Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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[Fluffy] Flesh — Drew.

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Ligue des Sorciers
& sorcier &almost is never enough



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Elise B. Dickney
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Sam 15 Fév - 1:27
y'a des jours comme ça
on serait mieux chez soi. Caché.

« J’en veux pas. » Constat. « Allez Elise, tu pues. » Soupir. « Pan, ça sent pas le clafouti. Et jme sens pas bien. » Ca pue le mâle, c’est pas normal. « Préfète exemplaire, à ce que je vois. » Moue frustrée. « Vous me faites tous chier. » Mais vraiment. « Allez, je te sers. » La demoiselle ne bouge pas. N’oscille d’un moindre geste. Elle reste là. Parfaitement immobile, le minois sombre — sans être ravagé. « Vous me le paierez. » Et elle croque dans la friandise. Ni une, ni deux. Sans plus attendre. Mettons fin à cette absurdité. Si aujourd’hui on la force à manger, que nous réservera demain ? Dickney, frotte-nous les pieds ! Grimace.

Impact.

Volte face. Boum boum boum. Pulsions sauvages qui tentent de s’échapper — loin de ce corps, de ces entraves. Tentative désespérée — il cherche l’aimé. Pardon ? Arrêt. Le cerveau a du mal. Trop tard. Le regard, déjà, a perçu la proie. NON. Les larmes montent aux yeux, la blonde est déjà debout, tremblotante, hirsute, dépossédée. « Ne… T’en va pas. » Murmure faible, brisé. Dépendance inavouée. Attirance soudaine. A n’y rien comprendre.

Cours, cours.

Enjambées félines, sourire carnassier retrouvé, quoique encore alarmé. Il est là, si proche, si loin, trop loin. Encore un peu Elise, encore un peu. Son dos, si large. Envie de surprise. Neurones en hyperactivités, adrénaline à se l’exploser. Il t’échappe ! A peine eût-il passé une poignée de marche délimitant deux endroits différents, que le voilà piégé.

Bondis, acquiers.

Elle est là. Contre lui. Ses mains possessives s’éprenant presque violement du torse ô combien viril. Ne serait-ce pas une de ses menottes, là, s’étant faufilée sous l’habit ? Et ca lui plait. Rassurant mais insuffisant. Elle veut plus. Son sang bout, c’est irrépressible. Maladif. Alors la voilà, a mordre l’épaule de son cadet — presque sensuellement. Serait-ce un ronron satisfait, prenant sa gorge ? Une jambe vient s’enrouler contre le bipède — faussant ses mouvements.

Et encore.
Tout ne fait que commencer.

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Sam 15 Fév - 4:24

Midi passé.  Le grand sorcier avait finis que certains commençait à peine leur rosebeaf. Il était trop ponctuel, il mangeait avant tout le monde. Tout seul. Wes avait cours tard et Evelynn... Eh bien, Evelynn avait une vie et des amis. Elle. Bref. Drew ne trouvait rien d’intéressant à rester assis sur un banc trop étroit à fixer son assiette dans laquelle trois miettes de pain se battaient en duel pour savoir qui dominerait le monde des licornespotames.

Il se leva alors que des élèves avaient un regard bizarre, inquiétant. Près de la porte, une jeune fille était en pleure. Elle cherchait désespérément quelqu'un du regard. Plus loin, un garçon émis un râle sauvage en voyant un camarade se servir de la purée. Un fracas de verre. Des cris. Drew sursauta. Il ne regarda pas derrière lui et s’enfuie. Loin. Vite.

La dernière fois, ménagerie avait été un euphémisme. Pas encore. Pas de nouveau. Non !

Le stress faisait battre son cœur. Les cris grossir ses yeux. Le bruit de la porte accélérer ses pas.

Cette fois, c'était sur.
Let's rock again baby !

Choc fatal. Un corps dans son dos. De toutes... évidences féminin. Drew ferma les yeux et serra la mâchoire, résigné. Et bombabouse. Encore. BLOODY SCHOOL.

Crispation extrême, tempes en sueur, yeux ronds. C'était quoi ça ? Là, juste sous sa chemise ? Contre sa peau. Il n'osa pas regarder derrière lui. Qu'allait-t-il découvrir ? QUI ?

Déjà un garçon se précipitait dans les escaliers. Un autre se traînait tant bien que mal une hystérique le déshabillant presque, les yeux fous... de passion. MAIS C'ETAIT QUOI CA ?

Drew était de glace. Oui. Mais pas toujours. Et là. Non. Non. NON ! Mais c'était qu'elle le mordait... Mais c'était qu'elle le chauffait. Drew rougis. Mais c'était qu'il chauffait ! BLOODY HELL !

Affolé il regarda. Malheur! La pire des visions. La pire de toutes. La pire ! L'incarnation du pire. Le pire incarné. En une harpie blonde, passionnée, en voulant à son corps – pas si étonnant en y pensant bien. Mais que foutais la Dickney accrochée à lui ?! BLOODY WORLD !

Drew eu un mouvement bon de recul. Effrayé. Mais une jambe bien trop sensuelle s'était mêlée aux siennes. Des marches mal placées avaient butées contre ses pieds. Inévitables. Chûte. BLOODY ESCALIER !

