à un tel match aurait déjà été une occasion en or, mais pouvoir également y participer? Le Gryffon venait de lui offrir le gâteau, la cerise, et le tout sur un plateau d'argent. Il tourna la tête en sa direction et la résolution de son regard le fit sourire. Il était heureux que Charlie ait décidé de lui offrir une place dans son équipe. Bien sûr qu'il allait accepter, cependant...
    À une condition. Il ferma la porte du placard et se tourna enfin complètement vers lui, glissant ses mains dans les poches arrières de son jean, balai coincé dans le creux de son bras. J'aurais, moi aussi, besoin de ton assistance pour quelque chose. Il va y avoir bientôt, un thé dansant que j'ai aidé à organiser. Seulement nous manquons de membres, de personnes qui pourraient aider... Et tu sais danser. Si tu acceptes de venir me donner un coup de main, tu as ton vieux poursuiveur un peu rouillé!
Il espérait qu'il accepterait. A priori, il n'avait pas à s'en faire, mais si jamais Charlie lui disait non, il ne manquait non pas une mais deux occasions en or... Et ça, il ne pourrait pas laisser passer. Ronove se redressa un peu, faisant rouler ses épaules endolories sans se soucier des craquements sonores que ce geste produisait.
    Au fait, par curiosité, il y a qui d'autre dans l'équipe? Et dans celle adverse?

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Mer 12 Fév - 23:26

Dans les anniversaires, dans les bals populaires, Pour les nouveaux mariés, pour la nouvelle année, Même dans les discothèques quand on veut faire la fête, Il n'y a rien de plus simple, il suffit de danser Benjamin Ronove & Charlie Foxx


Qu’il reste calme. Le fait qu’il faille avouer que rien ne doive arrêter Charlie. Préfet-en-chef ? Joueur de quidditch motivé et déterminé ? Pffeuh ! Que ça ne change rien à sa volonté ! Ainsi qu’il ne vaille mieux pas que Charlie s’énerve maintenant, pour qu’il réussisse à convaincre Benjamin Renove d’entrer dans son équipe. Pour des raisons simples et concises ; le simple fait qu’il faille qu’Alix Barthelemy soit battue, qu’elle soit remise à sa place, qu’elle sache qu’elle ne puisse pas être la meilleure de partout. Et surtout pas au Quidditch, qu’il ne faille pas qu’elle oublie qu’elle soit une fille avant tout !


Pourquoi est-ce qu’il faille que la réponse de Benjamin Ronove soit si désagréable pour Charlie ? Qu’il lui demande d’aller danser à un bal, sérieusement ? Que ce soit pour son bien ou pour sa fierté, que Charlie voie qu’il doive accepter ! (je galère je galère coucou).

Doivent jouer ; Icarus, l’autre préfet là, en attrapeur. Et qu’Elizabeth, la serpentarde, soit notre gardienne ! Qu’Upsilon, mon pote, batte les cognards à mes côtés ! Que Jude et Wesley soient nos autres poursuiveurs ! Et enfin… que tu sois notre dernier poursuiveur. S’t’eu plait Ben. Que ton truc de thé dansant aie l’air nul c… enfin… ‘tain. Okay, soit. Que je le fasse puisqu’il le faille. (OMG ON DIRAIT JACOUILLE). Que Charlie soit fatigué ne doive pas l’arrêter dans sa détermination. Qu’il s’approche vers Ben pour qu’il plonge ses yeux dans les siens. Dans l’équipe d’Alix, qu’ils aillent tous au diable ! Qu’il y ait Alix, qu’il y ait Emmet, que Ginkgo soit sur un tapis volant, ou qu’encore Garfield soit leur attrapeur, qu’Evelynn vole après le souaffle ou que Silas nous envoie des cognards dans la tronche… Ou que Mor… Que madame Morgan soit poursuiveur… Qu’on n’en a rien à cirer !  
Que Charlie soit fatigué ne doive pas l’empêcher de convaincre Ronove. Qu’il aille ainsi danser ! Que ça lui rappelle des souvenirs, que ça lui dégourdisse les jambes mais par pitié… Que Ben accepte ce marché !

