Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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A m'asseoir sur un banc 5 minutes avec toi ♪ ▬ Aliénor

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Ven 25 Avr - 18:06
     


Aliénor & Light



Ne me demander pas comment j'ai fait.
Je l'ai fait; c'est tout.
Parce que la classe, soit tu l'as, soit tu l'as pas. C'est inné. Ça ne s’acquiert pas.
Et moi, je l'ai. Puisque je suis sous le saule cogneur. Tranquille. Pépère. J'ai réussi à en rejoindre le tronc sans me prendre de lianes dans la face donc ouai, c'est classe. JE suis classe. Et j'invite tous ceux qui en doute à... euh... aller voir ailleurs si j'y suis (pour rester poli, je ne dirais pas autre chose).

Le temps est splendide. Vraiment. Pas de nuages menaçants et pas de chaleur étouffante non plus. J'imagine que beaucoup doivent être en train d'en profiter. Entre pique nique et balade au bord du lac, y a le choix. Et c'est sans doute mieux quand on est à plusieurs. A deux. Et pas tout seul. Comme un con. A somnoler à l'ombre. Comme moi quoi. Quoique, je suis pas vraiment seul ; j'ai toujours le saule cogneur pour me tenir compagnie. Bon d'accord, niveau conversation, c'est pas top. Faut dire qu'il parle pas beaucoup. Mais, au moins, il m'écoute. (Le saule est mon nouveau psy. EH OUAI.) J'avais besoin de m'isoler un peu. Juste un peu. Me reposer, arrêter de me poser des questions. J'envie les moldus d'avoir leur technique de yoga ; ça peut paraître bizarre mais je suis sûr que ça marche ; sinon, ils auraient arrêtés. Je soupire, au moins là, personne ne viendra me déranger. Je suis pas en forme. Depuis quelques jours ; j'ai envie de rien. Je vis ma vie platement. Morose attitude. J'essaye de me réconforter en me disant que c'est passager. Ouai... passager jusqu'à quand ?

- « Combien de temps ça va durer, tu crois ? »

Je m'adresse au saule, oui. Et qu'on se rassure, je n'attends pas de réponse. Le dos calé contre le tronc, je relève la tête, tendant mon bras vers le haut. J'ouvre la main, écarte les doigts et vise le soleil. Je repense à ce jour, où le temps était tout aussi beau. Je n'ai pas pu en profiter pour me baigner ou jouer dans l'herbe en faisant des roulades, comme un gosse. Nan, ce jour là, j'ai fais la chose la plus ouf de toute ma vie. Je suis monté sur un balais. J'ai volé sur un balais. J'ai tout lâché et j'ai survolé le lac. C'était... terrifiant. Mais, c'était magique. Une première. Et sûrement la dernière.

- « Eh ouai. Dommage. »

Et je referme mes doigts, capturant l'astre solaire en esquissant un sourire éphémère. Oui, ce jour là, j'étais avec Alix. Ce jour là tout allait bien. Mais, ce jour là ne reviendra pas. Je sais maintenant qu'elle est heureuse ; elle me l'a dit. Et je sais aussi que la tête de flan qu'elle a choisit pour partenaire sait se battre. Tant mieux. Tant mieux pour eux. Je suis content pour eux...

Non. C'est faux.

Je laisse mon bras retomber mollement sur l'herbe, détournant la tête dans un claquement de langue agacé. Arrête d'y penser Light. Arrête... La fatigue me tombe dessus et je ferme doucement les paupières. C'est drôle. Je me sens vide. Et léger. Alors je m'assoupis, je crois.


~~

- « Mhh-mhhhh... »

J'étais bien. J'étais si bien. Je grimace. Je sens une présence juste à côté de moi. Qui ? Quoi ? Que me veut-on ? Je veux pas qu'on vienne me déranger ; je veux qu'on me laisse passer ma journée ici, qu'on me laisse dormir ici. Même la nuit. Je me sentais si apaisé. Qui ose troubler mon sommeil ? … Dans le genre réveil brusque qui fait sursauter sa race ; on aura vu pire. Ouai. Parce que j'ouvre tout simplement un œil, papillonnant pour me faire à la lumière du soleil. Tiens, il a bougé. Je suis là depuis combien de temps ? Aucune idée. Je sens un mouvement et referme ma paupière pour l'ouvrir de nouveau en grognant.

Oh... cette aura... Cette aura claire et pure. Ces cheveux blonds éclairés par le jour... oooh...

- « Maddy ? C'est toi ? »

Je suis complètement à côté. Ma sœur ne peut définitivement pas se trouver par ici. Et même si c'était le cas,  je doute qu'elle vienne à ma rencontre. Aaah... ma vue s’éclaircit, j'arrive à distinguer le visage de...

- « Alié ? »

Je crois que je suis trop dans le brouillard pour lui demander comment elle a fait pour arriver jusqu'ici. J'arrive même à oublier où je me trouve actuellement. Je reprends mes esprits quand je la vois bouger, rapidement ; comme si elle avait fait quelque chose et que je venais de la prendre la main dans le sac... Ah. D'ailleurs, c'est justement à mon sac qu'elle s'en prenait. Je hausse un sourcil, à peine réveillé et j'attrape la lanière en tissu.

- « Tu f'sais quoi là ? »
Ton suspicieux. Si ça ce trouve, elle à mit un serpent dedans. De mes doigts, j'ouvre prudemment mon sac. Et y trouve un morceau de papier plié en quatre. Je l'effleure et m'en empare.




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Aliénor S. Andersem
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Sam 26 Avr - 19:30

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Aliénor n'aurait jamais imaginé avoir à écrire un truc pareil un jour dans sa vie. Elle se demande encore pourquoi et comment elle a eu cette idée et pourquoi au monde elle a décidé de l'appliquer. Peut être, sûrement, parce qu'elle n'a pas eu de meilleure idée et qu'il faut bien que quelqu'un se décide à essayer de remonter le moral de Light. Au fond elle l'aime bien, elle le taquine plus par amusement que par rancœur alors elle ne veut pas le laisser et le voir déprimer de cette manière. Mais au grand jamais elle n'irai essayer de le rasséréner face à face, faut pas rêver non plus, elle en crèverait de honte. Ce qui explique donc le parchemin plié en quatre dans le creux de sa main, la partie la plus ardue venait maintenant. Ça avait été assez difficile de l'écrire, certes, mais le glisser dans son sac à son insu allait se révéler autrement plus compliqué. Et pour ne pas arranger les choses, alors qu'elle avait passé la matinée à essayer de trouver un moment pour le faire sans succès, la seule ouverture présente était la sieste qu'il s'était octroyée... SOUS le saule cogneur. Pour être discrète tout en s'approchant du tronc et ne pas le réveiller elle allait devoir faire preuve d'une très grande prudence et délicatesse.

