Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
poufsouffle
1189 pts
serpentard
918 pts
serdaigle
661 pts
gryffondor
612 pts

l'unité
203 pts
ligue des sorciers
223 pts

Caesius ▬ fondatrice retirée
Viridus ▬ administratrice
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Sloan ▬ modératrice
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underwater Δ pan

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Dim 14 Juil - 2:12



underwater


Poudlard avait beau être un lieu convivial et où il fait bon vivre, je ne pouvais pas cracher sur mes petits moments en loup solitaire. En imaginant qu'un loup soit solitaire, ces derniers s'activent uniquement en meute. Peut-être que je suis un chat en fin de compte, je ne sais pas trop, mais là n'est sûrement pas le cadet de mes soucis. Je m'étais réveillé relativement tôt aujourd'hui, suivant les cours comme à mes habitudes en tant que bon élève. J'étais usé à devoir suivre le blabla du professeur de divination. Encore aujourd'hui je me suis demandé pourquoi je n'ai pas choisi l'étude des runes, c'est tellement moins barbant et planant que cette matière totalement futile. Ma foi, pour une fois dans ma vie j'ai réussi à me tromper, comme quoi personne n'est parfait.
C'est les mains dans mes poches de mon pantalon, l'échine légèrement courbée et le regard las que je quittais petit à petit l'établissement. Aujourd'hui, j'avais fait le choix de ne rencontrer personne. Ou du moins c'est que je pensais jusqu'à ce que je me souvienne que cette chère Zelda ait décidé de me présenter un de ses amis. Le rendez-vous était au lac, dans l'après-midi après les cours, elle n'avait pas donné d'heure précise alors je me supposais en avance. Je n'avais pas véritablement envie de me montrer social en ce jour mais lui ayant promis la chose, ce serait mal élevé de revenir là-dessus et de rebrousser chemin. J'avais ma guitare dans son étui accroché à mon épaule qui me le broyait quelque peu. Je grimaçais en remettant la lanière en place et continuait mon chemin, saluant d'un petit coup de tête les quelques camarades que je connaissais.
Il faisait une chaleur... Le soleil se fracassait contre mon visage et je plissais les yeux une fois ces derniers posés aux environs de l'astre lumineux. Pas un seul nuage à l'horizon, et pourtant il y a un vent chaud qui me traverse les vêtements. Je n'aime pas cette sensation. J'ai toujours préféré l'hiver, la neige, le mauvais temps, et même l'orage. Ah oui, l'orage, c'est magique.

Plusieurs minutes de marche suivirent. J'étais arrivé à destination, et jetant mon regard aux alentours, j'étais seul.
Je ne me rendais pratiquement jamais dans ce coin de Poudlard à vrai dire, je suis toujours occupé par les études ou les sorties entre pote, à tel point que j'en arrive à ne plus penser à moi. Mais je dois avouer que ça me permettait de bien souffler, de respirer, de me sentir vivant. Je me posais au bord de l'eau, veillant à ne pas glisser. La guitare à la main, je commençais à l'accorder tranquillement tandis que j'éparpillais mes quelques partitions contre mon étui. Puis ce fut le drame. Une bourrasque de vent fit virevolter mes cheveux en l'air et mes feuilles avec, ces dernières allant se poser sur l'eau. Merde merde merde ! Je me levais d'un bon, hésitant. Fais chier, j'ai pas le choix. Je déboutonnais au plus vite ma chemise et... ouais non pas le reste, pas le temps, elles vont être imbibées d'eau. Sans plus attendre, je plongeais à la rescousse de mes partitions. L'eau était relativement froide, un peu verdâtre. Je sais bien qu'il est déconseillé d'y traîner à cause des créatures mais là c'est un cas de force majeure. J'avais fini par arriver à une certaine distance du bord, saisissant les feuilles trempées dont l'encre commençait à couler. Je pestais, râlais un coup avant de revenir sur terre.
Je me secouais la tête comme un animal, ma mèche se baladant dans tous les sens. Je remis mon vêtement qui a son tour vint à se mouiller à cause de mon torse. J'entendais mes chaussures couiner maintenant qu'elles étaient inondées. Accablé par une telle malchance, je m'étalais dans l'herbe soupirant de rage.

« Putaaaain... »

© charney

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Dim 14 Juil - 18:53
« Et faites en sorte que l'autre se suicide pas quand le village en tue un ! »

Zelda trainait le petit morveux blanc dans tout Poudlard. La raison ? Officiellement elle voulait lui présenter un ami à elle qui était bon élève. En effet, à n’en pas douter si Zelda était arrivée aussi loin dans les études, c’était grâce à l’aide gratuite, volontaire et bénévole de Nausicaa. Peut-être que le fait qu’elle était une confidente de Cole, grand ami de notre Nausicaa national, aidait dans ce choix. Officieusement elle voulait une trouver un baby sitter pour Pan qui avait la fâcheuse manie de s’incruster partout où elle allait. Or quand la demoiselle se rendait à la bibliothèque pour profiter de la vue, la présence de Pan se voyait gênante. De par le fait qu’il était très bruyant … Et peu discret. Nausicaa avait donc était choisi pour ce poste, sans le savoir bien entendu. Zelda refusait de risquer de se prendre un refus. Surtout pour ce genre de chose.