{Que ce défit soit nul, pour notre bien à tous ! Que je sois désolée et que ça aie tellement changé la qualité de mon rp, que je sois obligée de m'en excuser. Que tout ça, que je pense en subjonctif. Que je hais mes idées. Que. Que. GRRRR. Non vraiment, désolée, c'est pour le préfet, et j'ai galéré, et j'ai surement loupé des que quelque part XD }

(c) Bloody Storm

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Jeu 20 Fév - 15:09

    


Charlie semblait soudainement pris d'une drôle de magie qui le faisait parler comme un messager moyenâgeux déclamant pompeusement les invités à la table du Roi. Ronove lui jeta un petit coup d’œil un peu inquiet, mais voyant le grand petit Gryffon avec sa mine habituelle de sourcils perpétuellement froncés, il fut rassuré et mis ce petit détail de côté. Il connaissait les élèves de son équipe - en même temps il connaissait beaucoup de monde - certains même très bien, et ça lui fit plaisir. Charlie avait bien choisi. Il avait pas l'air très content à l'idée de venir à cette soirée, mais il accepta sans trop de difficulté, et ceci apporta un immense sourire très lumineux à la bouche du concierge. L'équipe d'Alix n'était pas inconnue également, même s'il eut un moment d'arrêt sur Ginkgo. Il ne préféra pas trop réfléchir au comment de quoi QUOI? pour ne pas déglinguer ses petits neurones mais quand même... Le seul nom qui lui apporta vraiment une réaction autre que sourire fut le dernier, qui lui décrocha une grimace avant qu'il ne se reprenne. Au moins ils ne devraient pas être quo-équipiers. Ç’aurait été un désastre. Alix et Charlie créaient assez d'embrouilles à tous les deux pour qu'il vienne en rajouter. Il se tacherait juste de l'éviter une fois dans les airs, autant qu'il le pourrait.

Ça marche, j'accepte! Je te donnerai les infos pour le thé plus tard, c'est pas tout de suite donc on a le temps! Son regard vint se poser sur le balai qu'il tenait à la main. Un balai si différent que ceux utilisés pour le Quidditch. Et pourtant, la base était la même. Le maniement, en revanche, était une toute autre paire de manche. Ronove passa une main dans ses cheveux et regarda par la fenêtre, essayant de cacher sa gêne. Par contre... Quand je te disais que j'étais rouillé, c'était pas une exagération, je n'ai pas volé depuis... un bon bout de temps.

Il devrait peut-être s'entrainer... Ils n'avaient pas beaucoup de temps en plus. Ronove n'avait aucune envie à se retrouver à zigzaguer ou à tomber de son balai. Il ne pouvait pas faire ça au reste de l'équipe, et puis... Et puis bon ça serait la honte quand même. Les blagues sur les balais ne s'arrêteraient jamais. Ce serait un vrai cauchemar. Il commença un tout petit peu silencieusement à paniquer parce que, merde, vingt ans c'est pas rien. Vélo non oublié ou quoi ou pas, un vélo ça flotte pas à des mètres du sol et une chute n'est pas aussi potentiellement mortelle. Il se sentait comme s'il avait onze ans de nouveau, et qu'on lui demandait pour la première fois d'enfourcher un balai et de décoller.  
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Dim 23 Fév - 15:25



I'M A BANANA.

I'm a banana
I'm a banana I'm a banana Look at me move Ahh Ahh Banana power Banana power Banana power Pow pow pow weerrr weerr! Cart Mart Dart Fart Heart Tart Start Dart Heart Chicken Chicken, I am chicken, Chicken STOP!


Ginkgo. Et la tête de Benjamin Ronove se décomposa, son teint devint beaucoup plus pale. Quoi, il avait peur des poneys ? Charlie fronça les sourcils et posa ses mains sur sa taille. C'était qu'un détail, fallait pas s'en faire pour ça ! De toute façon, le cheval serait sur une sorte de tapis volant à la Aladdin, pas de quoi en faire... Attendez, le coeur de Charlie s'accéléra. Ben ne pourrait pas refuser pour un détail aussi insignifiant quand même ? C'est comme si le français refusait de faire un match parce que... Non, non je ne révèlerai pas sa plus grande peur ici, mais bref, parce que cette chose se trouvait sur un balai volant le temps d'un match. Quoi que ce serait particulièrement flippant, un lam... Bref. Il s'approcha du concierge. Il ne lui connaissait pourtant aucun lien négatif ! Même avec Alix, il arrivait à s'entendre. Et pire, ils étaient harchi proches. Berk. D'ailleurs, il aurait pu l'inviter elle pour l'ouverture de son bal, il lui semblait qu'il avait entendu dire qu'elle savait danser. Enfin, peut-être pas, il n'était pas sûr après tout, qu'importe.

