Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Let it go, Let her go •• Lance

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& sorcier



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Carys Wheler
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Lun 7 Avr - 16:00

 
Let it go • Let her go

 
Carys sortit du cours de botanique. Elle était plutôt contente de ce cours, qu'elle comptait comme l'un des plus intéressant malgré le peu de chose qu'on y faisait. Il y avait tellement de plantes chez les sorciers avec des propriétés étonnantes, très loin de ce qu'on trouvait chez les moldus. Certes, la plupart étaient assez dangereuses, mais il y en avait de plutôt drôle aussi, comme la  plante à pipallion. D'ailleurs, elle achèterait probablement plusieurs de ces plants plus tard, c'est tellement joli à regarder.

En sortant du cours, elle se rendit compte que la prochaine heure serait un cours d'arithmancie. Etant donnée qu'elle n'avait pas cette matière, Carys décida de rester traîner un peu dans les préaux, histoire de surveiller un peu que les gens ne fassent pas de bêtises au passage, d'autant plus que ça faisait parti de ses nouvelles fonctions. Comme il pleuvait, personne n'était dehors et l'endroit devint rapidement étouffant. Elle décida de regagner son dortoir, où au moins il ferait calme. Encore mieux, il fallait passer par le couloir enneigé, ce qui ne manquerait pas de la rafraichir.

Carys monta donc les étages un à un grâce aux escaliers qui bougent, évitant de passer par des couloirs contraignant, comme celui où il fallait crier pour ne pas se faire hurler dessus, où celui où le sol était aussi glissant qu'une patinoire. Finalement, elle réussit à atteindre le fameux couloir enneigé. Dès les premiers pas, elle se sent nettement mieux, mais est très vite obligée de revêtir sa robe pour ne pas geler sur place. Malgré le côté peu pratique de la température de ce couloir, elle le trouvait toujours très agréable, surtout quand il neigeait, elle avait toujours beaucoup aimé l'hiver.

Cette fois-ci pourtant, il ne neigeait pas encore, même si un vent venu de nul part soufflait en soulevant la poudreuse, la faisant virevolter, empêchant de voir trop clair. Peu de gens venaient dans ce couloir, surtout en été, c'est pourquoi elle fut surprise de voir une silhouette au loin, assise par terre en plus. Elle plissa les yeux et avança, jusqu'à reconnaître une chevelure blanche.

« Lance ? Lance, qu'est-ce que tu fais ici ? »

C'était un drôle d'endroit pour se reposer. D'autant plus que leur salle commune était juste à côté. Elle s'accroupit à côté de lui.

« T'as réussi à t'endormir dans un endroit pareil ? »

Elle le lui demanda gentiment, sans vraiment chercher à se moquer de lui. Pour qu'il vienne s'isoler dans un endroit pareil, il ne devait pas aller très bien. Mais elle ne voulait pas le pousser à lui parler s'il ne voulait pas, alors elle était prête à faire semblant de jouer les idiotes.


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Lun 7 Avr - 18:12
On peut abandonner son intégrité pour presque rien mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin. Et dans ce petit espace nous sommes libres.V POUR VENDETTA.
Stay With Me


Ne t’en fais pas, « suicider » ne fait pas parti de son répertoire... Il s’aime trop pour ça ! ~ SHERLOCK HOLMES.


Un corps tremblotant, recroquevillé sur lui-même, le jeune homme pense, encore et encore à ce qu'il venait de vivre. Cela faisait un an. Un an qu'il n'avait pas été confronté à Jodie. Un an qu'il ne lui avait pas parlé, qu'il n'avait pas tenté une approche... Peut-être n'aurait-il pas dû... Au final, la voir le mettait toujours dans tous ses états. Que faire ? Que dire ? Il n'en sait rien. Il ne sait plus et peut-être que Lance n'a jamais su. Il sature, en a assez de cette situation. Il n'avait jamais demandé à être comme il était, ni à agir comme il l'avait. Putain, ce désir de possession, cet amour qui lui rongeait le coeur, les entrailles, la chair. Il aimerait pouvoir s'en débarrasser, pouvoir le jeter à la poubelle ou aux oubliettes... Ce sort, c'est vrai qu'il existait. Il pourrait très bien y recourir, ou demander à quelqu'un de le faire pour lui. Ainsi il pourrait vivre plus librement. Non Lance, cela sonne comme une fuite et tu n'es point lâche. Il relève la tête, regardant l'endroit dans lequel il cogite ; le couloir enneigé. Étrange coïncidence qui, à ses yeux, n'en était pas une. Voir Jodie l'avait bel et bien troublé. Il se rappela cette escapade à Pré-au-lard. Il se rappela de la déclaration de la demoiselle, de sa demande... Elle lui avait demandé si elle voulait sortir avec lui, ce qui le fit chialer comme pas possible... Il neigeait ce jour-là ; le jour ou il fut le plus heureux. Jamais Lance ne vivrait un jour plus heureux que celui-là, il en était persuadé. Son coeur se serre à cette pensée, cette fille lui avait tout prit, tout arraché. Être jaloux d'un mort, c'était totalement surréaliste, inconcevable. Jack avait réussi son coup, il avait gagné, il avait emmené la voix de Jodie avec lui, laissant l'ombre de celle-ci à Lance... Il serre le poing tout en jurant entre ses dents, le sang coulant encore de sa plaie récente. Lance, tu n'es qu'un putain d'idiot.