Pan râlait comme une otarie serbe. Encore une fois, pour ne pas changer. Il faut dire qu’être ainsi trainé comme un enfant dans tout Poudlard ne devait pas être quelque chose des plus reposants. La rouquine sortie dans le parc direction le lac. Ils étaient en retard. Encore à cause du glouton bien entendu ! Sinon ce n’était pas drôle.
« Et surtout soit bien sage, ne te comporte pas mal, et évite de mettre tes doigts dans ton nez. »
Bon le jeune homme ne se mettait jamais le doigt dans le nez mais bon. La serpentarde doutait de la situation. Le plan était simple et se résumé en peu de points. Zelda arrivait, les présenter et se carapater en courant en priant pour le courant passe. Car oui, Pan détestant allégrement Cole sans aucune raison apparente – peut-être jaloux de sa taille qui sait – et Nausicaa étant un très bon ami à Cole … L’avenir le dira. Elle arriva d’un pas rapide prêt du lac et se stoppa avant d’hausser un sourcil. Tiens … il était trempé.
« Bah alors Nausicaa, qu’est-ce qui t’es arrivé ? »
Puis se rappelant de son plan et ne laissant pas le temps au jeune homme trempé de répondre, Zelda prit le bras de Pan et le poussa en avant avec un grand sourire carnassier.
« Pan, je te présente Nausicaa un ami serpentard qui m’aide énormément à combattre ma flemme active. Nausicaa, je te présente Pan, mon petit frère de cœur et Serdaigle ! Maintenant je vous laisse »
Elle lança un regard signifiant à Pan d’être sage avant de filer en courant, ne laissant pas les deux protagonistes comprendre ce qui venait de leur arriver. Puis Nausicaa ne risquait pas de le déniaiser quand même. N’est-ce pas ?

Spoiler:
 

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Pan E. Seweryn
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Dim 14 Juil - 21:14


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∞ On fornique sur du rock, on baise sur de la techno, on fait l'amour sur du classique.

 
Pan se demanda ce qu'il avait fait à Merlin pour mériter cela. Il n'avait pourtant jamais brutaliser aucun Pouffsouffle -ou alors si peu que leur nombre était dérisoire-, il n'avait jamais manqué de respect envers un professeur ou un membre du personnel -ou alors il l'avait amplement mérité-, il était sage et calme comme une image -ou alors il avait toujours une bonne raison d'hausser un peu le ton, mais jamais rien de bien dérangeant pour les autres-, il rendait toujours ses devoirs à l'heure -et quand ce n'était pas le cas, ce n'était pas sa faute mais celle de ses camarades ou alors d'une plante carnivore invisible qui avait mangé le parchemin-. En définitive il n'avait absolument rien à se reprocher, il était aussi blanc et pur qu'une colombe -sa teinture appuyait cet état de fait avec force-, alors pourquoi. Pourquoi ? Pourquoi se faisait-il trainer depuis maintenant cinq bonnes minutes par une furie rouge, la bave aux lèvres et les yeux luisant d'une lueur terrible qui lui donnait envie de déguerpir dès qu'il en aurait la possibilité ? Il était tranquillement installé dans la salle commune des verts et argents -avachis comme une moule datant de l'an quarante pour être exacte- occupé d'essayer de faire quelque chose de ses dix doigts -il avait opté pour un simili-origami qui ressemblait à tout sauf au cygne qu'il était sensé fabriquer- et là, sans aucune avertissement au préalable, elle avait surgit de derrière une plante verte, elle l'avait prit par le col de la robe de sorcier pour commencer à le traîner derrière elle sans donner la moindre explication. Zelda était une chose vile et vicieuse, il le savait déjà, mais il ne pensait pas que son degré de sournoiserie avait atteint un tel niveau.

Pan pesta dans sa barbe inexistante et pas prête d'apparaitre -le poil qu'il avait cru voir ce matin n'était qu'un cheveu qui avait souhaiter lui offrir de faux espoirs- tandis qu'il observait avec un certain désespoir le bas de sa robe se vautrer dans la poussière qui prenait ses aises sur le sol bien trop peu souvent nettoyé du château. Son amie d'enfance lui devra un pressing une fois toute cette histoire terminée. Soit dit en passant, il aurait mieux fait de s'occuper de ce col qui se rapprochait de plus en plus de son cou, l'étouffant peu à peu au fil du trajet. Bien vite son visage pâle perdit les dernières onces de couleurs pour devenir limite violet tandis que l'air avait de plus en plus de mal à entrer dans ses poumons. Tout en gesticulant vainement, il ne se rendit pas compte que le sol s'était recouvert d'herbe et que l'air s'était légèrement réchauffé. Occupé à sauvé sa vie, il porta peu d'attention aux recommandations de Zelda -mais Zeus, que lui voulait-elle à la fin ?- et il finit par se prendre le dos de la jeune fille en plein dans le nez à cause de son brusque arrêt totalement injustifié.

Non mais ça va pas bien ? Ça y est, ton dernier neurone vient de lâcher ?!

Ces paroles tombèrent dans l'oreille d'une sourde, vu qu'elle préféra s'occuper de son nouvel ami. Pan jeta un coup d'oeil à la personne à terre. Inconnu au bataillon. Enfin, il devait l'avoir croisé quelque part quand même. Poudlard était grand, mais vu le nombre de fois qu'il squattait la salle commune des serpentards, il pensait tous les connaître. Soudain un étincelle d'intelligence éclaira bien trop brièvement son regard tandis que la réalisation le frappait. Cole. C'était l'ami de Cole. Du Cole. Cole quoi. Et non il ne faisait pas une légère fixette sur le géant vert qui collait un peu trop Zelda à son goût. Toujours est-il que la concernée ne semblait pas plus troublé que ça et babillait joyeusement. Pan n'eut pas le temps de réagir qu'elle s'enfuyait lâchement vers le château.

Traîtresse ! Félonne ! Espèce d'immonde petit cafard perfide roux ! hurla-t'il comme un putois en colère.

