Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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► Summer

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Unité
& hybride



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Summer M. Sutherland
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Jeu 3 Avr - 23:18


will you still love me
when i've got nothing
but my aching soul


Dahlia était sa mère ; leur mère. Elle les a gardés, elle les a bercés et elle les a recrachés à l’univers implacable qu’elle entourait de ses longs bras, les a arrachés à elle en leur sacrifiant deux petits bouts de sa terrible beauté et du miel de sa douleur. Ils n’étaient qu’une parenthèse dans sa vie déjà si pleine et soudain, brusquement, ils méritaient cette vie, ils méritaient les regards de Dahlia ; ils étaient tout aussi beaux.

Ils avaient grandi sous les interminables cils de Dahlia, sous son regard amoureux de méthylène. Ils avaient grandi bercés par les prénoms de l’amour, et la certitude que cet amour leur était du à jamais.
Summer avait grandi avec au bout des lèvres les désirs terribles et destructeurs de l’absolument tout, et dans le regard ces besoins incessants à la regarde-moi, berce-moi, prends-moi contre ta peau comme si tu prenais l’univers. Et Summer avait gardé les souvenirs très vifs de son enfance entre des replis insoupçonnés de sa mémoire, parce que Dahlia lui en parlait souvent. Elle lui racontait son enfance avec dans la voix l’amertume tendre des mamans qui regrettent, mais elle ne disait jamais les mots compliqués. Elle regrettait peut-être cette créature qui se nourrissait d’elle et qui lui avait déjà amputé cette terrible fringale des amoureux du soleil, ce désir dévorant d’être plus que tout aimé. À travers le cordon de la vie qui les avait liés il l’avait aspiré, et dans le lait de la tendresse il l’avait intégré à ses os, à ses nerfs, aux moindres couches de sa peau. Il ne s’en était plus jamais défait.
Jamais Dahlia ne leur manquait d’amour, mais jamais Summer n’arrêtait d’en manquer.

Ils étaient deux ; deux fragments de besoin incessant, deux boules de larmes à retardement qui se déclenchaient comme une tempête ; deux visages identiques et des sourires si différents. Summer grandissait plus vite que les fleurs, courrait plus loin que ses pas ; n’arrêtait jamais de lâcher les éclats cristallins de ses rires contre le silence de leur maison, logeait ses sourires contre des peaux inconnues, se jetait inconditionnellement dans les bras de tout le monde et demandait leurs murmures au creux de ses oreilles ; est-ce que je suis beau ? il demandait.
Maman dit que je suis très beau. Maman dit que c’est le plus important.

Sur les photos de famille, Summer s’arrange toujours pour être au centre. Il avait les mêmes yeux, et son sourire n’a pas changé. Sur toutes les photos il a les doigts serrés contre ceux de Rose ou de Dahlia, ou la joue posée contre une épaule si on voulait bien le serrer.
Summer était l’enfant du soleil ; celui qui pouvait voir la lumière et tendre les deux bras pour l’attraper, et Summer faisait de tout son mieux pour l’attraper.
Son soleil était Dahlia, l’unique fleur encore plus belle que lui ; il aspirait à ses sourires, quémandait ses regards avec l’indécence primitive des enfants trop gâtés, il grimpait sur ses genoux de porcelaine et posait ses lèvres contre son cou, lui demandait d’enjamber les siècles à pas d’histoires sur l’amour et les princesses aux visages inaltérés.
Et Summer avait rarement vu son soleil s’assombrir ou s’enflammer si haut, exposer le dévorant de ses flammes et consumer son implacable beauté. Les rares fois où elle l’avait fait, Dahlia n’était plus Dahlia, elle n’était plus la femme dont il s’est arraché ; elle devenait monstre et étrangère et Summer s’en cachait, en tremblait et priait si fort, tout bas, pour ne plus jamais revoir l’effroyable femme qu’elle devenait. Et, comme si Dahlia pouvait recueillir ces prières elle ne se fâchait pas, presque jamais. Elle se retenait, elle emprisonnait la douleur au coin de ses sourires et les relâchait ensuite à l’abri de leurs regards. Sur sa chair, elle s’acharnait.