Aliénor est petite, elle en profita donc pour éviter de se faire trop remarquer par l'arbre en s'approchant petit à petit, se figeant sur place quand une branche bougeait ou bruissait trop. La tâche était vraiment plus ardue qu'elle le pensait et une fois assez proche elle continua directement sa route sur la pointe des pieds vers le Graal, le sac. Elle jeta un coup d'd’œil pour vérifier que son propriétaire dormait toujours et se rendit compte qu'il était plus agité, ce qui provoqua une légère vague de panique. Il ne fallait surtout pas qu'il la voie, encore moins qu'il comprenne que c'était elle qui avait glissé ce... ça, dans son sac. C'est sûrement parce qu'elle se pressait d'ouvrir la fermeture pour fourrer rapidement la papier dedans qu'il se réveille, mais elle ne le remarque pas encore. Trop concentrée sur ce qu'elle fait pour penser de nouveau à vérifier que Light sommeille encore, ce qui n'est plus le cas. Elle est presque déjà satisfaite d'elle même, le papier est bien posé dedans, le saule ne l'a pas encore cognée et surtout elle ne s'est pas encore fait prendre, ce qui ne saurait tarder. Et le glas sonne bien vite, quand elle entend la voix du blond derrière son dos. Elle ne sait pas depuis quand il a ouvert les yeux mais là, elle est très, très mal. Lorsqu'il prononce un nom qui n'est pas le sien elle effleure très rapidement la possibilité d'en profiter, de jouer le jeu pour qu'il se rendorme vite et qu'il pense avoir rêvé mais ses espoirs sont rapidement réduits en poussière quand il se corrige et cette fois prononce son diminutif.

Elle n'ose même pas se retourner, elle se dépêche juste de refermer et reposer le sac en espérant qu'il ne fasse juste pas le lien, elle ferme les yeux, fronce les sourcils et laisse échapper une moue désespérée, là elle est sacrément dans la bombabouse, et profond en plus. Alors autant se retourner et tenter un mensonge qui ne marchera pas. Elle fait volte face en esquissant un très léger sourire à moitié forcé pour détourner son attention.

- Oh ! Light. Non, elle ne peut pas dire "quelle surprise !", ce serait carrément grillé. Euh. Je. Je t'ai vu allongé et euh. Je venais juste vérifier que le saule ne t'avait pas assommé ou je ne sais pas...

Mais bien sûr. C'est tellement peu crédible qu'elle a limite envie de s'enterrer. Ses yeux s'arrondissent et une expression de pure horreur s'affiche lorsqu'il saisit son sac en lui demandait ce qu'elle faisait. manifestement la probabilité qu'il gobe l'histoire du saule est de zéro pointé. Son esprit lui dicte alors simplement de faire la seule chose qui lui reste à faire : fuir. Sauf que ses yeux vont du sac à la porte de sortie sans arriver à se décider assez rapidement. Ce qui fait qu'elle le voit ouvrir ledit sac et attraper la note, tout mais pas ça. Et là, c'est juste la panique totale, elle devient plus rouge que n'importe quel coquelicot et fais la chose qu'il ne faut pas faire trop proche d'un saule cogneur.

- NOOOON. Je. Ce n'est rien, c'est une erreur. Enfin, c'est plutôt une amie qui. NE LIS PAS. Oh et puis mince.

C'est trop tard de toute manière, elle tourne les talons après ses honteux bégaiements pour s'en aller le plus rapidement possible, et dans sa confusion se trompe de côté et remarque juste à temps le tronc s'agiter de plus en plus. Elle a crié tellement fort qu'elle a réussi à agiter le saule, ce qui est une très mauvaise nouvelle, ce qui veut aussi dire qu'elle va devoir repasser devant Light pour s'en aller, qu'il a sûrement durant ces quelques secondes eu le temps d'ouvrir le parchemin, qu'il faudrait qu'elle arrête de penser et commence à courir. Elle a tellement honte que les larmes lui montent aux yeux tandis qu'elle finit par se retourner au pas de charge pour faire trois pas de course et se rendre compte que l'autre grand nigaud est toujours planté au pied de l'arbre qui devient de plus en plus furieux au fur et à mesure des secondes qui passent. Et même si la probabilité qu'il soit assommé, qu'il oublie tout à son réveil est incroyablement tentante elle ne peut juste pas le laisser là.

- Mais Light. MAIS COURS IDIOT.

Et elle retourne une nouvelle fois sur ses pas pour le sortir de sa lecture et lui attraper le poignet. Une branche siffle au dessus de sa tête et elle ne pense plus du tout à la honte ou à la gêne, elle a juste une soudaine poussée d’adrénaline qui l’électrise et pulse dans ses jambes alors qu'elle le tire sur quelques centimètres vers la sortie, le temps au moins qu'il se reprenne. Peut être même que s'ils s'en sortent il ne lui en parlera pas.




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Mer 30 Avr - 20:02
     


Aliénor & Light



C'est Aliénor. Et non pas ma sœur. Et heureusement. J'avoue que leur ressemblance physique est frappante mais, niveau caractère, l'écart se creuse. Je l'aime bien Alié. Même si elle m'envoie toujours son genoux dans le tibias. Je devrais lui proposer de faire du sport sur punching-ball, comme les moldus, parce qu'à ce train là, moi, je pourrais bientôt plus marcher. Oh et puis, je lui suis toujours reconnaissant de m'encourager avant le début d'un match (et de me fournir en sacs). Non, au fond, Alié, c'est quelqu'un de bien. Et en plus, elle a de beaux cheveux. Et de très beaux yeux. Franchement expressifs aussi. Je m'éveille peu à peu, encourageant mon cerveau à reprendre le peu d'activité qu'il a eut ses derniers jours et battant des cils pour chasser les dernières traces de brume qui planent encore devant mes yeux.