Le pire to pire.  Le cauchemar. L'enfer. Le tartare.
Il était là. Écrasé contre l'escalier. Rouge aux joues. Impuissance totale. Muscles tétanisés. Yeux exorbités. Pupilles tremblantes. Corps bouillant. Cœur affolé. Cerveaux grillé. Face à face à la harpie blonde. Trop proche. Beaucoup trop proche. Trop de cris. Beaucoup trop d'hystérie. Trop d'amour. Beaucoup trop de folie. Trop d'action. BEAUCOUP TROP DE PASSION !


Cordialement,

Bloody castle

[Je termine à 4h passé (avec Touch A, Touch A, Touch Me du Rocky Horror Show, tmtc), tu m'excuseras les fautes, je corrigerai demain... Luve ♥]
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Elise B. Dickney
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Sam 15 Fév - 19:09
gonna rock your body all night
it's lust on first sight !

« Si proche. Si sien. Tombé, le voilà affalé. Ronron satisfait, quoique meneur. Elise sent sa rougeur. De quoi se gène-t-il, comment peut-il avoir peur ? Ne ressent-il donc pas ? Cette exaltante adrénaline. La demoiselle se moque. Trop de pudeur, de raideur. Quel enfant. Et encore — aucun refus. Est-il lâche, ou psychologiquement atteint ? Qu’importe, elle aime ça. Son cerveau déconnecté, encore atrophié, tente de crier. Mais rien à faire, son organe principal tambourine dans sa poitrine — instinct animal. Ascendant dominant.  Elle aimerait bien miauler, constater. Mais sa gorge semble enrouée. Serait-ce l’émotion face à ce corps s’offrant si amoureusement ? Car il ne peut en être autrement. Le jeune Slater ne peut être que fou d’elle. Elle Elise. Elle préfète Serdaigle. Comment pourrait-ce être à sens unique ? Devrait-elle s’en assurer, demander ? Ou juste se contenter de le faire craquer ? Mais qu’en dire ? Il est déjà au sol. Comme dépendant de ses caresses, de ses envies. N’est-elle pas telle une reine ? Que vouloir de plus. Si peu réactif. L’amour propre de notre blonde s’en verrait presque meurtri. Ah. D’ailleurs. Serait-ce des larmes, là, venant à poindre dans ses yeux ? Dickney ravale un sanglot. Pourquoi tu chiales ?

Tant de beauté.

Oui. Cela la frappe si fort — si violement. A n’y rien comprendre. Émotion profonde et inavouée, quasi tremblante. Un doigt hésitant vient parcourir la mâchoire du lion, avant d’en préférer les lèvres, puis la jugulaire. Et ce siège, oui, ce siège. Quel phénomène.  Soit, soyons clairs, ici, le corps du mâle — sans doute complètement paumé. Qui n’avait pas pipé mot. Pourquoi se murer ? N’étaient-ils pas amants ? Incompréhension fébrile. Colère désespérée grandissant dans les entrailles de l’éperdue Ravenclaw. Elle finit par abattre avec violence ses deux paumes contre le - gosh - ô combien musclé et viril thorax du brun. Le regard perdu, Elise n’avait qu’une chose à dire : « Il serait temps que tu enlèves ce balai profondément ancré dans ton certes musclé fessier, Drew. » Ton quasi hautain — réalisation des propos. Son cœur se déchirant soudainement à l’idée d’avoir fait souffrir son tendre, la tendre enfant éclata en sanglots. Puis se reprit, évidemment. Car après tout, n’était-ce pas l’unique vérité ?  Tout n’était que pour son bien. Oui. Exactement. Moue sadique, yeux encore emplis d’eau. La voilà qui se penche, glissant une de ses jambes entre celles du soumis. Pression évidente, Elise approche son visage, un demi sourire pavant le tout. Ses cheveux viennent chatouiller le minois du pauvre innocent, alors qu’elle en vient à murmurer, bouche collée contre oreille : « Mais ne t’inquiète pas, mon chou. Je vais t’apprendre, moi, à aimer ça. » Pause volontaire, que trop satanique. « Après tout, nous sommes fait l’un pour l’autre, n’est-ce pas ? » A-t-il vraiment le choix ? Drew, si tu étais sain d’esprit, tu sauverais ta peau.

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Dim 16 Fév - 2:06
Quel impuissant. Quel soumis. Quel... néofite. Néofite dans tellement de domaine, que peu importe la situation il aurait été aussi actif qu'une truite laissée trop longtemps au soleil. Ou une écrevisse en plein désert. Oui. Au vu de la couleur non moins écarlate qu'un rouquin à Rio qu'arborait ses joues, son front, son nez, son cou, son corps, l'écrevisse saharienne était plus représentative.

Oh ! Mais qu'est ce qu'elle faisait encore avec sa main ? .. Ses doigts fins et gracieux...
Non, ses doigts maigre et crochus. Ses serres de harpies venant lui caresser le visage, la mâchoire... son cou ! Trop de sensualité... S'en était indécent ! Insensé ! Tellement fou que Drew en retrouva la mobilité. Non, disons plutôt, le contrôle de son faciès . Faciès que la Dickney trouvais un peu beaucoup trop attirant.