Voyant la forme de plus en plus floue de son amie s'éloigner, il se retourna vers son supposé nouvel ami qu'il regarda de haut -aussi au vue de leurs positions, ce n'était pas bien compliqué- et il croisa les bras sur sa maigre poitrine, fusillant du regard un brin d'herbe humide qui ne lui avait rien fait.  

Je ne suis pas enchanté de te connaître, mais au moins tes parents ont bon goût en matière de prénom.

Tant de gentillesse crèverait le coeur des bisounours, Pan pouvait être un véritable amour quand il le voulait. Et dans ce cas là, la rouquine l'avait honteusement jeté dans la gueule d'un loup dangereux -tout ce qui côtoies Cole est dangereux, ce précepte de vie lui avait sauvé la mise de nombreuses fois-. Son regard glissa sur le lac qui ressemblait à une mer d'huile. Le briquet dans sa poche le démangea. Oui il était légèrement pyromane sur les bords et alors ?! Toujours est-il que le clapotis de l'eau détournant son attention de tout acte criminel concernant une moindre flammèche. Oubliant bien vite la future inimité qu'il avait instauré avec ce Nausicaa, il se tourna vers lui avec un grand sourire aux lèvres, les yeux brillant, sautillant presque sur place.

Tu penses que Calamour est là aujourd'hui ?

Et oui, un parfait inconnu est sensé savoir que Pan appelle le calamar géant du lac par un mignon petit nom tel que Calamour




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Dim 14 Juil - 22:31



underwater


Mon moment de sérénité rien qu'à moi vint de s'achever soudainement. L'herbe s'écrasait, des brindilles craquelaient, je pouvais entendre quelqu'un arriver. Non, deux personnes, il y en a une qui braillait après l'autre. Quant à moi, étalé sur l'herbe, jambes et bras écartés, je soufflais, presque déçu de voir que d'autres étudiants aient eu la même idée que moi de venir prendre du bon temps en ce lieu si paisible. C'est en pivotant ma tête sur le côté que je reconnus très vite la longue chevelure de feu de cette chère Zelda. Finalement, elle avait décidé de pointer le bout de son nez, et pas seule. Je me redressais, plissant les yeux pour essayer de reconnaître la personne à ses côtés mais à part des cheveux neigeux et une peau assez pâlichonne, je ne pouvais rien distinguer. Une autre fille ? Ah non, c'était un garçon.
Ma collègue Serpentard vint alors à s'arrêter devant moi, me demandant ce que je faisais aussi trempé. Dans un soupire, je commençais à ouvrir la bouche pour lui rép – ah bah non pas le temps. Putain, pourquoi elle est aussi pressée ? J'suis sûr que c'est pas pour travailler en tout cas, elle est désespérante et genre. Elle. Me. Plante. là. Avec. ce. Type. Je hausse les sourcils, assez ébahi par sa lâcheté. C'est qu'elle partirait presque en courant la fourbe, j'restais bouche-bée face à ça tandis que le type qui s'appelait euh P.. Pan – drôle de nom – venait râler et lâcher des insultes assez loufoques qui ont eu le don de me faire sourire, amusé – je ne suis pas du genre à me moquer. D'ailleurs, je fus d'autant plus amusé en l'entendant me complimenter maladroitement sur mon prénom. Oh et puis finalement, je lâchais un petit rire en le regardant bouder comme un enfant. Décidément, ce Serdaigle n'avait pas spécialement l'air enchanté de passer du temps avec toi, enfin, ce que je peux comprendre étant donné qu'il avait sans doute d'autres chats à fouetter. Y a mieux que de rester avec un type comme moi au bord d'un lac et une guitare à la main comme un éternel solitaire. Je haussais les épaules, reposant mon regard sur mes partitions dont l'ancre coulait doucement jusqu'à en effacer les quelques notes dessus, ce qui m'arrachait une petite moue attristée avant de finalement remettre les pieds sur terre lorsque de le jeune homme m'adressa la parole de nouveau.

« Cala-quoi ? »

Disais-je en haussant un sourcil, marque de mon incompréhension.
Scrutant l'eau, je vins à me souvenir de la présence de diverses créatures en ces lieux, chose que j'avais totalement omise alors que je me suis baigné il y a quelques minutes – même si je me serai abstenu, sincèrement, elle était pas bien chaud.
Remettant ma mèche en place, je finis par lâcher un petit aaah lorsque je compris où il voulait en venir.

« Je peux pas te dire, je viens jamais ici d'habitude, c'est Zelda qui m'a donné rendez-vous donc bon... »

Je bougeais mes fesses en sa direction, lui saisissant le poignet avant de tirer son bras vers le bas, obligeant l'adolescent à s'asseoir à côté de toi.

« Raah et putain assieds-toi, j'te jure que ça me stresse de voir quelqu'un de bas comme ça. »

Bon c'était peut-être un peu brusque comme présentation m'enfin. Je souriais, c'était déjà ça, j'étais pas agressif, je faisais en sorte de le mettre à l'aise – je ne mords pas après tout. Je repris ma guitare avant de commencer à gratter les cordes, reprenant l'air de Wish you were here des Pink Floyd, mon corps se balançant à droite, à gauche, doucement, comme bercé. Mon visage se tournais en ce même temps vers le Serdaigle, lui lançant simplement :

« Cool tes cheveux sinon ! Et le tattoo aussi. J'ai jamais osé en faire au visage, et pourtant j'en ai pas mal. »

Parallèlement, je tirais un peu sur le côté de la chemise ouverte pour dévoiler la droite de mon torse sur lequel était tatoué différent motif. Bon au moins ce gars là à du goût pour les tatouages et les extravagances, ça fait un bon point commun.

