Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Empiète pas mon espace vital. # Ludovic

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Dim 6 Avr - 2:48


Empiète pas mon espace vital.

Le soleil te brûle le dos, tes yeux se perdent dans des bouquins incompréhensibles, ton esprit flotte au-dessus de ta tête sans que tu le comprennes vraiment. T'avais rien à faire là et tu le savais, tu le ressentais plus que tout. Tu ne voulais pas rester en cours alors que le soleil brillait à t'en faire disparaître les pupilles, surtout pas quand il te chauffait la tête alors que tu essayais de réfléchir; tes cheveux le faisaient déjà très bien. Tu fais semblant d'écouter, fais semblant de lire, fais semblant d'écrire, t'avais rien d'autre à faire, de toutes façons. Ou en tous cas rien de mieux, parce que finalement, le meilleur moyen de passer le temps dans ces salles trop fermées, c'était encore de leur faire croire que tu étais un bon élève obéissant. Ou absent. Absent c'était une bonne idée, l'air de rien. Oh c'était même une putain de bonne idée.

Tu sors donc de cette salle infâme, en même temps que les autres, sans grogner pour une fois et en scrutant le couloir qui se vidait peu à peu, tu hésitais. Suivre les élèves, ne pas suivre les élèves, telle est la question. Question que tu ne t'étais même pas posée; tu avais tout de suite tourné les talons pour te diriger... Autre part. Où ? Aucune idée. Loin, de préférence. Assez loin pour ne pas entendre les fréquences basses de la voix désagréable des bourre-cerveaux -les professeurs, donc. Tes pas lents et lourds t'avaient mené jusqu'aux jardins. De l'herbe, du soleil, personne à l'horizon. Le pied. Ou le jardin, c'était bien aussi.

Tu retires ta robe de sorcier et la jette devant toi avant de t'y étaler tel un vieux sac, le dos frottant l'herbe sans retenue tandis que tes mèches de cheveux se mêlaient à chaque brin vert. Que t'étais bien, là. Fallait juste pas qu'un con vienne te cacher le soleil.

Merde.
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Ludovic J. Dave
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Dim 6 Avr - 4:00

T'obéis et tu subis


▽ ludovic j. dave & logan l. fawkes

« Ludovic s’était levé d’excellente humeur — il avait donc semblé normal à la populace de le pourir de la tête au pied. A commencer par le bol de lait renversé sur sa chemise, par exemple. Sans ommetre un bourrade un peu trop violente pour son corps encore endormi dans les escaliers, hein, tant qu’à faire.

Qu’avait-il donc fait à Merlin pour mériter tel châtiment ? Avant midi, un des professeurs avait même jugé utile de le retenir durant de longues et interminables minutes ; lui clamant la déchéance de sa maison. A croire, d’après ses dires, que tous les rouges faisaient leur crise d’adolescence en même temps. Génial, que vouliez-vous qu’il y fasse ? Il s’était contenté de s’excuser au nom des pauvres crétins anonymes, essuyant les bavures par de nombreux sourires nonchalants.

Pour conclure, il n’avait pas eu le temps de manger.

C’était donc affamé qu’il avait poursuivi sa journée, se faisant gâter par quelques donzelles effarouchées — comme quoi, être lion avait aussi du bon. Le soleil tappant fort ce jour là, les heures s’étaient tassées puis étendues de manière interminable ; brûlant la nuque des élèves, pour la plupart faussement attentifs. Quand allait donc sonner l’heure de liberté ?

Ahaha. Quel doux rêveur il avait été.

Le glas avait retenti, bondissant à des lieux de sa chaise, Ludovic avait hurlé victoire. Enfin, pas trop fort, tout de même. Qu’allait-il bien pouvoir faire, à présent ? Était-ce un signe du destin ? Allait-il rencontrer l’âme sœur ? Hm. Se dégourdir les jambes, ça le bottait bien. Il pourrait peut-être aller choper Edgar ou Sandy au détour d’un couloir — ou sur le terrain, pourquoi pas. On était toujours mieux accompagné que seul, après tout, n’est-ce pas ?

« Les mecs, vous avez quoi, là ? » Avait-il lâché négligemment à la troupe l’accompagnant, les voyant rassembler affaires. « Étude des runes, on va encore se faire démonter par le directeur de maison. T’es au courant que la semaine dernière le fayot a chopé un de nos gars pour lui flanquer cinquante points en moins ? » Bon, ok, il aurait peut-être mieux fait de fermer sa gueule. « Hm. Evitez de faire les cons, les mecs ; après ce sont les préfets qui s’en prennent plein la gueule. » Et il s’était barré, sans un mot de plus — car sérieusement, le sujet n’avait rien de très passionnant.

