Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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« T'avais rien de mieux à faire ? [Pv Richard]

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Mar 25 Mar - 20:55




T’avais rien de mieux à faire ?

Un poison au pif, juste de quoi te tuer.
feat Richard



En fait, elle était juste masochiste. Au point de constamment rôder aux alentours du terrain de quidditch, au point de récupérer son balai afin de virevolter dans les airs, profitant de l’instant pour y mettre fin encore plus frustrée ensuite. Elle observait les entraînements de loin, assisteraient sans aucun doute à tous les matchs. Pourtant elle ne voulait pas se l’admettre, qu’elle était juste folle, car cela ferait trop mal. Son excuse du jour n’est autre que le bon temps : en effet un soleil radieux dominait le château. Un bon temps pour voler, pour sûr, mais encore une fois la rousse préfère ne plus y penser. Elle avait préféré s’approcher du lac noir, allant s’asseoir sur l’herbe. Ceci fait, elle alla poser devant elle toute une panoplie de fioles ainsi que son chaudron. Oui, Elyrian était de ceux qui n’avaient pas peur de se lancer dans la préparation de potions en plein milieu de l’herbe, quitte à faire cramer tout le périmètre, ce qui était fort probable au vu de ses capacités médiocres en la matière. Trop bourrine pour faire preuve de minutie ou de la moindre précision, elle savait déjà compter le nombre de tours qu’il fallait faire en mélangeant la mixture, c’était déjà pas mal. Quoi qu’il en soit elle ne voulait pas rester enfermée, préférant profiter du bon temps et de sa possibilité de guetter du coin de l’œil les pirouettes des joueurs de Quidditch. Aujourd’hui c’était l’entraînement des serpentards, elle les voyait parfois, quand ils prenaient décidément trop de hauteur.

Quoi qu’il en soit la Poufsouffle se retrouva bien vite absorbée par son travail. Si elle passa de longues minutes plongée dans les bouquins, s’assurant de tout avoir, s’assurant de tout comprendre, elle finit par tenter le coup. Petits à petits les ingrédients, déjà préparés, se retrouvaient jeté dans le chaudron, quelques flammes crépitant sous ce dernier, la demoiselle ayant pris soin de réserver un espace pour le feu. Quoi qu’il en soit, sourcils froncés sous la concentration, la demoiselle était trop prise par ce qu’elle était en train de faire pour se soucier de la présence qui s’approchait à grand pas pourtant. Elle n’entendit pas le bruit qu’il faisait, en vérité elle ne perçut sa silhouette que lorsque cette dernière se mit à faire de l’ombre au livre qu’elle lisait avec attention. Sachant d’avance que cela ne lui plairait pas, la Poufsouffle lâche un soupir pour finalement vriller ses prunelles d’émeraudes sur la silhouette tellement dérangeante. Au fond elle ne fut pas tellement surprise, bien que profondément agacée, de découvrir Richard. Cet abruti de serpent avait probablement dû l’apercevoir pendant son entraînement et ne trouvait désormais rien de mieux à faire que de l’emmerder. Sachant qu’en prime elle était en train de galérer sur un exercice de potion à la noix –matière dans laquelle il excellait- cela n’aidait décidément pas à la rendre de bonne humeur. Vraiment pas. Au point qu’elle ne lui laisse pas le temps de parler, prenant d’office la parole, d’une voix déjà blasée, énervée. Le serpent avait le don de lui donner envie de gerber à peine le voyait-elle.

« Qu’est ce qu’il y a ? T’as couru après une baballe dorée pendant trois heures, t’as réussi à l’attraper, donc t’es content ? Formidable Richard, les clebs en sont au même niveau, maintenant si tu veux bien m’excuser, tu me fais de l’ombre. »

Décalant son interlocuteur en le poussant à hauteur des jambes, laissant ainsi le soleil éclairer à nouveau les instructions nécessaires au bon déroulement de son exercice, la demoiselle s’apprêtait d’ailleurs à ajouter un nouvel ingrédient. Seulement, perturbée par le serpent à ses côtés, elle ne se rendit pas compte qu’elle s’apprêtait à en mettre deux fois trop. Or le manque de précision pouvait clairement être fatal, manquerait plus qu’elle fasse tout exploser devant lui tiens.



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Richard Morgan
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Mer 26 Mar - 1:20

Richard se sentait bien, il se sentait libre, il se sentait puissant. Richard se sentait Morgan. Sept ans. Sept longues années, c'est le temps qu'il avait mis pour obtenir cette place d'attrapeur dans l'équipe de Serpentard. Un place méritée, une place attendue, une place de Morgan digne de ce nom ! Il avait travaillé dur pour l'obtenir et rien de ce que pourrait dire Astrid, sa cousine, ne pourrait lui faire baisser le moral alors qu'il filait dans les airs à la recherche du vif d'or. Ce n'était qu'un entraînement bien sûr, mais il avait hâte de prouver sa valeur en match, de montrer que c'était bien lui le meilleur et qu'il n'avait pas volé sa place. En regardant autour de lui, il aperçu une silhouette au loin, avec un chaudron. L'entraînement touchait à sa fin et il cru reconnaître la personne à qui ce contour appartenait. Il eut un grand sourire et plongea pour attraper sa balle de prédilection. Elle était venue là-bas exprès pour l'observer. Avec un chaudron pour qu'il vienne l'aider en plus. Elle était décidément trop mignonne cette fille.

Lorsque la fin de l'entraînement fut sifflée et les derniers conseils d'Astrid en matière de stratégie donnés, Richard partit dans les vestiaires pour se laver. Il devait être très propre sur lui pour voir Elyrian Helm, car elle lui avait bien fait comprendre à plusieurs reprise qu'elle n'attendait rien de moins que la perfection pour lui. La violence qu'elle mettait à le repousser à chaque fois ne faisait que faire grandir l'enthousiasme de Richard. Elle devait être vraiment amoureuse de lui pour s'y prendre comme ça ! Richard avait hâte qu'elle se laisse enfin aller et qu'elle laisse Lionel là où il méritait d'être : sur le trottoir au bord de la route.

Lorsqu'il fut bien récuré, il mit un soin particulier à attacher ses vêtements correctement, remontant sa cravate avec soin et arrangeant ses cheveux pour qu'ils retombent le plus naturellement possible sur ses épaules. Enfin il récupéra son sac et sortit en saluant les autres membres de son équipe à part Icarius à qui il adressa un regard froid. Il n'aimait pas la façon dont ce joueur lui parlait, à lui et Astrid lorsqu'ils avaient des coups de gueule tout à fait personnels et familiaux. Ça n'était pas ses affaires.

En la voyant de dos, penchée sur son livre, Richard sourit. Un bon entraînement suivit d'un peu de temps passé avec Elyrian, que demandait le peuple ? Il ne voyait pas comment une journée pouvait se dérouler d'une meilleure façon que ça. Sauf s'il croisait Isabella sur le chemin. L'air de rien il vérifia tout de même à droite et à gauche si l'incendiaire vélane se trouvait dans les environs. Il s'en serait voulu de s'attirer ses foudres parce qu'il ne l'avait pas vu. Et oui, elle serait capable de lui en vouloir pour ça. Lorsqu'enfin il arriva près de la belle, il ne reçu comme salutation qu'une réplique cinglante qui fit naître un large sourire sur son visage. Elle lui parlait ? Parfait, c'était une invitation à rester alors ! Il déposa son sac sur le sol avant de s'asseoir en tailleur pour cesser de lui faire de l'ombre et de jeter un coup d’œil à la potion qu'elle préparait. En lisant le titre dans le bouquin, il su exactement où elle en était dans la préparation. Les potions étaient sa matière préférée.

-Content que ça te plaise et que tu ais fait le rapprochement avec le blason de ma famille. C'est un grand compliment que tu me fais là, mais je ne suis pas encore au niveau de ma tante Holly sur un balais, ni même de mon père, répondit-il de sa voix grave et joyeuse. Eh oui, le blason de la maison Morgan était un bouledogue, donc un chien ! Rien d'étonnant à ce que la remarque ai plu à Richard.

En la voyant prendre une trop grande quantité d'herbe à feu pour la mettre dans le chaudron Richard réagit au quart de tour et lui attrapa le poignet avec la rapidité que lui conférait son entraînement encore tout frais. Un attrapeur devait être vif comme l'éclair après tout.

-Non ! Réduis la quantité, le chaudron risque de t'exploser à la figure sinon, expliqua-t-il en écartant sa main d'au-dessus du récipient bouillonnant.

Il n'allait pas lui faire le boulot à sa place car il n'était pas un adepte de la philosophie « si on regarde les autres on apprend mieux » mais il ne souhaitait pas qu'une telle mixture lui explose au visage. Elle n'avait pas choisi la potion la plus simple, ça pouvait devenir dangereux si jamais elle faisait des erreurs aussi grossières que celle-là. Son niveau était sans doute un peu trop bas pour s'y risquer seule. Soudainement, il eut une illumination. Mais bien sûr ! Elle avait fait ça en sachant qu'il la rejoindrait pour venir l'aider ! Elle voulait qu'il l'aide pour réussir en potion à présent ! Ça devenait décidément de plus en plus merveilleux entre eux deux.