Dégoût ? Ecoeurement extrême ? Répulsion absolue ? Fond de plaisir inassumé ? Non, pas ça. Mais bien des qualificatifs auraient convenus à la mou tordant le visage. Son estomac se crispait à la simple vu de ce contact sensuel, et pourtant Drew ne pouvait quitter les doigts graciles des yeux. Allait-il vomir ? Exulter peut-être ? En tout cas, il aurait bien hurlé.

Que ! Aïe! Mais c'était qu'elle devenait brutale en plus ! Drew chercha il ne savait quoi du regard, agitant sa tête de droite à gauche avant de stopper net sur le visage mouillé de larme de l'autre folle.

« Il serait temps que tu enlèves ce balai profondément ancré dans ton certes musclé fessier, Drew. »

De... Mais il était hors de question qu'il enlève quoi que se soit de son cul pour cette vieille harpie hystérique et. Wait. Comment elle savait qu'elles étaient musclées ses fesses ? Seriously ? Wait. Who cares ?

Wow. Mais c'était qu'elle pleurait ! Pourquoi il avait pas de camera ?

De toute façon Drew flippait de plus en plus. Elle allait le violer. Elle allait le viol..OUCH ! Trop de pression. Là. Juste là. LA! LA !! Dégage cette jambe Dickney ! Elle va finir par vraiment le faire b. Arg. Non. Pas elle. Pas avec elle ! C'est ignoble. Horrible. Contre nature. Dégeu. Pas po... Ouuuuh, trop proche le visage. Trop trop trop trop proche le visage. Pas ça. Pas son premier. Pas avec elle! Non, éloigne tes lèvres la folle ! Yeux qui louchent, mou ne sachant plus ce qu'elle exprime, frissons n'ayant rien à faire là – mais bouse quoi, c'était Elise! - poitrine prête à exploser. Drew se. « Mais ne t’inquiète pas, mon chou. Je vais t’apprendre, moi, à aimer ça. » Trop. C'était trop. Pas elle. Jamais elle. Elle lui volera pas CA. Non. C'était trop. Drew était à bout. C'était. « Après tout, nous sommes fait l’un pour l’autre, n’est-ce pas ?  »

Stop ! Non. Phrase fatale. Le corps se réveil. BOOM ! Voila Drew se retrouvant trois mètres plus haut, debout, essoufflé, incrédule, rouge. Elise ? Là bas. En bas. A croire que les harpies ça vole pas. Même quand "l'homme de leur vie" les propulse de toute ses forces.

Mais qu'est ce qu'il lui a pris. Tout ces contacts avec. CA. Il allait devoir plonger dans un chaudron au contenue obscur s'il voulait décontaminer sa peau. Trois fois. Au moins.

« MAIS T'ES PAS BIEN LA DICKNEY ?! TU JOUES A QUOI LA ESPECE DE VIEILLE HARPIES LIBIDONEUSE ?! »

Drew avait les yeux en feux, les jambes en bétons et l'adrénaline au plus haut. Là, tout de suite, si elle faisait un seul mouvement, l'autre tarée blonde, il bondissait. Elle le toucherai plus. JAMAIS.
Ah, bah non ! Surtout pas assumer que. Bah. Il avait. Un peu? Mais juste un tout petit peu. Apprécié. Non ! Jamais ! Elise était une harpie. C'était tout. Pour toujours. ET A JAMAIS !
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Elise B. Dickney
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Mer 19 Fév - 16:31
Your body's a weapon tonight
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« La demoiselle valse, éjectée du brun, elle ne tarde à s’échouer au sol. Et ça fait mal. Elle le dévisage, éberluée, cœur en miettes. Dans son tréfonds, une colère s’enrage, hurle et se démène — mais rien n’y fait. Elise ne l’entend pas, trop concentrée sur sa moitié. Figée, elle reste là, ses larmes dévalant ses grands yeux innocents. Ne sommes-nous pas faits l’un pour l’autre ? L’incompréhension barbouille ses traits alors que dans sa tête, tout n’est qu’interrogations. Qu’a-t-elle bien fait ? Mérite-t-elle un tel rejet ? Et ces mots, hurlés. Sa poitrine se resserre, l’étouffant presque. Ramassée sur elle même, notre préfète se recroqueville, une main au sein. Que cesse cette douleur ! Et ces flots humides qui ne s’arrêtent pas. Est-ce sans fin  ? Ses boyaux se tordent alors que désespérée, quasi noyée, elle s’indigne, dépossédée : « Mais ne vois-tu donc pas à quel point je t’aime ?! » Pitoyable. Cri faiblard, sa vision se trouble. Ne veut-il donc pas de moi ? Question existentielle qui déchire les moindres recoins de son être. C’est insensé. Complètement absurde. « Pourquoi ? » Indignation profonde. « Pourquoi me fais-tu ça, à moi ? »  La Serdaigle est lancée, son âme effondrée n’arrive pas à s’arrêter. « Ne suis-je donc rien pour toi ? » Sanglots énormes alors que les plaintes sont lâchées, vives — presque hurlées. Délaissée voilà Elise qui s’énerve, boudant amèrement ce refus insensé. Elle voudrait continuer à parler, mais sa gorge que trop enrouée est comme un scellée. Réduite à néant, par pur mécanisme d’auto défense, la préfète empoigne baguette. Laisse-moi être près de toi. Pause — temps d’une inspiration.