Summer l’avait vue, une fois ; par l’embrasure d’une porte il avait vu ses dents plonger dans la chair éburnéenne de ses mains, de ses bras, tellement fort que le sang en coulait. Elle ne criait pas, pleurait parfois ; elle expulsait sa rage en un coup de mâchoire et ensuite elle se levait, cachait les marques et oubliait.
Summer ne s’était jamais demandé pourquoi, enfant. Et pendant les premiers chagrins qui, en grandissant, pleuvaient, il avait essayé, et il s’était habitué.
Ces marques étaient une souffrance moindre qu’un visage laid, devenaient à la longue un plaisir recherché. En grandissant il comprenait Dahlia ; il devenait Dahlia.

En grandissant, Summer avait troqué l’innocence contre une auréole qui le ferait ange à jamais. Summer s’était nourri du sucre de l’interdit, de la passion dérobée au détour d’un regard, un regard qui disait prends-moi. Mais Summer ne s’offre pas réellement, Summer ne s’offre jamais. Il n’a jamais appris à donner et ses lèvres, faites pour d’infinis baisers, n’ont appris qu’à prendre, aspirer, avaler la chaleur et ne jamais la retourner. Il n’a jamais appris à aimer profondément, il avait aimé Dahlia et il s’était aimé lui-même et ça lui suffisait. Il disait je t’aime, pourtant, il le disait souvent, à tort et à travers, contre des lèvres sur lesquelles il ne pourrait même pas mettre de prénom. Je t’aime n’est pas fait pour les hommes, il est fait pour la beauté, la chaleur, les choses qu’on confisque à l’autre et qu’on garde à tout jamais.

À onze ans Rose et Summer s’étaient arrachés aux bras de Dahlia pour dormir dans des lits inconnus et se réveiller sur des visages jamais aussi beaux que ceux de leur mère. La soif de Summer s’en est amplifiée, devenait incontrôlable. Il se couchait les soirs en imaginant les bras de Dahlia, déposait ses lèvres sur les joues de son frère en fermant les yeux et en recherchant l’odeur de Dahlia, se serrait toujours un peu plus fort contre les gens et leur demandait toujours un peu plus – tout ce qu’il disait devenait des caprices incessants sur ses lèvres païennes. Rien ne suffisait plus à Poudlard, ni la magie, ni les sortilèges d’attraction, ni leurs regards envoûtés par cette lueur vélane dont il aimait jouer ; ni les mots d’amour ni les soirs d’insomnies et pas même l’amortentia. Il fallait toujours, toujours plus.
Et Summer voyait Rose de moins en moins, écrivait à Dahlia de moins en moins et se promenait avec silence en trainant derrière l’asphodèle de ses mèches blondes les effluves du désir et de l’ennui.


it's innocence
lost

Summer se pavane dans la chaleur et l’ennui, enroule et déroule sur ses lèvres le souvenir de baisers révolus. Summer veut votre amour, vos lèvres sur sa peau ; il pense à vous, constamment, à longueur de journée Summer pense –en réalité et à travers vous- à lui. Il veut votre regard, il veut que vous le dévoriez. Il veut de vos dents plantées dans sa gorge, il veut vos traces sur son corps, il veut que le marquiez pour qu’il puisse mieux vous marquer. Et il vous le dira ; le verbe facile, l’envie dans la voix, il vous dira je t’aime comme on croque un bonbon, et quelque part, peut-être, ce sera un peu vrai. Si l’amour se confond au besoin alors il vous aime tous, sans retenue, et il s’aime toujours un peu plus fort à travers vous. Summer n’aime pas l’effort ; il n’a jamais eu à en fournir. Même la séduction pour lui est toujours venue ainsi, sans effort, sans qu’il ait à essayer son regard de vélane avait toujours tout fait pour lui. Le seul effort que Summer fournit est celui de désirer, toujours, d’avoir besoin, et ça le fatigue déjà assez. Summer est au fond un rouage compliqué, difficile à déchiffrer et dont le seul carburant serait la tendresse et les mots d’amour, encore et toujours. Sans ce carburant, il se viderait de toute vie ; deviendrait triste et gris. Et il ne faisait aucun effort. Mais le problème avec lui, c’était qu’il n’en avait jamais assez, de son carburant.