- « Oh ! Light. »
-  « Euh... Oh ! Alié …. ? » Je répète mécaniquement, haussant un sourcils suspicieux avant de me pencher pour récupérer mon sac. Maaa que voulait-elle à mes affaires ? Je n'ai rien a caché. A part les deux, trois chocogrenouilles que j'ai volé à... à je sais plus qui. (LES pauvreS) Mais, j'avais besoin de chocolat.
- « Euh. Je. Je t'ai vu allongé et euh. Je venais juste vérifier que le saule ne t'avait pas assommé ou je ne sais pas... »


Oh !
Euh.
… Heen ?
Je cligne des yeux, un peu largué. Je suis toujours trop abruti pour réaliser qu'elle est sous le saule cogneur elle aussi. Aliénor s'en fait pour moi ? D'aussi loin que je m'en souvienne, je ne l'ai jamais vu s'inquiéter pour quelqu'un d'autre. (à part au Quidditch évidemment) Je l'ai vu rire, frapper avec ses petits poings, grogner et même pleurer (et je partageais parfois son chagrin sans savoir pourquoi.... Peut-être parce qu'en même temps, elle me pinçait ?... ) Non. Moi je crois plutôt qu'elle essaie de cacher un truc. C'est le genre d'excuse qu'on sort quand on a fait un truc louche. Je penche légèrement la tête sur le côté, interrogatif. Elle sourit, gênée. Mais, son expression change du tout au tout quand je décide d'ouvrir mon sac pour prendre un bout de papier. Bout de papier qui n'était pas là avant. Donc c'est elle qui l'a mit. CQFD. C'est évident. Même un blond de mon espèce peut le comprendre. Je le tripote brièvement entre mes doigts avant de commencer à de déplier.

- « Non. Tout va bien. Je suis pas encore mort. » Dans ma famille, les gens meurent vieux. Très vieux. Alors j'ai encore de la marge. Sauf si je me fais percuter par un Magicobus ou un drag... Euh... Oui. BREF. Le papier entre mes doigts est complètement déplié, me laissant voir une écriture arrondis. Une écriture de fille, je crois. Bon. Je prends le temps de me demander qu'est-ce que c'est avant de lire (visez un peu la profondeur de mes priorités.) Liste de course ? Ingrédients pour une potion ? La note des frais des Trois Balais ? Trop de possibilités. Pas une de cohérente. Ou si justement. Euh. Comme je trouve pas de réponse à ma question, et que j'ai pas envie de jouer les devinettes avec moi-même, alors que j'ai la solution sous les yeux, je décide de lire. Voyons.

Tout comme les saiso...


- « NOOOON. » WOOO MON DIEU. Je sursaute malgré moi en relevant la tête, surpris vers elle. Quoi ? QUOI ?! UN ATTENTAT ? « Je. Ce n'est rien, c'est une erreur. Enfin, c'est plutôt une amie qui. NE LIS PAS. Oh et puis mince. »

….
WUH ? Une amie ? Une erreur ? HO ! …. Je capte pas grand chose ; à part que ; d'une c'est pas un attentat (Alléluia.) et de deux ; le ''ne lis pas'' m'indique tout de suite de faire l'inverse. Ce que je fais, plongeant avidement ma tête vers le bout de papier sans réfléchir. J'aurais pu la jouer mec trop badass, qui lui aurait tendu le papier en secouant la tête style ''ouai, comme tu veux. Au fond, je m'en fou.'' So d4rk quoi. MAIS NON. Parce que c'est comme quand tu dis à un type de ne pas penser à un éléphant rose alors que la première chose à laquelle il pensera sera un pachyderme rose justement. (admirez mon vocabulaire sooo classious. Haha.ouij'arrête.) Et mon cerveau (dernièrement au chômage) suit le même raisonnement. Je l'entends tourner la talons pour partir. Mais, voilà. Je suis déjà en train de lire, profondément concentré, les sourcils froncés.... Et je. Je.... Elle... Merlin...

Je me suis relever sans m'en rendre compte tellement j'étais absorbé et intrigué. Quoique, intrigué, c'est faible comme mot, à l'inverse de bouleversé qui là, serait un peu trop. Je suis entre les deux. Et  loin du monde réel aussi. Aliénor accapare toutes mes pensées à cet instant précis, mais je suis incapable de m'arracher à ce bout de papier dont je poursuis la lecture avant de le relire. Elle a beau être à quelques centimètres, j'arrive pas à décroché. J'essaie de comprendre ses mots. D'analyser ses phrases qui ressemblent de plus en plus à des vers. C'est beau. Poétique. C'est touchant. Et ça me provoque un picotement dans la nuque. Et quelque part... ça m'attriste un peu aussi. Je commence petit à petit à réaliser.

Je préférerai te voir sourire

Oh.

J'entends un bruissement. Ça s'agite là. Juste là. Et la réalité commence doucement à se dessiner.
- «  Mais Light. » Je cligne des yeux. Quoi ? Qu- « MAIS COURS IDIOT. » Je relève subitement la tête, brusquement sorti de mon état de légume. « Oh. » Mes yeux s'écarquillent alors que, spontanément, je me baisse, effectuant une flexion parfaite JUSTE A TEMPS pour éviter la branche qui allait me frapper au visage. Extension. Je me redresse en regardant la dite branche derrière moi... Oh. Oh. OH MERDE !! Je redescends soudainement sur terre en réalisant une bonne fois pour toute que je suis sous le saule cogneur. Que Aliénor est sous le saule cogneur. Et que le saule cogneur est pas content. Et de ce fait, qu'il est devenu agressif et tente de s'en prendre à... A nous.
Mais, je reste comme un con, sur place. Euh. Je devrais peut-être... bouger non ?

Alors je bouge. Mais pas par moi même. Aliénor s'est précipité vers moi pour attraper mon poignet et me tirer. Me tirer de là. Mes jambes s'activent et je la suis, la laissant m’entraîner. J'entends une branche sifflet juste au-dessus de nos têtes. Et c'est suffisant pour que je m'inflige une gifle mentale. Puissante. Qui active mes neurones de façon plus intelligible alors que je sens l'adrénaline pulser dans mes veines. Mes jambes accélèrent pendant que je suis le rythme plus poussé d'Aliénor. Mais, voilà qu'une nouvelle branche s'approche, prête à nous cogner. Sans complètement le réaliser ; je sors instantanément ma baguette et hurle un « EXPULSO ! » qui éloigne le danger. Et quelques foulées plus tard, le rythme ralentit. Nous sommes hors de portée. A bout de souffle ; je m'effondre volontairement par terre, emportant Alié dans ma chute. Mon dos heurte le sol et me coupe brièvement le souffle. Silence. Court silence pendant lequel je regarde le ciel en calmant ma respiration. C'est le OUF après la bataille. Et  après quelques secondes, je tourne ma tête pour regarder Aliénor. Et là ; j'éclate de rire. C'est nerveux. Terriblement nerveux. Mais, bizarrement, j'ai l'impression de me vider. Comme si tout le poids que j'avais accumulé durant ces derniers jours s'envolait progressivement. Ma tête roule de nouveau et je fixe... enfin si on veut, les nuages.