-T'as pas prit la potion la plus facile. Pourquoi est-ce que tu as voulu réaliser celle-là en particulier ? demanda-t-il en lui lâchant enfin le poignet. C'était tout de même pas sa faute s'il trouvait se contact si agréable. Le contact féminin en général d'ailleurs.


House Morgan
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Mer 26 Mar - 14:36




T’avais rien de mieux à faire ?

Ne me touche pas, vipère.
feat Richard



Oh bon sang, depuis quand une réplique acerbe se transformait en invitation hein ? Normalement quand on vous insulte de la sorte, vous vous cassez ou vous répliquez, mais Richard n’a pas l’air d’être de ce genre de personne, au contraire, étant donné qu’il dépose ses affaires au sol afin de mieux s’installer à côté d’elle. Certes, par conséquent il ne lui faisait plus d’ombre, mais sa simple présence était dérangeante au possible. Elyrian ne faisait que rarement dans la demi-mesure, soit elle aimait soit elle haïssait, et il était clair que le serpentard rentrait dans la deuxième catégorie. Il n’était qu’un con, prétentieux, hautain, dragueur aussi -bien qu’elle le jugea nul dans ce domaine-. Accessoirement il était sorti avec Carys pour un simple pari, et ça ce n’était pas pardonnable non plus, peu importe que cela se soit produit il y a des années déjà. La Poufsouffle avait la rancune tenace, particulièrement quand cela touchait à ses proches. Un grondement sauvage remonta le long de sa gorge, témoin de sa colère grandissante. Elle n’aimait pas ne plus pouvoir jouer au Quidditch, elle n’aimait pas les potions, elle ne l’aimait pas lui. La journée n’aurait pas pu être plus pourrie que ça. Quoi que, apparemment si, étant donné que cet imbécile n’était pas foutu de comprendre une insulte quand elle lui en sortait une. En même temps, elle avait été suffisamment idiote pour oublier que le chien était  l’emblème de la famille Morgan. Dans ces conditions, voir un compliment dans ses propos était presque normal. Mais cela ne l’arrangeait définitivement pas.

Richard évoqua d’ailleurs sa famille, ayant la décence d’admettre qu’il était loin d’avoir le niveau de sa tante. Une grande dame que cette Holly Morgan, que tout bon joueur de Quidditch se devait au moins de respecter. Mais Elyrian n’en revenait pas, de voir à quel point ce vulgaire serpent prenait la grosse tête et se vantait de la réputation de sa famille. Si ses proches méritaient les honneurs, lui n’avait pas le droit à ce luxe, il n’était rien. Accessoirement il était mauvais, et la Poufsouffle –en véritable mauvaise langue qu’elle pouvait être- estimait qu’il n’avait sa place dans l’équipe uniquement parce que les serpentards manquaient de volontaires. Du coup on prenait la première merde qui voulait bien jouer, et on lui faisait croire qu’elle était douée. Intérieurement, la rouquine espérait que les blaireaux lui latteraient la gueule au prochain match, et que toutes les équipes de manières générale lui mettront la branlée de sa vie. Ça calmera peut-être son égo surdimensionné. Quoi qu’il en soit, si jusque là la demoiselle s’était retenue de répondre quoi que ce soit, elle se trouva emballée et énervée par ses propres pensées, si bien qu’elle ne tenu pas plus longtemps et cracha avec mépris.

« Tu ne seras jamais au niveau de ta tante. Tu fais peut-être parti de la famille, le cabot, mais si les autres mordent, toi tu te contentes d’être en rut. »

Pitoyable. Juste un mâle dominé par ses hormones et ses désirs, voulant se taper tout ce qui se trouve à sa portée, semblant plus ou moins prêt à tout pour ça. S’il s’agissait là de sa seule ambition dans la vie, Elyrian en venait à se demander ce qu’il foutait chez les serpents. Ah, oui, bien sûr, le jeune homme était mesquin et trichait en prime. Voilà pourquoi. Ah et puis, à quoi bon se prendre la tête pour lui, il ne méritait pas le tiers de la haine qu’elle lui dédiait. Ce fut donc dans l’optique de l’ignorer que la rousse préféra se concentrer à nouveau sur son chaudron, bien que cette concentration ne fut pas optimale. Comme pouvait en témoigner cette main leste qui fusa en sa direction, se refermant délicatement mais fermement sur son poignet. Si elle l’entendit justifier son geste, elle n’en resta pas moins folle de rage. Ce n’était pourtant pas grand-chose, c’était même rien du tout, mais elle ne supporte pas l’idée qu’il puisse se croire suffisamment important pour juste oser la toucher. Ce fut pour cela que, suivant toutefois son conseil et s’abstenant de déverser les ingrédients dans le chaudron, elle vrilla ses prunelles d’émeraudes dans les siennes. Un tic nerveux agita sa joue, furieusement, alors qu’elle coulait sur lui un regard assassin, un regard tellement ardent qu’il reléguait le sortilège de la mort au niveau d’un vulgaire expelliarmus.

« T’as deux secondes pour me lâcher Rick ou je te crève les yeux. »

Une menace, encore et toujours, bien que celle-ci semble convaincante. Elyrian ne songeait cependant pas au fait qu’elle venait d’employer le surnom du serpentard, non pas pour témoigner d’une quelconque affection qu’elle lui porterait, mais bien parce que c’était plus court. Par conséquent cela avait plus d’impact. Des menaces faisant trois pieds de long étaient bien souvent moins prises au sérieux que quand c’était clair, net et précis. Violent comme elle aimait l’être. Quoi qu’il en soit, la Poufsouffle ignorait si c’était à cause de cette tirade ô combien haineuse, mais il daigna la lâcher, ce ne fut d’ailleurs que lorsqu’il le fit que la demoiselle eut l’impression de pouvoir respirer de nouveau librement. C’était comme ça avec elle, sa colère prenait le pas sur tout, l’empêchant de songer à autre chose, la contraignant à bloquer sa respiration le temps d’un regard glacial. Elle n’aimait décidément pas la proximité qu’il leur imposait. Elle n’aimait pas le côtoyer, de près comme de loin. Et alors qu’elle ne se pensait pas capable de le détester un peu plus, il posa la question qui la dérangea au plus haut point. Une question pourtant légitime : pourquoi cette potion ? Cette dernière n’était autre que la potion tue-loup, censée soulager les symptômes des loups garous. Au vu de sa situation familiale, Elyrian avait pris la décision de s’entraîner à la faire, quitte à se louper indéfiniment, quitte à s’attaquer à quelque chose qu’elle ne maîtrisait pas. Elle s’en moquait, cela lui faisait autant de bien que de mal. Le voir s’intéresser à ce sujet sensible lui arracha cependant un tic nerveux, ainsi qu’un imperceptiblement tremblement qui secoua sa main toujours portée à hauteur du chaudron.

« Qu’est ce que ça peut te foutre ? lâcha-t-elle dans un sifflement, ramenant sa main contre elle et vérifiant une nouvelle fois les doses. Elle s’assura cette fois d’être sûre d’elle, allant même jusqu’à guetter une réaction chez son interlocuteur qui pourrait lui faire comprendre qu’elle faisait fausse route, avant de poursuivre à nouveau sa préparation. Et si la demoiselle était toujours aussi en colère, si ce n’est plus, l’on pouvait la sentir soudainement moins assurée. Car oui, il avait définitivement posé la question qu’il ne fallait pas. Elle tente toutefois de masquer son trouble, répliquant à nouveau, narquoise. Mais tu as raison, j’ai eu tort, j’aurais dû m’attaquer à un poison que j’aurais mis dans des chocolats. Il m’aurait suffi de dire que ça venait d’une groupie et t’aurais tout dévoré. Ça t’aurais achevé, toi et ton égo démesuré. »

Parce que la meilleure des défenses restait l’attaque.



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Richard Morgan
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Mer 26 Mar - 18:47

Richard aimait le regard plein de violence qu'elle tournait vers lui. Il était si brûlant, si passionné ! Ce n'était pas tout le monde qui avait droit à ça. Est-ce que Lionel l'avait déjà vu ? Cette simple pensée lui retournait l'estomac, non, il ne pouvait pas l'avoir vu, tant de passion contenue, toute cette hargne à retenir des sentiments qui crevaient pourtant les yeux lorsqu'elle le regardait, il ne pouvait pas connaître quelque chose d'aussi profond, d'aussi intense. Lionel n'était qu'un imbécile arrogant et prétentieux qui pensait avoir le droit de rabaisser les autres. Richard était un imbécile prétentieux, mais au moins il gardait sa prétention pour lui. Lui méritait une fille comme elle. Et visiblement elle ne demandait que ça.

