Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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« Serpent qui change de peau est toujours serpent. » ▬ Benedict & Alek' [END]

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Dim 9 Mar - 15:51


« Serpent qui change de peau est toujours serpent »
Benedict N. Westeylen & Aleksandra Strakh




Dans la vie il y a des bons moments et des mauvais moments. Dans la vie il y a des choses faciles et des choses difficiles. Dans l’esprit humain il y a des choses rationnelles et des choses irrationnelles. Tout comme il y a de l’intelligence et de la stupidité. Et toi tu es au milieu de tout ça, tu ne sais pas ce que tu dois faire, tu ne sais pas le comportement que tu dois adopter. Alors, tu t’es trouvé une solution. La solution depuis toujours, celle que tu sembles être. Tu as choisit de faire abstraction de tout ça. D’être neutre. Tu es terne, tu es tel un fantôme. Tu te retrouves au milieu de gens que tu n’aimes pas, tu te retrouves seule, encore et toujours. Ça marche et ça marche pas. Tout ceci est une pauvre idylle trompeuse. Ce n’est toujours pas la bonne solution. Ça ne marche pas. Ça t’agace, mais ton visage ne bouge pas, il reste de marbre. Et tu avances toujours. De toute façon à quoi bon reculer, étant donner que personne ne t’attend. On te voit, on te dévisage, on chuchote et on glousse sur ton passage. Toi tu ne sais pas où tu regardes mais tu avances. Encore et toujours. Tu glisses. Tu t’effaces. Mais tu es une tâche blanche qui est noire. Paradoxe. Qui ne s’en va pas. Tu es salissante. Tu ne fais pas partie du tableau. C’est laid. Ça dérange. Mais tu ne veux pas être fausse. Tu es une tâche noire qui est blanche.

Tu passes entre les garçons et les filles qui se baladent dans le château, tu vois la foule du haut de ta grande taille, tu regardes devant toi, tu observes l’oxygène, des livres plaqués contre ta poitrine, ton bras droit ballant. La respiration calme au milieu du bruit désagréable des paroles et des rires idiots, tu traces ton chemin, descendant les escaliers depuis le cinquième étage, essuyant quelques regards insistants sur ta personne. Toutefois, de temps en temps tu jettes un rapide coup d’œil vers un tableau aux couleurs peu singulière, et quand tu arrives dans le Hall tu ralentis le pas. Tu pousses la lourde porte pour te glisser dans l’entre bâillement et sortir à l’air libre, un après-midi de fin d’hiver où le soleil ne jette pas sa joie et où la mousseline des anges cache le ciel. A l’extérieur en ce jour tu vois très peu de personne, pourtant le temps ne te semble pas si mauvais que ça. Peut-être que les sorciers n’aime pas la brise glaciale. En tout cas, toi tu apprécies, tu trouves cela motivant. Alors tu marches tranquillement sur les chemins, regardant la nature verte reprendre peu à peu vie. Renaitre. Tout en laissant flâner ton regard clair de lune sur le paysage tu te diriges vers le Lac noir. Avec un temps pareil et le peu de personnes que tu as croisé, tu supposes qu’il n’y aura personne à proximité du lieu où tu veux te rendre.

Lorsque la brise froide souffle contre tes jambes blanches et nues, tu as un petit frisson et tu es arrivé à destination. Te tournant vers le lac où il est impossible de voir le fond, tu passes une main pâle dans tes cheveux de neige et tu prends une grande inspiration. Tu poses donc grossièrement tes livres sur une souche d’arbre mort et sors ta baguette d’ébène, " Bon… au travail… ",  disant cela dans un soupire comme si cela t’exaspérer.

Aujourd’hui tu n’as pas de cours cette après-midi, alors tu en profites pour prendre un peu l’air et t’exercer à un sortilège que tu n’arrives pas à faire tenir : ton Patronus. Sans vouloir te vanter, tu arrives à exécuter tous les sortilèges, mais celui-ci te demande un certain effort. Tu sais pourquoi. Tu connais la solution. Mais tu sais que chez toi ça ne fonctionne pas, alors tu t’obstines à trouver une feinte. Seule. En regardant au loin l’école qui te semble vivante sans toi, qui te semble chaleureuse sans ta présence, tu soupires et te tourne vers la forêt tout en pointant ta baguette. Tu es face au vide. Au néant. Tu n’as que pour musique, la danse des feuilles enlacées par le vent. Droite, prête, le regard sérieux, tu t’appliques et tu lances d’une voix forte et sévère, " Spero Patronum ! ", à ce moment-là toute ta puissance et ta rage sortent de ta baguette en un gigantesque serpent d’argent et de lumière douce. Celui-ci ouvre grand la gueule, découvrant ses crocs acérés et le vent mime son sifflement, jusqu’au moment où l’entité d’énergie magique s’évapore d’un coup en une tâche blanche et légère qui s’efface dans l’air. Cette chose gigantesque et monstrueuse n’a eu qu’une durée de vie de quelques secondes. La baguette toujours tendue tu pousses un énième soupire blasé. Tu baisses ton bras et porte ton autre main à ton visage pour te masser les sinus. Tu commences à peine que cela t’agace déjà. Tu vas trouver le temps long. Alors tu recommences une fois. Deux fois. Trois fois avant de t’assoir en tailleur au sol, à attendre le déluge. Écoutant le vent.

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Benedict N. Westeylen
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Dim 9 Mar - 17:56
« Maybe, i'm wasting my young years ».
Ses pensées ? Rien qu'une vague pique cérébrale, la dague de la pensée qui fuse, comme une évidence trop refoulée, alors qu'il marche, paisible en apparence. Ses pas ? Pesanteur dérangeante sur la Nature en valse charmante. Destination inconnue, Benedict se livre à ce qu'il aime à appeler la promenade du spleen, la progression aléatoire et gigantesque de l'homme blessé qui dans la prime beauté des paysages trouve un réconfort étrangement parfumé.
Parfumé, ce réconfort, car les paysages sont parfumés, désespérément empreints de cette fruste fragrance du parasite humain. Parasite ! qu'il est, parasites qu'il sont, tous ! son incohérence le tourmente. Il accélère, la respiration plane comme l'horizon qui esquisse son tracé parfait. Observation, alors, une activité qu'il affectionne tout particulièrement. La forêt déroule son immensité sombre et belle d'interdit ; le lac est miroir ! attrait lactescent, somptuosité argentée aux remous enjôleurs. La simple et pure magnificence des alentours de l'école l'impressionnera toujours, tant et si bien qu'il se prend, tout en marchant, à laisser errer ses yeux las sur ces esquisses épurées que sont les tableaux idylliques de la Nature.