« Incarcerem ! »

N’avait-on jamais prévenu les autres maisons de ne jamais pousser à bout leurs compagnons corbeaux ? Joues ruisselantes se tarissant lentement, la blonde avance, redressée dans toute son instabilité. Tu vas voir, Slater. Reniflement. Ne démens pas tes sentiments. Ses pieds heurtent les marches, se rapprochant automatiquement de l’aimé. Elise ne peut pas lutter — attirée.

Cycle infernal, souvenirs éthérés.
N’est-ce pas un peu bizarre ?

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Mer 19 Fév - 21:45
Les premiers temps, Drew avait pensé à une blague. Mais... Mais ces larmes semblaient sincères. Elle pleurait parce qu'il l'avait rejeté !!! Mais c'était quoi ce bordel ?!

Il l'observait, raide et crispé, les sourcils arqués. Elle se repliait sur elle même en geignant – comportement plus qu’inhabituel – et se...

« Mais arrête de te toucher le sein, espèce de psych... hurla-t-il écarlate – de colère ou de gêne ? »

Elle ne l'écoutait pas. Le coupa net. Geignant son amour, pleurant son incompréhension, hurlant sa dépendance. Mais qu'est ce qui lui prenait ?! Vu la proximité qu'avait eu leur deux visages – oh désespoir, Elise ne pouvait confondre Drew avec quelqu'un d'autres. Drew, le morveux, l'imbécile, le moche, le gros, le cas social, le troll, le gobelin. Elle l'avait affublé de tellement de noms et d'insultes témoignant de son antipathie. Et elle lui faisait une déclaration désespérée. L'amour fou brillait dans ses larmes. La passion vibrait dans sa voix. S'en était déstabilisant. Elle lui avait tellement pourri la vie ces dernières années... Et elle osait lui demander. Lui hurler qu'elle. Qu'elle pouvait être QUELQUE CHOSE pour lui ?! Bloody castle.

« T'es pas bien la Dickney, aboya-t-il, écarlate. Je te l'ai pas assez répété sale harpie ?! Tu crois vraiment que je pourrais être a.. am... Tu rêves ! Redescend de ton balais pauvre tarée ! Le jour où tu auras la moindre importance pour moi, Meme sera intelli... Dickney, qu'est ce que tu fa... FAAAIT?! »

Pris dans sa rage, Drew n'avait pas vu le fourbe éclair de folie passer dans le regard d'Elise. Elle avait sortie sa baguette. Elle ressemblait à une poupée de porcelaine ensorcelée. Une poupée machiavélique. Effrayante. Folle. Et pire que tout : a. a. amou...

« INCARCEREM ! Rugi-t-elle »

Drew eu le réflexe de bondir à temps. Presque à temps. La sorcière blonde était diablement bonn... Douée. Le sorcier fut arrêté dans sa chute. Une corde venait d'entraver son poignet droit et le lier à la rambarde du palier au dessus de lui. Une deuxième corde agrippa son bras et l'enserrera au dessus de sa tête. Il tenta de toutes ses forces de s'arracher aux entraves. En vain. Il était désespérément bloqué, debout contre le mur. Il était prisonnier. Il était à sa merci.

Il était à sa merci. Et c'était terrifiant.
Ou était-ce une pointe d'excitation là, qui remuait son estomac ?

« T'approche pas sale harpie! cracha-t-il »

Il avait mis toute la conviction qu'il pouvait. Ses sourcils étaient froncés, sa mâchoire serrée, ses yeux assassins, son visage menaçant. Il faisait le méchant. Il voulait lui faire peur. Il était impressionnant. Quelle mauvaise idée.

Elle s'approchait. Elle se traînait. Lentement.Trainant son corps. Elle s'approchait de sa proie tel un prédateur blessé. Elle ressemblait à une morte-vivant. Effrayante. Sans compter la détermination et la rage animal qui prenait le pas sur le désespoir et la misère. La flamme se ravivait dans ses yeux. La flamme du prédateur. Il était la proie.

Elle allait le bouffer.

Au secours.
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Elise B. Dickney
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Sam 1 Mar - 12:37
I'm just a lovesick criminal
it's lust on first sight !

« T’es misérable, Slater. » Dédain quasi hautain dégoulinant des lèvres de la blonde — éclair de lucidité fugace, constat frappant. Mais comment lutter ? Pourquoi aller écouter sa raison criant au subterfuge, quand tout un corps réclame second avec ardeur ? Ce n’était pas comparable. « Mais bon, c’est ta nature — et tu aimes tellement ça. » Sourire sardonique, yeux amoureux. La voilà qui replonge, luttant entre sadisme exagéré et passion désespérée.  Ca n’aurait pas du se passer ainsi. Et alors ? Le mal était fait, il n’y avait plus raison de batailler — pouvait-on seulement ? Non, effectivement. « J’aime pas quand tu me repousses chou. Regarde-toi, t’es tout tendu. Ca te fait du mal, tu sais ? » Moue peinée, presque effondrée. Les larmes se bousculent, pourtant réprimées. Elise Blaze Dickney ne s’avouera pas vaincue. Dressée sur ses deux pieds, elle fait face à la masse. Presque charmant. Encore trop repoussé, habillé. « Tu dois mourir de chaud. » Alors elle se colle contre lui, allant mettre ses mains glacées sous le haut déjà bien débraillé. Ses doigts parcourent silencieusement le torse musclé de son aimé, une certaine sérénité s’affichant sur son visage. Satisfaite ? « Tu voudrais pas que je te l’enlève ? Car. Enfin, tu peux pas trop. » Innocence trompée et maladroite. Attaché ? Toi ? Enfin, je comprends paas. Oserait-il la rejeter d’un coup de pied qu’elle lui adresserait un stupefix bien calé. Quoique, ce serait peut-être trop gentil. Pensive, la demoiselle finit par plonger ses iris d’obsidiennes dans comparses. Hmm. T’es beau. Un canon qui ravive ses hormones. La drogue au clafoutis lui remonte au cœur, et d’une pulsion la voilà qui vient cueillir la bouche du brun impuissant.