Il sortit le désinfectant qu'on lui avait donné à l'infirmerie, enleva le mouchoir et déposa le liquide dessus, grimaçant un peu. Pourquoi avait-il fallut que Lance frappe dans cet arbre ? La rage, il n'avait pas pu contrôler sa rage, sa haine, sa peine. Ce n'était pas le genre de garçon à aimer extérioriser ce genre de sentiment, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Jodie lui faisait perdre ses moyens. Lorsqu'il était en sa présence, Lance ne contrôlait plus rien. Son coeur se serre encore un peu plus. S'arracher cet organe lui traversa la tête pendant quelques secondes, rejoindre Jack serait peut-être moins douloureux, peut-être le pardonnerait-on de l'égoïsme dont il a fait preuve... Il a laissé mourir Jack, il a empêché Jodie de le sauver, ce n'était que sa punition ; le karma. Lance ne croyait pas vraiment au karma, ni en dieu, il n'était en aucun cas superstitieux, mais pour le coup, il fallait le reconnaître, quelqu'un lui en voulait, ou voulait lui faire payer. Oui, Lance était coupable et il assumerait jusqu'au bout, même si ce sentiment de culpabilité n'était pas quelque chose qu'il arriverait à supporter longtemps. Son coeur rate un battement encore une fois, il tremble encore un peu plus, continuant de se recroquevillé un peu plus sur lui-même, une jambe étendue, l'autre lui servant d'oreiller pour le front. Que doit-il faire bordel ? La torpeur vint le gagner peu à peu, le laissant se perdre dans les méandres de ses souvenirs, le faisant tomber dans les limbes de son désespoir.

Lance ? Lance, qu'est-ce que tu fais ici ?

Cette voix. S'est cette voix qui le sauva, qui le sortit de sa torpeur chronique. La narcolepsie, qu'est-ce que c'était épuisant, agaçant. Il relève la tête, plantant ses iris dans ceux de son interlocutrice... Carys. Que faisait-elle ici ? Après tout, elle était préfètte ; normal qu'elle déambule dans les couloirs. Lance ne s'attendait pas à la voir, mais il fallait avouer qu'il était bien content qu'elle soit là. Elle enchaîna sans qu'il n'ai le temps de dire quoi que ce soit.

T'as réussi à t'endormir dans un endroit pareil ?

Il n'avait pas demandé à s'endormir ici, il était encore trempé de par la pluie sous laquelle il s'était déjà endormi quelques heures avant et... Sa confrontation avec Jodie avait-eu lieu sous cette même pluie. Il grelotte un peu, avant de baisser la tête ; honteux. Il ne voulait pas se montrer ainsi devant-elle, pas comme ça, pas aussi faible, pas aussi pitoyable. Il devait sourire, feinter au moins, sortir une blague pourrit comme à son habitude, dire des bêtises pour la faire rire.. Pour montrer qu'il va bien. Putain Lance, tu ne vas pas bien, loin de là, tu es paumé, tu sais même plus où  tu te trouves. Tout est blanc, tout est pure, tu tâches ce parfait tableau. Le jeune homme se relève, sans un mot, tête baisser, se mordant la lèvre inférieure avec violence avant de prendre Carys dans ses bras. Cette fille pour qui il avait du respect, cette fille qui s'était si souvent occupé de lui, qui lui avait toujours montré un peu d'intérêt.

Désolé Carys, je sais que je suis trempé, mais j'ai besoin de me calmer..