Car il est las, Benedict. Las de toute cette insipidité, par les autres acceptée, par les autres appréciée même. Ce qu'il veut, lui ? L'excitante danse du nouveau, le vrai nouveau ! pas ce renouveau stérile que l'on leur impose chaque année. L'unique renouveau qui ne perd jamais de son luisant est celui des écosystèmes qui l'entourent. Écosystème ; mot moldu, non, a-t-il le réflexe de penser. Réflexe d'une stupidité abyssale ! au demeurant. C'est cela, aussi ! qui le révolte, cette négation de l'influence des moldus sur l'avancée de l'ère sorcière. Butors bestiaux et abrutis par leur sang ! qui s'il est prétendument pur n'est que de la certitude de l'inceste. C'est dire s'il les voit, Benedict, ces ersatz diminués par leur sang macéré, qui ne prônent que ce sang-là qui les tue à petit feu ! ces bêtes de traits à la débile docilité et aux poings quasi-automatisés !
Son esprit alors est insurrection violente ! le feu, le feu, l'eau, qu'importe ! balayons ces miasmes puants de la surface de ce pays déjà bien infecté. Puis il pige, Benedict, il pige, il pige que justement s'il "pige", avec ce vocabulaire tristement terne, c'est qu'il est parmi eux d'une certaine façon, qu'il est incohérent et emporté comme personne, et tellement placide d'apparence qu'il en devient terrifiant, qu'il finit par se terrifier...

Et là s'arrête sa réflexion ; il fait face au Lac Noir, le grandiose ! son souffle, comme désossé, étouffe tandis qu'il pivote pour entrevoir un éventuel élève en errance comme lui. Une, une, plutôt. Une longue coulée de neige qui virevolte, hypnotique, dans la doucereuse berceuse sucrée de la brise qui siffle, et une autre coulée ! sublime ! Ver, non, jamais ! serpent ! immense serpent, puissant ! luminescent ! évanescent, Patronus titanesque, géant de l'instant, qui s'évanouit avec l'amertume décroissante d'une personne qui n'est qu'illusion. Ah, la force fugitive d'une naissance de souvenir heureux ! il la connait Benedict, il connait la joie trompeuse que ce genre de souvenir provoque. Il s'approche de la jeune fille, avec la lenteur calme qui le caractérise, du moins qui caractérise sa sombre façade charnelle.

« Joie d'un anniversaire, de la naissance d'un frère ? D'un premier amour, d'une amitié terrible, ou que sais-je ? Parle-moi. Parle-moi de tes joies ! et il reviendra. Si tu veux qu'il revienne, bien sûr. »
La voix adoucie, car il sait qu'elle les fait sursauter, parfois, proche, mais pas envahissant ; tout en mesures ! alors qu'au fond il est tellement déréglé, Benedict.
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Mar 11 Mar - 9:58


« Serpent qui change de peau est toujours serpent »
Benedict N. Westeylen & Aleksandra Strakh




Tu ne sais pas ce que tu attends. Peut-être que tu boudes, mais ce comportement ne te ressemblerait pas. Alors tu regardes le sol couvert de feuilles mortes, tu en prends une et la laisse poser dans l'une de tes grandes mains pâles, ta baguette juste à côté de toi. Cette couleur brune pas si désagréable à l'œil te fait penser à la fille de l'orphelinat. Annabelle si tu te souviens bien. Tu ne sais plus vraiment. De toute façon, le premier Noël où tu es revenue à l'orphelinat, elle n'était plus là et le prêtre avait prétendu qu'elle avait trouvé une famille. Quand tu as su cela, il te semble avoir eu un léger pincement au cœur. De tristesse ou de joie. Tu ne sais pas. Tu avais partagé tellement de belles choses avec elle, qu'au fond tu ne peux pas vraiment la détester. D'ailleurs tu voudrais tellement lui dire que les leprechauns existent. Lui dire que tout ça existe. Vous étiez tellement passionné par cet univers. Et au fond de toi, tu regrettes qu'elle n'en fasse pas partie. Tu regrettes d'avoir été si égoïste avec elle. La seule personne qui t'appréciait vraiment. À cette pensée tu soupires. Tu ne regrettes jamais rien. Sauf ça. Pardon.

Tu fermes les yeux, à l'écoute de la nature. Tu lances ta tête en arrière et tes cheveux courts mal rangés suivent le mouvement. Tu sens le vent contre ton cou. Il le caresse doucement, avec calme et peut-être amour. Et tu sens une présence. Une présence qui élève la voix, " Joie d'un anniversaire, de la naissance d'un frère ? D'un premier amour, d'une amitié terrible, ou que sais-je ? Parle-moi. Parle-moi de tes joies ! et il reviendra. Si tu veux qu'il revienne, bien sûr. ", à la fin de sa syllabe tu ouvres les yeux. Ton visage est de marbre, toujours sans expression. Tu ne dis pas tout de suite quelque chose, tu regardes l'intrus. Tu le reconnais. Benedict Westeylen si ta mémoire est bonne. Serpentard en plus de ça. Les mêmes options que toi. Tu te souviens également de l'avoir croisé dans le Poudlard Express lors de ta première année. Mis à part ça, tu ne lui as jamais parlé, " Tu te prends pour Alfred de Musset ? ", mais voilà qui est fait, avec ton habituel linéarité plate et franche. Tu n'as pas pour quotidien de faire de longues routes de parole, trouvant ça inutile. Tu n'as pas non plus habitude de répondre. Mais voilà. La situation t'y oblige.

Tu te redresses donc, ramasse ta baguette et te lève de tout ton mètre soixante-dix-huit. Tu es dos à lui, tu ne fais pas attention à la personne, tu en fais abstraction. Mais ça ne veut pas dire que tu n'entends rien. Alors avant de te tourner vers lui, tu t'époussetes un peu la jupe, et tu ranges ta baguette dans ta manche. Tu sais qu'il t'a vu. Tu sais qu'il a vu ta médiocrité. Ça t'agace. Tu lui fais maintenant face, toujours neutre, toujours froide, une main sur les hanches. Tu regardes un oiseau posé sur tes livres. Après quelques secondes et toujours sans un mot, tu te diriges donc vers lui et le fait fuir par ta simple présence. Alors de nouveau dos à Benedict tu reprends, " Je n'ai pas besoin d'aide si c'est ce que tu prétends. ", si, bien sûr que si tu as besoin d'aide. Mais tu te refuses à en demander. Tu es trop fière .

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Benedict N. Westeylen
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Mer 12 Mar - 21:03
« Tu te prends pour Alfred de Musset ? Je n'ai pas besoin d'aide si c'est ce que tu prétends. »
Benedict darde sur la jeune fille son regard fuyant, fuyant parce qu'intrigué ; il l'observe, calmement, arpenter le terrain, avec cette farouche fierté du fauve pris en flagrant délit de faiblesse. Et, instinctivement, il se retourne, dans cette viscérale crainte du contact et de sa brûlure volcanique. Il sourit, pour lui, pour elle et sa façade. Ah ! façade qu'ils affectionnent tous ! celle de la puissance solitaire. Non, j'ai pas besoin de toi, moi. J'ai besoin de personne, moi. Je suis fort, moi. Je domine, moi. Je maîtrise la situation, moi. Alors dégage, moi, moi, moi, juste moi je ne veux que moi. Combien de fois a-t-il entendu cela, alors même qu'il se postait là, en simple observateur à l'oeil un peu trop attentif ? Elles l'ont toujours amusé, ces personnes égocentriques au point qu'elles perçoivent tout comme leur étant destiné. Il a eu pitié aussi, les coins de sa forte mâchoire plissés, les yeux vitreux comme avant les pleurs.