« Je t'oblige pas à rester avec moi si ça te fait chier, j'peux comprendre que tu aies d'autre chose à faire que d'écouter un Serpentard blablater et faire de la guitare. »

© charney

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Pan E. Seweryn
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Dim 14 Juil - 23:40


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∞ On fornique sur du rock, on baise sur de la techno, on fait l'amour sur du classique.

Pan scruta une dernière fois le lac, espérant apercevoir l'unes des tentacules de son grand amour. Cela faisait au moins une semaine qu'il n'avait plus vu l'ombre d'unes de ses ventouses et cela lui manquait terriblement. Son Calamour n'était pas méchant. Il demandait juste un peu d'attention et quelques câlins quand l'envie lui en prenait. Il fut tenter de plonger dans l'eau pour rejoindre la bestiole, mais un courant d'air frais le fit frissonner et il se ravisa, préférant observer son nouvel .. ami ? Oui, non, il était trop louche pour être qualifié ainsi, pourtant il n'avait pas l'air bien méchant. Ce qui avait fait changé Pan aussi vite d'avis ? Le sourire qui s'était étaler sur les lèvres de l'autre ainsi que son rire. Ce son était naturel, aucunement forcé ou méprisant. Et ça, il aimait bien. Et puis c'était un serpent. Deuxième point positif. Finalement Zelda ne méritait pas son titre d'immonde cafard roux, c'était un cafard roux tout court. Et puis il était vert. Troisième point positif. Et non tous les serpentards n'étaient pas verts. Certains étaient .. à tendance violette voilà ! Pan fut coupé dans ses réflexions hautement philosophiques lorsqu'une main étrangère vint s'enrouler autour de son poignet. Il ouvrit grand les yeux, sous le choc, tandis qu'il sentit son équilibre vaciller dangereusement comme une danseuse orientale en sur poids, avant qu'il ne finisse étalé par terre, l'herbe plus ou moins humide mouillant avec délectation la robe qu'il avait réussit à garder sec tout au long de la journée. Tant pis, de toute façon elle était déjà bonne au pressing. Il observa Nausicaa à l'envers, penchant légèrement la tête sur le côte au vue de cette perspective intéressante. Lorsqu'il entendit les premiers accords de Pink Floyd, il se retourna d'un coup, se mettant plus confortablement sur le ventre.

Tu connais Pink floyd ?! J'ai été bercé par leurs musiques car mon papa les adore. Il adore aussi David Bowie et The Doors.

Papa viking roux était un petit rebelle dans sa jeunesse et même dans son petit village paumés des Highlands, il avait vibré sur ce genre de chansons. D'ailleurs il lui racontait souvent que la première fois qu'il avait rencontré sa mère c'était sous le rythme envoutant de Space Oddity et que la musique avait participé grandement au véritable coup de foudre qu'ils avaient eu l'un pour l'autre. Pan se releva sur les coudes, observant d'un oeil distrait l'encre qui s'étendait sur sa peau plus ou moins mate.

Eh Eh. Merci, les tiens sont magnifiques. Je t'avoue que au départ je me suis fait ce tatouage pour cacher une vilaine cicatrice. Accident de fourchette. souffla-t'il avec un petit sourire avant de rajouter Nan mais c'est agréable. Et puis on va dire que je profite du soleil pour parfaire mon bronzage de rêve

C'est certain que dit comme ça, c'était on ne peut plus ridicule, mais c'était pourtant la vérité. Il était blanc comme la cuvette des WC mais ce n'était qu'un détail de plus dans la physionomie délicate de Pan. Il passa une main distraite sur son épaule droite là où se trouvait son deuxième tatouage qu'il avait réalisé juste avant la rentrée, profitant d'être à Londres pour contacter son tatoueur sorcier préféré. Il ne savait pas pourquoi il l'avait fait. Peut-être se prouver quelque chose à lui même. Il releva la tête et offrit un nouveau sourire à son interlocuteur avant de tendre la main pour caresser sa guitare du bout des doigts

Tu joues un autre instrument ? La musique est quelque chose de libérateur ici, vu que la plupart des appareils électronique ne marchent pas dans ce fichu château.

Pan pianota un instant contre le sol, se perdant légèrement dans ses souvenirs de geekage intensifs entre coupés de quelques instants au piano. Il aimait bien en jouer pour se détendre lorsqu'il était énervé, ou autre. Ses voisins s'en plaignait souvent, il était pas très doué, mais ça lui permettait de se lâcher tout simplement.

Est-ce que tu peux m'improviser quelque chose ? Là, maintenant, tout de suite ?

Pan est brusque. Pan part sur les chapeau de roues. Mais Pan est mignon à sa manière. Du moins, il croit.




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Lun 15 Juil - 1:59



underwater


Moi qui m'attendais à faire face à un gosse râleur qui ne perdrait pas son temps avec un type comme moi, ce fut tout le contraire. Le jeune Pan semblait tout à coup intéressé par ma culture musicale, reconnaissant alors l'air d'une des célèbres chansons des Pink Floyd. Des étoiles scintillaient dans mes yeux, étant mélomane, parler de ça me rendait comme un gosse face à ses cadeaux sous le sapin et je ne pouvais qu'être ravi de pouvoir partager ma passion pleinement sans avoir l'impression de gêner mon partenaire. Il est vrai qu'avec ses cheveux blancs et son tatouage j'aurai pu me douter qu'il n'était pas du genre à écouter les musiques populaires du moment et que son look décalé était tout aussi synonyme de sa culture musicale.