- « On-on aaa faillllliiiit.... » Crise de rire. Je vais avoir du mal à parler. Je vais donc abréger. « SPLATCH !!! » Ce simple onomatopée veut absolument tout dire. Pour illustrer mes propos profonds, j'ai levé les bras vers le ciel en mimant un truc bizarre (et qui ressemblait à rien) avec mes mains. Et c'est suffisant pour alimenter mes cris de rires qui, je crois, se mêlent à ceux de la Serpentard. Ça fait du biiien. Tellement. Même si j'en ai mal au ventre. OUUUUH. PFOUUUU. J'ai l'impression de me dégonfler. Et les larmes se mettent à perler aux coins de mes yeux tandis que, je replis mes jambes contre le bas de mon torse en écrasant mes bras sur mon ventre. Pendant encore quelques secondes, c'est la fête. « AAAHHH... Aaahh... aah. ah. Ouuuuuuh... » Mon rire se calme petit à petit et j'écrase ma main sur ma joue pour en essuyer les larmes et accessoirement la tartiner de terre. Et c'est là que je remarque que je tiens toujours le bout de papier. Je tourne de nouveau tout sourire la tête vers elle. Mes derniers couinements s'évanouissent alors que je lui montre le papier.

- « Alié. C'est quoi... »
Je glousse malgré moi mais, j'espère qu'elle n'ira pas croire que je me fous de sa tête. Parce que c'est faux ; j'ai gloussé sans le vouloir, à cause de l’hilarité qui peine à vraiment s'estomper. « … ça ? »

C'est peut-être un sujet sérieux. Allez savoir. Moi, j'ai juste les yeux qui pétillent.
Parce que ça faisait longtemps, que je n'avais pas autant ris.



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Dim 11 Mai - 16:36

Mes explications foireuses ont plus l'air de le perdre que de le convaincre et ses coups d’œil suspicieux m'informent rapidement sur le fait qu'il n'a aucunement l'intention de laisser cette affaire couler. Et je me rends surtout compte d'à quel point il est finalement arrivé à me connaître depuis ces années, alors qu'il faut l'avouer nous n'avons pas partagé grand-chose à part des coups. Ceci dit, c'est peut-être plus, sinon je ne serais pas là, totalement embarrassée pour avoir écrit ce stupide poème qui était une très mauvaise idée. Si je l'ai écrit c'est effectivement pour lui remonter le moral, hors, je ne m'inquiète jamais pour les gens avec qui je ne partage rien. C'est donc que je porte plus d'attention à Light que je le pensais. Il y a aussi quelque chose qui me frustre, c'est cette impression qu'il arrive facilement à lire et déchiffrer mes réactions, mes habitudes et mes paroles alors que je me pense incapable de faire la même chose, et si je n'étais pas si fière ce serait sûrement le moment où je me remettrai en question. Mais pas aujourd'hui.

Aujourd'hui, là maintenant, je suis trop occupée à trouver un moyen subtil de m'éclipser pour aller me maudire et me rouler de honte dans un coin isolé. Mais c'était sans compter sur Light qui fait exactement le contraire de ce que je dis. En même temps je ne sais pas à quoi je m'attendais, c'est un réflexe humain de faire purement et simplement ce que l'on nous dit de ne pas faire. Et même ma tentative de fuite est arrêtée net, ah c'est vrai. Le saule cogneur. Et je finis par me demander s'il ne vaudrait mieux pas se résigner à mettre Light dans un pot et l'arroser tous les jours vu son état de légume avancé. Et malgré tout j'arrive enfin à le faire réagir et bouger, Amen il n'est pas encore lobotomisé, il y a peut-être encore une chance. Une chance qui justement me sauve la mise quand enfin il finit par émerger et saisir l'intensité du danger environnant. Un bon sort lancé au bon moment, je sens les cheveux sur le dessus de ma tête se dresser et bouger dans tous les sens face aux courants d’air crées par les branches mouvantes. Il y a des branches partout autour et en voyant Light se baisser à plusieurs reprises je prends conscience de l’avantage d’être petite par moments, d’une part les branches hautes ne m’atteignent pas mais il est plus aisé de se mouvoir rapidement lorsqu’on est léger.

Mes joues se colorent de nouveau rapidement en rouge, sous l’effort cette fois, et la panique aussi. Si je n’étais pas aussi obnubilée par ma survie et celle de Light je serais sûrement déjà entrain de pleurer à l’heure qu’il est.

Et son sort qui écarte une branche finit par nous créer un passage hors d’atteinte de l’arbre fou qui cesse peu à peu de remuer alors que, maintenant hors de danger, ma tête se vide totalement et je reste un temps certain hébétée à fixer stupidement le végétal furieux sans réussir pleinement à me rendre compte de ce qu’il vient de se passer. Et les rôles s’inversent, c’est Light qui me tire involontairement de ma rêverie en s’écroulant par terre, m’entraînant dans sa chute, hilare. C’est donc les fesses au sol et les cheveux éparpillés dans l’herbe que j’explose à mon tour de rire. C’est débile, mais c’est nerveux, les larmes viennent rapidement emplir mes yeux, mais ce ne sont pas des larmes de peur, ce sont des sanglots de rire et de soulagement. Ma respiration est saccadée et je dois tourner le dos à Light pour calmer ce fou rire qui repart à chaque fois que je le regarde. Son onomatopée et son constat me font repartir un certain temps dans l’hilarité la plus totale, je n’arrive qu’à articuler un bref «Vraiment… Incroyable ». Et l’ampleur de la situation m’apparaît, oui, on l’a fait, on a réussi à échapper au saule cogneur en colère, et on aurait très bien pu être tous les deux tués. Si quelqu’un avait été là ou nous avait vus ça aurait très bien pu nous faire enlever des points à tous les deux. Et ce constat me ramène peu à peu à la réalité et calme mes éclats de rire.