Mais la situation est différente ; là il a transgressé ses propres principes, ceux du guetteur silencieux, du totem de chair qui n'a, en apparence, de vivant, que les yeux. Il a parlé, avec certes un phrasé peu naturel, ce phrasé alambiqué qui lui est propre. Il lui a parlé ; il lui arrive encore de se surprendre.
« Oh, tu connais ! c'est un plaisir de rencontrer quelqu'un d'un tant soit peu cultivé. »
Et il lui reparle ! il a plongé, négligemment, dans le torrent périlleux d'une conversation ordinaire. Il est réservé Benedict, oui, son contact avec les autres se limites aux interactions essentielles, sauf rares exceptions ; et si son timbre de voix est aussi rauque, n'est-ce pas du fait de son économie instinctive de paroles ? Il s'est du reste retourné, a esquissé un pas en arrière, le contact lui étant toujours une indéfectible terreur, logée entre ses côtes et son coeur, et a déclaré, avec une nonchalance certaine :
« Je ne prétends rien. J'observe. »

C'est jouer sur les mots, il l'admet, mais il affectionne cela, aussi ! ce sont ses plaisirs, ses amusements, les amusements intérieurs de l'être trop taciturne pour en avoir d'autres. Mais il est vrai qu'il n'a jamais prétendu, il sait juste que si le serpent est trop évanescent c'est à cause de la faiblesse des souvenirs de la jeune femme. Son prénom ? Il l'a oublié, ou plutôt, sa mémoire l'a englouti dans sa demeure inviolable... Mais il le retrouvera ; A... Annabella ? Non, mais le style y est. A-Aleksandra ! voilà. Une Serdaigle, même année que lui, mêmes options...
Et même faiblesse sans l'influence des émotions, aha. Seulement, comme tous ceux qui ont fusionné avec leur façade, elle refuse de l'admettre, de l'accepter, cette faiblesse qui lui est inhérente. C'est si triste ! que l'Homme faible soit celui qui se pense fort.
Et, dans la suite logique de son monologue, sa voix s'élève de nouveau, comme lames, comme cercles de son dans l'air froid et bleuté de l'entour du lac.
« Eh. Ne te méprends pas. Ce n'est pas d'aide dont tu as besoin, c'est d'un rappel. Pas le même type de faiblesse. »
Oui, chère Aleksandra, c'est faiblesse de ternir le beau et le gai de ses souvenirs ; c'est facilité et soumission de ne conserver que le noir, d'effacer l'espoir ! tu es facile, facile, fragile.
Ses yeux sont vrille ténébreuse alors, roc qui chute et se fixe miraculeusement, trouve une attache inespérée. Sauf qu'il n'y a pas de miracle, Benedict a orchestré ce regard fuyant, chutant ; son âme est droiture, sûreté écoeurante, de celle qui se nourrit de l'hésitation des autres.
Immonde sangsue que le coeur humain.
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Jeu 13 Mar - 9:57


« Serpent qui change de peau est toujours serpent »
Benedict N. Westeylen & Aleksandra Strakh




Cette sensation d'être observé est désagréable. Tu as l'impression d'être un vulgaire animal de zoo, dans une cage trop petite pour ta taille trop imposante. Trop dérangeante. Tu as l'impression que des mains te touchent, t'écrasent les joues, les tires, jouent avec tes membres comme un pantin. Tu n'as qu'une envie, c'est dire à cette personne d'arrêter de te regarder de la sorte. Tu peux sentir son regard dans le creux de ton dos. Comme un prédateur. Ça t'agace, ça te perturbe. Il s'impose à toi. Proche de toi. Devant toi. Alors, tu restes toujours dos à lui, tu regardes tes livres, tu écoutes forcer, la pointe d'étonnement dans sa voix lorsque tu dis connaitre un célèbre poète romantique. Il te croit idiote, ce garçon à la voix trop rauque, qui te perce les tympans de sa présence imposante.

Tu te retournes doucement. Tu t'adosses légèrement au tronc en croisant tes jambes et tes bras. Tu le regardes dans les yeux. Toi aussi tu veux être dérangeante. Tu veux le chasser de ton espace vital. Tu plonges donc ton regard clair dans celui de Benedict. Tu n'as pas peur de soutenir le regard des gens, car ceux sont eux qui ont peur du tient. Trop clair. Trop dur. Trop froid. Trop franc. Trop de ci, trop de ça. Jamais quelque chose de positif. Le Prêtre t'a dit que tu tenais ça de ton père. Cette taille, cette peau, ces cheveux, ces yeux. Tout. Tout comme ton père. Père que tu n'as jamais vu. Jamais connu, et, semblerait-il, que tu ne devrais jamais le connaître. Plus on te donne d'interdit, plus tu veux les enfreindre.

Alors que le ciel se noircit, que tu lèves ton visage vers le ciel, ton interlocuteur intrusif s'amuse à jouer sur les mots. Plus tu l'entends, plus tu le regardes, plus il te semble... pervers ? Ou quelque chose qui s'en rapproche. De toute façon, un garçon qui aime le romantisme, qui parle comme s'il récitait un poème, ne peut être qu'une personne avec des intentions louches. Ou Gay ! A cette simple idée tu as envie de sourire. Sans un mot tu le toises de haut en bas, le visage toujours aussi royal, et tu te dis qu'un jeune homme avec une stature pareille, serait bien comique s'il était gay. Gay. Gai. Joyeux. Sur le coup une pensée un peu frivole travers ton esprit et tu l'imagines en soubrette. Tu détournes directement le regard de ce corps. Après c'est lui le pervers ? Tu as l'impression de pensé comme Jazzie. Brr... Ça fait froid dans le dos.

Tu te contentes d'observer un escargot glissait baveusement sur les feuilles, et, voyant que tu ne dis rien, l'intrus reprend la parole de sa lourde voix, " Eh. Ne te méprends pas. Ce n'est pas d'aide dont tu as besoin, c'est d'un rappel. Pas le même type de faiblesse. ", le mot "faiblesse" raisonne dans ton esprit et tu tournes aussitôt ton minois vers le Serpentard. Tu ne comprends cette façon de venir t'importuner, et en plus de venir te balancer quelque chose que tu sais déjà. Tes souvenirs sont faibles. Ta joie est faible. Alors tu deviens cassante. Tu as toujours été cassante, " Un rappel. Un rappel. Tu entends quoi par "Rappel". Tu penses que toi. Un Serpentard, un inconnu va pouvoir me faire un "Rappel" ? ", tu le fixes. La bonne blague ! Tsss... Tu soupires. Un idiot encore celui-là. Il te dérange, " Un Serpentard qui se sent une âme de sauveur... ", tu dis ça dans ton soupir. Tu n'as pas l'habitude de prendre pour témoin les stéréotypes des maisons. Mais si ça peut l'agacer et le faire partir... Pourquoi pas. Et en plus de ça tu veux le mettre en difficulté, " Et sinon ? Que comptes-tu faire Benedict ? À par troubler mes révisions je veux dire. Et rester droit comme un arbre. ", tu dis cela toujours sans décrocher ton regard. Cette personne t'agace. En si peu de temps c'est vraiment un record. Tu veux qu'il voie sa stupidité, son infériorité.