« Ouais je connais, c'est un de mes groupes favoris. Il a de bons goûts ton père en tout cas, les miens ont jamais apprécié ce que je faisais donc bon, haha. Ah les Doors, Jim Morrison... J'aime beaucoup Jimmy Hendrix, The Cranberries, Scorpions, Queen, Nirvana, AC/DC et tout le tralala.. Bref j'arrête parce que si tu me lances sur le sujet j'vais pas m'arrêter et tu vas partir en courant. »

Je me mis à rire nerveusement. J'agissais n'importe comment quand il s'agissait de musique. Par chance, le Serdaigle bifurquait sur un autre sujet de conversation, à savoir mes tatouages. Je le remerciais d'un signe de tête suite au compliment avant d'afficher une moue un peu gêné. Se blesser avec une fourchette... Euh pourquoi pas. En tout cas il a dû se faire mal. Déjà que j'ai pas mal douillé lorsque je suis tombé dans les escaliers et que mon piercing m'a arraché un quart de l'oreille. Je ne suis pas une chochotte mais je suis pas du genre non plus à faire mon warrior alors que ça fait vraiment mal mine de rien, j'suis pas Rambo.

« Simple avis personnel, ta peau livide te va bien. Enfin avec tes cheveux et tout. Je trouve ça plus beau moi, ça donne un côté assez innocent et intriguant. Et puis sinon je joue rien d'autre. Mais j'aimerai bien tenter le piano. »

C'est là que vint la question fatidique, dans le bon sens du terme : faire une impro. Mon sourire s'élargissait une énième fois, mes joues se creusant. Je tournais la tête, me mettant de profil avant de cacher mes lèvres avec l'une de mes mains pour ne pas sembler trop niais. Super pour une première rencontre, je suis dans tous mes états. Je me raclais la gorge, me reprenant au plus vite.

« Ouais bien sûr. »


Je ne faisais pas régulièrement des improvisations, il fallait que je sois inspiré. Et bizarrement, la présence de Pan qui avait éveillé en moi l'enfant rêveur que j'étais venait de faire naître une nouvelle source d'amusement, un nouveau terrain de jeu. Alors je frottais les cordes, de façon totalement hasardeuse, l'image d'un adolescent heureux plaquée sur le visage. Je chantonnais par moment pour suivre le rythme, le tempo. Je me mordillais la lèvre, me concentrant. Deux minutes venaient de passer. Je me stoppais, pivotant en la direction du garçon aux cheveux neigeux.

« Et toi, tu sais jouer ? »

Dis-je en lui tendant l'instrument.

« Impro ou pas, fais ce que tu veux. Dans le cas contraire eh bien... Je te mets au défi d'aller faire une petite baignade. Haha. »

Moi, un bourreau ? Mais non voyons. Juste joueur.
Je lui lançais un petit regard de défi, à la fois provocateur et amusé de la situation.



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Pan E. Seweryn
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Lun 15 Juil - 15:21


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Pan ricana doucement en entendant l'enthousiasme avec lequel l'autre jeune homme parlait de ce qu'il aimait. Ce type face à lui était un vrai mystère, un casse-tête chinois qu'on tourne et qu'on retourne pour trouver la solution alors qu'elle était juste sous notre nez. Il avait un look de mauvais garçon, et cela lui allait bien -Pan se l'avouait sans problème en louchant discrètement sur l'écarteur et les autres piercings qui constellaient ses oreilles-. Pourtant, même si cela ne faisait que quelques minutes qu'il parlait avec lui, il avait l'air gentil, ou du moins pas du genre à chercher des noises pour n'importe quoi. Une personne qui lui ressemblait assez en définitive -non Pan était dans son bon droit lorsqu'il avait agressé un écureuil qui, il était absolument certain, était la cause de la noisette qu'il avait reçu en plein dans l'oeil-. Cependant la remarque de Nausicaa le stoppa net et il le regarda, les yeux grands ouverts comme ceux d'une chouette myope tandis qu'il sentait le haut de ses oreilles se réchauffer doucement pour prendre la tendre couleur d'un écrevisse aux tomates ayant attrapé un coup de soleil. Car Pan ne rougit pas du visage -ou alors quand il est très en colère ou très gêné-, non Pan rougit des oreilles. C'est plus mignon. Mais affreusement gênant. C'est pour cela qu'il essaye de cacher sa réaction en passant quelques mèches blanches sur le pavillon tarabiscoté pour masquer ce rougissement intempestif. Il se calma pendant la petite improvisation de son compagnon, fermant les yeux en souriant doucement sous le rythme des accords de guitare. Il voulut le féliciter pour sa performance lorsqu'il fut coupé par l'artiste qui lui tendit son instrument.

Espèce de triton violet à poils verts.

Cette insulte était ridicule mais elle n'était pas sortie pour blesser Nausicaa, le demi-sourire qui éclaira le visage de Pan le démontrant. C'est comme quand il insultait Zelda de tous les noms, au fond, il l'aimait bien. Il dédaigna la guitare, et commença à retirer sa chemise -pour pouvoir se réchauffer une fois sorti de l'eau- tout en se relevant. Et pendant qu'il était occupé de se déshabiller -sans la musique de stip-tease, il faisait avec les moyens du bords-, il expliqua le pourquoi du comment à l'autre.

J'aurai été ravi de t'improviser quelque chose au violon, malheureusement je risque de faire souffrir ta pauvre petite et innocente guitare. Je préfère donc la baignade.

Sans plus attendre, il retira ses bottes et son pantalon avant de s'élancer comme un exhibitionniste vers le lac sombre, levant les bras et souriant comme un grand gamin. Il hurla même quelques mots d'amours au calamar géants tels que « Je viens te rejoindre mon bébé » ou encore « Viens me ventouser Calamour ! ». «KAWABUNGA» revenant assez souvent. Pourtant bien vite, l'eau froide se rappela à lui et il sorti de l'eau en quatrième vitesse, se réinstallant près de Nausicaa, et essayant de faire sécher ses cheveux en s'ébrouant comme un chien.