J’essuie les quelques larmes restantes et tente tant bien que mal de calmer ma respiration. Mais c’était sans compter sur Light qui revient bien vite au sujet que j’aurais préféré oublier et enfouir très loin. Il brandit le bout de papier plié en quatre et demande des explications. J’ignore volontairement son gloussement qui pourrait être très mal interprété et je plonge rapidement ma tête dans mes genoux relevés, de nouveau rouge pivoine, il était obligé de poser la question ?

« C’est euh… C’est juste. Raaaaah. »

Je n’arriverai jamais à expliquer, encore moins à le dire à voix haute, je vais en mourir avant, ou devenir muette parce que vu comment c’est parti ma voix baisse à chaque mot prononcé. Je ferme les yeux très fort en sachant pertinemment qu’il ne lâchera rien et qu’il va chercher à savoir par tous les moyens, et qu’il serait plus rapide de tout lui expliquer maintenant. Mais encore là je suis fortement tentée de lui rétorquer un simple « rien » qui ne résoudrait absolument rien mais qui me créerait une porte de secours. Mais je les lui dois bien ces explications au fond, et on vient juste de réchapper d’un tragique destin alors autant tout déballer.

« C’est que tu n’avais pas l’air très bien en ce moment donc j’essayais juste de. De, bah. Enfin, de faire quelque chose pour te rendre le moral, au moins un peu. »




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Mer 14 Mai - 19:27
     


Aliénor & Light



Quelle journée. Après une matinée à broyer du noir, à esquiver tour à tour mes amis, à me plaquer contre un mur pour me faire discret (ce qui, au final, ne marchait pas du tout) à résister à l'envie de m'enfermer dans les dortoirs, en bref une matinée de merde (pardon pour ma vulgarité, c'est inadmissible, je sais) où EN PLUS j'avais perdu mon appétit, me voilà agressé par mon arbre préféré. C'est décidément pas ma journée. Non. Pire ; c'est pas ma semaine. Y a un truc qui tourne pas rond avec les astres ; ils sont contre moi. Il me bouffent mon moral. Mon envie de parler. De rire. De m'amuser. Et même de manger. A noter que ce dernier point est très important. On dit que quand l'appétit va, tout va. Et en ce moment, quasiment rien ne va.

Je voulais passer ma journée seul. Mon après midi à maudire les Gryffondor, les bruns, les préfets en chef. Les bals. La musique. Et à me maudire moi-même parce que je sais pas trop ce qui m'arrive. C'est la puberté. Je fais ma crise peut-être. J'en sais rien. Trop d'hormones qui tournent. Trop de sentiments négatifs. Une incroyable lassitude. Un cocktail qui au final ne me plaît pas du tout. Mais, voilà, j'suis en plein dedans. Reste plus qu'à attendre que ça passe. C'était ça mon programme pour la journée. Pour les jours à venir même. Un quotidien morne et terne, jusqu'à ce que je récupère... euh... un semblant de gaieté. J'en ai marre de feindre la joie. Marre d'en avoir mal aux joues à force de sourire pour de faux. Mais, je veux pas qu'on vienne me poser des questions. Parce que je n'ai aucunes réponses.

Et puis il a Aliénor. Aliénor qui est venue me retrouver sous le saule cogneur. Qui a eu l'immense courage de s'en approcher pour s'en prendre à mon sac. Au final, elle y avait juste glissé un bout de papier. Et puis l'arbre s'était mis à s'agiter alors que moi, je lisais ce fameux bout de papier. J'y ressentais un pincement là, au cœur. Parce que c'était un poème. C'était beau. Simple. Et étonnant venant de sa part à elle. Elle qui, d'habitude, aimait se moquer de moi, frapper dans mes jambes et même me tirer les cheveux. La Serpentarde un peu froide. En apparence du moins. C'était peut-être comme ça qu'elle se protégeait. Mais, au fond, je sais qu'elle est comme un ours en marshmallow. Un peu frêle aussi. Super émotive mais, bon ça, c'est pas vraiment un secret. Elle est le stéréotype même du mauvais Serpentard, capricieuse et fourbe, et pourtant, je sens du bon en elle. Mais, tout ça n'a pas empêché ma surprise en découvrant ses mots troublant. Réconfortant ? Oui. Non. Peut-être. Je sais pas trop.

Pour le moment, c'est plutôt cette crise de rire qui me libère. J'ai l'impression d'avoir ouvert des vannes. De laisser tout un poids tomber. Pour la première fois depuis longtemps ; je respire. Je ris. C'est nerveux. Peut-être. Mais, ça me fait tellement de bien. Ça me soulage. Et je la remercie en silence pour ça. Mais, voilà, la réalité me rattrape. Je peux pas laisser passer ça. Ce poème. Surtout si c'est elle qui l'a écrit. Et vu ses réactions, je suis convaincu d'avoir raison. Mes larmes se tarissent alors qu'elle se redresse pour plonger sa tête sur ses genoux. Je m'en veux un peu. Elle est gênée. Mais, je lâcherais pas. Pardon, Alié.

Je m'assoie à mon tour et décide de lui laisser le temps de me répondre. Je ne vais pas la presser. Pas tout de suite. Alors j'attrape juste ma baguette et la pointe vers l'arbre. Ma bouche articule un « Accio sac » et je réceptionne mon bien en souplesse. J'entends Aliénor soupirer ou inspirer bruyamment. Peut-être pour se donner du courage ? La pauvre. Elle a l'air dans tous ses états. Rien d'étonnant, on vient d'éviter le pire avec le saule. Je repose mon sac à côté de moi avant de baisser les yeux sur le papier que je tiens toujours entre mes doigts. Et au moment où sa voix me parvient, je relève la tête vers elle. Je l'écoute. Sérieusement. Et je me décompose. Mes sourcils s'arquent, mes narines frémissent et mes yeux s'écarquillent. Tout pour me donner une mine bouleversée.

Je ne réponds pas. Pas tout de suite. Choqué ? Oui. Sans doute. Mais, y a autre chose. Je ne peux pas rester indifférent à sa confession. Elle va contre ses principes ; soutenir les gens est loin d'être son passe temps favoris. Je dois me sentir privilégié ? Non. Je me sens simplement... con. Honteux. Un peu mal de voir que je l'ai inquiété à ce point. J'ai le sentiment de ne pas mériter cette attention. Mais, comme à mon habitude, je ne veux pas rentrer dans les détails. Je veux pas être sérieux. Je veux éluder. Plaisanter même si ça sonne faux. Mes lèvres s'ouvrent quand mes yeux se ferment. Je force un sourire des plus miteux et laisse une voix fausse m'échapper.