-Non, bien sûr que je ne la rattraperais jamais. C'est une batteuse formidable et une femme d'exception, je ne pourrais jamais avoir cette prétention, dit-il d'un ton plus doux.

Sa famille était vraiment un sujet sensible pour, le seul sur lequel il ne pourrait pas mentir. Il ne racontait pas d'histoire et ne versait pas dans la fausse modestie lorsqu'il disait qu'il ne pourrait jamais rattraper Holly en matière de Quidditch. Il la tenait en trop haute estime pour pouvoir se glorifier d'atteindre un jour sa position. Son père aussi était un joueur formidable, mais lui était plus un sujet à discorde, si bien qu'il n'en parlait jamais à personne. Il avait tellement envie de le rendre fier, ou au moins qu'il le regarde qu'il enchaînait les conneries au risque de faire couler sa maison ou de se traîner une réputation comme la sienne.

Il retrouva le sourire lorsqu'elle lui demanda de la lâcher. Elle avait raison, c'était une mauvaise idée qu'on les voit trop proche pour le moment. Elle n'avait pas encore rompu avec Lionel après tout et elle ne souhaitait sûrement pas se traîner une réputation de prostituée en sortant avec deux garçons en même temps. Ça allait déjà être suffisamment dur d'être avec quelqu'un qui avait sa réputation, mais Richard était prêt à faire taire les ragots de la façon la plus radicale qui soit si ça lui permettait de la mettre plus à l'aise. Il ne voulait pas qu'une relation qui s'annonçait si intense soit réduite à néant à cause du regard des autres.

Il éclata de rire lorsqu'elle lui parla du poison et de ses groupies. Elle le charriait en plus, ils s'entendaient décidément super bien, c'était génial ! Mine de rien il surveillait ce qu'elle mettait, il ne l'interromprait que si elle risquait de les faire exploser tous les deux. Il fallait qu'elle apprenne à la faire seule, il ne serait pas toujours là pour l'aider après tout et c'était une potion importante. Il jeta des coups d’œils autour d'eux. Il voudrait bien lui montrer plus de preuves d'affection, mais il préférait que ça ne soit pas en public s'il ne voulait pas qu'ils soient repérés.

-Ça m'intéresse parce que ce n'est pas une potion facile à faire et qu'elle n'a qu'une seule utilité.

La potion tue-loup... Sa potion préférée, ou presque. Si ce n'était pas une preuve d'amour ça. En plus elle avait utilisé son surnom tout à l'heure, les rapprochant encore plus. Une ambiance plutôt bonne, bien que chargée d'électricité positive était installée entre eux. Richard avait une peur bleue des loup-garou, il connaissait toutes les façons de s'en protéger même si elle n'étaient pas nombreuses. Il lui lança un regard perçant.

-Tu comptes t'en servir?


House Morgan
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Mer 26 Mar - 22:43




T’avais rien de mieux à faire ?

Tu sais où frapper Rick. Mauvais point pour toi.
feat Richard



Bien qu’elle n’en montre rien, la demoiselle s’avéra être quelque peu surprise par les propos de son interlocuteur. Il semblait porter un véritable respect pour sa famille, dévoilant un timbre de voix plus doux et une humilité qu’elle ne lui avait jamais connu. Cela ne le fit pas pour autant grimper dans son estime, la rouquine préférant y avoir une prétention de groupe, la fierté qui pouvait gagner le serpentard à l’idée de faire partie d’une famille aussi prestigieuse. C’était tout aussi révoltant. Ravalant un sifflement agacé, la rouquine préféra se concentrer sur sa potion à partir du moment où il daigna la lâcher, ne s’occupant plus de lui, pas une seule seconde. Pas même alors qu’il éclatait de rire quand elle le menaçait de l’empoisonner. Décidément. Peu importe ce qu’elle disait, il ne semblait rien prendre au sérieux, ce qui était foutrement énervant, lui donnant l’impression de se mettre dans des états pas possible pour pas grand-chose. Car il n’était rien. Rien du tout à ses yeux. Juste un connard de plus dans ce bas monde et, involontairement peut être, il ne fit qu’accentuer cette vision des choses qu’elle avait. En posant cette question qui, bien que légitime, lui noua la gorge. Elle se moquait bien de savoir que la potion Tue-loup était sa préférée, elle s’en contrefoutait royalement, mais le voir la questionner sur ses intentions la perturba. Car elle ne s’était absolument pas poser la question. En vérité elle ne l’avait fait que pour s’entraîner, n’ayant pas songé une seule seconde qu’elle pourrait peut-être la reproduire pour sa mère à l’avenir. Enfin, c’était inutile, sa génitrice savait se débrouiller seule pour ce genre de choses.

Retenant péniblement un sifflement rageur, Elyrian essaya de songer à autre chose, tentant de se concentrer sur sa potion, faisant ainsi l’effort de ne pas s’énerver, de ne pas le brutaliser ou l’insulter. Elle voulait juste ne pas y penser. Sauf qu’elle n’y arrive pas, que le regard brûlant du serpent sur elle ne cesse de lui rappeler qu’il était là, qu’il voulait savoir si elle comptait se servir du breuvage. Franchement, dans quelles conditions pourrait-elle se servir de ce truc ? Au château il n’y avait aucun loup-garou et comme elle ne quittait pas ce dernier, que pouvait-il bien supposer ? Grondant, agacée, la Poufsouffle jeta un coup d’œil au jeune homme, tentant de déchiffrer ses traits, y cherchant une explication pour justifier cet interrogatoire ô combien déplacé. Enfin, déplacé pour elle, en soi il ne disait rien de mal. Il n’avait juste officiellement pas de bol et ne cessait de s’enfoncer. Méfiante, tendue aussi, la demoiselle siffla alors dans un froncement de sourcil.

« Si j’étais un loup-garou ça fait longtemps que je t’aurais bouffé Richard. Donc non je ne compte pas l’utiliser. »

Gronda-t-elle. Retournant à sa potion, la demoiselle lut de nouveau les instructions et poursuivit son entraînement. Sauf qu’elle n’aimait pas. Elle n’aimait décidément pas ça, la douleur qu’il venait de faire remonter en quelques mots seulement. Il n’avait pas le droit, pas le droit de lui rappeler ces derniers mois passés, il n’avait pas le droit de parler de ça. Crispée, au possible, sa main tremblante au-dessus du chaudron, la demoiselle décida de changer de tactique. Car il ne méritait décidément pas qu’elle se contente de rester immobile, à tenter de le lyncher à l’aide des mots. Ce n’était pas suffisant pour le mater ni pour la calmer. Ce fut pour cela que, vive, la Poufsouffle s’empara alors de son chaudron et, sans le moindre scrupule, en expédia le contenu sur son interlocuteur. Une partie de la mixture atterrit sur ses propres jambes, la faisant grincer des dents, car il fallait admettre que c’était brûlant. N’étant toutefois pas suffisamment garce pour lui expédier un liquide aussi brûlant en pleine figure, cela ne l’empêcha pas de correctement viser les vêtements du serpent, ces derniers le protégeront peut être d’une brûlure au troisième degré mais sûrement pas d’un sacré coup de chaud, d’un torse rendu rouge écrevisse ni même de la douleur qui allait avec. Reposant le chaudron désormais vide à sa place, la demoiselle n’attend pas une réaction pour répliquer, narquoise, l’ombre d’un sourire mauvais aux lèvres.

« Oh et puis si finalement… T’en penses quoi Richard, elle est réussie ? »

S’autorisant un ricanement, la demoiselle sortit alors sa baguette, stoppant le feu qui avait continué de crépiter sous le chaudron vide. Bon elle venait de gaspiller pas mal de trucs et ne pourrait donc pas savoir si elle était capable ou non de faire cette potion, mais tant pis. C’était probablement mieux comme ça. Inspirant longuement, la Poufsouffle s’étira alors péniblement, comme si son action venait de l’apaiser plus que de raison. Et elle finit alors par s’allonger, glissant un bras derrière sa nuque, l’autre reposant sur son ventre, déjà elle coulait un regard moqueur en direction du serpent.

« C’est pas trop chaud ? »



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Richard Morgan
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Jeu 27 Mar - 3:06

Richard détourna un instant le regard, se perdant dans des pensées légèrement plus éloignées que la colère visible d'Elyrian. Il se demandait ce qu'il ferait si jamais elle se révélerait être une loup-garou. Est-ce qu'il la fuirait ? Réussirait-il à surmonter sa peur viscérale et sa terreur absolument absolue à l'évocation de ces monstres ? Il aimait penser que oui. Il était capable de tout. Il serait capable de l'aimer malgré un tel obstacle. Il était sûr que ce n'était pas le cas d'un gars Lionel, trop terre-à-terre, trop arrogant pour sortir avec un monstre. Lui saurait dépasser ça et pouvoir la regarder avec autant de tendresse que d'habitude.