Et rassurez-vous,
ce n’eût rien d’enfantin.

Sauvagerie farouche, morsure au détour. La préfète prit l’offert, allant même chercher au delà, vers le plus réservé. De toute façon, il était à elle, non ? Contraste frappant vis à vis du sensuel retrait. Puis, calmement : « Dis-moi que tu m’aimes, Drew. » S’il te plaît fébrile se sentant dans son ton alors que toujours contre lui, c’est d’un pincement diffus qu’un doute l’assaille.

Le voulait-elle seulement ?


hrp:
 
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Dim 2 Mar - 15:22
Drew avait l'habitude qu'Elise le rabaisse à tort à travers. Alors, franchement, il se moquait qu'elle le trouve misérable, minable et il ne savait quoi encore. C'était incohérent avec ce qu'elle déblatérait à propos de son amour débordant et de sa passion à son égard, mais là encore, c'était pas ce qui le rendait livide, l'écarlate de son visage s'écoulant. Tel un thermomètre passant de 60C à 0 en quelque seconde. Ce regard. Ce sourire. Ces paroles. Elle. Il.

Elle lui faisait peur. Atrocement peur.

Vraiment. Elle n'était pas normale. Il la connaissait bien Elise. Ça ce n'était pas Elise. Sinon il plaignait la moindre personne pour qui elle tomberait. C'était. Bizarre. Effrayant. Fou. Incontrôlable. Vide de tout hormis d'amour, de folie et de passion semblant tombés du ciel. Ce n'était pas Elise, pas la Elise qu'il connaissait. Ce n'était pas la harpie, c'était pas la goule dont il avait l'habitude. Elle était différente. Elle était encore plus redoutable.

Alors que le gracile corps de la sorcière se glissait contre le sien, une bouffée de chaleur vint en effet redonner ses couleurs au visage du sorcier. Et bien plus encore. Le pire, Elise était trop petite. Ou Drew trop grand. Enfin, il ne pouvait même pas lui mettre un coup de boule sans s'arracher les épaules.

Et que dire des frissons parcourant tout son corps alors que la sorcière venait glisser ses mains sous sa chemise. Que dire de sa peau parcourue d'un courant électrique si vif qu'elle se recouvrit de chaire de poule. Effet de la température glacée des paumes contre son torse ou des pulsions masculines que Drew avait de plus en plus de mal à contenir et surtout. Ignorer.

Il paniquait. A cause de ce qui pourrait lui arriver comme ce qu'il se mettait à pouvoir accepter qu'il lui arrive. Là-bas, tout au fond, dans cette partie de son cerveaux qu'il se refusait d'écouter depuis bien bien longtemps. Jamais. Pour rien au monde. Plutôt mourir. Voila les seuls pensées auxquelles il pouvait se raccrocher. Pas elle. Pas avec elle. Jamais. Drew la dévisagea de la tête au pied. Ou plutôt de la poitrine écrasée contre son buste – par Merlin, ce qu'il luttait pour ne pas y penser – jusqu'à ses bleus yeux fous et terrifiants.

Mais Drew, une fois encore, qu'est ce qui te terrifiait le plus ? Ce que tu voyais dans ses yeux ou le sourire que ton corps entier hurlait ? Tu t'en rendais compte, là qu'elle était si proche, qu'elle se donnait tout entière, qu'elle était à porté de main – enfin, métaphoriquement parlant, parce que là, c'était compliqué – qu'elle ne te traitait pas comme un mioche, pas tout à fait comme avant, que tu n'avais rien à lui prouver, juste toi, ton corps, elle et le sien. Tu rendais compte que c'était un affreux dilemme. Affreux dilemme soulevant sans doute plus deux deux questions. Mais auquel tu ne connaissais qu'une réponse.

Les habitudes parlent sans concerter l'esprit. Elles sortent, automatiques. Automatiques mais dénuées de toute âme, de tout impact.

« Même si je le pouvais, cracha-t-il entre ses dents, je ne le ferais pas pour toi!»

Sa phrase se termina dans un hoquet étouffé. Plus aucun bruit de pouvait passer ses lèvres. Ses lèvres occupées par celles, affreusement douces et charnues d'Elise. Connexion interrompue. Veuillez reconnecter le système. Non. Non. Non. Ça ne se pouvait pas. Pas comme ça. Pas là. Pas. Pas comme ça. Alors que la sorcière prenait ses libertés, dévorant avec passion et sauvagerie la bouche du pauvre Drew, celui ci se sentait volé. Violé.