Il tremble encore et encore, il le sait et Lance n'arrive pas à calmer le rythme de son coeur, cette douleur. Il avait envie de pleurer, d'évacuer, mais c'était coincé, bloqué, comme si on avait scellé ses larmes. Il pose sa tête son front sur l'épaule de Carys, de son amie. Que dire pour ne pas l'inquiéter ? Il n'arrivait à rien Lance, il était si débile, si méprisable. Un boulet parmi tant d'autre, quelqu'un de pathétique. Lui qui se croyait si unique, si parfait, tombait de son piédestal... Un piédestal inexistant. Ce masque qu'il portait était tombé depuis bien longtemps, aujourd'hui, il jouait de cette image qu'on lui prêtait. Tant qu'à faire, autant continuer dans ce cercle vicieux. Avec Carys, il pouvait se laisser aller, être lui-même. Il ne serait pas jugé ni critiqué, il en était certain Lance. Le jeune homme lâcha alors, avec un rire un peu nerveux.

Reste avec moi Carys, s'il te plait... Je... Je dois vraiment pas rester seul.

Il ne savait pas de quoi il serait capable, pas du tout. Les nerfs craquent, ça y est, les cuves étaient pleines. Il fallait qu'elles évacuent. Deux perles salées le long de ses joues pâles, un sourire en coin. Un sourire plein d'amertume, de nostalgie. Dieu, que c'est hideux l'amour.


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Lun 7 Avr - 18:49

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Carys ne sembla remarquer que maintenant qu'il était trempé. Elle fronça les sourcils. Elle savait qu'il neigeait parfois dans ce couloir mais pas au point d'être trempé jusqu'aux os. Il était donc resté sous la pluie ? Pour être dans cet état, il n'a pas simplement été surpris par le mauvais temps, il a du rester au moins une dizaine de minute et sans bouger.

« Tu vas mourir de froid si tu restes comme ça, t'es complètement trempé... Et tu t'es encore blessé ? »

Elle le regarda soucieuse avant de se redresser et sortir sa baguette pour faire apparaître une couverture ou dieu sait quoi encore, n'importe quoi pour le réchauffer. La magie était interdite dans les couloirs et c'était d'autant plus grave qu'elle était préfète, mais si elle ne faisait rien, Lance allait littéralement mourir d'hypothermie ! Et Carys fut totalement prise au dépourvu quand il la prit dans ses bras, trempant ses vêtements également au passage. Pourtant, elle tilta quand il lui dit qu'il avait besoin de se calmer et resta donc docile. Il s'était passé quelque chose alors ? Mais enfin, pourquoi est-ce qu'elle se posait la question ça paraissait évident, on n'allait pas sous la pluie pour venir au couloir enneigé juste pour le plaisir. Elle passa ses bras autour de son dos et le frictionna légèrement pour le réchauffer, le rassurer. Il tremblait. Seulement parce qu'il avait froid ?

« D'accord, je vais attendre alors. »

C'était perturbant de voir Lance dans cet état. Elle l'avait toujours connu comme quelqu'un de laxiste, d’orgueilleux et assez je m'en foutiste, quelqu'un d'assez renfermé sur lui-même même s'il ne le montrait pas forcément, et d'humeur changeante. Ça avait toujours été comme ça jusqu'à une certaine période, puis finalement, il avait replongé. Et si au début, elle était trop timide, trop peu sûre d'elle pour lui demander la raison derrière tout ça, maintenant, elle s'en sentait capable. Elle le serra un peu plus contre elle quand sa voix sembla se brisé avec un rire forcé.

« T'en fais pas, je vais rester avec toi jusqu'à ce que tu ailles mieux, c'est promis, Lance. »

Et elle fit remonter une main dans ses cheveux pour les caresser doucement, comme une mère qui tente de consoler son petit garçon. Et c'était sans doute un peu comme ça qu'elle se considérait pour lui, même si ça pouvait paraître complètement stupide. Elle avait cette manie de toujours vérifier qu'il allait bien, qu'il ne se blessait pas ou qu'il ne dormait pas n'importe où. Elle lui parla d'une voix rassurante.

« Tu veux m'en parler ? Me raconter ce qui s'est passé ? »

Il était en droit de refuser bien sûr, mais elle aurait aimer l'aider, pouvoir faire quelque chose pour lui, cependant elle en serait incapable si elle ne connaissait pas la racine du problème.

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Mar 8 Avr - 20:25
L’avantage avec la nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente.99 FRANCS.
I Need You


L’important dans la vie c’est d’être conscient que tant que vous êtes en vie il n’est jamais trop tard, je vous le garantis, peu importe ce qu’il se passe, les choses paraissent meilleures éveillé qu’endormi. Et quand vous mourrez, la seule chose dont vous avez envie, c’est de revenir.~ THE JACKET.