Argh. Ça caille. Et j'ai même pas pu voir ce cher calamar, il est timide quand il y a des spectateurs souffla-t'il sur le ton de la confidence tout en se couchant entièrement sur le sol, espérant que le soleil fasse office de serviette et qu'il puisse remettre rapidement son uniforme. En tout cas très jolie impro, tu as appris en autodidacte ?





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Lun 15 Juil - 18:18



underwater


Je rigolais un tout petit peu. J'avoue être surpris de savoir qu'il ne joue pas de guitare, ça semblait coller au personnage et en fin de compte, je découvrais qu'il était violoniste. C'est magnifique cet instrument, j'ai toujours rêvé d'en jouer ou de faire des compositions en duo avec quelqu'un qui en jouait. J'en fais déjà un quelque peu spécial avec Orphée, lui à la harpe et moi à la gratte. Et sans même que je puisse répondre quoi que ce soit, le dénommé Pan se redressa debout sur ses deux jambes, devenant une nouvelle fois plus grand que moi. Mais contrairement à tout à l'heure, il se mit à se dévêtir pour finir en boxer face à moi. Je ne pouvais pas cracher sur cette agréable vue même si j'étais quelque peu embarrassé de le dévorer du regard ainsi – et quel tatouage il avait, bien que ce n'était pas ça qui m'attirait l'oeil. Il lançait des cris comme un gamin avant de se jeter sans réfléchir jusqu'au lac, l'eau m'éclaboussant quelque peu ce qui m'arrachait une petite grimace avant de rigoler. Il remontait aussi sec, tremblotant, et je fus presque déçu de le voir se rhabiller, mais n'en disons pas plus.
Le garçon aux cheveux immaculés repris la conversation, d'abord sur son calamar puis sur mon improvisation.

« Effectivement. Mes parents ont toujours été réticents à mes goûts musicaux, alors me payer un professeur, même pas en rêve, haha. »

Lançais-je amusé.
Après quoi, je fixais l'eau et sa surface. Je plissais les yeux en prenant un air faussement intrigué. Me relevant par la même occasion, je retirais mes lunettes en pensant mieux voir. Et si je me permettais de... ? Oh allez, ça ne peut rien nous faire de mal.

« Je crois que ça bouge là-bas. Regarde. »

Je prends son poignet, le relevant par la même occasion. J’appuie un peu sur le haut de son dos pour le faire avancer, et de mon autre doigt je pointe un endroit totalement au hasard. Prenant un air sincère, sérieux, je continue de mentir :

« Si si je te jure, y avait un truc là-bas ! Il est quel couleur ton Cala... mour ? »

Un fin sourire orne mes lèvres à cet instant, tandis que je recule quelque peu en faisant attention à ce que Pan ne me remarque pas de trop.

« Attends on va vérifier ! »

Et dans mon élan, je me ruais sur lui et le plaquait dans l'eau. Pour que la partie soit équitable je me suis lancé tout habillé aussi, arrivant dans le lac dont la température n'était pas idéale mais il fallait s'y faire, c'est juste que l'air est chaud. Je nage jusqu'à la surface, secouant mes cheveux dans tous les sens, ma mèche claquant contre mes joues dans ce geste. J'explose de rire en voyant la tête de mon compagnon.

« Désolé c'était trop tentant, et je t'avais dit de te baigner, pas de faire un aller-retour, fillette. »

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Pan E. Seweryn
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Lun 15 Juil - 19:35


underwater



∞ On fornique sur du rock, on baise sur de la techno, on fait l'amour sur du classique.

Le soleil eut à peine le temps de frôler les cheveux aussi immaculés que la planche des toilettes, que Pan se releva d'un bon en entendant les paroles de Nausicaa. Calamour était venu le voir, il avait entendu son appel, mais le temps qu'il se glisse hors de sa pokeball aménagée au fond de l'eau et qu'il tue une ou deux sirène, il venait seulement d'arriver. Mais il lui pardonnait ! Car il l'aimait de toute son âme. Il se mit à fixer avec attention le lac, scrutant le moindre remous, s'attendant à voir des longues tentacules émerger pour venir lui faire un bisou-poulpe. Cependant l'eau resta aussi calme et stagnante que le quote de réflexion de certaines personnes qu'il ne citera pas. Cole. Eden. Clarence.. C'était de bonne guerre. Il les aimait bien au fond. Tout au fond. très au fond. Dans un petit coin crasseux de son coeur il devait y avoir une minuscule chaise bancale sur laquelle ils se tenaient. Il sorti de ses pensées lorsqu'il sentit un poids sur son dos. HIIIIIIIII. Son cerveau réagit immédiatement et s'il avait été un animal dangereux, il aurait déjà craché son venin ou planté ses crocs dans le prédateur. Sauf que dans le cas présent celui qui l'attaque n'est qu'un sorcier un peu plus âgé que lui, au look original et au sourire un poil inquiétant -mais rien d'inhabituel venant d'un vert et argent-. Pauvre petite chose innocente qui se fait tromper par le grand méchant loup. Sauf que le l'agneau ne sied guère à Pan. Il ressemble plus à un iguane albinos qu'à autre chose.