Viol consenti ? Quelle victime finis par clore ses paupières et se laisser aller à tel geste ? Quelle victime laisse se faire voler son premier baiser avec une brûlante chaleur au ventre ? Quelle victime ne peut réprimer un sourire inconscient en se faisant mordre presque jusqu'au sang ? Quelle véritable victime se retrouve déconnecté de toute réalité tant elle apprécie cet agression ? Quelle victime en aurait presque demandé plus alors que son persécuteur se retirait dans tout l'art et la manière ?

Alors que le brûlant baiser prenait fin, Drew eut un coup au cœur. Mais que venait-il de faire ? Il se sentait minable. Et quoi de mieux que du lui cracher au visage. A Elle. La voleuse. La violeuse. La tortionnaire. La bien trop brûlante. La bien trop tentante.

« Plutôt mourir. »

C'était venimeux. C'était âpre. C'était aigre. C'était amer. C'était tout ce qu'il ressentait à son égard à ce moment même. Pour tout ce qu'elle provoquait, en geste, comme en émotion. Foutue Elise.

Alors seulement, Drew posa le regard sur une scène se déroulant plus loin. Une fille, pleurait au cou d'une autre, visiblement désappointée. Une plainte attira ensuite son attention. Un jeune garçon cette fois. Il semblait souffrir, trop pour que se soit réel, alors qu'une dernière année tentait de le repousser gentiment. Enfin. Enfin il était atteint par un éclair de lucidité. Il se doutait déjà que quelque chose clochait. Seulement, il savait désormais qu'ils n'étaient pas des cas isolés.

Ils voulaient de l'amour. Que de l'amour. Encore de l'amour. Elise voulait son amour. A lui. A tous prix, pour le meilleur et pour le pire. Ça le désespérait comme situation, mais c'était ainsi. Il devait s'y résoudre. Il devait arrêter. Passer au dessus des jeux et de la fierté mal placée. Il devait agir en grand garçon qu'il était. Même si cette affaire le troublait plus qu'il ne voulait l'admettre. Il devait tenter le coup.

« Enfin... Euh... Si tu commençais par me détacher. S'il te plaît... Elise. »

Il s'arrachait presque les mots de la bouche. Pas tellement par répugnance. Par manque d'habitude. Ce prénom. Combien de fois l'avait-il prononcé en face d'elle ? Si peu qu'il ne pouvait les compter. C'était trop formel, trop gentil, trop doux. Il n'avait pas l'habitude. Pas avec elle. Ça le troublait. Ça l'embêtait. Alors, il n'osait la regarder en face, préférant détourner le regard. Au grand jamais elle ne devrait voir tout ce qui se tramait dans ses yeux. Merlin lui même n'oserait imaginer ce que la folle Serdaigle pourrait faire.

Sale harpie.
Sale harpie un peu trop jolie.
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Elise B. Dickney
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Mar 4 Mar - 17:56
Lock me up, throw away the key
it's lust on first sight !

« Plutôt mourir. Deux mots venimeux, presque amers, qui viennent s’échouer en Elise. Et ça fait mal. Elle ne sait trop quoi répondre, que trop faire. Sa conscience engourdie essaie d’être rationnelle, se débâtant férocement. Mais rien à faire. Les larmes n’ont même plus force de monter. De ces quelques syllabés, celle qui n’eût jamais rien écouté se retrouve désemparée. Soulagement apparent. Pic étrange qui parcourt son être. Pourquoi s’apaiserait-elle de tels vers ? N’est-ce pas cruel ? Désespérée, en quête de vérité, la blonde demoiselle lève ses yeux nuageux vers comparses. Il ne te regarde même pas, Dickney. Dure réalité qui ravive le conflit entre l’âme Serdaigle et le fourbe poison. Je fous quoi ? Tremblements, les épaules tressautent. Réalisation fébrile, lèvres qui s’entrouvrent, bien menues. « Je… »

N’ai rien dit du tout.
En gros.

Tout s’écroule, restes de logique, rébellion en construction. Table rase face au prénom soufflé, le clafoutis remonte aux tempes, brûlant le cœur. S’il te plaît. Elise suffoque, coupée de toute respiration. Ses prunelles se troublent et se ressaisissent. Temps d’adaptation révolu, le damoiseau poursuit sa fuite — refusant croiser regard. « Puis-je seulement te croire, Drew ? » Réflexion fugace, buée nimbant iris. Ton doux, quasi fragile. Féminin. « Non. » Arrêt. Ses poings se crispent contre les vêtements du brun. « Non je ne peux pas. » Et elle ne comprend pas — cette douleur, cuisante. Minois perturbé, en conflit. Une menotte hésitante vient cueillir un pan de son visage ; à lui. Paume qui se rabaisse niveau nuque, y restant logée, glacée. « Regarde moi. » Elle l’implorerait presque, n’est encore assez bas. Sa poitrine prend appui contre le plaqué, alors que son dos se cambre, cherchant grandeur. « Ne me vois-tu donc pas ? » Que suis-je donc pour toi ? Écho tendre, phrase trébuchante. Comment l’ignorer ?

Sa bouche n’attend pas réponse ;
allant trouver seconde.