Il sourit légèrement lorsqu'elle évoqua la possibilité qu'elle était un loup-garou. Oui, lui aussi la croquerait bien, loup-garou ou pas loup-garou. Il était déjà mordu de toute façon. Combien de fois s'était-il dit ça d'ailleurs ? Combien de fois une fille avait su lui faire tourner la tête avant qu'il ne s'en lasse invariablement ? Il aimait à penser qu'avec Elyrian ça serait différent. Peut-être était-ce enfin de l'amour qu'il ressentait pour quelqu'un. Ou peut-être que ses sentiments pour Isabella étaient plus réels. C'était à voir, Cyryiel était plutôt mignonne aussi, et il préférait ne même pas penser à Carys.

Soudain, il se prit un chaudron, ou plutôt son contenu, sur les vêtements. Avec un juron fort peu seyant pour un homme de sa classe internationale, Richard se leva d'un bond et sortit sa baguette magique pour faire sécher ses vêtements. Il reporta ensuite un regard légèrement accusateur sur Elyrian et revint s'asseoir à côté d'elle. Il avait effleuré un sujet sensible avec la potion tue-loup, il n'avait pas percuté avant, mais ça semblait plus que clair maintenant qu'elle venait de lui jeter le contenu du chaudron dessus.

-Écoute, je suis désolé si je t'ai blessé en parlant de cette potion, ça à l'air de te tenir à cœur. Il y eut un blanc pendant lequel Richard hésita. Elle était trop cuite. Le feu n'était pas ramené à feu doux pendant que tu mettais les racines dans la potion, du coup ça lui a donné une apparence un peu trop claire.

Il soupira et jeta un coup d’œil dans ce qu'il restait du chaudron avant de prendre le livre de la Poufsouffle. Il allait lui rajouter quelques notes, ça pourrait l'aider à en faire pour plus tard si elle le souhaitait. Richard voulait l'aider sincèrement, mais il savait d'expérience qu'elle refuserait son aide s'il la lui adressait directement, alors il lui offrait son assistance par un moyen détourné. Lorsqu'il eut fini de griffonner les annotations, il reposa son livre.

-Je t'ai rajouté deux trois astuces pour cette potion. Elle à l'air méchante comme ça, mais ça peut devenir plus simple en faisant ce que je t'ai écrit. Si t'as besoin, je connais la recette par cœur de toute façon, je saurais t'en faire. Ou t'aider à en faire.

Il ne s'allongea pas à côté d'elle, restant assit en tailleur à côté et arrachant quelques touffes d'herbe avant d'observer le lac. Ça lui rappelait ça cavalcade dans le couloir marécageux et sa douloureuse expérience avec l'un de ses habitants. Il n'était pas près de recommencer une telle chose. Aleksandra avait vécu le pari du siècle et elle avait intérêt à s'être régalé les mirettes, parce qu'il n'allait certainement pas le refaire.

Il ne posa pas de question à Elyrian sur sa vie privée. Peut-être connaissait-elle un loup-garou, il n'en savait rien, mais si elle voulait se confier à ce sujet, c'était à elle de l'aborder, pas à lui. Ce n'était pas ses affaires après tout, il avait une certaine notion de respect qu'il convenait de respecter en toute circonstance. Ses parents l'avaient bien élevé, après il avait simplement un peu amélioré le contexte de galanterie. De toute façon il ne voyait pas ce qu'il ne pourrait pas améliorer rien qu'en s'y intéressant un peu. Il était doté d'une intelligence supérieure, il n'y avait donc pas matière à discuter sur le sujet.


House Morgan
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Jeu 27 Mar - 19:09




T’avais rien de mieux à faire ?

J'ai l'air de quelqu'un qui pardonne ?
feat Richard



C’était jouissif, littéralement, de voir les grands airs du serpent se volatiliser alors que la mixture de son chaudron se retrouvait déversée sur lui. C’était bon de le voir gronder, lâcher les injures qu’il avait toujours retenu devant elle, de le voir se relever dans un bond aussi surpris que douloureux. C’était sa vengeance à elle, un peu basse, un peu futile, mais néanmoins délicieuse. Elle apprécia le regard accusateur qu’il lui lança, la pointe de colère qui luisait au fond de ses prunelles, un air outré auquel elle répondit par son éternel sourire narquois et provocant. Incroyablement fière qu’elle était, fière de son petit coup, fière de l’effet provoqué. Une fierté qui s’envole toutefois bien vite alors que, une fois la réaction fournie et les secondes écoulées, Richard se contente d’agiter sa baguette pour nettoyer ses vêtements avant de s’asseoir à nouveau en tailleur, nullement dérangé. Et ça c’était chiant, parce qu’elle aurait voulu le voir lui hurler dessus, tenter de lever la main sur elle ou de lui jeter un sortilège, elle aurait voulu le voir l’insulter. Oh oui, la Poufsouffle aurait tant désiré une réaction qui n’aurait fait que l’inciter à se montrer plus violente encore, une réaction qui l’aurait poussé à le haïr un peu plus. Elle aurait surtout aimé que lui se mette à la détester, la demoiselle étant bien plus à l’aise et surtout plus satisfaite à l’idée que les gens ne l’apprécient pas plutôt que le contraire. Surtout quand il s’agissait du serpentard. Elle détestait les fausses politesses qu’il lui témoignait, sa prétention, sa manie de la narguer, les regards qu’il coulait parfois en sa direction et qu’elle jugeait déplacé ou énervant.

Soudainement agacée de voir qu’il ne comptait pas foutre le camp non plus, la demoiselle dût retenir un sifflement déçu et préféra faire dévier son regard, observant le lac tout en restant allongée. L’ignorer était peut-être la meilleure chose à faire finalement. Sauf qu’il reprend la parole ce con, non pas pour lui faire une remarque amère ni même pour se venger d’une quelconque façon. Rien de tout ça. Le serpentard était en train de s’excuser. Un serpent était en train de s’excuser. Elle se demandait si c’était seulement possible, ça devait pourtant pas être compatible avec leurs gênes. Cependant Elyrian ne parvenait pas à accepter ce pardon, elle le détestait trop pour ça, au point que rien ne pouvait vraiment le racheter. Il ne grimpait pas dans son estime, cela n’arriverait probablement jamais. Et si une voix dans sa tête lui souffla qu’il n’était peut-être pas qu’un connard fini, elle chassa bien vite l’idée. Rick était un serpent, il fallait constamment s’en méfier, tout particulièrement car le concerné était un coureur de jupons en prime. La fille en couple qu’elle était devait représenter un défi de taille. Tout du moins c’est ce qu’elle se plaisait à penser, ne voyant aucune autre explication pour justifier les actes de son interlocuteur. C’est pas comme si ce dernier l’aimait après tout. Quoi qu’il en soit, alors qu’elle l’insultait encore mentalement par simple plaisir et par besoin de s’occuper l’esprit, la Poufsouffle fut satisfaite de le voir plus ou moins changer de sujet.

En effet le jeune homme ne s’attarda pas plus que ça sur les raisons qui avaient pu la pousser à faire une telle potion –cela aurait de toute manière signé son arrêt de mort et il devait en avoir conscience- et préféra lui donner quelques conseils, relevant ses fautes, mettant encore une fois son incompétence en avant. La donzelle serra les dents. Il était de notoriété publique qu’Elyrian avait une fierté surdimensionnée, un rien suffisait à l’énerver et un rien suffisait à lui faire croire qu’on tentait de l’humilier. Cette fois ci ne faisait pas exception à la règle, comme à chaque fois que Richard ouvrait la bouche, elle y voyait une manière de se sentir supérieure à elle. Loin d’être un coup de pouce, ces remarques n’étaient qu’un moyen de l’enfoncer elle, de lui rappeler qu’elle était mauvaise en potion ou désormais dans l’impossibilité de jouer au Quidditch. Pourtant le serpentard faisait des efforts, plus ou moins subtils, pour s’adapter à la rouquine. Il avait en effet bien compris que lui montrer directement un exemple n’aurait servi qu’à se faire ébouillanter de nouveau, aussi préférait-il dire de vive voix quels étaient les problèmes, s’autorisant ensuite à gribouiller quelques notes dans son livre, pour ensuite la laisser se démerder avec ça. Ce n’était pas plus mal, bien qu’elle préférait crever que d’admettre à voix haute être moins bonne que lui.