Et puis, il n’y avait pas tant foule de rouges que ça, dans cette option. Il pouvait presque les citer. Enfin bref, le tout était sorti de sa tête alors quand il s’était engoufré dehors ; laissant son corps baigner dans une toute nouvelle luminuosité. Y’avait rien de mieux, que le retour du beau temps — puis il entendrait plus les premières années chouiner qu’ils avianet cours avec Mrs. Morgan sous la pluie. Rien de mieux.

N’empêche que cette histoire de points le tracassait. Il avait vu au préalable Charlie pour quelques paperasses sans réel intérêt, mais devait admettre qu’en effet ; si de nombreux points entraient dernièrement, c’était la même quantité qui s’enfuyait. Déplorable. Il allait devoir lutter, quitte à distrbuer des colles avec Lovecraft aux plus téméraires — voire passer à un simple sortilège de dénuement en public, comme semblait le faire les Serdaigles, dernièrement.

« Fawkes. »

Grognement sourd. Pendant un instant, Dave hésita à faire comme si de rien n’était. Il suffisait juste d’un volte-face ; après tout, combien de fois avait-il fermé les yeux sur les bavures de ses lions ? Trop de fois, justement. Soupir tronituant remplacant l’esquisse vocale peu charmante sortie au préalable. « Dis-moi, Logan, t’aurais pas cours avec Bradbury ? » Avanca-t-il le plus innocemment du monde, une main derrière la nuque, brouillant quelques crins solaires. « Non car aux dernières nouvelles, hormis le beau temps ; y’a aussi de nombreuses et j’en suis sûr, charmantes runes qui t’attendent. » Enfin, comment ne pas compatir ? Cette option devait-être un vrai calvaire ; déjà que lui-même avait du mal avec de simples potions. Alors des machins, plus exactement des dessins représentant des trucs plus ou moins offensifs…

Ouais, on avait compris Ludo — t’étais une vraie bite, quand tu le voulais.
Jouer au méchant, ça t’allait tellement pas.
Allez, sois gentil, mon brave.
Obéis au tout grand préfet.

— Sinon quoi ? Ahaha.


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Dim 6 Avr - 4:27


Empiète pas mon espace vital.

Il fallait que tu n'aies plus le soleil qui se calquait sur tes paupières. C'était très dérangeant. Assez pour te faire ouvrir les yeux et les laisser se perdre sur la tignasse blonde qui se présentait au-dessus de toi, en contre-jour. De sous tes cils, tu le regardais d'abord sans un bruit, en entre-ouvrant la bouche sans que rien n'en sorte. Tu ne savais même pas si tu trouvais ça drôle ou énervant. C'était peut-être énervant, en fait. Ou alors justement très drôle... Parce que même de là où il était, t'avais pas l'impression qu'il était plus grand que toi et encore moins un symbole d'autorité. Il aurait dut l'être ? Sans doute un peu, quand même. Tu esquisses un sourire moqueur, sans t'en cacher mais sans l'exhiber pour autant. Comme ça, on pouvait même apercevoir le début de tes dents blanches en y remarquant les canines en trop.

« Shhht. »

En fait il était super bien placé, parce que comme ça, t'avais pas besoin de froncer les sourcils pour pas te brûler la rétine. En même temps, tu voulais profiter du soleil.. ça aurait été plus simple avec des lunettes. Le blond était trop envahissant sur son rayon de soleil. Tes paupières se referment. Tu lèves lourdement le bras et fait un mouvement paresseux de la main, l'incitant sans doute à se déplacer un petit peu. Tu y tenais vraiment, à ton soleil. S'il était là, ce n'était pas pour qu'on te le cache après tout. Mais c'était un préfet décidé à te faire bouger de ton carré d'herbe et forcément, pas prêt à obéir aux ordres d'un élève, sans doute encore moins si cet élève, c'était toi. Tu rouvres les yeux et le regardes, sans bouger, sans même grogner. Ou alors juste un peu.