- « Ah. Mais, je vais bien. J'ai peut-être juste les cheveux un peu plus longs et... » J'illustre mes paroles en saisissant une de mes mèches blondes entre mes doigts. Oui, c'est vrai ; ça fait un moment que je ne les pas coupé ; je pourrais presque les attacher. « … je stresse un peu pour le Quidditch. Mais, tout va b... » Stop. Arrête Light. Ça suffit. Mon sourire s'évanouit. Mes yeux se baissent. Mon bras retombe mollement sur l'herbe. Je suis redescendu de ce factice nuage de bonheur. J'en ai marre. Elle a été sincère, je lui dois la même chose. « Écoute, je... » Je ne termine pas ma phrase, empreint à un soudain reflux de sentiments. Une chaleur s'épanouit au creux de mon ventre. Une sensation de bien-être mêlée à quelque chose de plus désagréable, à l'image de tout ce que j'ai vécu ces derniers jours. C'est soudain. Mon corps se penche vers elle. Mes bras l'enveloppent. Et je l'étreint. Fort. Je réalise pas vraiment. C'était pas une envie, c'était un besoin. Peut-être pour lui exprimer... quoi ? De la gratitude ? Le mot est fort mais, l'idée est là. Quand je la relâche, je ne m'écarte pas vraiment. Un sourire flotte sur mes lèvres, un vrai.

- « Pardon. J'aurais peut-être dû te prévenir que j'allais te faire un câlin. » Sauf que, je l'avais pas vraiment prédis non plus. « T'es adorable. Et je... » Je m'arrête pour venir déloger une feuille prise dans ses cheveux. J'en fais tourner la tige entre mes doigts avant de poser à nouveau mes yeux sur elle. « Merci. »



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Lun 26 Mai - 17:24

Il fallait qu’un incident pareil arrive pour que je sois finalement honnête. C’est un peu pathétique d’en arriver à de tels extrêmes pour que cette partie de ma personnalité ressorte, c’est un peu bête et surtout c’est un peu triste. Mais je n’aime pas vraiment être comme ça, être comme ça c’est être faible, être comme ça c’est être vulnérable. Et surtout je ne sais pas être comme ça, je ne sais absolument pas comment exprimer les choses. Mais ce que je sais c’est que ça me fait surement autant de bien de rire qu’à lui, parce qu’une crise d’hilarité pareille ne m’avait pas prise depuis très longtemps. Et que même si j’ai fait un truc pareil, que je préfèrerai oublier je suis soulagée de savoir et surtout d’observer que ça lui permet d’évacuer un peu. Je ne le déteste pas Light, j’ai seulement du mal avec sa façon d’agir parfois, j’ai un peu beaucoup de mal avec les personnes agitées et enjouées globalement. Et c’est pour ça que j’agis comme ça avec lui à l’accoutumée, me protéger, tirer des cheveux, donner des coups de pieds, râler, me renfermer en soit. Ça me protège, ça m’amuse aussi, j’avoue. Mais c’est justement parce que je ne le déteste pas que je n’aime pas le voir comme ça. Parce qu’au fond ce n’est pas drôle de ne plus pouvoir agir comme ça, ce n’est pas drôle de voir souffrir quelqu’un.

Je ne crois pas avoir un jour souhaité réellement voir quelqu’un souffrir. Ce n’est pas vraiment de la pitié ou même de la compassion, juste de la compréhension et de l’empathie. Parce que malgré ce que certains peuvent penser je sais aussi faire preuve d’empathie, je ne suis pas une montagne de méchanceté sans fondements. Et quelque part c’est toujours blessant de voir la propre image que l’on dégage dans les yeux des autres, rien que la surprise de Light fait s’étirer mes lèvres dans un sourire mi-figue mi-raisin, un peu amer, un peu désolé. Et je ne m’excuserai pas d’être comme ça. Mon visage n’a pas perdu sa couleur pivoine mais mes yeux vagabondent juste un peu plus loin pour éviter de trop y penser, ce qui serait purement inutile. Je me reporte sur Light et sa mine toujours aussi bouleversée qui me tire un semblant de rire.

« Tu me croyais si mauvaise que ça pour être aussi choqué ? »

Il y a de l’amusement dans ma voix, parce qu’au fond c’est plutôt drôle de le voir dans cet état, et que je ne suis pas encore assez gamine pour en être vexée. Qu’il a raison en un sens, ça ne me ressemble pas. Du moins ça ne me ressemble pas d’écrire un truc pareil pour remonter le moral de quelqu’un. Je pose mon menton sur mes genoux toujours relevés en regardant le saule se calmer progressivement en me demandant qui a été assez fou pour apporter ce truc dans une école. Quand elle arrivera il faudra que je pense à interdire à ma sœur de s’en approcher. J’écoute Light parler de ses cheveux et plaquer un sourire faux sur son visage en essayant d’enchaîner sur des futilités qui n’ont pas de sens. Il pourrait essayer de faire croire ça à un Gryffondor ou un Poufsouffle, mais certainement pas à un Serpentard. Et puis je le connais quand même un peu, même s’il était doué pour le mensonge j’ai quand même été capable d’écrire un poème pour le réconforter, c’est que j’avais bien vu que ça n’allait pas. Ce n’est pas comme si j’allais lui demander de se confier à moi, lui demander de m’expliquer sa peine, mais je ne veux pas non plus qu’il tente de faire comme si tout allait bien. Pas après cette formidable course poursuite et ces mots griffonnés sur un parchemin plié en quatre, encore dans sa main.

Je le regarde donc droit dans les yeux, en attendant de voir jusqu’où il va être capable de s’enfoncer dans le déni et le mensonge. Ce n’est pas réellement désapprobateur, juste que j’ai fait moi-même un effort surhumain pour tenter de lui expliquer et que ce serait réellement blessant qu’il ne puisse même pas m’avouer que tout ne vas pas bien. Mon visage reste neutre, seuls mes sourcils se froncent et mes yeux se font un peu plus tristes. C’est aussi dommage parce qu’il n’ira pas mieux avec cette attitude, ça ne l’aidera pas de faire comme si. Et ce que j’ai fait serait donc totalement inutile. Je soupire un peu et profite de sa pause pour lui dire clairement, un sourire un peu un coin.