« Le feu était très bien, si je l’ai autant chauffé tu te doutes que c’était pour te brûler au 36ème degré Richard. D’ailleurs rassure-moi, ça a marché ? »

Pitié, faîtes que malgré ses vêtements secs il continuerait de couiner pendant quelques heures ou quelques jours encore. Qu’une trace de brûlure, même infime, ornait désormais sa peau. Jetant un bref coup d’œil au concerné, comme dans l’espoir de pouvoir admirer d’elle-même son carnage, elle finit toutefois par se détourner à nouveau. Pour l’heure, Elyrian préférait méditer les paroles du serpent. Si ce dernier a toujours été doué en potions, il semblait tout particulièrement l’être avec la Tue-Loup, au point qu’il en connaissait la recette par cœur, au point qu’il était prêt à l’aider à en faire ou même lui en faire tout court. Rick était décidément un peu trop volontaire, un peu trop serviable. Dans un sifflement, la rousse demanda alors, feignant le désintérêt le plus total toutefois.

« Encore un moyen d’affirmer ta prétendue supériorité Richard ? A moins que le loup-garou soit plus adapté que le chien pour servir d’emblème à ta famille, qui sait, c’est peut-être moi qui devrais me méfier d’une quelconque morsure. »

Qui sait, il était peut-être un loup-garou lui aussi. Cela l’étonnerait mais après tout que pouvait-elle en savoir, on ne reconnaissait pas vraiment un loup-garou en dehors de ses transformations et la Poufsouffle ne voulait pas s’amuser à courir après le serpentard lors des nuits de pleine lune juste pour appuyer une quelconque théorie. Il arriverait encore à se faire des idées en plus. Quoi qu’il en soit, la demoiselle finit par inspirer lentement, fermant finalement les yeux afin de profiter des rayons du soleil sans devoir se taper la sale gueule de Rick pour la déranger. Cela témoignait aussi, au final, du peu de cas qu’elle faisait du serpent. Si Elyrian était une enflammée éprouvant le besoin d’avoir le dernier mot et haïssant aisément, elle n’en restait pas moins peu impressionnable. Et le serpent ne possédait pas ce don de l’effrayer, de l’intimider ou même de la faire se sentir inférieur. Elle ne le craignait pas une seule seconde, appréciant de le lui prouver en lui faisant bouffer la terre à la moindre occasion. Mais qu’importe, pour l’heure elle profitait du temps, espérant toujours qu’il finirait par partir, maintenant qu’elle n’avait plus de potion à réaliser.



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Richard Morgan
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Jeu 27 Mar - 23:31

Richard sourit. Encore une trait d'humour assez violent. On finissait pas s'y habituer. Il avait dégainé sa baguette assez rapidement pour ne pas risquer de s'ébouillanter en volatilisant le contenu. Heureusement qu'il était rapidement, ça avait quand même assez chauffé. Il se frotta le ventre par réflexe à cette mention, c'est là que la mixture l'avait touché et l'avait légèrement brûlé. Heureusement, rien de grave n'était arrivé, Richard savait qu'Elyrian s'en serait voulu si elle l'avait blessé, surtout volontairement.

Il regarda le ciel au dessus de leur tête et se dit qu'il n'y avait rien de plus beau qu'être en bonne compagnie alors que le soleil tapait sur son front. Pas assez fort encore pour leur faire attraper des coups de soleils, mais assez pour les réchauffer agréablement pendant cette belle journée. Il se demanda quand il pourrait se balader main dans la main avec Elyrian sur les abords du lac. Pour le moment ça semblait compliqué, mais cette situation l'amusait. Il savait qu'il allait gagner le cœur de la belle de toute façon, ce n'était qu'un question de temps à présent. En plus il pouvait lui offrir des choses plus intéressante que ce que Lionel pouvait prétendre lui apporter. La potion n'était qu'un exemple parmi d'autres.

-Ma prétendue supériorité ? Sur qui ? Pour quoi ? Il haussa les épaules. Je connais assez cette potion pour la faire les yeux fermés, je ne vois pas pourquoi je me perdrais en fausse modestie sur ce sujet. Ça ne me rend pas supérieur à qui que ce soit, pour seulement une potion.

En revanche, connaître toutes les autres et savoir les réaliser, c'était ça qui rendait supérieur aux autres. Et Richard l'était sur ce point. Il était supérieur en beaucoup de domaines d'ailleurs. Son intelligence naturelle doublée de son envie de réussir lui permettait de s'élever autour de n'importe qui dès qu'il le voulait, mais pourquoi le faire et s'ennuyer à prouver à tout le monde à quel point il était supérieur alors qu'il lui suffisait de le savoir. C'était bien moins fatiguant que d'essayer de prouver par a plus b à des imbécile le pourquoi du comment de son incomparable supériorité.

Il regarda le livre de potion qu'il venait d'annoter. Il pourrait lui donner des trucs sur les autres potions, mais il fallait bien qu'elle apprenne par elle-même. Il n'était pas son tuteur. Il était simplement le futur homme de sa vie, il n'avait pas à lui faire réviser les cours pour le moment. Il avait simplement eu l'impression qu'elle avait besoin de savoir préparer celle-là et il l'avait aidé. Richard n'avait pas perdu de vue les valeurs des Morgan, il continuait de les appliquer. Le seul hic était qu'il aimait bien les débordements en tout genre.

-Je ne suis pas un loup-garou, mais je suis sûr que certains membres de ma famille seraient capable de mordre, plaisanta-t-il. Moi je suis plus du genre mordu.

Sa cousine Astrid par exemple aurait totalement été capable de mordre quelqu'un si jamais il l'avait trop énervé. Il avait eu peur pour lui à plusieurs reprises d'ailleurs. Savoir qu'elle l'évitait et ne souhaitait même pas lui parler le chagrinait fortement, mais toutes ses tentatives pour avoir le fin mot de cette histoire ou bien se réconcilier avec elle semblaient vouer à l'échec et ne pas savoir pourquoi ni comment arranger la situation le désespérait.

-Qu'est-ce que tu ferais si un membre de ta famille te détestait sans que tu saches pourquoi ? demanda-t-il avec les yeux accrochés par la voûte céleste.


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Ven 28 Mar - 4:34




T'avais rien de mieux à faire ?

Pauvre chou, tu veux un bisou magique aussi ?
feat Richard



Elyrian dû retenir un grognement en entendant les propos tenus par son interlocuteur. Partagée entre son mépris profond pour le sentiment de supériorité qu’il arborait constamment et son envie d’admettre –intérieurement au moins- qu’il n’avait pas tout à fait tort : Il était meilleur en potion, meilleur qu’elle dans tous les cas. C’était un fait. L’admettre n’était pas forcement une forme de prétention, il avait juste conscience de ses capacités. Comme il le disait si bien, ce ne serait qu’hypocrisie de se tourner vers une modestie aussi fausse qu’exagérée. Cependant… Cependant il restait Richard, ce mec qui ne se contentant pas d’exhiber fièrement ses capacités en potion, mais bien dans chaque domaine auquel il pouvait bien toucher. Qu’il s’agisse du Quidditch, des potions ou de toute autre matière dans laquelle il pouvait se juger bon. La Poufsouffle avait bien envie de le transformer en insecte, un misérable petit cafard qu’elle pourrait écraser tout en lui annonçant qu’en métamorphose, elle était la meilleure. C’est probablement ce qui les différenciait : l’ancienne joueuse de Quidditch se plaisait à dépasser ses limites, à éprouver un sentiment de supériorité parfois aussi, aimant la sensation d’être plus douée que les autres dans quelques domaines. Cela gonflait son égo, et pourtant elle ne s’en vantait que rarement auprès des autres. Il s’agissait d’une fierté personnelle, accouplée à un caractère de battante, qu’elle n’exhibait pas au monde entier. Elle n’en tirait aucune satisfaction, si ce n’est quand cela permettait de rabaisser des connards comme le serpent qui se trouvait à ses côtés. Reprenant du poil de la bête, songeant qu’on aurait pu la trouver bien docile au vu de son silence, Elyrian réplique alors dans un haussement d’épaules :

« Joue pas au plus con, tu sais bien que tu te vantes dans absolument tous les domaines. Et si tu peux te le permettre en potions, ce n’est clairement pas le cas partout. »

Pas au Quidditch par exemple, sans aller jusqu’à le comparer à sa formidable tante, elle estimait qu’il n’était pas le meilleur de l’école. A ses yeux il y avait de bien meilleurs joueurs, et niveau attrapeur elle pouvait tout aussi bien commencer par parler de Garfield, leur propre attrapeur, qui leur avait assuré une belle victoire en début d’année. Mais qu’importe, préférant changer de sujet, la demoiselle n’avait par la suite pu retenir une seconde remarque, mettant cette fois ci en avant l’intérêt du serpentard pour la potion Tue-Loup, ce qui lui permettait de changer de conversation ou tout du moins de cible, se refusant à parler de son propre amour, récent et mêlé de haine, pour la mixture en question. Si elle s’attendait à ce qu’il réplique, ce qu’il fit bien vite, elle ne s’était pas attendue à l’entendre… Se plaindre ? Non, ce n’était pas non plus un couinement désespéré, il n’avait pas non plus les yeux humidifiés par de quelconques larmes et il ne semblait pas non plus avoir envie de se suicider –ce qu’elle jugea dommage sur le coup-. Cependant il était désormais clair que le serpent était en train de s’ouvrir à elle, bien qu’elle doutait que cela soit dans un noble but ou même par réelle envie de se confier à elle. Si l’on se confiait volontiers à elle, ce n’était qu’en tant qu’amis, jamais comme un ennemi. Aussi la rouquine était sceptique face à cette sincérité. Accessoirement elle se moquait pas mal de la situation familiale du jeune homme, de savoir qu’il était le moins bien traité. Fallait savoir Richard, t’étais fier de ta famille où tu la reniais ? On ne pouvait pas tout avoir.