« T'inquiètes, il sera gardien, et sur un tapis. Autant le dire, pas un danger. Ce truc serait capable de sauter sur une luciole ou un cognard s'il trouve ça beau. » grogna Charlie pour rassurer son concierge presque préféré (oui, presque parce qu'il n'avait pas réellement le choix). Il sembla d'ailleurs se radoucir. « Ça marche, j'accepte! Je te donnerai les infos pour le thé plus tard, c'est pas tout de suite donc on a le temps!  » déclara-t-il, ce qui décocha un sourire au préfet.

Tant mieux. Le match, lui était imminant. Charlie soupira. Voilà  longtemps qu'il n'avait pas dansé non plus. Quoi... depuis la rentrée ? Ses parents l'emmenant régulièrement dans des réceptions de vieux bourges pour exposer le talent de leur fils au monde entier. Tristesse, voilà de quoi bien embêter le jeune Charlie qui, un peu plus mature que ses jeunes années, se laissait faire pour faible plaisir aux parents. Qu'importe, il fronça ses sourcils. Il était rouillé ? On s'en fout, c'était comme le vélo, ça s'oubliait pas, le quidditch. Enfin... Charlie le pensait, puisqu'en réalité il n'avait jamais cessé de toucher son balai, et ce depuis sa première année dans l'académie (ndal; on ne rit pas). Et puis, peu importe, ce qui comptait c'était la tête que ferait Alix quand elle devrait dégommer son "papa" Charlie ne savait trop quoi. Un avantage non négligeable.

« C'est pas grave Ben, on fera un entrainement un de ces quatre. Tu te souviens de comment on monte dessus ? » demanda Charlie en s'approchant du concierge et en lui prenant son balai des mains. « Une fois que tu l'as en main, tu te mets dessus, comme ça, et tu tiens bien fermement le manche. »

Est-ce que je, moi auteur désespérée, dois vraiment vous décrire cette scène peu glorieuse où Charlie, empoignant le manche du balai, venait de le passer entre ses jambes, fermement décidé à rappeler à Ben à quel point c'était facile de voler sur un balai qui ici, n'était même pas volant ? Oui ? Bon. D'accord. Voilà, donc. Hm. Charlie avait enfourné son balai pas volant, ses deux mains accrochées au manche. Ses jambes étaient courbées et écartées,; il était à califourchon sur un balai pas volant. Sans vraiment se rendre compte du ridicule de la scène, il regarda Benjamen Ronove droit dans les yeux, très concentré et à fond dans ce qu'il faisait. Il fallait dire que pour lui, le quidditch, c'était la vie et ne pouvait jamais avoir l'air ridicule. Même dans cette situation. Bref.

« Et donc tu vois » dit-il en penchant son buste sur le côté, tendant l'une de ses jambes alors que l'autre se pliait de plus en plus, nous donnant l'impression d'un exercice de sport moldu « Quand tu veux tourner, tu n'as qu'à te pencher un peu ou beaucoup selon ce que tu veux. EASY ! » rajouta-t-il en se redressant. Il passage une jambe au dessus de son balai et le tendit à Ben. Vas-y, essaye ! » demanda-t-il, très fier de sa leçon.

Il avait toujours eu le Quidditch dans le sang. Apprenant avec Morgan, il avait quand même pas mal évolué depuis sa première année. Dès deuxième, il était entré dans l'équipe des gryffondors, puis en cinquième année, en était devenu le capitaine. Un sport qui avait bercé son esprit de compétition, l'avait entretenu pendant des années et aujourd'hui, faisait de lui l'homme qu'il était. Car sans ce satané Quidditch, certainement aurait-il de meilleures relations avec beaucoup de monde, mais son esprit de compétition était bien trop élevé pour qu'il se permette d'apprécier Silas, Drew ou pire, Alix. Alors qu'il fixait le concierge, ses yeux ne reflétaient que l'espoir qu'il avait en lui, la volonté qu'il avait de réussir, la confiance qu'il lui portait. Oui, avec Ronove, c'était obligé; ils gagneraient. Non puis sérieusement, s'il en avait pas l'air là, il était plutôt bon professeur. Et si jamais Ben était pas content, il aurait qu'à aller s'entrainer avec Morgan, et Charlie doutait fort que cette idée enchante le bonhomme.

love.disaster
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Dim 6 Avr - 0:06