« Arrête Light. Me mentir est une chose, te mentir à toi-même en est une autre. Et je croyais que le mensonge était un trait typique des Serpentards, le Choixpeau a du se tromper dans ta répartition. »

Mes mots n’étaient pas forcément nécessaires au vu de ses yeux qui se baissent et de son bras qui retombe, il a compris de lui-même. Et peut-être y suis-je allée un peu fort, mais je ne suis pas douée pour réconforter les gens et je ne sais pas bien quoi faire maintenant que le masque est tombé, j’ai assez observé les gens pour savoir que dans ce genre de situation il faudrait que je pose ma main sur son épaule ou un truc du genre, mais je ne sais pas non plus faire ces choses-là. Alors je reste silencieuse en baissant mon regard aussi.

Et décidément la journée est pleine de surprises et de rebondissements puisqu’encore une fois quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas arrive. Ses grands bras se retrouvent autour de moi et me serrent, assez fort. Inconsciemment mon corps se tend et mes yeux s’ouvrent de surprise. Mais je comprends rapidement que c’est un besoin à l’heure actuelle, alors même si habituellement je me serais débattue comme un beau diable je le laisse faire, une de mes petites mains tapotant légèrement son dos le temps qu’il s’éloigne. Je lui enverrais bien une réplique cynique là tout de suite mais son sourire sincère m’en dissuade et au contraire en  fait naître un sur mes propres lèvres. Ce type est dangereusement contagieux parfois.

« Je retire ce que j’ai dit, le côté bisounours c’est définitivement Poufsouffle. Et si tu m’avais prévenue je t’aurais sûrement frappé, donc il valait mieux me prendre par surprise, comme quoi. »

Sa remarque suivante intensifie mes rougeurs et mes sourcils se froncent, de gêne et d’indignation, légèrement feinte. « Eeeeeh. Je ne suis pas une petite fille. » Même si j’ai parfois les réactions d’une fillette, et l’apparence, aussi. Il retire une feuille de mes cheveux et je regarde mes longueurs toutes désordonnées par notre course, dépitée. « Dire que j’ai passé des heures à me coiffer… ». Clairement, tout était emmêlé et froissé, avec des brins d’herbe çà et là. Je soupire un peu en riant de nouveau. « Bah, ça me donnera une excuse pour retourner à la salle de bains des préfets une deuxième fois aujourd’hui, et de rien au passage. Ce n’est pas comme si j’avais fait grand-chose non plus hein. ».




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Lun 9 Juin - 16:08
     


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Le voilà mon credo. Ma signature. Tout ce que vous voulez qui se rapporte à ça ; ma manie de toujours éluder. De fuir mes responsabilités et d'afficher une mine réjouit et un sourire éblouissant. Comme un panneau Stop. Mon panneau Stop. Celui qui vous dit gentiment de ne pas aller plus loin et qui empêche de surcroît de gratter là où il faut pas. Là où ça fait mal. La plus part des gens s'arrêtent là et pour mon plus grand bonheur, partent vers un autre sujet. Ou alors ils me plantent là comme un con aussi. Chose possible, dommage pour moi. Mais, Aliénor ne s'arrête pas. Elle grille mon panneau Stop. Me grille aussi. Tout en me percutant cela-dit. Ses paroles évoquant ma fausse admission m'ébranlent et je baisse la tête, conscient que j'essayais de noyer un poisson quasi inexistant. Parce qu'elle ne se laisse pas duper. Et ça, je pensais déjà le savoir. Mais, non. Il fallait que je refasse mon petit numéro, en la prenant pour n'importe quelle élève.

Me voilà donc en proie à une sévère crise d'hystérie intérieure... Bon ok, j'exagère un peu. Je me mords la lèvre, me sens affreusement coupable d'un truc dont je n'arrive pas à vraiment identifier. Et cela en devient un peu frustrant. Je me sens nul aussi. Á rester là, en train de ressasser des idées confuses et des souvenirs dont je crains de les voir devenir plus douloureux. Je devrais probablement me sentir blessé par ses propos mais, je me sens surtout las. Las de moi-même. Quel comble. Quel crétin surtout. Et puis, je me dis qu'Aliénor ne devrait pas subir ma mauvaise humeur, ni ma compagnie des plus... indésirable. Je l'imagine en train d'écrire son poème, les joues rougies par l'embarras et sûrement en train de grogner devant sa feuille, hésitant toujours sur ce qu'elle allait en faire. Si elle me le donnerait ou pas. Pour me rendre le sourire. Et je devrais l'en remercier, au lieu de continuer à broyer du noir sous ses yeux en faisant mine que tout va bien.

Cette bouffée d'adoration me submerge sans vraiment que je la sente arriver. Et je la prend dans mes bras, un peu maladroitement mais, je m'en fous. Je la sens tout aussi déstabilisée. Alors je m'excuse un peu quand je la relâche. Me voilà avec un air d'un imbécile heureux. Mais, tant pis j'assume. Et j'assume encore plus quand elle se corrige en affirmant que finalement, ma place se trouve bien parmi les jaunes. Sauf que... « Bisounours ? Sérieusement ? »... Á ce point-là ? Je cligne des yeux, ouvre la bouche en un ''o'' parfait avant de pouffer à la suite ses paroles. Eh ben. Content d'apprendre que je viens d'échapper à un coup. Et peu importe lequel. D'ailleurs, je laisse encore une fois cette bouffée chaleureuse m'échapper, ce à quoi elle tire une moue, m'affirmant que je ne dois pas la prendre pour une petite fille. (non. Pas de mauvaises pensées incluant des trucs nets avec des enfants. S'il vous plait rhooo.) J'incline la tête, un sourire frais sur les lèvres quand je retire les feuilles imprégnant ses cheveux blonds. Passer des heures pour se faire une coupe qui dépote, je connais. (oui, quand je me travestit. En effet. Rarement cela-dit.)

Elle rit, m'attendris au passage. Elle trouve une bonne chose dans ce dédale de cheveux emmêlés. Á savoir, un passage dans la salle de bain des préfets. Je crois que le fait de la voir parmi les préfets peine à rentrer dans ma tête. Enfin, je me comprend. Faudra juste que je m'y fasse. Un jour. Oh ouai. Sûrement. Cela dit, elle préfète et moi préfet, ça ne veut pas dire que tous les deux on se retrouvera dans cette même salle de bain, au même moment. Sinon, le peu de crédibilité et de... sainteté d'esprit (sisi ça se dit) dont je dispose disparaîtront. Chose qui s'avérerait fâcheuse. Je glousse parce que je comprend son enthousiasme à l'idée de retourner dans cet endroit. Je l'apprécie beaucoup également. On s'y sent bien et... privilégiés buéhéhéhé... « Je te garderai la porte si tu veux ! » Je continue mon pouffement singulier, lui assurant au passage une sécurité maximum. Comme quoi, si elle veut, elle pourra y rester aussi longtemps qu'elle le souhaite. Yé mé tiendrais jouste devant la puerta héhé... En mode gros mafieux proxénè-. Euh. BREF... Ouai et puis... salle de bain des préfets... normalement personne ne viendra la déranger. Donc je servirai à rien au final... voilà qui paraît cruel dit comme ça...