Préférant ne pas commenter toutefois, Elyrian s’attendait à ce qu’il boucle le sujet face à son silence. Il n’en fit rien. Au contraire, cela l’incita à en dire plus, de manière assez subtile, sous forme de question. Une question qui la prend clairement au dépourvu, la contraignant à rouvrir les yeux afin qu’elle puisse les vriller sur la nuque de son interlocuteur. Ce dernier ne la regardait pas, mais elle, elle l’observait. Tentant ainsi de déceler une mimique, n’importe quoi qui pourrait le trahir sur ses intentions ou sur le sérieux de ses propos. Mais rien. Elle ne décèle rien du tout. Hésitante, la Poufsouffle ne sait d’abord que répondre. Que voulait-il l’entendre dire ? Elle n’était de toute manière pas la mieux placer pour parler famille car si elle était extrêmement proche de ses parents, elle ne l’était pas pour le reste de sa famille. La rouquine était déjà fille unique, ce qui n’arrangeait rien et éprouvait un profond mépris pour les autres membres de son arbre généalogique, tels que les tantes, oncles, cousins et compagnie. Elle les voyait trop peu pour les aimer, aussi avait-elle juste appris à faire sans, allant même jusqu’à montrer les crocs quand ils désiraient prendre des nouvelles. Elyrian estimait en effet qu’il s’agissait là d’une vaste blague, un sacré foutage de gueule que d’estimer être en droit de tout savoir sous prétexte qu’ils avaient les liens du sang. Foutaises. Une relation ça s’entretient, point barre. Quoi qu’il en soit, ce fut pour cela que la donzelle pu répondre assez facilement, n’en restant pas moins franche.

« Je ferais avec, je l’ignorerais, je le haïrais en retour. Les possibilités sont nombreuses. Je ne vois jamais les trois quart de ma famille et si je les croise c’est pour les mépriser. Les liens du sang n’ont que très peu de valeur à mes yeux. »

Une telle vision des choses devait incarner un véritable sacrilège pour un Morgan, mais peu lui importait de savoir s’il partagerait ou juste comprendrait sa façon de voir le monde ou non. Il lui avait posé une question, elle avait déjà été bien gentille de lui répondre sans l’insulter au passage. Cependant, force était d’admettre qu’il avait quelque peu attisé sa curiosité. Bien qu’elle préférerait crever que de le montrer, se contentant de le questionner, sur le ton de la conversation. Feignant le désintérêt, comme si elle demandait par simple politesse. Non sans une remarque amère au passage, car sa gentillesse avait des limites.

« Pourquoi, qui donc voudrait ta mort ? Que je lui donne mon numéro pour lui filer un coup de main. »

Oh que oui, ce serait amusant.



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Richard Morgan
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Ven 28 Mar - 18:45

Richard eut un petit rire. Non, il n'était pas le meilleur partout. Il ne s'en donnait tout simplement pas les moyens, mais si jamais il essayait, il serait déjà au moins ministre de la magie. Ce n'était pas de sa faute s'il était le meilleur dans tous les domaines qui l'intéressaient. Il était un pur génie de A à Z, mais pourquoi chercher à se faire détester en raflant tous les honneurs et toutes les bonnes notes ? Il fallait bien laisser aux autres élèves une raison de travailler, s'ils voyaient à quel point il était bon partout, ils n'auraient même plus envie d'essayer de réussir, désespérés par une réussite si grande, une supériorité si écrasante. Richard voulait laisser sa chance aux autres.

-Pourquoi je ferais une telle chose ? demanda-t-il d'un air peu intéressé. Est-ce que je me suis déjà vanté d'être meilleur que toi en métamorphose par exemple ? À quoi ça me servirait ? Les résultats parlent d'eux-même non ?

Les notes d'Elyrian étaient meilleures que les siennes dans cette matière, mais Richard pouvait très bien la dépasser si jamais il décidait de le faire. Cependant, c'était bon pour l'ego des femmes de penser qu'elles pouvaient être supérieures aux hommes dans certains domaines, donc autant ne pas la contrarier et la laisser avoir sa gloire personnelle dans cette matière que Richard n'estimait de toute façon pas assez pour faire des efforts en dehors des examens.

Il n'y avait aucun intérêt à transformer un objet en quelque chose d'autre. C'était amusant au début, certes, mais finalement ça devenait assez redondant, toujours changer une chose en une autre. Les sortilèges étaient bien plus intéressants sur ce point, car il y avait toujours quelque chose de nouveau, toujours quelque chose d'intéressant à étudier dessus. Ils pouvaient agir sur les propriétés physique de quelqu'un ou quelque chose, transformer une foule en colère en une bande de joyeux lurons, apporter la paix à quelqu'un ou au contraire, le rendre si agité ou déprimé qu'il agirait d'une façon totalement différente de d'habitude. Richard adorait les sortilèges, c'était une matière où il excellait également.

Sentant son regard sur sa nuque, Richard cessa de regarder le ciel pour poser les yeux sur Elyrian. Elle ne semblait pas trop savoir quoi répondre à sa question sur la famille, mais c'était important pour Richard qui ne pensait qu'à ça, se demandant comme faire pour que sa cousine cesse enfin de se montrer désagréable avec lui, qu'elle cesse de l'éviter, qu'elle recommence à être comme elle était avec lui quand ils étaient plus jeunes et que tout allait bien. Il ne savait pas si elle pouvait avoir une réponse pour lui, mais au moins il aurait essayé de trouver.

Richard grimaça lorsqu'elle parla de haine, de faire avec et de l'ignorer. Non, il ne pourrait jamais se résoudre à la haïr. Il était un Morgan et un Morgan très attaché aux liens du sang en plus de ça. La plupart des membres de sa famille croyaient de toute façon énormément en la force des liens du sang, mais Richard, lui, y accordait vraiment beaucoup d'importance et le voir ainsi en froid avec sa cousine le désespérait au plus haut point. Malheureusement, aucun sortilège et aucune potion ne pouvait lui garantir qu'elle oublie ses griefs contre lui pendant plus de quelques minutes ou quelques heures.

-Elle ne veut pas me tuer, elle a juste... Enfin je ne sais pas en fait. Elle est froide avec moi. Elle ne me parle pas, ne me dit même pas bonjour et c'est arrivé presque comme ça, du jour au lendemain. C'est d'Astrid dont je te parle. Le problème c'est que je ne comprends pas ce que j'ai fais de mal avec elle.

Frustrés, il lança une touffe d'herbe fraîchement arraché sur le côté. Cette histoire le rongeait. Il finit par lever les yeux pour regarder en face de lui et reprit en soupirant :

-Enfin bref. Mes histoires de famille ne doivent pas vraiment t'intéresser.


House Morgan
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Lun 31 Mar - 13:20




T'avais rien de mieux à faire ?

Cela t'étonne vraiment ? De voir que tu déçois tes proches ?
feat Richard





Il l’énervait. Et pas qu’un peu. A toujours avoir réponse à tout, à mettre en avant le fait qu’il ne se vantait pas d’être meilleur qu’elle en métamorphose, les résultats de la rousse parlant d’eux même dans cette discipline. Il se foutait de sa gueule, royalement, à nier en bloc sa prétention et son narcissisme. C’était probablement le pire dans cette histoire. Richard n’était décidément à ses yeux qu’un connard de première, coureur de jupons se plaçant de lui-même sur un piédestal qu’il ne méritait pourtant pas, s’octroyant des titres qu’il ne méritait pas. Il ne manquerait décidément plus qu’il s’autoproclame roi pour l’enfoncer définitivement dans le ridicule le plus absolu. C’était cette incapacité qu’il avait d’assumer ce qu’il était, ou en tout cas il refusait de l’admettre devant les autres, ces derniers n’étant pourtant pas cons et voyant bien quel individu leur faisait face, qui la rendait folle de rage. Il essayait de la berner elle. Ça la tuait. Littéralement. Et cela se voyait à l’éclat haineux qui faisait étinceler son regard d’émeraude, ce dernier toujours planté sur son interlocuteur. Cela se voyait à son poing refermé derrière sa nuque et à sa main crispée sur son uniforme. Cela se voyait à ses muscles tendus, donnant sans cesse l’impression qu’elle n’était qu’un animal constamment prêt à bondir. Un animal. Oui, on était probablement au plus près de la vérité la concernant. Quoi qu’il en soit Elyrian préfère ne rien rajouter, ne souhaitant pas le lancer dans un monologue où il nierait encore sa supériorité, tout en trouvant un moyen de la mettre en avant malgré tout. Elle était lasse de cette prétention et de ces discours vantards, lasse de ces faux semblants, lasse de sa présence.