« Je suis certain que ces charmantes runes sont en manque de ma personne, seulement, l'herbe et le soleil sont des crimes auxquels je n'ai pas pu résister. »

Tu souris. T'étais vraiment trop con. Mais au moins tu n'avais pas menti et tu n'avais pas inventé des conneries pour qu'il se barre. Non parce que tu aurais pu lui dire d'aller se faire foutre violemment, ça aurait été pareil. Sauf que tu étais de bonne humeur tant que le soleil pourrait caresser ta peau sans fenêtre filtrant ses rayons. Tu avais entrepris de refermer les yeux mais, pour une fois, tu avais décidé de ne pas t'enfuir dans un sommeil trop profond.

« Je sais pas si t'as vraiment espéré que je me lève et que j'y aille, mais si ton but est là, t'es pas sur la bonne voie, gamin. »

Tu avais lancé ça en gardant un air hautain, ton sourire t'ayant quitté quelques secondes plutôt. Un an de moins, ce n'était rien, mais le gamin avait été si bien prononcé qu'il t'avait arraché l'esquisse d'un sourire de satisfaction.
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Ludovic J. Dave
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Dim 13 Avr - 16:55

T'obéis et tu subis


▽ ludovic j. dave & logan l. fawkes

« Ludovic s’était lui-même étonné de son stoïcisme — encaissant les répliques du brun sans ciller d’un poil. Après tout le gars ne faisait qu’être franc ; admettant ses fautes sans trop d’animosité. Et puis, comment pouvait-il le blâmer ? Tant bien même était-il sérieux et endossait-il son rôle de préfet avec justesse ; il ne comptait plus les fois ou tressaillant sur sa chaise, il avait manqué de devenir fou — rêvant d’air et de sueur mêlés. Mais tout de même, il avait résisté ; et de cela exigeait que l’on fasse de même — où qu’à la limite on innove en excuses bidons, histoire de ne rien faire perdre à sa maison. Ni gloire, ni points.  

« … t’es pas sur la bonne voie, gamin. »

Arrêt cérébral ; muscles se tendant d’un même et unique mouvement. « Pardon ? » Ne put réfréner l’animal blond ; mordant par la même occasion sa lèvre inférieure. « Tu parles à ton préfet, Fawkes ; et tant bien même les notions de politesse et de civilité te sont étrangères — tu devrais avoir acquis en dix-sept années d’existence assez de matière grise pour développer un soupçon de jugeote. » Le ton avait été léger, quasi rieur ; mais il était clair que la menace pesait lourd. Point qu’il comptait le massacrer ou le mettre en colle — c’était juste un préavis. « Enfin, tu me proposerais quelles méthodes ? Un petit sort bien ajusté ? Une supplication à genoux ou un bouquet de fleur ? »  Il était déjà parti ailleurs ; à vrai dire Ludovic n’avait jamais été de trop rancunier ni pointilleux. Il lui suffisait d’évacuer ses émotions et extérioriser le tout un bon coup et le tour était joué — il reprenait sourire et consistance.

Quant à bouger qu'où il était ? Laisser l'autre en paix ?
Ahaha. 

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Dim 13 Avr - 18:13


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Tu l'écoutais tranquillement pendant qu'en tirant sur tes muscles de tes bras, tu te relevais lourdement sans t'encombrer d'aucune grâce. Tu relèves un genou sur lequel tu poses ton coude, afin de reposer ton menton dans le creux de ta main levée vers le ciel. Ton attitude toute entière témoignait de l'attention que tu lui portais qui s'élevait actuellement à zéro. Tu l'écoutais d'une demi-oreille sans faire gaffe à ses reproches. Jusqu'à ce qu'il te demande comment faire. Tu pouvais choisir la méthode de ton préfet, maintenant ? Un sourire s'élargit sur ton visage déjà trop provocateur. Tes yeux se plantent enfin dans les siens. Il était temps que tu le regardes.

« J'aime bien l'idée du bouquet de fleurs mais je suis pas certain que ça me donne envie d'aller en cours. »

Les fleurs étaient plutôt signes que le printemps envahissait les jardins de Poudlard et donc ne te donnaient que raisons pour venir t'y installer. Au moins, il aura proposé. La supplication, par contre, était bien moins alléchante. Tu avais horreur qu'on te traîne aux pieds, horreur que tout te soit donné, tu crachais sur les gens qui te regardaient de bas, tu crachais sur tous ces pauvres gens trop faibles qui n'étaient là que pour s'abaisser.