Je cligne rapidement des yeux avant de me radoucir. « Prends moi pour un Bisounours arc-en-ciel si tu veux, mais je te remercie vraiment. Ton poème me fait plaisir. Et...» Je lui souris et bouge ma main devant mon nez en imitant des vagues filant vers le haut. DAT IMMITATION PLZ. «... mon moral commence à remonter. » Bon. Je lui épargne le coup du clin d’œil complice accompagné du ''grâce à toi !''. Voyez l'énorme générosité dont je dispose. Mais, je déborde de sincérité. Mais, je modère. Du moins, j'essaye. Je cherche rapidement de quoi la remercier. Á part l'étreindre encore une fois. Je me rallonge finalement, glissant mes bras derrière ma tête, les yeux rivés vers le ciel en poussant un profond soupir. Je veux pas bouger de là bizarrement. Si je pouvais, je reprendrai ma sieste avec en prime, un sentiment d'apaisement en plus. Je laisse filer mes pensées. Quelques unes franchissent mes lèvres et je me retrouve à parler pour ne rien dire. Pour pas changer. « Je peux te recoiffer si tu veux... » Chose pas inconnue ; j'adore tripoter les cheveux. De tout le monde. « … ou alors je te paie une bierraubeurre ? » Je veux pas qu'elle pense que j'essaie de lui rendre sa gentillesse. Je le fait simplement parce que je le veux. Et que passer du temps en sa compagnie me fera du bien. Je le sens.

HPR.: Pardon pour l'attente ;A; Pardon aussi pour la qualité, c'est pour le défi du préfet. Pour me faire pardonner, voici un superbe gif de JB. Notre ami à toutes les deux /meurt.

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Mar 24 Juin - 13:35

Il comprend tout de suite qu'Aliénor ne va pas s'arrêter à son mensonge quasi évident. Ce n'est même pas qu'elle veut la vérité ou qu'elle estime la mériter non, c'est plutôt qu'elle sait très bien ce que le déni peut entraîner. Elle sait que ce n'est jamais une bonne solution. Alors même si ça ne lui fait pas plaisir de le voir dans cet état, même si elle sait qu'elle dépasse peut être les bornes et qu'elle le bouscule et le déstabilise elle préfère ça plutôt que d'entrer dans son jeu et le laisser croire que tout va bien. Elle le regarde changer d'expression pendant quelques minutes, elle regretterait presque d'avoir agi comme elle l'a fait. Disons qu'elle regrette surtout son manque de tact, elle aurait peut être pu être plus douce et sensible mais elle ne sait pas vraiment faire ça. Pour elle, une fois que l’abcès est crevé il faut appuyer encore dessus, assez fort pour que tout en sorte et que rien ne soit enterré, laissé là pour pourrir et envenimer les ressentiments. Mais Light n'est peut-être pas non plus habitué à ce que l'on appuie aussi fort là où ça fait mal, et Aliénor s'est juste permis de le faire en ignorant ses mécanismes d'auto défense.

Elle lui adresse un regard désolé, parce qu'elle ne s'excusera pas. Mais elle ne tenait vraiment pas à le plonger dans cet état là. Elle pense toujours que c'était la meilleure solution mais elle se dit que ça serait sûrement mieux passé avec quelqu'un dont il est plus proche. C'est pour cette raison qu'elle est aussi déstabilisée quand Light vient la prendre dans ses bras, parce qu'elle s'attendait plutôt à de la colère, de la frustration ou des reproches. Mais son air d’imbécile heureux la fait juste rire. « Décidément c'est mieux comme ça. C'est la seule expression qui te va réellement bien. » Elle continue de glousser quand il la reprend sur l'histoire des Bisounours, elle pense qu'il ne doit pas être bien conscient de l'image qu'ont les Poufsouffles, loyaux et gentils mais pour elle parfois être trop bon c'est être trop con. Même si elle sait qu'au fond c'est leur gentillesse qu'elle aime le plus. Elle le laisse enlever les impuretés du désastre que ces cheveux sont devenus en laissant échapper un petit soupir en pensant à la brosse qui l'attend et qui va faire très mal. En y pensant elle lève les yeux vers la tête tout aussi blonde de Light.

« C'est drôle on a vraiment quasiment la même couleur de cheveux. »

En pensant c'est vrai que Light est également un préfet, Aliénor rit rien qu'à l'imaginer garder la porte, en armure. Remarque vu les récents événements ce ne serait pas si inutile que ça. Elle est encore particulièrement gênée rien que d'y penser. Et puis elle préfère savoir Light derrière la porte plutôt que prêt à la franchir parce qu'il ignore qu'elle est dedans, sinon elle pourra définitivement dire adieu à sa lucidité.

« Crois moi ou pas mais ça pourrait être utile. »

Plus jamais elle ne veut revivre ça, déjà faudrait qu'elle arrive de nouveau à regarder Calvin dans les yeux, ce qui n'est pas encore gagné. Heureusement les remerciements de Light la sortent de ses pensées et elle pique un nouveau fard quand il énonce encore une fois l'existence de ce poème. « Aaaaah. Promets moi de le brûler. » Sa gêne ne dure pas longtemps devant la parfaite imitation de vagues de Light qui la font pouffer sans qu'elle puisse s'arrêter. Mais en tout cas elle est contente de voir qu'il va un peu mieux déjà. Même si elle sait que ça prendra du temps au moins il a fait un petit pas. « Et puis quand ça ne va pas tu n'as qu'à repenser au saule cogneur et à notre manière héroïque de sauver nos vies ! ». Aliénor sait que malgré le nombre de fois où elle y repensera ça la fera toujours autant rire. Il se rallonge alors qu'elle lève la tête pour profiter des rayons du soleil. « Je vais plutôt aller prendre ce bain, mais je compte sur la bierraubeurre un de ces jours ! ». Elle dit ça en se relevant, époussetant la jupe de son uniforme, lui adressant un sourire et un signe de main, au moins elle aura fait quelque chose pour Light aujourd'hui.




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