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Benedict N. Westeylen
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Jeu 13 Mar - 12:38
Le corps qui se tend, qui se rend à la colère facile de la susceptibilité, qui se plie sous l'effet de l'orgueil vaincu, qui bouge, serpent, serpent encore serpent, le serpent est en elle, dans ce corps incapable d'immobilité rien qu'une seconde. Pas vrai, pas vrai qu'il est en toi, vaniteuse Aleksandra, piteuse Aleksandra. Et s'il est en toi jamais il ne pourra en sortir. Tu sais, changer de peau, transcender la tienne, s'élever ! miroitant, fait de lumière et de pureté. Il est flagrant qu'elle se sent, non pas pénétrée tout de même, mais observée, examinée ainsi qu'un cobaye insignifiant et très vaguement intrigant ; la belle affaire ! ses yeux étranges ondulent en tous sens puis font, comme ceux de Benedict le miracle de s'accrocher aux siens, de tenter de les troubler, aisément, naturellement. Instinctivement. Comme toi, Benedict, hein, comme toi ! elle veut dominer la situation. Et comme toi elle en est foutrement incapable. Il laisse un sourire de taille raisonnable naître sur ses lèvres alors qu'en bon reptile agacé elle exhale son venin oral :
« Un rappel. Un rappel. Tu entends quoi par "Rappel". Tu penses que toi. Un Serpentard, un inconnu va pouvoir me faire un "Rappel" ? Un Serpentard qui se sent une âme de sauveur... Et sinon ? Que comptes-tu faire Benedict ? À part troubler mes révisions je veux dire. Et rester droit comme un arbre. »

A son tour il soupire, sans se départir de son étrange sourire satisfait. Il entame quelques pas, histoire de ne pas la conforter dans sa comparaison de bas étage, une marche lente et abandonnée comme il les aime tant. Elle se veut troublante et agaçante aussi, il le sait, il le voit ! les plis sur son front sont presque éventail charnel tant ils sont marqués ; il l'énerve profondément.
« Tu parles trop. »
Au fond, il s'amuse de son énervement, même si son but premier n'était pas là ; effectivement rien qu'un seul instant il s'est senti l'âme de, de quoi au juste ? Pour qui tu t'es pris, Benedict ? Quelle hideuse façade factice as-tu voulu revêtir ? Le... sauveur ? Le gentleman désuet ? T'es naïf mon vieux dis-moi. A croire encore que les gens ont ravalé leur amour-propre et leur ego titanesque. A penser qu'ils sont encore assez intelligents pour accepter d'être aidés par autre qu'eux. T'es d'une autre époque il faut croire.
Le sourire devient rictus, amer, acide presque. Elle l'agace ! mais pour Benedict agacement vaut compassion vaut curiosité ; il reste.
« Ne fais pas l'idiote ; tu es incroyablement bornée mais loin d'être stupide. Tu sais très bien de quel rappel il s'agit. »

Il soutient son regard, y fait circuler une intensité bestiale, à dessein. Pas pour qu'elle détourne le sien, pas pour dominer non plus ! une fois n'est pas coutume, diraient-ils. Juste un moyen comme un autre de capter son attention, à cette âme étrange, à la puissance aussi évanescente et aléatoire que la neige dont semblent faits ses cheveux et ses iris singuliers.
Cet orgueil boursouflé que vous avez tous, je ne l'ai jamais compris. Lorsque tu es faible, pourquoi refuser de l'admettre ? Pourquoi préférer ces pathétiques œillères inefficaces ? Pourquoi ? Je suis même d'une autre espèce peut-être.


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Jeu 13 Mar - 15:11


« Serpent qui change de peau est toujours serpent »
Benedict N. Westeylen & Aleksandra Strakh




Il sourit. Il soupire. Il t'agace. Il te rend nerveuse. Il te rend fragile. Il se fiche de toi ce serpent. Il se fiche bien de toi. Mais tu n'en fais rien, tu restes de marbre devant ce clown vert. Malgré le fait que ton visage soit aussi lisse que l'eau calme du lac noir, dans tes prunelles claires on peut clairement y voir une envie rageuse de réduire en poudre l'existence de cet être trop présent. De toute façon depuis toujours on peut voir la rage, l'orgueil, la violence... la mélancolie, dans ces deux perles de pierre de lune. Tu n'es pas la propre actrice de ta construction, tu es juste le malheureux pantin du fruit d'une idée de deux êtres à l'amour douteux et du regarde du monde. Au milieu de tout ça tu t'es perdue. Tu es celle que le Prêtre a essayé de sauver. Tu n'es qu'une infime partie de ce que tu es vraiment. Et cette partie fait terriblement peur aux autres, mais au moins tu peux te protéger avec. Au moins un peu. Et Lui. Lui en quelques instants, sans te connaître, il veut que tu te souviennes.

Alors que tu lèves de nouveau ton regard vers le ciel de plus en plus sombre une phrase étrange sonne à tes oreilles, " Tu parles trop. ", tu parles trop. Simple, net et cassant. Tu sens que ton coeur s'arrête une fraction de seconde. Tu parles trop. À ça c'est la meilleure. Tu parles trop. Jamais on ne t'avait dit ça. Jamais. Et là ça te tombe dessus lourdement. Tu parles trop. Toi le fantôme. Tu avais trop parlé. Là est la réalité. La réalité que tu comprends parfaitement, et ça t'enrage. Tu étais vexée par sa présence. Tu étais vexée qu'il t'ait vu dans ta médiocrité. Alors tu avais parlé. Tu avais ouvert les lèvres de différentes manières pour te cacher.

Tu restes silencieuse. Il toc à la porte. Si tôt ? Pourtant tu n'attendais personne. Et personne ne t'a attendu. Tu ignores et tu regardes toujours la mousseline des anges qui s’assombrit de plus en plus. Une tâche noire qui est blanche. Une tâche blanche qui est noire. Tu te crois forte. Pourtant maintenant tu ne veux plus regarder cet inconnu intrusif, " Ne fais pas l'idiote ; tu es incroyablement bornée mais loin d'être stupide. Tu sais très bien de quel rappel il s'agit. ", mais il t'y oblige. Tu baisses ton regard vers lui. Tu ne dis rien. Évidement que tu n'es pas stupide. Évidement que tu sais de quel rappel il te parle. Tu es Serdaigle. Et tu sais pertinemment que c'est peine perdue. Ce n'est pas avec deux-trois souvenirs et un néant total de connaissance de soit que tu pourras faire tenir plus longtemps ton Patronus. Le Prêtre a déjà essayé. Le Prêtre n'a pas réussi. Alors comment une personne dont tu connais juste l'existence pourrait réussir. Comment ? Alors une idée germe dans ton esprit. Tu le fixes. Tu détails le bleu de ses yeux avant de dire avec un léger ton de défi, " Admettons. Je te laisse donc trouver une solution. ", tu te redresses, prends tes livres et t'assoie sur la grosse souche morte. En regardant le titre du premier livre tu reprends, " Dans le cas contraire... tu te casses. ", les derniers mots sont durs. Cassant. Et les S sont sifflants comme un serpent. Tu sais qu'il ne va pas réussir. Tu vas peut-être être tranquille ? Même si loin dans ton néant, tu n'en n'as pas envie.

Chez toi c’est une tornade destructrice qui se love dans ton cœur.