Attend mais je le voi- AAAAAAAH

Sa phrase finit dans un cri des plus masculin et viril tandis qu'il basculait dans l'eau glacé, Nausicaa à sa suite. Le félon, le traître. La punaise violette dans toute sa puissance. Pan resta quelques secondes sous l'eau avant de remonter à la surface pour remplir ses poumons d'autre chose que ce liquide glacé. Il reste en mode bug pendant quelques instants alors que l'autre se la joue pub de l'oréal avec les gouttes brillant sous le soleil qui sortent en ronde de ses cheveux alors qu'il fait un mouvement pour replacer ses cheveux. Quel poseur tss. Pan il ressemble plus à un lapin mouillé, ses mèches humides retombant n'importe comment sur son visage. Il se reboot tout seul, tandis qu'il semble reprendre vie en prenant une grande inspiration.

Tu vas voir tooiiii.

Sans plus attendre, il lui lança une grande gerbe d'eau, s'éloignant de la rive avant de plonger, disparaissant de la surface. Pan observa Nausicaa en contre-bas, se retenant de ricaner pour ne pas perdre le précieux oxygène qui le maintenait en vie. Il s'approcha lentement avant d'enrouler ses bras autour du mollet -poilu sisi, il avait glissé ses doigts sous le tissu mouillé du pantalon- de l'autre jeune homme pour le tirer d'un coup fort sous l'eau. Il lui offrit un grand sourire rempli de dents, malheureusement non tranchantes comme il l'aurait voulu, mais on fait avec les moyens du bords. Il ouvrit comiquement les yeux quand l'air vint à manquer et remonta d'une poussée simple vers le haut. Il passa une main sur son crâne pour ramener ses cheveux vers l'arrière en mode casque de gel mais ô combien plus sexy, surtout avec la chemise mouillée et presque transparente. Oui, Pan a également un quota de sexy attitude. Pas toujours. Mais ça arrive. Soudain, quelque chose frôle son bras -ou était-ce sa jambe ?- et Pan bondit pour se mettre en sécurité sur la première chose sous la main. C'est à dire Nausicaa, s'accrochant à lui comme une moule à son rocher, les bras autour du cou et les jambes autour de sa taille.

On m'attaque, il est de ton devoir de me protéger noble chevalier de la table des algues !





[/quote]
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Lun 15 Juil - 23:57



underwater


La tête blanche surexcitée – et rouge à force de râler – vint à disparaître dans les profondeurs du lac. Quant à moi, je commençais à faire quelques courtes brasses, un léger sourire aux lèvres, paisibles. Finalement, je commençais à m'y faire à la fraîcheur de cet élément qui contrastait terriblement avec l'intensité du soleil. Enfin bref. Je me sentais un peu mieux, jusqu'à ce que je sente une petite pression autour de ma cheville. Alors que j'allais lâcher un gémissement de surprise, je me retrouvais sous l'eau, ce sale gamin affichant un grand air victorieux sur ses lèvres. Je fronçais les sourcils pour prendre un ton faussement sévère – parce que je n'avais pas envie de l'être jusqu'à ce que j'explose de rire en voyant Pan remontait à la surface après avoir fait la même tête qu'un poisson-lune. C'est dingue à quel point c'est silencieux. C'est un tout autre monde même si la couleur de l'eau un peu essence laisse à désirer. Enfin bref, qu'importe, pas pour rien qu'on l'appelle le Lac Noir ceci dit.
Je battais avec mes jambes avant de retourner jusqu'en haut, la tête de sortie, je constatais que le Serdaigle avait remis ses cheveux vers l'arrière, ce qui me laissait tout le loisir d'observer son doux visage. Et avant même que je ne commence une petite vengeance – ça n'en finirait plus – suite à la noyade qu'il avait presque provoqué, je me retrouvais avec un koala fraîchement accroché à moi. Je haussais les sourcils en l'écoutant geindre que je devais le protéger. Et puis quoi encore ?
Mes bras passaient autour de ses cuisses pour le soutenir tout en le tenant fermement de façon à ce qu'il ne puisse plus partir de là, et d'un ton moqueur je lançais :

« Tu sais que si quelqu'un nous voit cette position et VRAIMENT équivoque ? »

Bien sûr je disais ça pour l'embêter et le gêner, même si ça avait une part de vérité car deux mecs dans un lac, chemise mouillée pour l'un, torse nu pour l'autre, si proches... Il y avait de quoi se poser des questions.

« Enfin si je dois te protéger, j'aimerai bien savoir de quoi... attends on va vérifier. »

Je pressais ses cuisses, le lançant vers l'arrière avec moi par-dessus pour lui faire un poids et nous revoilà de nouveau sous l'eau, flottant comme deux fœtus dans le ventre de leur mère. J'affichais un large sourire fier en le regardant galérer – j'espérais ne pas le noyer ni le faire paniquer, parce que le pauvre à pas l'air d'avoir beaucoup d'apnée. Je l'emmenais jusqu'à une certaine profondeur, le tenant sans gêne tout en veillant à ne pas faire le bourrin. J’aperçus soudain une touffe d'algue que je tirais et gardais dans ma main jusqu'à en remonter à la surface. Une fois ceci de fait, je commençais à écraser ses choses gluantes vertes et noires contre le visage de Pan, rigolant :

« Allez bouffe, c'est bon pour la santé ! »

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Pan E. Seweryn
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Mar 16 Juil - 12:12


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Pan s'accrocha fermement à Nausicaa, pas question de le lâcher d'une seule semelle. La remarque précédente sur leur position ô combien louche lui passa complètement au dessus de la tête, glissant sur lui comme de l'huile de massage qui sentait mauvais et que sa mère utilisait dès qu'elle voulait un petit frère pour lui. Car Pan est innocent. Pan est pur. Pan ne pense pas à ses choses là. C'est biologiquement impossible. Pan est un peu con sur les bords. Mais on lui en veut pas. Car ça le rend mignon. Pan a gardé son âme d'enfant, c'est pour ça que lorsqu'il se sent basculé il ne peut que s'accrocher plus fermement à son attache, se collant totalement à lui, le nez collé à son oreille à moitié déchiqueté. Finalement il se retrouve dans l'eau, avec trop peu d'air dans les poumons, alors il gesticule comme un ver de terre tentant de faire une danse orientale -tentant est le mot clé pour comprendre cette comparaison-. Après quelques minutes à offrir un spectacle désolant, ils remontent tous les deux à la surface. Il reprit sa respiration avec de grandes bouffées, ressemblant à un chihuhua asthmatique ayant couru et gagné le cent mètre face à une bande de guépards affamés.  