Plus fin, plus calme. Plus faible. Pas moins sensuel. Un satiné éphémère qui tantôt s’arrête, avant de s’interrompre définitivement. La main n’a pas quitté appui, la proximité reste palpable — que trop évidente. Et son souffle, à la limite du saccadé, quoique encore un brin serein : « Que suis-je donc pour toi ? » C’est murmuré. Ne m’aimes-tu donc pas ? Frissons parcourant ses lèvres, puis ses pores. « Drew… »

Ne me rejette pas.

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Mar 4 Mar - 19:55
Un moment d'espoir alors que le jeune garçon la sent se décoller de lui, la rage et la folie la quittant.

Illusion vite balayée par cette drôle de sensation. Comme si l'air autour de la sorcière était palpable, d'une drôle d'épaisseur. L'épaisseur de l'amour passionné et irraisonné. Mais est ce que l'amour avait besoin de raisons ?

Là tout de suite, Drew avait envie de dire oui. Comment Elise, la Elise qui passait son temps à le traiter de troll baveux, de morveux attardé et qui jurait qu'il finirait sa vie seul, comment Elise pouvait l'aimer ? L'aimer à se point ? Ce qu'il avait vu dans ses yeux n'était décemment pas une blague. Elle était ensorcelé. C'était la seule raison possible.

Bien sur que non elle ne pouvait pas le croire. A l'instant même où il aurait eu les poignets libres il se serait enfuie en prenant soin de la stupéfixer comme il se devait. Bien qu'il serait peut-être revenu sur ses pas, inquiet de ce la serdaigle aurait pu faire dans cet état là. Car au fond, malgré tout ce qu'il pouvait lui même dire sur la jeune sorcière, il ne la détestait pas. Il éprouvait même une sorte d'affection pour elle. Une affection qu'il n'assumait en rien. Ou refusait d'assumer. Par gêne ? Par peur ? Par complaisance ? Par jeu ? Par enfantillage ? Qui sait. Il ne voulait pas qu'elle souffre, surtout pas par sa faute.

Son « non, je ne peux pas. » faillie bien lui fendre le cœur. Dans sa voix et ses mots vibraient une véritable détresse, comme une profonde résolution. Sa déclaration ne semblait pas seulement signifier qu'elle ne le libérerait pas du sort, mais aussi qu'elle ne pouvait se résoudre à se détacher, elle, de lui. Drew n'avait jamais connu ça avec quelqu'un. Jamais une personne n'avait déclarer ça. Pour lui. Alors, malgré la situation qu'il savait pas naturel. Malgré le faite que ce soit Elise qui lui dise ça. Malgré le fait que ce soit Elise et peut-être la meilleur chose qui soit. Malgré tout, Drew se sentait touché.

Il ne voulait pas la regarder. Il ne voulait pas qu'elle sache à quel point ses mots et son contact le chamboulait. Il n'en eut de toute façon pas l'occasion. Elise avait saisi ses lèvres distantes. Elle les avaient cueillis, comme un trésor cette fois. Elle n'était plus sauvage et prédatrice. Elle était devenue fragile et tendre. Elle n'était qu'amour. Et Drew ne pouvait que se laisser porter par cela. Au fond de lui, une voix lui hurlait de lutter de la repousser. Une autre, stratège, savait que ça ne ferait qu'envenimer les choses et que la meilleure chose à faire était de jouer le jeu. Un silence profond et chaleureux étouffait ces voix et le forçait à simplement profiter de ce contact si doux auquel il n'était pas habitué. Il aimait ce baiser. Il aimait ce contact sensuel et rassurant. Il aimait sentir ces mille sensations dans son corps. Il se sentait bien, oubliant son entrave et ses réticences puériles.

Elle le quitte alors. Il ne la cherche pas plus. Ne demanda pas plus. Il ne savait même pas s'il en voulait plus. De toute manière, il ne l'aurait jamais avoué. Il ouvrit les yeux et posait enfin son regard sur elle. Le vide. Ce baiser l'avait vidé de toutes questions. Ses yeux d'ambres était inexpressifs. Et à la fois infiniment profonds. Il restait de marbre à sa question. Au murmure de son nom.

Puis son cœur s'emballa. Il se souvint de sa situation. Il frissonna à la sensation de leur poitrine pressées l'une contre l'autre. Il se détesta d'avoir accepté ce baiser si volontairement. Il se faisait taire, appréciant encore le goût des lèvres de la sorcière. Son visage, lui, ne révélait rien.

Qu'était-elle pour lui ? Sans doute plus qu'il ne l'assumerai jamais. Une simple fille après laquelle il appréciait râler ? Une Némésis dont il ne pouvait supporter la simple vue ? Une fille qu'il avait appris à aimer détester ? Une fille qu'il ne détestait pas mais préférait faire tout comme ? Bien d'autres choses encore ? Une part de lui même se posait la question, alors qu'une autre, bornée, campée sur ses positions comme un petit chef sectaire, refusais de seulement relever l'interrogation.

« Elise Dickney, répondit-il. Dont je ne connais pas le second nom.»

Son ton était froid. Et à la fois il renfermait une certaine chaleur, une certaine profondeur. C'était une réponse stupide. Absolument dénuée d’intérêt. Mais c'était la seule chose qui était sortie. Et c'était tout qu'il y avait de plus vrai. Contrairement à ce qu'il avait jamais pu lui dire, c'était la simple vérité. Elle s'appelait Elise Dickney. Et il ne connaissait pas son second nom. C'était pourtant loin d'être tout.