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Benedict N. Westeylen
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Jeu 13 Mar - 21:58
« Admettons. Je te laisse donc trouver une solution. »
Un... abandon ? Il arque les sourcils, le sourire se tord, sous la folle pression amusée de son esprit mouvant. Elle ? La révoltée, aux prétentions titanesques ? Celle qui profondément gorgée du spleen le plus intense voudrait donner naissance à un Patronus parfait ? Elle lui laisse la parole ? Il est stupéfait, même s'il se garde de le montrer, puis il voit ses lèvres - d'une affolante pâleur, à croire qu'elle n'est que chair refroidie, sans la moindre vie ! - s'ouvrir à nouveau ; il ravale son sourire prudent : attente.
« Dans le cas contraire... tu te casses. »

Ah ! tu la reconnais mieux, là, enfin ! tu es en terrain connu. Elle se veut autoritaire ! elle s’assoit, nonchaloir apparent qui est le sien alors, les jambes suivant comme par cet étrange automatisme flasque qui meut les mollusques. Ses yeux viennent traquer ceux de Benedict ! se perdre dans le lac changeant qu'ils constituent... Non, pas se perdre, Aleksandra refuse de se perdre, elle a cet entêtement plein de rudesse qui rappelle celui des infatigables bêtes de somme. Mais, Benedict, que fais-tu, fou que tu es ? Tu t'approches, tu t'approches, à ses prunelles de marbre antique tu t'accroches. Tu es debout, elle assise, à terre, les cheveux dans le sempiternel renvoi de l'air ! Vos deux regards, ensemble, ce n'est pas une bataille, ce n'est pas un de ces ternes duels qui n'ont d'élégant que le nom ! c'est une épopée, de celles que tu as tant admiré, toi lecteur insatiable. Benedict, Aleksandra, Aleksandra, Benedict ; chiasme de regards qu'il se plait à faire durer. Fixité désarmante pour certains, dans laquelle il trouve un étrange plaisir. Sa voix se joint au timbre sifflant de la bise :
« Oh, n'inverse pas les rôles. Si cassure il y a, tu en seras la seule affectée. Tu seras cassée. Pas moi. »
Il laisse ses mots faire leur effet, pénétrer la peau de la jeune femme, y faire leur nid d'encre et de sang immatériel. Puis, d'un calme dérangeant, il reprend :
« Allons. Tu sais comme moi qu'il n'y a pas desolution. Tu es la solution. Quel souvenir as-tu utilisé ? »
Il s'éloigne, esquisse le tracé désordonné de quelque pas, encore. Puis il revient, entêtant, tenace comme une fragrance écartée. Il s'asseoit à son tour, avec pour unique soutien la tempête de ses yeux virevoltant gaiement autour des courbes douces du paysages. Puis s'attardant sur la silhouette d'Aleksandra. Tu observes trop, Bene. T'en deviens flippant. Carrément flippant. Il s'est accoutumé à ce genre de remarques, évidemment ! désormais il n'est pas loin d'apprécier ce caractère flippant. Benedict, il s'y est fait, Benedict il est flippant, Benedict il est enfant et trop grand ! Benedict, Benedict il n'a de traître que le regard, fenêtre jamais close sur son âme en ébullition.
Et là.
Tu la regardes.
Et tu saisis. Tu saisis qu'au fond, la faiblesse ou l'insensibilité, c'est selon.
Et si ton insensibilité était leur faiblesse ? Ou à l'inverse leurs sentiments ? Si sentir est leur faiblesse ! ah, il les méprisera davantage encore. Peu s'en faut pour toi Benedict hein. Toujours replié.
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Sam 15 Mar - 22:21


« Serpent qui change de peau est toujours serpent »
Benedict N. Westeylen & Aleksandra Strakh




Toujours cette désagréable sensation d'être un cobaye. Tu sens son regard qui te sonde, qui essaye d'écarter les ventricules de ton coeur, qui observe les chemins de ton esprit. Tu voudrais lui demander d'arrêter, de détourner le regard, tu voudrais lui dire que cela te gêne. Mais non. Tu ne dis rien. Ce personnage que tu es, ce personnage que tout le monde connait, ce personnage froid, sans expressions, sans émotions, il ne dit pas ça. Il n'est jamais gêné. Malheureusement la réalité est autre. Tu paniques. Tu ne supportes pas les autres. L'espèce humaine est terrifiante, si violente et aberrante. Alors, de tes yeux de marbres tu le fixes. Tu fixes le fond de ses yeux. Perdue sans l'être. Comme ça tu ne le vois pas, et il ne te voit pas. Comme ça ton masque reste intact et toi tu peux courir dans le sens inverse, l'âme taciturne. Tu as peur sans avoir peur.

Le jeune homme laisse le vent accompagner sa voix lourde qui s'écrase et raisonne dans tes parois crâniennes, " Oh, n'inverse pas les rôles. ", tu sens qu'il va laisser tomber, en cet instant, mais non, " Si cassure il y a, tu en seras la seule affectée. ", et la pénible peine s'écrase, " Tu seras cassée. Pas moi ", ça pénètre ta peau. Ça s'impose. Il s'impose à toi. Il t'écrase. T'oblige. Il te parasite. STOP...stop... tu supplies dans ta tête qu'il arrête ce jeu agaçant qui te rend nerveuse. Les mots raisonnent. Le sens raisonne. Tes mains se crispent sur le bord du bois humide. Les jointures de tes doigts n'en deviennent qu'encore plus blanches. Ta mâchoire se resserre de plus en plus. Ton regard clair se fait plus sombre. Tu quittes le néant de ses pupilles pour planter pour de bon ton regard dans le sien. Sans peur.

Tu encaisses. Tu prends sur toi. Tu n'es pas stupide, tu sais pertinemment qu'il a raison. Alors tu entends. Toujours aussi stoïque, le défiant du regard, agacer du fait qu'il ne te laisse pas, et en même temps tu es rassurée. Tu es un paradoxe. Ni l'un, ni l'autre. Toujours dans un profond mutisme il reprend, "Allons. Tu sais comme moi qu'il n'y a pas de solution. Tu es la solution. Quel souvenir as-tu utilisé ? ", tous les mots ont une sens. Et en même temps non. Tu comprends tout. Et en même temps non. Alors qu'il se met à marcher dans le sens opposé tu poses ton regard une nouvelle fois sur le sol, pensive, les sourcils froncés. Et quand tu sens de nouveau son regard, tu reprends ton masque de marbre. Tu le sens à côté de toi, tu peux sentir son souffle qui se mêle à l'air, et tu lèves ton visage. Tu regardes loin dans la forêt peu dense. Tu n'as pensé à rien. Non, vraiment, tu n'as pensé à rien. Tu te sentais juste bien pour une fois. Dans le froid, loin des autres. Tu trouvais le temps beau. Puis ensuite tu t'es dit qu'à un moment il faudrait que tu rentres. Et tout le peu de douceur que tu arrivais à ressentir c'est envolée comme un oiseau libre. Tu es cassée. Tu es une poupée de porcelaine à qui il manque le coeur en rubis. Le trésor dans sa cage thoracique. Tu es déjà cassée. Alors baissant de nouveau le regard, l'air soudainement moins dur mais plus mélancolique, tu dis simplement de ta voix taciturne, " Rien. Je n'ai pensé à rien. Je me sentais juste..., tu hésites un peu, je me sentais juste bien. Loin de tout. Loin du monde. ", ton visage remonte, pensive, à la recherche de souvenirs. Toujours imparfait. Blessant. Attristant. Cassant. Tu n'y arrives pas. Il y a toujours une ombre qui s'appose à la délicatesse d'un songe. Ça ne fonctionne pas.