La seule chose qui la retient, finalement, ce sont les propos de son interlocuteur. Non pas parce qu’elle s’intéresse à la famille du serpentard, ni même parce qu’elle trouve le sujet passionnant et encore moins parce qu’elle souhaite l’aider ou le soutenir. Mais bien parce qu’elle y trouve son compte. Parce qu’elle prend note, elle retient, elle mémorise la moindre information ainsi offerte. La Poufsouffle ignorait s’il avait vraiment conscience de ce qu’elle était, de sa capacité à haïr et à cracher son venin à la moindre occasion. Oh Elyrian n’était pas tendre, peinait déjà à l’être avec ses proches, aussi ne fallait-il pas en attendre beaucoup d’elle quand elle ne vous aimait pas. Toute information était bonne à prendre pour mieux vous piétiner ensuite. Car la demoiselle était à Poufsouffle, loyale envers ses amis, elle ne possédait cependant pas la noblesse des lions qui intimait d’être tolérant. Loin de là. C’est pour cela qu’elle ne dit rien sur le moment, analysant ces quelques propos. Elle ne parvient cependant pas à garder sa langue fourchue derrière ses crocs et déjà la remarque fuse, narquoise. Mauvaise.

« Evidemment que tu ne sais pas, t’as jamais été capable de voir le mal que tu peux faire avec tes conneries, avec tes rôles et ton besoin de supériorité. T’as jamais vu qui tu piétinais d’une manière ou d’une autre, qui tu délaissais pour un stupide pari aussi. La demoiselle faisait clairement référence à Carys, ce qui n’était qu’un exemple parmi tant d’autres mais qui justifiait en partie la haine que la rousse pouvait témoigner à l’égard du serpent. Celle-ci finit par conclure, tout aussi tranchante. C’est bien beau de prétendre avoir un cerveau Richard, si t’es même pas foutu de t’en servir pour te rattraper auprès des gens que t’aime. »

C’était dégueulasse. Surtout venant de sa part, elle qui avait tant peiné pour récupérer son lion, qui n’avait pas su quoi faire et qui s’était juste offerte à son jugement. A la différence de Richard, elle se soumettait à ce jugement et si jamais Lionel avait décidé de la haïr et de la rejeter, elle se serait pliée à ce choix, car elle savait qu’elle était en tort. Le serpentard ne semblait apparemment pas capable de faire de même avec sa cousine et se battait encore et toujours pour elle. Cela était à priori une bonne chose, mais la demoiselle se demandait si cela ne servait pas qu’à faire un peu plus de mal à la concernée. Suite à son discours, la rouquine finit par rajouter dans un haussement d’épaules.

« Je ne crache jamais sur ce qu’on peut me dire Richard, ça sert toujours. Tu peux continuer à en parler si tu veux mais compte pas sur moi pour compatir. Il n’y a de toute manière rien à dire de ta situation : t’as probablement merdé, une fois de plus. T’as plus qu’à te demander à quel moment ça a pu se produire. »

Cela ne l’étonnerait même pas. Elyrian peinait toutefois à comprendre comment il faisait pour ne pas savoir de quel mal il avait accablé sa cousine. Si la rouquine n’était pas spécialement à l’aise avec les sentiments non plus, si elle faisait de nombreuses erreurs auprès des gens qu’elle aimait, elle avait toujours conscience de ses erreurs. Outre le fait qu’elle vivait avec le poids de ces dernières, elle savait au moins quel était le problème. Elle se connaissait suffisamment et connaissait suffisamment les gens qu’elle aimait pour ça. Cela ne semblait pas être le cas du serpent.



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Richard Morgan
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Sam 5 Avr - 15:27

Richard regardait la pelouse sur laquelle il était assit. Voir le chaudron toujours devant lui, même si totalement vide à présent, lui donnait envie de préparer quelque chose, n'importe quoi. Une potion pourrait peut-être tout arrangé après tout. La potion de chance pourrait l'aider à réussir tout ce qu'il voulait. Le polynectar pourrait lui permettre de se rapprocher de quelques filles de sa connaissance sans qu'Elyrian ne s'en rende compte. L'amortentia était un procédé honteux, mais cette potion était suffisante pour lui accorder plusieurs heures de bonheur avec la personne de son choix s'il réussissait à la lui faire boire. Rien de tout ceci n'était définitif de toute façon et trop dangereux à utiliser. Il ne voulait pas se faire attraper et risquer de se faire renvoyer de l'école. Ça serait la fin de tout pour lui.

Elyrian lui adressa un reproche qu'il prit comme tel pour une fois. Enfin presque. Il n'avait pas BESOIN de supériorité. Il était DEJA supérieur. Au contraire, il faisait tout pour que les autres ne se sentent pas inférieurs, comme Ely en métamorphose par exemple. Il était d'un altruisme sans nom et d'une modestie exemplaire dans tous les domaines, sauf peut-être les potions et les sortilèges, mais ce n'était pas de sa faute s'il était réellement plus doué que Merlin en personne dans ces domaines. Les gens à Poudlard ne faisaient pas le poids, mais il fallait bien leur laisser quelques illusions.

Ensuite elle parla d'un pari. Un pari ? Quel pari ? Richard ne faisait pas de pari pour la simple et bonne raison qu'il n'avait personne avec qui faire de pari. On lui lançait des défis parfois, qu'il acceptait ou pas selon la personne qui les lançait, mais il ne voyait pas avec qui il aurait pu parier quoi que ce soit ni qui il aurait délaissé à cause de ça. Elle devait confondre. Il allait lui dire qu'elle devait sûrement se tromper de personne lorsqu'elle enchaîna avec son incapacité de se rattraper auprès des gens qu'il aimait. Frustré, il se tourna vers elle.

-Mais explique-moi comment je peux me rattraper si j'ai absolument rien fait de mal ? Je n'ai jamais causé de tord à Astrid, j'ai toujours été là pour elle, mais elle j'ai l'impression qu'elle est en train de me radier totalement de sa vie !

C'était injuste. Pourquoi est-ce qu'elle devait être comme ça avec lui ? Il avait toujours été là pour elle, à la consoler après sa peine de cœur, à l'encourager dans tout ce qu'elle faisait, il n'avait même pas été jaloux lorsqu'elle avait eu sa place dans l'équipe de Quidditch, il l'avait même félicité avec toute l’honnêteté qui lui était du parce qu'il avait été FIER d'elle. Oui, FIER qu'elle réussisse à entrer si tôt dans l'équipe et FIER qu'elle ai été choisi comme capitaine. Est-ce qu'elle l'avait remercié pour ça ? Est-ce qu'elle avait seulement daigné le regarder quand c'était arrivé ? Absolument pas ! Jamais ! Était-ce trop de demander un peu d'amour de la part de sa propre famille ? Un peu de reconnaissance ?

-J'ai pas merdé. J'ai toujours fait en sorte d'être le cousin parfait pour elle parce que je l'aime de tout mon cœur. Je l'ai toujours soutenu, tout le temps, dans tout ce qu'elle faisait. Je l'ai consolé quand elle allait mal. Je l'ai aidé quand elle en avait besoin. Puis du jour au lendemain, pfiouf ! Plus rien. J'existe plus. Je suis un étranger. Ma famille compte plus que tout pour moi. Pas à cause de sa renommée, je m'en balance de ça. Juste parce que la famille c'est important. Astrid est importante. Et moi... j'ai l'impression d'être rien pour elle.

Il avait confiance en Elyrian parce qu'il savait qu'elle l'aimait même si elle faisait tout pour le dissimuler. Il lui racontait ça mais il ne le ferait pas pour tout le monde. Elle était spéciale. Il était sûr qu'elle comprendrait ou du moins qu'elle lui trouverait une solution, même si ça ne lui plaisait pas. Ely' lui trouvait toujours quelque chose qui n'allait pas pour qu'il puisse s'améliorer. Elle allait sans doute faire la même chose maintenant.


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Ven 11 Avr - 23:52




T'avais rien de mieux à faire ?