Une douce chaleur, une tendre étreinte ; ou l'art d'atténuer la peine de quelqu'un. Carys, si elle n'avait pas été là, si elle n'était pas passé dans ce couloir, Lance aurait sans aucun doute fait quelque chose de stupide. Le jeune homme continue de serrer, encore et encore. Il n'avait pas réalisé que la demoiselle avait fait apparaître une serviette pour lui, la seule chose que Lance réalisa, c'est le fait qu'elle répondit à son étreinte, qu'elle lui caressa gentiment le dos, comme pour le rassurer et sans aucun doute, le réchauffer. Il esquisse un sourire à cette pensée, heureusement que Carys avait rencontré son chemin, qu'elle était entrée dans sa vie. Elle était un petit rayon de soleil, quelqu'un en qui Lance pouvait avoir confiance, pouvait être franc, lui-même. Avec Carys, pas besoin d'être ce connard prétentieux à deux-balles. Il tremble Lance, il grelotte, se sent fébrile. Tout autour de lui lui paraît si misérable, si insignifiant. Pourquoi ne pas disparaître ? Au moins, ses problèmes seraient réglés, la peine envolée. La chaleur, il a besoin de s'en approcher un peu plus, toujours plus, alors il serre un peu plus la jeune femme, sans pour autant l'étouffer. Il renifle, le voilà devenu un petit bébé qui pleure parce qu'il n'a pas eu son jouet. En fait, il pleurait surtout parce qu'on lui avait retiré quelque chose ; ce qu'il considérait comme une partie de lui. La voix de Carys atteint enfin ses oreilles, le sortant de ses ténèbres.

D'accord, je vais attendre alors.

Trop gentille, beaucoup trop. C'était sans doute l'un des défauts de Carys... Non, ce n'était pas un défaut, c'était une qualité qu'il lui enviait, car lui, en bon destructeur qu'il était, n'arrivait pas à se montrer ainsi. Gentil, Lance ne se considérait pas comme telle, mais il ne pensait pas être un putain d'enfoiré non plus ; enfin, parfois, pas tout le temps. L'étreinte de Carys se resserre sur lui, chose à laquelle il répond en souriant. Putain, pourquoi fallait-il qu'il soit dans cet état ? Pourquoi fallait-il qu'elle le retrouve aussi fébrile qu'un nouveau née ? C'était une sainte, une femme admirable. Il voyait en elle une mère, mais n'ayant aucun souvenir de la sienne, Lance ne savait pas s'il se faisait des idées ou non. Carys, heureusement que tu es là Carys. Le jeune homme cherche ses mots, tente de reprendre le contrôle de ses émotions, de retrouver son visage impassible, sa mine de blasé. Lui qui était si je-m'en-foutiste, si imperturbable ; voilà comment l'amour l'avait transformé. Lance, tu fais pitié, tu te dégoûtes, te méprises, mais peut-être arrivera tu as t'apprécier un jour. La voix de la jeune femme s'élève de nouveau, se logeant au creux de son oreille.

T'en fais pas, je vais rester avec toi jusqu'à ce que tu ailles mieux, c'est promis, Lance.

Il s'y attendait, il savait qu'elle répondrait ceci et il était heureux que ce soit le cas. Lance avait eu besoin d'entendre ces mots. Grâce à ces derniers, son coeur fut quelque peu soulagé, s'allégeant soudainement. Dans sa tête, une pensée vint lui chatouillé les neurones... Ainsi, il y avait bien des gens qui s'inquiétaient pour lui ? Qui l'appréciait ? Lance avait du mal à réaliser et il préféra ne pas s'y attarder. La chute ne serait que plus fatal s'il sa-verra qu'il avait tort. Le jeune homme sourit cependant. Les larmes ne coulent presque plus ; enfin presque. Il avait enfin trouvé quelqu'un avec qui il pouvait se lâcher, pleurer, se vider... Les cuves avaient besoin d'être vidé et il ne remercierait sans doute jamais assez Carys pour ce cadeau qu'elle venait de lui offrir ; cette possibilité. La main de la jeune femme remonte dans ses cheveux, les caressant un temps, ce qui eu le don de l'étonner et d'encore une fois, l'apaiser. Lance aurait pu s'endormir dans ces bras protecteurs, dans cette chaleur qu'ils lui offraient ; mais la voix de Carys brise de nouveau le silence qui s'était installé.

Tu veux m'en parler ? Me raconter ce qui s'est passé ?