Tu soupires doucement. Tout ça te donne envie de sucre. Le sucre te remonte le moral. Il t'adoucit, mais ça, c'est ton petit secret. En attendant ton estomac se tord, te rappelant que tu n'as rien mangé de la journée et qu'il faudrait peut-être que tu fasses quelque chose. A ce moment tu te souviens d'un épisode un peu comique et doux de ta vie. Le prêtre et toi êtes sortie de l'orphelinat en douce, et il t'a emmené dans un salon de thé. Tu avais bu un Milkshake à la banane, c'était bon, c'était doux, sucré et acre en même temps. Malheureusement tu as découvert que tu y étais allergique... Tu t'es retrouvé avec des boutons sur ta douce peau blanche... ça faisait mal mais c'était amusant car il y avait le prêtre.

Alors que le vent souffle de plus en plus, tu laisses un léger sourire sur tes lèvres, qu'une partie de tes cheveux pâles cachent, mais tu l'effaces bien vite, pour que l'intrus ne remarque rien. Toi sourire ? Une amorce de sourire ? Même pas en rêve... En tout cas ton estomac ne va pas tarder à crier famine, alors tu te tournes vers Benedict, le visage fermé, " J'ai faim. ", simple. Clair. Net. Tu as faim. Tu veux manger. " Viens on va manger un truc. ", tu te lèves. Tu t'ouvres. Tu laisses ton Patronus enlacer ton coeur. Et tu fais quelque chose que tu ne fais jamais. Tu te sociabilise avec l'espèce humaine. De gré ou de force. De toute façon il est clair que tu ne lui laisses pas le choix. Tu ne veux pas discuter de ton passé. Pas comme ça. Et puis tu as faim. La faim c'est plus important.

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Benedict N. Westeylen
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Sam 15 Mar - 23:04
(en fait j'aime bien le tu moi aussi 8D)

I wanna hide the truth but with the beast inside there's nowhere we can hide.
Et non, Aleksandra, tu pourras pas toujours te cacher sous ta crinière de givre soyeux. Et toi Benedict, combien de temps tu pourras cacher l'abîme qu'est ton âme ? Tu peux lui cacher, tu la rencontres tout juste. Et il est vrai que tu donnes cette impression d'assurance rude, de puissance inébranlable ; au premier contact l'on te penserait titan incoercible ! sauf que tu n'es que failles. Sauf que tu les caches, tu les planques, tu les grimes pour les dérober à leurs pupilles délétères.
Mais il ne s'agit pas de toi, vile couleuvre à la faiblesse sournoise ; il s'agit de ce rapace féroce au cœur de neige sucrée. Au cœur qui quémande la joie ! qui se réclame de la foi ! Tu l'aimes bien, ce cœur qui n'a pas ce qu'il veut, ce cœur qui désire et ce corps qui soupire ! Sa peau soupire de ne pas savoir s'exalter pour une peccadille. Ses yeux vont plus avant en toi, et tu cilles presque.
Presque.
Mais tu ne cilles pas encore réellement.
Pas encore. Tu la connais trop mal. Tu ne peux te permettre de ciller.

Elle te dit qu'elle ne pense à rien, qu'elle est dans la joie fragile de l'instant ! et toi malgré ton impuissance tu sais que cela ne peut marcher ; tu sais que le simulacre de joie dont elle a tenté de se servir est trop malingre, trop enfant, trop nouveau-né, trop faible. Mais elle a manifesté cette sincérité touchante de celui qui s'abandonne à ses impulsions, et tu lui en es reconnaissant, c'est tout ce que tu cherches, toi ! que l'on soit sincère avec toi.

« Ce n'est pas assez, malheureusement, il te faut une joie durable, qui soit ancrée dans ton esprit et dans ton cœur et qui puisse à tout moment resurgir et constituer ton Patronus. »
Dois-tu sourire, là, pour adoucir tes paroles ? Non, tu ne t'en sens pas capable encore. Pour toi sourire c'est se livrer ! c'est s'abandonner avec le courage curieux des petits animaux câlins, et tu es trop farouche encore pour t'y résoudre. Tu fais en sorte d'attendrir ton regard plutôt,tu rends l'abysse infernal de tes iris soit plus doux, presque chaleureux. Celui qui te connait bien sait que tes yeux sont un excellent moyen de te connaître et de démasquer tes intentions véritables. Là tu es affable, le corps détendu, les lèvres ni rictus ni étreinte de fer contre tes dents. Tu es prêt à l'aider pour de vrai. Pourquoi ? là est toute la question. Elle ne t'agace pas, même si toi, tu dois l'agacer. Il est vrai que tu es agaçant par bien des aspects, Benedict. Toujours grave, toujours sérieux, toujours glacial : telle est ta façade ! talentueux est celui qui sait voir à travers ; rare surtout.

Et Aleksandra aussi, a une façade, que tu ne perçois pas avec netteté, que tu n'as pas assez cerné pour pouvoir la percer. Mais tu la sens clairement, tu pressens le voile lactescent de l'illusion entre son visage et le tien.
Alors elle te dit, j'ai faim, elle te dit, allons manger quelque chose, elle te dis viens, viens, VIENS. Viens on va autre part, viens on oublie ma faiblesse, d'ailleurs j'ai jamais été faible tout n'était que cauchemar, d'accord, d'accord, crois-moi, je t'en prie crois-moi. Je suis forte d'accord.  
As-tu été utile ? tu en doutes, mais tu te plais à l'espérer, en rêveur mélancolique que tu es.

« D'accord. Tu voudras qu'on réessaie un de ces jours ? »
Tu te demandes si elle va cabrer son orgueil presque mâle, si elle va s'exalter et te montrer sa colère rougeoyante comme les braises sempiternelles dont sont faites ton cœur.
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Dim 16 Mar - 14:20


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Tu prends tes livres contre ton coeur. Un bouclier de papier où des mots se suivent page après page, comme la vie qui suit son cours. Tu lui tournes le dos, à cet intrus que tu acceptes finalement rapidement. Quand il te reproche ce que tu sais déjà tu hausses vaguement les épaules. Cela te fait ni chaud, ni froid. Tu sais bien que ce n'est pas assez. Mais pour le moment tu fais avec ce que tu as, tu ne sais pas ce qui a de plus joyeux que l'instant présent pour le moment. Tu ne te souviens plus avoir été vraiment heureuse sans qu'on vienne tout gâcher du peu de bonheur que tu pouvais ressentir. Alors sans un mot tu prends une marche lente près du lac noir. Tu observes le bord qui se fait caresser par le vent qui se veut de plus en plus fort, tout en restant sous les arbres qui bordent celui-ci.