   


▬ « T'inquiètes, il sera gardien, et sur un tapis. Autant le dire, pas un danger. Ce truc serait capable de sauter sur une luciole ou un cognard s'il trouve ça beau. »

Bug. Pardon? Un tapis? Ils voulaient se la jouer à Aladdin ou quoi? Si Ronove n'avait pas été inquiet au sujet de Ginkgo, maintenant il l'était. Pas en tant qu'adversaire, plutôt pour la sécurité du centaure. Être gardien voulait dire être rapide, enchainer les tonneaux, plonger devant le souaffle et faire de son corps un bouclier. Et le problème, c'est que Charlie n'avait pas vraiment tord. Ginkgo serait parfaitement capable d'aller de lui même vers un cognard. L'idée était assez terrifiante. Il espérait que Mademoiselle Euphrasie savait s'occuper de centaures... Le reste de l'équipe ne l'effrayait pas plus que ça. Enfin si, un peu quand même, après tout Alix avec une batte était terrifiante pour quiconque avait un peu de bon sens. Ron était juste rassuré que Morgan n'ait pas de poste de batteuse également.

Un entrainement était une bonne idée. Comme ça il pourrait également s'habituer à jouer avec cette équipe. En plus de ne pas avoir joué depuis des années, il avait toujours joué avec les mêmes personnes, que ce soit ses amis ou l'équipe des Poufsouffles de son temps. Il n'eut pas le temps d'en placer une, parce que oui bon quand même il se souvenait des bases, il doutait juste un peu de ses compétences, que Charlie lui prit le balai des mains et...

Oh Charlie non...

Le préfet avait-il la moindre idée de...? Ronove passa une main sur son visage pour se contrôler et faire mine de se concentrer. A vrai dire il était surtout concentré à ne pas rire. Il ne pouvait pas, devait pas, il ne rirait pas. Charlie avait l'air tellement passionné à califourchon comme ça, se dandinant pour lui expliquer comment naviguer dans les airs... Il ne pouvait pas se permettre de lui faire remarquer la situation actuelle. Ou les élèves derrière lui, à l'autre bout du couloir, qui ricanaient et s'arrêtaient pour regarder. Ou de... c'était un flash à l'instant? Espérons que le gryffon n'aurait rien remarqué... Ron reporta toute son attention sur lui, et fut aussitôt présenté avec son balai. Il tendit la main pour le reprendre avant qu'il ne se retrouve entre les jambes de Charlie et...

▬ « Vas-y, essaye ! »

Sa main s'arrêta suspendue en l'air l'espace d'une seconde.

Il saisit le manche. Il ne pouvait pas dire non. Il ne pouvait pas dire à Charlie qu'il savait très bien comment manipuler un balai pour voler et que c'était de se retrouver à un match qui l'inquiétait. Il ne pouvait pas refuser alors que le gamin avait l'air si content et fier de jouer au prof. Ou au coach. En fait, c'était surtout que Ronove était incapable de dire non. Alors il prit sur lui, et enfourcha le balai.

Le bruit qui suivit résonna clairement entre les murs et il ferma les yeux. Okay. C'était vraiment pas son jour. Il savait sans avoir besoin de regarder ce qui s'était passé mais il se retourna quand même à moitié pour regarder son postérieur. Ouais. Pantalon déchiré. Et bien sûr il portait le slip pikachu que sa sœur lui avait envoyé comme blague pour son anniversaire.
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Mer 16 Avr - 19:14
L’art de manier le manche à balai
Dude wanna hate on us ! Dude need'a ease on up, dude wanna act on up, but dude get shut like flavor shut ! Chicks say, she ain't down but chick backstage when we in town. She's like man on drunk, she wanna hit n' run. Yeah, that's the speed ! That's what we do ! That's who we be !


Charlie plissa les yeux; était-ce une lueur amusée qui courait dans le regard de son concierge préféré — en même temps c’était le seul. Il fronça les sourcils, mais ne se dégonfla pas : s’il voulait gagner contre Alix, il devait mettre toutes les chances de son côté, et montrer à Ben l’art de manier le manche à balai ! Enfourchant le bout de baton avec enthousiasme, il fit deux trois mouvements pour lui rappeler comment tourner. Puis c’était son tour; le préfet avait été totalement aveugle à l’amusement général qui régnait autour. Seul Benjamin Ronove et ses yeux brillants étaient moqueurs dans l’esprit de Charlie. Aaaaah si le pauvre garçon avait su. Qu’importe ! Il était temps que le gardien des balais lui montre ses talents de poursuiveur, et le français ne retint pas un sourire quand son ami attrapa l’objet, quelque peu hésitant. Quoi, lui avoir honte de quelque chose ? Il avait vécu tellement pire… Mais certainement pas Charlie. Qu’importe, il regarda, tout fier, son ami lever une jambe pour enjamber le balai.