Lance ravala sa salive. La question tant redouté, mais tellement humaine. C'était normal de vouloir savoir, normal de lui poser la question, mais que pouvait-il répondre ? Le devait-il ? Lui expliquer l'histoire de A à Z ? Était-ce une bonne idée ? Il resserre un peu plus son étreinte, ravalant ses paroles, continuant d'avaler encore et encore sa salive qui était quasi-inexistante. La gorge desséché, il recule, brise l'étreinte, baissant la tête, attrapant malgré tout la main de Carys pour la serrer. Il devait parler, dire quelque chose, lui expliquer. Étrangement, Lance se mit à penser qu'elle s'inquiétait vraiment pour lui, qu'elle voulait le préserver... Elle restait toujours prêt de lui quand il s'endormait dans des endroits étranges, faisait toujours attention pour qu'il ne se fasse pas mal... Pas de la sur-protection, mais elle faisait attention, alors que lui, en bon kamikaze, se fichait de tout. Lance ne pensait pas tant à ça que sa santé, loin de là. Il partait du principe qu'il pouvait mourir demain, tout comme il pouvait mourir le soir même, à quoi bon passé sa vie à faire attention, à se préserver de tout et n'importe quoi... Oui, Lance est stupide, mais c'est ainsi. Le jeune homme lève la tête, regardant avec un peu plus d'attention le couloir. Quel lieu étrange... Il lâcha alors, la voix un peu cassé.

Il faut toujours que je m'endorme dans des endroits inconfortables.

Il resta de marbre un temps, silencieux, tenant toujours la main de la demoiselle, alors qu'avec la deuxième il se gratta la tête encore et encore. C'était ce qu'il faisait quand il était agacé ou gêné. Il venait de pleurer devant-elle, comme un gros bébé, ce n'était pas dans ses habitudes et ce n'est pas quelque chose que sa fierté pouvait tolérer. Cependant, il s'en fichait, parce que c'était elle. Inspirant longuement et expirant doucement, le jeune homme laissa s'échapper un petit sourire, plein d'amertume, plein de tristesse, mais il était bien là, suspendu à ses lèvres. Lance laissa alors les mots sortirent.

L'amour est une belle connerie Carys. Ne tombe jamais dans ce piège...

Oui, pour Lance, cette histoire était un piège, quelque chose qui l'avait détruit, ruiné, miné. Bien sûr, il ne rejetterait pas la faute sur Jodie, il en était incapable, même si quelques heures auparavant, il n'avait pas pu s'empêcher de la blâmer. Ce qu'il lui avait dit, c'était ce qu'il se disait chaque jour pour lui-même. Pourquoi leurs histoires avait dû se stopper sur un drame, sur une tragédie ? Tant de questions auxquelles il n'aurait jamais de réponse. Il resserre un peu plus son étreinte sur la main de Carys avant de reposer son front sur son épaule, regardant le sol. C'était tellement douloureux, tellement horripilant, ce sentiment d'être amoureux. Son sang bouillonne, ne fait qu'un tour. S'il continue à se lamenter ainsi, rien ne changera, il devait faire quelque chose, mais quoi... ? Le jeune homme se mord la lèvre inférieure et serre les poings, sa blessure à la main le faisant lâché un gémissement. Il laissa alors s'échapper une nouvelle fois.

Je sais pas quoi faire Carys, j'en viens même à me dire que le sort « oubliettes » ne serait pas de trop. Il faut que j'oublie Carys.


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Mar 8 Avr - 21:20

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Carys se rendit compte qu'elle avait froid quand Lance s'écarta. Puisqu'ils ne sentaient plus la chaleur corporelle de l'autre qu'au travers de leur main maintenant, elle grelottait légèrement mais insista pour passer la serviette autour des épaules du garçon quand même. Il était nettement plus trempé qu'elle, et elle ignorait depuis combien de temps il était resté là. Le vent se calma de toute manière, évitant qu'elle ne gèle complètement sur place.

Ses lèvres s'étirèrent très brièvement en un petit sourire quand il parla de s'endormir dans les endroits les plus inconfortables. C'était vrai, elle l'avait retrouvé dans des endroits plutôt incongru, des cachots jusqu'à la volière, malgré l'odeur atroce qui y régnait. Pourtant elle n'était pas idiote, elle se doutait bien qu'il n'était pas dans cet état seulement pour s'être endormi aussi. Elle eut néanmoins la patience d'attendre qu'il continue.

Son coeur se serra légèrement quand il parla d'amour. Elle serra un peu plus sa main dans la sienne et sentit qu'il en avait fait de même. Elle repensa à toute cette histoire avec Richard, à comment il l'avait berné et jeté auparavant, se dégoûtant encore de ne pas avoir vu qu'elle avait été l'objet d'un pari plus tôt. Doucement, tout doucement, elle chuchota.