Quand Benedict te propose de réessayer dans le futur, tu ne prends pas la peine de répondre car tu ne sais pas. Tu hausses de nouveau les épaules. De toute façon, une fois que vos chemins se seront séparés, il ne viendra pas te trouver, et toi, trop fière, trop timide et trop froide, tu ne feras pas le premier pas. Ahah... Cette pensée te semble si étrange sur le moment. Tu soupires et dans tes yeux quelque chose de plus doux pétille. Et tu marches toujours au bord, mais cette fois tu regardes le chemin, tu regardes où tu mets les pieds. Tu es concentrée et en même temps pensive, " Je vois bien un gros chat... Un félin. Pour ton Patronus. ", tu ne le regardes pas quand tu dis ça, un peu comme si tu te parlais à toi-même, " Je me trompe ?... à moins que tu ne saches pas. ", les mots sonnent moqueurs, même si ce n'est pas l'effet que tu veux donner. Mais c'est comme ça chez la plupart des Serdaigles, vous piquez avec votre bec de corbeau pour faire réagir, même si vous n'avez pas de mauvaises intensions. Alors tu te tournes ton minois pour avoir un semblent de contact. D'ailleurs il te semble même voir un peu de douceur, un peu de calme dans ses yeux, mais tu n'en n'es pas sûr. Tu n'as jamais été doué avec l'empathie. Et au final tu détournes de nouveau le regard pour voir au loin le chemin de feuilles mortes.

Tu te rends finalement compte que tu ne sais pas où tu vas vraiment. Tu vas où tu vas. Nulle part. Tu t'arrêtes donc brusquement, " Tu veux aller à Pré-au-lard ou chaparder dans les cuisines en douce ? ", chez toi ça sonne normal. Chez toi proposer ça c'est tout naturel. Et puis au moins c'est gratuit. Mais tu demandes quand même l'avis de ce qui semble être au final ton otage, car si sa réponse ne te convient pas, te connaissant, tu vas n'en faire qu'à ta tête et l'embarquer de gré ou de force dans la suite logique des idées. S'il met trop longtemps à répondre, la flemme va te prendre et tu vas finalement prendre la voix de la déraison. En fait, ça ou rien, tu es une forte tête.

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Benedict N. Westeylen
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Dim 16 Mar - 14:52
Un gros chat.
Un félin.
Alors c'est cela ! t'es félin Benedict. Tes jambes, ton corps, ta gracile agilité, tes yeux voraces. Félin félin félin. Les feux qui s'agitent en toi : félins. Tes cheveux jungle de noirceur luisante : félins. Ta voix : féline. Félin. Et elle serpent. Comme quoi, stéréotype vaut grotesque masque. Et elle croit que tu ne sais pas ! les rôles sont inversés ; elle titille ton orgueil auparavant assoupi, la colossale vanité qui sommeille dans tes entrailles pétulantes.
Je sais. Je sais je sais je sais JE SAIS.
Ah, son petit stratagème ne te laisse pas indifférent, et d'infimes signes extérieurs montrent ton ego soumis à rude, ardente épreuve : tes jointures blêmissent presque imperceptiblement, tes yeux luisent comme un pelage fauve, tu grognerais presque ! si tu n'avais pas cette stupéfiante capacité de retenue.
Je sais.
Et je vais te montrer.

Maintenant tu dois te concentrer, être irréprochable concentration, puis envol fulgurant ! que ta joie émerge, comme fleur somptueuse aux premiers hurlements soyeux du printemps ! tu dois mettre en pratique ce que tu lui as conseillé. Cesse, cesse, enfin, d'être juste de belles paroles exemptes de tout réalisme. Cesse ! et sois. Tu écartes les bras, position ridiculement christique qui étonnamment te galvanise, dans laquelle tu te complais ! et qui te semble être l'expression de toute ta puissance passée et future. Le vent s'enroule autour de tes chevilles, passe la main dans ta crinière glaciale, est sur ta peau, la réchauffe ! l'apaise et la tend en un sourire à la sincérité touchante.
Un sourire. Un vrai sourire Pas pour elle, pour toi. Pour les besoins chronophages de ton imposant Patronus, mais pour toi aussi. C'est là le secret ! quêter en soi la liesse et la recracher en l'éprouvant de nouveau ! tu l'as compris au terme d'un te des nombreux entraînements solitaires.

Mais cela ne suffit pas, évidemment, il te faut un souvenir réel. Alors tu cherches, ou du moins donnes l'illusion de chercher ; car tu ne cherches pas ! tu ne cherches plus. Le souvenir que tu utilises à chaque fois n'a point perdu de son ardeur volcanique ! ne la perdra jamais ; c'est l'un de ces souvenirs présents et puissants au point de ne pas mériter ce nom de souvenir. C'est plus une part de toi qu'un souvenir...
Tu y sombres, les yeux écarquillés, tous muscles crispés. Tu y sombres et tes yeux ont un fugace éclat rougeoyant ; tu revois les flammes inexpugnables de ta première manifestation magique ; jamais, jamais ! tu n'as ressenti plus démente allégresse. Et tu le sais.
Tu tends le bras, dont ta baguette d'ébène cruel est la juste continuité.
Mouvement sec, autre flamme dans les yeux ; scintillement étrange ! Ta baguette exhale un dense filet d'argent alors que le vent ordonne ta tignasse anarchique. Et le filet prend forme féline ! se constitue fauve, enfin.
Ton Patronus est là, qui darde son regard métallique sur Aleksandra.
Ton Patronus est là, qui draine ton énergie, même si tu prends bien garde de ne pas le manifester.
Ton Patronus est là.
Panthère des neiges, bien joué, tu penses, tes yeux dans les siens.
Tu dessines un autre mouvement aérien de ta baguette et ta panthère s'estompe ; tu retrouves ton souffle, tu peux parler désormais.

Je préférerais les cuisines, si cela ne te gêne pas. J'ai envie de chocolat.
Charmant tour de force, Benedict. Comme quoi il t'arrive d'avoir du potentiel.
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Dim 16 Mar - 18:06


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Devant toi un spectacle des plus étranges se déroule. Tu vois Benedict qui s'agite, qui fait de grands gestes un peu étranges... comme s'il se prenait pour le christ. Toi à côté tu ne peux qu'observer ce théâtre comique. Tu te sens un peu gênée de le voir faire l'oiseau de la sorte. En fait tu crois que tes paroles sur sa connaissance du Patronus l'on fait réagir. Peut-être que l'a vexé ? Tu ne sais pas. De toute façon si tu savais ça n'y changerait rien, alors tu te contentes de zyeuter le clown romantique qui te joue une scène. Tu le vois sourire. Un beau sourire qui pourrait faire tomber toutes les filles de Poudlard à ses pieds. A côté de ça, tu as les bras ballants. Tu te dis qu'il pourrait faire danseuse étoile s'il continue son cirque. Mais tu ne dis rien. Ce n'est pas poli de déranger un artiste dans sa parade. C'est trop drôle... Stop... je vais sourire... Heureusement il se calme, et d'un geste qui te parait impérial il lance le fameux sort où tu as des lacunes. Un lacet d'argent sort de sa baguette pour prendre une forme féline plus imposante qu'un chat normal. Ça ressemble à une panthère. Mais pour toi ça reste un chat. Tu sens son regard métallique sur toi. Le même que Benedict. Tu regardes la chose, et celle-ci s'efface. Tu te retournes vers le jeune homme, " Au début j'ai cru que tu voulais me donner un indice sur ton Patronus en faisant l'oiseau et la danseuse... j'ai cru que c'était un Signe. Mais en fait Ça ne te va pas un oiseau. A part une Mouette... ", tu dis ça platement. Sans ton, et tu reprends ta marche, en avant. Tu souris, portant une main à ta bouche, mais comme tous les autres tu l'effaces. Tu es un mur vierge. Je ne suis pas un livre ouvert.