Peut-être que c'est pour ça que tu n'avais pas encore craché sur le préfet; parce que justement, il était fier et surtout il te répondait. C'était drôle, qu'il réponde. Tu aurais même peut-être ri, si ton sourire n'avait pas suffit à lui faire comprendre tout le plaisir que tu prenais à l'entendre se battre contre toi. Ou plutôt contre tes envies. Tu entre-ouvres les lèvres et mordille doucement le bord de ta langue avant de lâcher prise et récupérer ton sourire déformant tes lèvres.

« En revanche, peut-être que si tu me supplies.. »

Est-ce qu'il s'abaisserait ? Sûrement pas. Au contraire, tu avais justement très envie qu'il se dresse plus encore contre toi. C'était amusant, soi-disant.

« Sans doute accepterai-je de te pardonner de me parler ainsi. Allez, supplie-moi, monsieur le préfet. » Tu avais insister sur le monsieur, bien conscient que le tutoiement n'était pas approprié avec le sujet actuel. Ton sourire demeure, ton regard défie le sien.

Finalement, c'était pas si mal qu'il soit venu gâcher ton rayon de soleil.
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Ludovic J. Dave
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Sam 19 Avr - 14:50

T'obéis et tu subis


▽ ludovic j. dave & logan l. fawkes

« Ca gars était horripilant. Tout aussi désabusé que le blond, il s’innovait cependant d’un cynisme dépréciateur et d’un mépris nuancé. Pourquoi ne se contentait-il pas de grogner un bon coup avant de se redresser complètement et courber échine ; se dirigeant sagement vers sa salle de cours ? Mais non, évidemment ; pourquoi faire simple quand l’on pouvait préférer le compliqué ? C’était exaspèrent, mais Ludovic tenait bon. Figeant un sourire sans sens sur son village lumineux bloquant les rayons naturels, il dévisageait l’animal brun — que répondre ?

« Je vois que tu commences à saisir les prémices du système hiérarchique. » Railla-t-il simplement à l'entente du titre honorifique baveux d’ironie. Car l’autre croyait qu’il allait s’offusquer ou monter sur ses grands chevaux, tendre poing et hurler à tout va ? Il ne méritait telle expansion d’humeur ; et bien au contraire, c’en était presque amusant — telle la tâche à faire partir, malgré sa couleur quelque peu plaisante. C’était une gêne, mais on savait en apprécier les détails. Avant de l’annihiler, évidemment — sinon cela ne rimait à rien. « Enfin je suis un poil trop jeune pour porter dans l’idéal ces épingles verbales. Il faut revoir ta bienséance et ton éducation sociale, Fawkes. »

Et c’était bien Ludo, à ainsi sortir mots savants et farfelus ; tout dans la nonchalance et l’amicalité — aussi tendue soit-elle. C’était comme une tempête avant l’orage, il n’y avait pas le moindre reproche dans le ton ; mais l’on savait qu’à trop pousser, qu’à trop crier — la sentence tomberait. Et si Charlie avait pour réputation les colles désagréables, sir Dave n’en avait aucune — et c’était dans cette absence d’identité que naissait sa menace. « Et pour faire ton éducation dans les règles ; je te conseille de te lever sans plus de cérémonie et d’aller en cours — n’est-ce pas une merveilleuse initiation que je te propose, à l’instant ? » Le sourire était tombé sur les dernières notes, mais l’innocence suintait dans la voix masculine de l’ancien gardien. « Tu devrais prendre cette idée en considération. » Et là, ce n’était plus très gentil ; ni assez méchant. Juste distant — comme le nuage opalin empiétant du solaire réchauffant.
Fais pas le con, Logan.

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Dim 11 Mai - 22:58


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Combien de temps allait-il continuer à exprimer sa joie de vivre ? Combien de temps resterait-il là à cacher le soleil ? Un clignement de paupières, une fois, deux fois. Il est toujours là. Un soupire m'échappe, caresse le bout de mes lèvres et m'appuie dans mes idées alors qu'une de mes mains passa lentement dans ma chevelure noire. Si son monde s'écroulait pour mon absence en cours, le mien se reconstruisait à chacune de ses paroles. L'entendre rager me faisait doucement rire.

J'avance ma main vers son bras et le tire ─non l'oblige- à s'asseoir à côté de moi. Tout mon corps se laisse tomber dans l'herbe, les paupières entre-ouvertes, forcées par le soleil. Un maigre sourire se dessine sur mes lèvres alors que sans l'ombre d'un doute, je sentais sa colère arriver. Fallait-il engager la conversation pour le contrer ? Peut-être. Je reprends un air sérieux.