Bientôt dans le journal : Un serpentard achevé à coup de chaudron.
feat Richard





Elle allait piquer une crise. Littéralement. Elle le savait, le sentait au fond de ses tripes, ces dernières se tordant déjà dans des excès de fureur. Son regard d’émeraude s’embrasait à nouveau, elle claqua sa langue contre son palais témoignant ainsi de son profond agacement. Il n’était officiellement qu’un con. Outre le fait qu’elle ne l’aimait pas, la rouquine comprit que même si elle avait pu lui témoigner une quelconque affection, cela n’aurait pas fonctionné à la longue. Car même quand il faisait des efforts, même quand il engageait des conversations banales ou qu’il daignait se confier, il avait le don de la foutre en rogne. Elle ne le supportait pas, lui et sa manie de se plaindre pour ne jamais en prendre les conseils qu’elle pouvait lui donner. Eternel insatisfait, monsieur n’était ni capable de délaisser sa famille qui le détestait, ne se voyant pas tourner le dos à sa cousine, mais il refusait d’admettre qu’il avait merdé. Bon sang il espérait quoi ? Etait-il à ce point prétentieux pour se dire qu’Astrid n’était qu’une gamine capricieuse qui, du jour au lendemain et sans la moindre explication, s’était mise à le renier ? Osait-il vraiment se poser en victime à ce point ? Une victime, lui ? Quel fils de… Grondant, la demoiselle finit par se redresser pour de bon, trop énervée pour rester docilement allongée une seule seconde de plus. Il semblait frustré, incapable de comprendre la situation dans laquelle il s’était lui-même plongée. Bon sang, elle allait finit par le frapper.

« T’es con ou tu le fais exprès ? Est-ce que t’as seulement conscience de ce que t’es en train de dire ? Donc d’après toi ta cousine n’est qu’une gamine capricieuse qui, du jour au lendemain, à décider de bouder et de te renier en bloc ? C’est ça ta putain d’explication ? Remet toi en question bordel ! »

Elle siffle, folle de rage.

« Tu n’as que deux options Richard : Soit t’as merdé quelque part et t’as intérêt à t’acheter un cerveau pour savoir ce que t’as fait et rattraper le coup. Soit ta cousine a été suffisamment futée pour comprendre que tu n’étais qu’un con qui ne méritait aucunement son attention et qu’elle t’a renié pour de bon. Alors choisis et fais toi à l’idée putain, parce que je vais finir par t’exploser mon chaudron à la gueule. »

Bon sang. Même elle, avec sa maladresse sociale, ses difficultés dans ses relations avec autrui, était capable de comprendre ça. Il était officiellement pitoyable au possible et soudainement la rouquine en vint à se demander comment des filles avaient pu tomber dans les bras de ce mec. A ses yeux il était pathétique, et si elle comprenait que certains puissent le trouver méprisable plus qu’autre chose, elle ne comprenait pas comment on pouvait avoir juste l’envie de fourrer sa langue dans cette grande gueule de merde. Rah, berk, dégueulasse. Détournant le regard, comme pour ne plus s’égarer avec des pensées aussi ignobles que pitoyable, Elyrian finit par inspirer lentement. Mais malgré ses menaces, malgré ses hurlements de parfaite hystérique –elle peinait d’ailleurs à assumer cette image, mais bon on est comme on est hein- cela ne l’empêche pas de reprendre la parole, se plaignant à nouveau. Tout du moins c’est ainsi qu’elle percevait ce blabla ô combien agaçant. Génial. Elle en était à un stade où même le son de sa voix lui donnait envie de vomir. D’autant plus que, merde, il n’avait pas compris qu’elle n’était définitivement pas la personne qui irait le conseiller ? Si encore il avait parlé de ses parents, elle aurait pu compatir un tant soit peu, mais les cousins… La famille éloignée, tout ça, elle lui avait pourtant dit qu’elle s’en contrefoutait, elle-même n’aimant pas ces liens du sang. Prenant conscience que, face à une première année par exemple, elle aurait probablement fait pleurer son interlocuteur, la rouquine décide de reprendre la parole. Mauvaise.

« Oh pitié, tu vas me faire pleurer. Elle ne comprenait pas, et elle n’essayait même pas pour la simple raison qu’elle ne l’aimait pas. Et puis il avait fait l’erreur de trop : Je n’ai pas merdé. Il avait eu l’audace de commencer avec ça, alors qu’elle avait été clair sur le sujet. Et si Elyrian avait été suffisamment aimable pour le laisser finir sa tirade, cela ne l’empêcha pas de mettre sa menace à exécution. D’un geste vif elle s’empare de son chaudron et, brutalement, elle vint l’exploser à l’arrière du crâne du blond. Ça résonne, ça sonne creux, c’est brutal dans le seul but de lui faire mal. Avec du bol elle allait peut-être même l’assommer tiens, ça lui ferait des vacances. Et de nouveau elle lui jette un regard assassin, ramenant son chaudron contre elle, prête à s’en servir à nouveau. J’ai dit quoi Richard ? J’ai dit quoi putain ? »

Mais qu’est ce qu’elle foutait là … Elle était masochiste, c’était pas possible autrement. Juste une foutue masochiste qui restait auprès du seul mec sur cette Terre qu’elle ne voulait pas voir. Même Lance était, à ses yeux, de meilleure compagnie.



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Richard Morgan
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Mar 15 Avr - 18:30

Richard n'aimait pas qu'on l'insulte, à plus forte raison lorsqu'il parlait de ses problèmes avec sa cousine, ce qui était tout de même un sujet vraiment important pour lui. Il avait beau adorer Elyrian et savoir qu'elle l'aimait aussi, il ne supportait parfois franchement pas qu'elle ne se sente pas concernée par ce dont il lui parlait. À croire qu'elle n'avait pas de cœur parfois. Pour une Poufsouffle, c'était assez affligent. Elle n'était pas banale, mais peut-être était-ce ça qui lui avait tant plu chez elle.

-Ouais, ouais de mon point de vue c'est une putain de gamine capricieuse qui a décidé de me renier d'un bloc, y a pas de remise en question à avoir ! J'ai pas changé ! C'est elle qui l'a fait ! Gronda-t-il entre ses dents en la regardant d'un air furieux.

Il se redressa d'un bond à la suite de ses paroles. Quoi ? Elle le prenait comme ça alors ? Lionel avait vraiment eu une putain de mauvaise influence sur elle, mais il n'y avait sans doute rien de plus à attendre de la part d'un Gryffondor arriérer de son genre. Il lui avait fait directement une mauvaise impression, chose tout de même assez exceptionnelle pour quelqu'un d'aussi ouvert d'esprit que lui. Sauf lorsqu'il s'agissait de ceux qui s'en prenaient à sa famille ou qui obtenaient leur affection trop facilement. Comme Jodie par exemple. Elle... Non, il préférait ne pas y penser. Elle ne faisait qu'alimenter sa rage.

-Moi je suis qu'un con qui ne mérite pas son attention ? Après tout ce que j'ai fait pour elle ? Putain mais t'es qui pour penser pouvoir parler comme ça ? Je fais que ça d'essayer de rattraper le coup, mais elle veut même pas me parler ! Tu crois que c'est facile de parler à un putain de mur ? T'amuse pas à me frapper avec ce chaudron, Ely'...

Cette histoire n'allait pas bien se finir, il le sentait. Il n'aimait pas les menaces, comme n'importe quel Morgan d'ailleurs et il savait avoir le sang chaud autre part que dans un lit quand c'était nécessaire. Il aurait pu faire un bon batteur avec sa cousine s'il avait pu, mais peut-être que la rapidité d'un attrapeur lui convenait mieux finalement. Richard était assez vif en général, ce qui faisait qu'il était souvent le premier à lancer un sort en duel, bien qu'il ratait souvent sa cible...

Le chaudron s'écrasa sur sa tête avec un bruit sourd qui résonna assez longtemps. Il prit sa tête dans sa main en grognant de douleur. Salope, elle l'avait vraiment fait. Il ne pu s'empêcher de se dire que dans un lit, elle devait exploser le compteur si elle était déjà aussi passionnée en dehors. Ça donnait bien envie de vérifier, mais il était un peu trop furieux pour le lui proposer maintenant.

-Et moi qu'est-ce que je t'ai dit, hein ? Rugit-il, hors de lui. Il s'approcha d'elle et la poussa violemment. Il n'allait pas la frapper, pas ici, ni ailleurs d'ailleurs. Il ne voulait pas se faire renvoyer et il avait déjà son souffre douleur officiel. Jodie paierait les pots cassés plus tard. Si tu veux qu'on se foute sur la gueule, on va se foutre sur la gueule, mais pas ici, j'ai pas envie d'être interrompu. Si tu veux te battre, tu me rejoindra en salle de duel, demain, dès l'ouverture !

C'était sans doute légèrement dangereux de la provoquer en duel vu sa chance ou son talent dans cette catégorie, mais il souhaitait lui faire ravaler ses paroles et puisqu'il ne pouvait pas le faire la baguette qui se trouvait dans son pantalon, il le ferait avec celle qui lui servait à jeter des sorts. Maigre consolation, mais en fin de compte, il savait que celle-ci serait plus efficace pour la déshabiller, vu l'état actuel des choses.


House Morgan
(et Hartell)


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« T'avais rien de mieux à faire ? [Pv Richard]

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