« C'est trop tard pour ça. »

Carys ne souhaitait pas s'étaler sur cette histoire. De toute manière, ce n'était pas elle qui avait un problème, c'était Lance. Elle ressentit sa détresse plus que jamais quand il posa son front contre son épaule, et sa main libre revint machinalement se loger dans ses cheveux. Elle ne comprenait pas toujours exactement pourquoi il était si triste, si ce n'est à cause d'une peine de coeur, mais elle avait l'impression qu'elle agonisait en même temps que lui.

Alors quand il lui dit qu'il ne savait pas quoi faire, qu'il voulait tout oublier, elle s'écarta légèrement pour poser sa main sur sa joue et le forcer à la regarder dans les yeux. Des yeux suppliants mais étrangement autoritaires.

« Ne fait pas ça Lance. Aucune potion, aucun sort ne te fera aller mieux... »

Elle savait de quoi elle parlait. Richard avait tenté de l'oublier avec une potion, mais ça n'avait pas marché, il n'avait jamais réussi à combler le vide dans son coeur et ce peu importe le nombre de fille qu'il avait fréquenté ensuite. Charlie a subit le sort d'Oubliettes, mais il a toujours cherché à retrouver la mémoire tellement ça le rongeait de ne pas se souvenir. Carys secoua la tête, bien déterminée à lui montrer son désaccord.

« C'est si grave que ça ? »

La main sur sa joue alla se poser sur celle qui était toujours dans la sienne. Elle oublia momentanément sa blessure, le froid, tout le reste. Quelqu'un avait besoin d'elle et elle serait là pour cette personne.


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Ven 9 Mai - 0:49
J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule et que cette personne méritait que je fasse des efforts. SKINS.
Let Me Forget


Là où les pièces manquantes manqueront à jamais...~ VIRGIN SUICIDES


Ne fait pas ça Lance. Aucune potion, aucun sort ne te fera aller mieux...  

Elle avait son point de vue sur la question, lui, il en avait un tout autre. La main de Carys est douce et chaude, elle le ramène à la réalité alors que lui ne désir qu'une chose, revivre un merveilleux rêve. Il sait qu'il n'obtiendra plus jamais ce qu'il désirera ici, qu'il avait tout réduit à néant en claquant des doigts. Tout avait disparu, tout comme le connard qu'il était. Pourquoi avoir un coeur et des états d'âmes aujourd'hui Lance ? Cela ne te servira plus à rien. Oublie putain, oublie. Qu'il se répète maintes et maintes fois. Ses dents s'entrechoquent, croisent le fer, il aimerait que cette douleur, ce trou béant dans sa poitrine disparaisse... Carys connaissait cette souffrance, il pouvait le sentir, sinon, elle n'aurait pas dit "C'est trop tard pour ça" quelques minutes plus tôt... Chose que Lance n'avait pas décidé de relever... Car Carys est discrète, Carys est comme une mère, donc Carys évite de raconter ses soucis à Lance... C'est pourquoi il n'avait pas posé la question, parce qu'il aurait sans doute essuyé une nouvelle déception, elle aurait évincé sa question. Pourquoi maintenant ? Pourquoi quand tout semblait aller bien hein ? Aucune réponse, rien, quedal. Il en a assez de se morfondre Lance, assez d'être ainsi. Un an qu'il se rongeait les sangs, un an dans le silence... Elle secoue la tête, comme pour montrer son désaccord.

C'est si grave que ça ?

Elle n'avait pas idée... Pour lui, c'était un monde qui s'écroulait. Il avait pourtant réussi à s'excuser, à dire les choses qu'il avait toujours voulus dire à Jodie... Mais il savait aussi qu'il avait brisé quelque chose et que cela ne pourrait jamais être réparé. Il ne la retrouverait jamais, cette relation qu'il chérissait encore aujourd'hui. Elle lui avait enseigné l'amour, chose qu'il n'avait jamais connu, ni même voulu côtoyer à l'époque. Avant de la rencontrer, Lance n'était qu'un putain de narcissique qui jouait avec les filles, qui n'avait aucun sentiment, aucun scrupule... Cette fille l'avait transformé, rendu faible et méprisable. Lance baisse la tête à cette pensée, la face rongée encore une fois par la culpabilité. Il pose sa tête sur celle de Carys, laissant s'échapper se trop plein d'émotion qui ne demandait qu'à sortir... Il pleut de tes yeux Lance, tes larmes ne sont plus scellées...

Merde, et moi qui m'était juré de pas pleurer devant toi. Ahaha, c'est pathétique.