« Dave, t'as pas besoin de moi pour t'apprendre que je suis un putain de con. »

Il n'avait même pas besoin de moi pour savoir qu'il me cachait le soleil et que ce n'était pas très agréable. En fait il n'avait pas besoin de moi pour lui apprendre quoi que ce soit d'utile. Parce que la seule chose que j'aurais pu lui dire c'était peut-être que j'en avais rien à foutre des cours. Oh c'était pas contre lui ou son autorité, juste que le rayon de soleil m'avait appelé. Son appel était si fort qu'en tant que gentleman, je ne pouvais pas le faire attendre.

« Je suis déçu. J'aurais cru que tu me supplierais vraiment.. »

Mon regard vient chercher le sien. Est-ce qu'il s'énerverait ? Est-ce qu'il savait que ça ne servait à rien, aussi ? Je ferme les paupières quelques secondes, les rouvre ensuite. Il n'avait rien fait, lui. Il faisait son travail de préfet, je n'avais rien contre. C'était juste dommage que ce soit lui qui m'engueule et pas un autre comme.. Charlie, par exemple. Au moins avec lui, je n'aurai pas eu le problème de réfléchir à mes mots. Pourquoi est-ce que c'était important avec Ludovic ? Aucune idée. Mais ça l'était et ça me convenait.

« Puis si tu veux me faire mon éducation tu peux toujours essayer mais le résultat risque de te décevoir.. »
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Ludovic J. Dave
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Sam 21 Juin - 14:04

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▽ ludovic j. dave & logan l. fawkes

« Tu sais Logan, j’ai pas la foi pour refaire l’éducation d’un gars qui a approximativement le même âge que moi — et qui se tirera tout aussi rapidement que moi de Poudlard. » Et il ne voulait pas partir, Ludovic ; non. Cette école était à ses yeux un cocon, une chose chaleureuse et ambrée — il ne voulait pas en être séparé.

L’avenir ne lui avait jamais fait peur — il y avait toujours eu tant de personne à l’emprunter, ce chemin du lendemain ; passant par dessus lui.
Oui, le blond préfet n’était pas le premier, n’était pas le meilleur — il ne le serait jamais. Mais était-ce un problème ? Il ne savait pas vraiment, des touches de nostalgie proliféraient dans sa poitrine ; il ne s’en souciait réellement — la vie était ainsi, il ne pouvait pas changer le passé et ne pouvait que moduler des pans de journées. Jamais il ne pourrait stopper le temps ; inverser une hiérarchie ou faire la révolution — il n’avait jamais cherché à ; ce genre de choses de l’intéressait pas.

Ludovic était un gars banal — un homme commun. Il le savait, ne se devinait pas de côtés extraordinaires ; il vivait juste ses jours, ballotant sa carcasse à l’angle d’un couloir. Sous lui, l’herbe semblait humide — ce n’était qu’une impression ; il ne prenait même plus la peine de regarder Fawkes. Les genoux remontés et quelques peu écartés, les coudes posés dessus, les bras pendant ; il vivait — dévisageant le lointain ; ne sachant même pas qu’observer

Tout était si grand — tout était trop grand.
Cela ne lui faisait que trop peu d’effet.

« Tu devrais y aller — encore un peu et le cours s’achèvera ; si tu n’y vas pas bientôt, je te collerai. » Coude pointu sur genou ; il avait remonté son avant-bras pour venir passer une main ouverte dans ses crins dorés — il en avait besoin, c’était mécanique.
Comme un tic. « Tu préfèrerais quoi ? Mr.Lovecraft ? Ou pourquoi pas notre directeur de maison, justement ? Ca te ferait les pieds. Holly Morgan pourrait freiner tes ardeurs, aussi ; qui sait. » Ses yeux dévièrent, venant se poser sur le garçon.
Ils disaient obéis.

Aussi, quand une seconde passa dans le silence; dans l'attente et la sans doute provocation nimbée de nonchalance, le blond préfet soupira — il n'était plus heure à commerce et échange, les négociations étaient pour ainsi dire fermées; closes de manière définitives. Attrapant fermement l'individu rebelle par le bras et le tirant à lui dans un grognement informe et très bas, Ludovic se dit que sa fin d'après midi ne pouvait être plus ratée. Aussi traina-t-il le grand-mais-pas-trop Logan jusqu'à ses obligations, tâchant de ne pas l'y télescoper de manière plus brutale.
Amen.

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