Peu de temps après il te dit vouloir du chocolat, alors vous irez dans les cuisines - Tu avais de toute évidence, la flemme d'aller à Pré-au-Lard -. Et vu l'heure, pas besoin de devenir voleur, les elfes de maison seront sûrement ravi de vous donner quelques petites choses à grignoter. En attendant, tu sens une petite jalousie au creux de tes côtes. Tu envies sa maîtrise du Patronus. Toi, ça ne ressemble que vaguement à un Serpent géant pour le moment... Et encore quand ça fonctionne, sinon c'est une vulgaire tâche argenté. Tu aimerais lui demander comment il a fait, tu ouvres la bouche, mais tu la refermes. Non, ce n'est pas ta fierté qui toc à la porte ton coeur, mais c'est la timidité qui c'est barricadé. Alors tu te tais, tu restes silencieuse sur ce sujet.

Là, tu as envie d'une bonne chaise et d'être au chaud. Le froid te lasse. Il commence à agresser ta peau pâle qui rougit à cause de lui. De toute façon tu commences à sentir quelques goûtes. L'une d'entre elles tombe sur ta joue, telle une larme. Tu l'essuies. Tu sers tes livres contre ta poitrine et tu presses un peu le pas, " Dépêche-toi. On va se prendre la flotte... ", et sur ces mots tu te mets à trottiner, avant de te tourner et lui lancer un défi, " On va voir si tu es aussi rapide que ton gros chat ! ", toi aussi tu peux être joueuse. Alors tu te mets à courir sur le chemin... C'est puéril, mais tu trouves le monde trop sérieux.

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Benedict N. Westeylen
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Dim 16 Mar - 18:59
Tu l'observes attentivement. Plus encore qu'à l'accoutumée. Son visage... il y a quelque chose d'inédit, de plus doux dans les courbes pures de son visage. Quelque chose comme... un sourire.
Un.
Sourire.
Tu ne l'as jamais vu sourire. Certes tu la connais depuis peu. Mais tu l'as toujours vue marbre presque cruel ! glace presque létale. Et là ! et là elle glousserait presque. Le sourire semble te contaminer et glisse furtivement sur tes lèvres, que le froid a asséchées. Ton manège maniéré a fait son petit effet alors, et tu retires plus de gloire à l'avoir fait rire qu'à l'avoir impressionné par ton Patronus. Et tu aimes ça ! la gloire.
Tu as fait sourire une Serdaigle, aha tu deviens presque ordinaire, presque humain, un jour tu pourras te fondre dans leur masse homogène ! allons, courage.

Tu l'examines plus avant, sans réussir à te départir de ton air amusé. Pourtant tu n'aimes pas t'ouvrir, oh ! personne n'aime s'ouvrir moins que toi tu n'aimes t'ouvrir. Non, tu n'aimes pas ça, mais tu es parvenu à lui arracher un sourire et un sarcasme, infime exploit ! auquel tu te dois de répondre.

Je t'avouerais que c'était un peu caricaturé, ces gesticulations extrêmes, il m'arrive d'être plus naturel. Et quant à la mouette, hum, je me refuserai à tout commentaire disons.
Pourquoi tu souris encore, Benedict, pourquoi. Elle va finir par croire que tu t'amuses réellement. Et c'est faux hein, c'est faux c'est faux c'est faux c'est faux. Tu ne t'amuses pas, tu...
Soit.
Tu t'amuses.
Quelque peu.
Oui. D'accord, il t'arrive de t'amuser avec les autres.

Et alors, elle te défie ! serpent orgueilleux qu'elle est au fond ! seconde nature sourdement au fond de ses entrailles tapie. Ton mâle ego est étalon fougueux alors, se cabre et se refuse au ton taquin et au défi qui brûle sous ce timbre en réalité tout, sauf badin.
Et tu cours, tu cours, comme cet enfant pas assez ordinaire que tu incarnais, cet être à part, étrange, mais tellement puéril. Immature encore, tu te protèges parfois, tu t'éloignes. Mais vous êtes les mêmes sur ce point de vue-là, Aleksandra et toi ; votre entêtement est légende ! épopée grandiose presque. Tu cours sans chercher à voir si elle t'emboîte le pas. C'est comme une impulsion viscérale et puissante, l'appel des chairs. Tu dois éveiller tes muscles, lui montrer, te montrer que es plus que ce gros chat.
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Ven 21 Mar - 22:02


« Serpent qui change de peau est toujours serpent »
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Tes jambes pâles te portent littéralement dans le vent. Il est froid. Il est dur. Il te lacère la peau, mais tu cours. Tu cours toujours car Benedict vient de te dépasser. Alors tu cours plus vite. Encore plus vite. Tu t'élances, tu te faufiles dans le souffle tel un serpent. Tu transperces le souffle de Dieu, et les soupires des anges. Tu fermes les yeux sur le monde, tu écoutes juste l'air qui t'entoure. Tu fuis, tu le forces. Dangereux. Téméraire. Tu laisses le vent t'enlaçait. Tu ne veux faire qu'un avec lui. Comme au Quidditch, quand tu t'entraînes seule, tu fermes les yeux, tu écoutes les paroles de l'oxygène, tu te laisses guider. Tu montes, tu descends. Sur le côté. Sur l'autre. Tu glisses. Tu cours. Tu es libre.

Plusieurs fois tu manques de glisser. Mais cette course qui a donné de la couleur à ta peau de neige a fait que tu as dépassé sans trop de mal Benedict. Vous êtes proche de la grande porte du château dorénavant, alors tu ralentis le pas jusqu'à marcher. Ta respiration est plus rapide, mais tu sais te tenir. Ta poitrine se lève plus haut, plus souvent, mais cela reste timide et discret. Tu t'avances, ta jupe ondule dans le vent plus fort. Des gouttes tombent. Un peu. Un peu plus. De plus en plus. Beaucoup lorsque tu arrives sous le porche. Tu te tournes vaguement vers Benedict, jetant un rapide coup d'oeil, et tu rentres.

Les torches sont allumées et dehors la pluie bat son plein. En fait tu as eu une bonne idée de ne pas rester longtemps dehors. La couleur en dit beaucoup, et pas besoin d'être fort en magie ou en météo moldu pour le comprendre. Toujours en te dirigeant vers les cachots tu prends la parole, " Il va falloir que tu te bouges un peu plus. C'est mou. ", l'air distrait comme d'habitude. Un peu dans la lune. Tu reprends ton habituelle âme. Taciturne et désintéresser. Serpent qui change de peau reste serpent. Quoi qu'il arrive, n'importe quelle personne, devant n'importe qui, même si tu l'apprécies, tu ne seras juste qu'un ramassis de morceaux bancales, à l'intérêt moyen, et l'empathie inexistante.

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« Serpent qui change de peau est toujours serpent. » ▬ Benedict & Alek' [END]

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