Un sanglot, il sourit malgré tout, il essaye, il se force, parce que c'est moins douloureux comme ça. Les larmes perlent et lui il rit, il le doit. Son coeur se serre encore alors que sa fierté en prend de nouveau un coup. Il réalise qu'il pleure, encore. Putain Lance, relève toi, ne t'abaisse pas à ça. Tu ne vas pas chialer toute ta vie, ressaisis toi ! Mais comment faire hein ? C'était ce qu'il se disait. Comment faire alors que sa vie se résumait à "elle" ? Trop d'importance, trop de place qu'elle avait prise... Il éternue, grelotte, renifle et retrouve son calme. Il rit, encore et encore, même si sa voix est complètement cassée, brisée.

Tu as dit "C'est trop tard pour ça." J'en conclus que tu as connu la souffrance toi aussi, pas vrai Carys ? Comment t'as tenu le coup ?

Il ne demanderait pas le pourquoi du comment. Car si elle désirait en parler, elle le ferait d'elle-même. Elle était comme ça Carys, réservé, en tout cas, avec lui. Il ne ferait pas l'indiscret même s'il devait le reconnaître Lance, qu'il était curieux de ce sujet. La demoiselle avait toujours veillé sur lui, pris soin de lui, il se devait de lui rendre l'appareil. C'était sa façon d'être. Il était ainsi Lance.

J'ai perdu la chose qui me maintenait debout. Je savais déjà, un an auparavant, que je l'avais perdu... Mais je me voilais la face. Aujourd'hui, j'ai compris ahaha, j'ai compris que c'était fini, vraiment.

Il tente de sourire. De ne pas fléchir une nouvelle fois face à cette peine qui le ronge, qui lui tord les boyaux, qui lui donne envie de tout casser. Cette histoire avait déjà fait trop de dégâts. Lance éternue une nouvelle fois, grelottant de nouveau. Il relève la tête et de sa main libre essuya ses larmes en tentant de cacher son visage des yeux de Carys... Il avait encore un minimum de fierté, en tout cas, il tentait de la préserver. Lance inspire doucement et expire en frissonnant. Putain, qu'est-ce qu'il couvait ? Allait-il tomber malade ? Vu son état, c'était bien parti pour. Il serre la main de Carys, seule source de chaleur avant de planter ses iris dans ceux de la demoiselle. Il se devait d'aller bien, il ne voulait pas qu'elle s'inquiète pour sa personne, elle s'en faisait déjà assez comme ça.

Tu es toujours là pour moi, s'en est inquiétant... Et flippant aussi...

Il rit de sa bêtise, il ne le pensait pas, c'était juste pour détendre l'atmosphère... Il avait dit ceci pour ne pas laisser s'échapper ce qu'il voulait vraiment lui transmettre... "Merci pour tout Carys."


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Carys Wheler
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Ven 23 Mai - 16:38

 
Let it go • Let her go

 
Carys cru qu'elle allait pleurer aussi tellement Lance avait l'air d'avoir mal. Elle avait toujours été trop sensible sans doute, à avoir mal rien qu'en voyant quelqu'un souffrir, c'était pire quand c'était quelqu'un à qui elle tenait et Lance en faisait partie. Elle prit son silence comme un "oui" inaudible. Oui, c'est si grave que ça. Elle ne put que le serrer encore plus fort dans ses bras. C'était insupportable, de ne pas être capable de faire quoique ce soit d'autre pour le soulager.

« Tu sais... Si pleurer est pathétique, je dois être la personne la plus pitoyable de cette planète... »

S'il y avait bien quelqu'un qui avait passé son temps à pleurer, c'était elle. Certes avec le temps, elle avait apprit à faire ça dans son coin pour ne déranger personne, mais elle savait à quel point ça pouvait faire un bien fou d'avoir quelqu'un avec qui en parler, ce besoin d'évacuer un trop plein d'émotions et de tout lâcher pour essayer de s'enlever un poids.

Elle lâcha un rire nerveux, dénué d'amusement, lorsqu'il lui demanda comment elle avait tenu le coup après sa rupture. Elle ne répondit pas tout de suite, préférant l'écouter jusqu'au bout d'abord.

Carys hocha doucement la tête quand Lance lui donna un peu plus de détail. Elle commençait à saisir un peu plus pourquoi il était dans cet état, et ça l'attristait de savoir qu'elle ne pouvait rien y faire. Elle ne pensait pas qu'il exagérait vraiment les choses. Ça existait après tout, les personnes très dépendantes, et probablement que le Gryffondor était devenu très très attaché à sa "raison de vivre". Elle ne pouvait pas prétendre comprendre son désespoir, ça n'était pas le cas, elle ne pensait pas être tombée aussi bas dans le désarroi que lui, un jour.