Et puis il y eut comme un arrêt sur image; il se stoppa, ferma les yeux, comme ça, une jambe en l’air et l’autre le maintenant en équilibre, le balai entre les cuisses. Charlie porta le bout de ses doigts sur l’arrête de son nez, baissa son visage — il fallait absolument qu’il retienne l’envie de rire qui le démangeait à l’instant présent. Lèvres plissées, regard sur le sol, jambe agitée, il se concentrait. Ne pas rire. Ne pas rire. Ne pas rire.

Et puis, ce fut le drame. Il pouffa comme un gamin avant d’exploser sincèrement, laissant son rire éclater dans la salle qui résonnait. Il n’y avait que Benjamin Ronove pour faire ce genre de conneries. Il porta une main à sa bouche et tenta de calmer l’amusement qui avait pris possession de lui, un air faussement coupable dans le regard; « ‘xcuse Ben », déclara-t-il sans grande conviction, se retenant une nouvelle fois de ne pas exploser de rire. Il hésite à lui demander s’il avait grossi ces derniers temps ou si c’était Holly qui s’était amusée à passer son jean au sèche-linge, mais préféra se raviser. Il n’aurait pas voulu être à sa place, certainement pas, et n’aurait pas voulu qu’on se moque ouvertement de lui. Il baissa le regard sur le sol, coupable, et passa une main dans ses cheveux, un peu gêné. Charlie se montrait rarement amusé, mais là. Enfin. Il se racla la gorge, tâchant tant bien que mal de. Aider son ami ? « Attends je vais. » dit-il, retenant un nouveau spasme de rire. Attrapant le balai, il fit le tour du concierge pour se retrouver derrière lui. C’était. Pire. Que ce qu’il avait imaginé. Il hésita un instant à se moquer du trou énorme qui s’était créé quelques instants plus tôt, offrant une vue admirable sur le postérieur du monsieur, ou bien à rire du calbut qu’il portait. S’il ne le voyait pas entièrement, il discernait très clairement un oeil et la joue de. Pikachu ? Il était pas un peu vieux pour porter ce genre de choses ? Charlie attrapa l’arrête de son nez et se concentra de nouveau sur le sol. Il ne fallait surtout pas, surtout pas qu’il rit. « Sérieux… » déclara-t-il. Okay, il était pas très doué pour cacher ses émotions. Et surement pas son amusement à ce moment précis. Mais tout de même. Oh, il ne parlait pas du jean, mais Benjamin devait se douter qu’un morceau de son vêtement pendant sous ses fesses musclées pour afficher et bien, Pikachu ?

Il n’avait plus qu’à prier pour que Jazzie ne se ramène pas dans les parages, sans quoi il serait fiché à jamais. En y réfléchissant, Charlie se rendit compte qu’il connaissait des sorts nombreux pour retirer des vêtements, et aucun pour en recoudre. Il prit une inspiration et regarda le concierge qui s’était retourné vers lui, soudain plus calme. « C’comme ça que tu comptes séduire Morgan ? ». Bras croisé, sourcil levé, lèvres retenant nettement un sourire qui menaçait de s’afficher, un air un peu blasé, il regardait son compagnon, balai toujours à la main. C’était pas gagné, hein… Tout le monde savait que Holly & Ben ne s’entendaient pas réellement bien, mais tout le monde savait aussi que la haine entrainait forcément une attirance qui… Exception faite pour Alix et lui bien-sûr ! Je reprends donc, une attirance que Charlie soupçonnait chez son petit concierge Pikachu. Et bien sûr, parmi toutes les femmes de ce château (toutes plus terrifiantes les unes que les autres quant aux professeurs, il fallait bien le reconnaitre), Benjamin Ronove était allé chercher la pire. Presque pire. Nan elles étaient toutes pires; okay, la plus violente.
Peut-être un petit côté Masochiste refoulé ?
Ou pas refoulé, d’ailleurs ?


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L'art de manier le manche à balai [PV BEN]

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