Et Summer est obscène, aveuglant comme un soleil, égoïste et parfois silencieux. Il est ce garçon qui te séduit d’un regard et qui aspire ta vie sans une once de remords. Une sucrerie terriblement bonne qui te rend dépendant. L’amant que tu ne voudrais jamais avoir, parce que Summer consume l’amour et ne le rend jamais. Et Summer voudrait tout avoir de toi ; te voler tout ce que tu as pour se l'approprier. Il ne le ferait presque pas exprès, il désire tout simplement ce qu'il n'a encore jamais eu et parfois -peut-être parfois- désirera-t-il quelque chose que tu lui as déjà donné. Il mourrait pour l'avoir, il ferait absolument tout, ce serait sa drogue, son oxygène, l’héroïne sans laquelle il aurait sombré dans la folie. Il est de ces enfants qui sans caresses finissent par flétrir, et qui, sans ces baisers exagérés, pleurent toutes les peines de leurs cœurs jusqu’à se faner.

En grandissant, Summer s’était cru roi, reine, possesseur indétrônable d’une beauté inégale ; il commençait à croire mériter l’amour de tout être vivant, et, plus que quiconque, il était le souverain de cet amour ; il pouvait le prendre, le froisser, s’en parfumer et s’y pavaner longuement puis s’en lasser – habitude féline qu’il commençait à développer. En grandissant Summer s’était cru plus beau que son frère et plus complet ; Rose n’était que sa caricature, le brouillon que Dahlia avait dû esquisser dans les profondeurs de ses chairs pour finalement lui donner naissance à lui ; le chef d’œuvre de toute sa vie.



► Summer Morgan Sutherland            
►17 ans                                            
►Anglais
◄ 6ème année
◄ Toutes les options ♥ (absolument toutes 8D What a Face )
◄ Sang-mêlé
                                     


► Baguette Magique : Bois de Séquoia 25 cm Coeur de dragon Rigide.
► Patronus : Un chat.
► Odeur de l'Amortentia : L'odeur du dahlia.
► Forme de l'épouvantard : Sa mère en colère (c'est hideux une vélane en colère)
► Reflet du miroir du Riséd : Lui-même.
► Peut voir les Sombrals : Ne voit pas les sombrals
► Matière préférée : Aucune, il n'aime pas du tout les cours.
► Friandise favorite : Sucres d'orges (What a Face)
► Sortilège favori : Accio ♥ (viens là~)
► Potion favorite : L'Amortienta.
► Créature favorite : Les vélanes.
► Plante favorite : La voltiflor.
► Sorcier célèbre en modèle : Aucun.

IRL:
 
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Le Choixpeau Magique
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Jeu 3 Avr - 23:25


Tant d'envie... A coup sûr, ce sera SERPENTARD !





Rebienvenue Summer ♥
Magnifique fiche au passage, que tu peux évidemment continuer ♥
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& hybride



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Summer M. Sutherland
Messages : 249
Date d'inscription : 03/04/2014




Message
Jeu 3 Avr - 23:32
elle est finiiiiie ♥ (la première partie c'est l'histoire !)
merci pour le compliment <3
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Le Choixpeau Magique
Messages : 1367
Date d'inscription : 05/05/2013




Message
Jeu 3 Avr - 23:35


Cher Summer, tu es désormais validé ! Tu peux aller gambader tout nu (ou non) dans les couloirs de Poudlard. Pense à passer dans la Gestion du Sorcier et d'ouvrir ton Passeport Wiggenweld. Tu peux également rejoindre un Club de ton choix ou en créer un. Au moindre besoin, le staff est à ton service - n'hésite pas à faire appel à nous ♥.

BIENVENUE A POUDLARD !



Et voilà ♥
Bon jeu sur WW, ce jeune homme va être intéressant à suivre !
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