Elle fronça les sourcils quand il éternua. Ce n'était pas bon signe. Carys le laissa s'écarter en le couvant du regard quand même, elle ne voulait pas le bousculer et pouvait comprendre qu'il veuille rester isoler plutôt que rejoindre la salle commune où tout le monde pourrait le voir dans cet état, mais elle préférait encore ça plutôt que de le laisser mourir de froid. Elle laissa échapper un faible rire de gorge quand il la remercia façon "homme de Gryffondor". C'est-à-dire en ne prononçant jamais clairement le mot "merci". Disons qu'elle avait l'habitude, à force.

« Je suis sûre que si je mourrais, mon fantôme continuera de veiller sur toi ! »

Elle serra un peu plus sa main dans la sienne avec un sourire chaleureux et commença à marcher pour les conduire dans une salle réchauffée.

« Tu m'as demandé comment j'ai fais pour tenir le coup après qu'on m'ait quitté... C'est simple : j'ai pas tenu. »

Carys n'était pas aussi courageuse que maintenant, à l'époque. Elle se rappelait encore très bien de sa rupture. Et ça recommençait à la hanter. Pourtant, elle savait bien mieux gérer ce souvenir qu'auparavant. Parce que cette fois-ci, elle ne se laisserait pas faire.

« Je ne sais pas si tu sais ce que ça fait, quand tout à coup, quelque chose de très très effrayant apparait sous tes yeux, et que tu es tellement choqué que tu ne peux rien faire. Ni crier, ni pleurer, juste regarder fixement cette chose en face sans vraiment la voir. C'est comme ça que je me suis sentie. J'ai réalisé, et en même temps non. J'ai beaucoup souffert, et en même temps, non. C'est le genre de douleur qui est tellement diffuse et uniforme qu'on a l'impression qu'elle a toujours fait partie de nous, quelque part, et qu'elle n'attendait qu'une occasion pour frapper encore plus fort. »

C'était la première fois que Carys mettait des mots sur ce qu'elle avait ressenti. Elle ne savait pas si elle arrivait à bien les retranscrire, mais elle fit de son mieux.

« J'avais beau faire comme si ça ne m'avait pas affecté, j'avais l'impression que chaque jour n'était destiné qu'à me faire souffrir un peu plus, jusqu'à ce que je finisse éventuellement par ne plus le supporter. Je me suis totalement renfermée et isolée, j'ai eu beaucoup de mal à faire confiance à quelqu'un à nouveau et j'ai perdu le peu d'estime que j'avais encore pour moi-même. Ça a été un période très éprouvante psychologiquement. Et en plus, j'ai du supporter de le voir être parfaitement heureux de son côté. Je ne souhaitais pas particulièrement son malheur, mais quelque part, je trouvais ça injuste, tellement injuste, que lui ait put s'en tirer et pas moi. »

C'était un discours particulièrement égoïste, lorsqu'elle le réalisa, elle baissa les yeux, honteuse.

« Mais, je n'en suis pas morte, comme tu peux le voir. J'ai pu continuer à vivre malgré ça. Et tu sais pourquoi ? »

Elle se tourna vers lui avec cet air impérieux qu'elle réussissait enfin à afficher depuis qu'elle avait changé.

« Parce que même si ça te tue à petit feu au début, un jour, tu seras capable de trouver la force de passer au-dessus de ça. Ça prendra le temps qu'il faudra, une semaine, un an, une décennie, mais je peux t'assurer que, peu importe à quel point elle t'a marqué, un jour, tu souffriras toujours moins qu'aujourd'hui. Et je savais... Je savais que tôt ou tard, j'y arriverai, Lance. J'en étais convaincue au fond, pas parce que je voulais y croire, mais parce que je devais y croire. Sinon... »

Sa voix s'étrangla. Elle ne voulait pas savoir ce qui se serait passé si jamais elle n'avait pas eut cette intime conviction qu'elle pourrait oublier tout ça.

« ... J'avais le droit de trouver le bonheur moi aussi. Et toi aussi Lance, tu le mérites. Comme tout le monde. Je ne voulais pas passer ma vie à me lamenter pour quelqu'un qui était heureux, avec ou sans moi. C'est pas comme ça que je voulais vivre et je me suis faite une raison. »

Elle prit sa main dans les siennes.

« Laisse-la partir, Lance. Lâche prise. C'est la meilleure chose que tu puisses faire. Pas pour elle, mais pour toi. »


© one more time.





Carys est Legilimens et Occlumens.
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Let it go, Let her go •• Lance

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