« Elise qui n'a eu de cesse depuis plus de deux ans de me rabaisser, de me dénigrer et de m'insulter, ajouta-t-il sans haine ni reproche. Elise dont j'ai toujours été persuadé qu'elle me détestait, peu importe ce que pouvait en dire Wesley. »

Il soulevait un point. Un point qu'il n'avait pas même conscience de soulever. Parce qu'il disait la vérité, la simple vérité qui lui était passée par la tête et qui avait impulsivement passée sa bouche. D'une voix neutre, presque douce malgré lui. Parce que Drew n'était impulsif. Instinctif. Après tout, il n'y avait aucune de rancœur dans ce qu'il ressentais, au fond. Un autre sentiment le brisé lentement. Mais pas la rancœur.
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Elise B. Dickney
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Jeu 6 Mar - 12:23
Chaque jeu
inclut sa perte.

« Bruit sourd, douloureux. La demoiselle s’écarte, sans un mot, vacillante. Ses yeux sont embués, mais les larmes ne veulent pas couler. Qu’est-ce que tu fous, Elise ? Sa main réchauffée par la claque offerte pulse d’une amère douleur. Et ça fait mal. Elle ne sait pas exactement où — mais elle brûle, là, quelque part à l’intérieur. « Tu… » Arrêt, la voix se coupe. Mort cérébrale. L’instinct ayant pris le dessus, la raison étant perdue — qu’écouter, que comprendre ? « Ne me connais pas. » Air absent alors que d’une pulsion, la voilà qui complète, indéchiffrable : « Et tant bien même me connaitrais-tu, jamais tu ne me comprendrais. » Vrai. Préfète quasi mauvaise, le ton penche pour perfidie placide. Ses prunelles noyées et embuées finissent par laisser couler. Alors ça roule, ne veut plus s’arrêter. « Désolée. » Excuse brisée. Non. L’âme s’y refuse. Pourquoi devrait-elle plier genoux ? Quel est son tort ? Ses boyaux se tordent, révulsés. Ce n’est pas normal. Et même si ses hormones crient à la logique, la nature studieuse des corbeaux prend le dessus. Enfin. Finite Incantatem pense notre blonde, plongeant dans l’informulé — sa spécialité. Rien. C’est impossible.

« Finite Incantatem ! » Hurle-t-elle.
Agacement incompris, force désespérée.

A quoi tu joues, Dickney ? Son regard hagard, quasi livide se moque ; croisant délibérément le brun. Et ça l’énerve. Ca la tue, car elle ne comprend pas. Il est encore là. Ce désir — vorace, illogique. Que se passe-t-il ? Comment pourrait-elle s’éprendre de. ça ? Ses poings se serrent et ses ongles entaillent sa peau nacrée, les larmes continuant de dévaler ses joues sans aucune pitié. Trop loin. Elle est trop loin. Son sang quémande proximité, l’amortentia ordonne passion démesurée, amour entier. Comment lutter ? « Blaze. Elise Blaze. » Murmure oscillé, courbant échine face à Drew. Déplaisir. La préfète recule, se perdant dans sa nature Serdaigle au détriment du reste. Sentiment d’humiliation, réalisation des tromperies. Et ce dégueulasse qui répondait à ses actes. A ses baisers. Répugnance qui lui broie l’intestin. Acide régnant dans sa trachée, envahissant ses poumons. « Tu mériterais bien pire qu’un sortilège d’oubliettes. » Lâche-t-elle dans toute sa froideur — et ses pleurs. « Mais j’ai trop pitié. » Crachat désabusé. Même si au fond, la demoiselle sait très bien qu’elle ne se permettrait pas de lancer un tel sort sans autorisation, et pour si piètre cause. Elle aimerait lui dire, tout d’un coup, la haine nouvelle qu’elle lui porte, qui dormait tapie aux abysses de son être. Quoique, le terme est un brin fort. Il s’agirait plus de dégoût amplifié et ardant, incapable de s’éteindre et de s’apaiser. Mais face à cet amour irrationnel se déversant dans ses veines, elle n’a d’autre choix que de trouver la nuance.

« Confringo. » Vomit-elle de tout son mépris, en direction des liens figeant le lion quasi innocent.

Volte face. Sa chaire frissonnant à l’idée de s’éloigner de cet usurpateur, ses iris immergés par les flots d’eau incessants. Qu’importe si l’explosion l’érafle au passage. Elise n’avait pas, n’avait plus cette bonté et cette attention. Sa nonchalance reprenait le dessus, forcée et bridée.

Elle se figea cependant. Dos à la scène, dos au renié.
« Ah. Et j’oubliais. » Givre suintant dans ses vers, mésestime poignant.
« Ne m’approche plus jamais et en aucun cas, Slater. »

Un ange passe.
Elle était partie.



[ HRP — Bon j'avais pas euh. Pensé que ça se passerait et se conclurait ainsi. Navrée de pas t'avoir prévenue, j'avais pas vraiment prévu. Pour moi c'est fini. Elise est partie. Après, tout à ton honneur de faire ton dernier post si tu le veux et le sent ! :) ]
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[Fluffy] Flesh — Drew.

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