Non mai-

Pan ne put continuer sa tirade, sa bouche étant obstrué par une chose non-identifiée. Pendant d'abord aux cheveux de Nausicaa, il essaya de recracher, mais il se sorti l'idée de la tête en voyant les mèches coller au front du jeune homme face à lui. C'est alors que la machine de guerre qui lui sert d'estomac se mis en marche, grognant face à cet apport inopiné de nourriture. Sans plus se soucier de la nature de ce qu'il avait en bouche, il mâcha une ou deux fois avant d'avaler. Il pointa ensuite son index sur l'autre.

Ne vas pas croire que je suis un koala aquatique parce que je viens de manger cela ! C'est juste que je veux devenir encore plus grand que toi !

Sa taille ne complexait pas du tout Pan. Pas le moins du monde. De toute façon il allait bientôt avoir sa poussée de croissance. Elle mettait juste un peu de temps à se mettre en marche. Rien de bien inquiétant. Bon, il avait cherché dans la bibliothèque des moyens de palier à ce léger problème mais motus et bouche cousue. Il fixa Nausicaa avec attention, se rapprochant -comme si c'était possible- encore plus de lui, ses yeux scrutant avec attention le visage face à lui. Avant que la réalisation ne le frappe.

C'est un rite de passage pour entrer dans ta secte des adorateurs des algues !

Comment ça ses théories théories sont complètement bidons et abracadabrantes ?! Il avait l'intuition que plusieurs sectes sombres opéraient à Poudlard, il suffisait juste qu'il les découvre. Il se sentait l'âme de l'inspecteur gadget. Presque à poil. Dans un lac. Collé à un autre homme. Ce ne sont que des détails sans importances ! Il n'était pas ce prétentieux de Sherlock qui trouve dans la moindre griffure une preuve comme quoi les sauterelles géants du Mali vont envahir le monde un jour de pluie lorsqu'il y aura des oiseaux qui voleront en croix. En parlant de griffe. Il leva sa main droite pour vérifier qu'il n'avait pas écorché la peau de son camarade avec toute cette histoire, ce serait ballot. Il étira son cou, essayant de zieuté sans se faire remarquer. Toujours est-il qu'il était sur le point de faire une découverte majeure pour la survie de l'humanité. Son intense réflexion fut coupée par la sensation étrangère de quelque chose sur son popotin ainsi que son sursaut de peur et le frisson glacé qui remonta tout le long de sa colonne vertébrale, faisant hérisser les deux poils présents sur sa peau -il avait compté-

J'ai vraiment senti quelque chose me toucher les fesses, tu crois que c'était un preuve d'amour du calamar ou alors le pedobear aquatique du lac qui m'a prit pour cible ?!







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Mar 16 Juil - 14:37



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Je fis une petite moue grimaçante. Mais qu'est-ce qu'il raconte bordel. Je comprends RIEN putain. J'ai jamais vu un mec aussi compliqué, c'est dingue, d'où il sort ses comparaisons et ses histoires à en tomber par terre ? J'avoue être tenté de rire encore mais il risque de le prendre vraiment mal à force. EN PLUS IL BOUFFE L'ALGUE MAIS C'EST DEGUEULASSE DCJDNFKJ. Il a aucune fierté ou quoi ?! Mon visage se décompose face à ce spectacle alors que je prends un air quelque peu dégoûté. Et c'est qu'il se rapprochait de plus en plus le bougre. Par pur réflexe je reculais ma tête pour éviter d'être de trop tenté par.. quoi que ce soit que vous ne saurez pas pour l'instant. Je me mordillais la lippe inférieure, la pauvre n'avait rien demandé mais était déjà sacrément abîmée à force de la triturer avec mes dents. Après quoi, Pan fit un bond, son torse frôlant le mieux alors qu'il recommencer à se plaindre que quelque chose lui avait touché le derrière. Je pouffais un peu, baissant la tête avant de scruter l'eau un petit instant à la recherche d'un quelconque animal ou d'une algue qui pourrait le maltraiter ; en vain. Je relève le bout du nez vers lui, lui retenant les cuisses encore une fois – décidément y a que moi qui nage, quel profiteur ce gars.

« Qui te dit que c'est pas moi ? »

Fis-je avec un sourire de vieux pervers en rut. Je lâchais un petit ricanement, ajoutant :

« Non je déconne, et de toute faç-WOOOW PUTAIN ! »

Hurlais-je en faisant un bond vers l'avant. Paniqué – enfin un peu – je regardais autour de moi, et surtout au niveau de mes jambes où j'ai senti quelque chose m'effleurer. Bordel y a vraiment un truc qui me tripote sous l'eau, j'aime pas ça DU TOUT.

« Y a un truc qui m'a touché. Bordel j'reste pas dans l'eau, j'déteste les bestioles là-dedans. »

Je suis étrangement mal à l'aise face aux animaux marins, allez savoir pourquoi. Je n'aime pas spécialement les insectes non plus, pas que ça me fasse peur mais ça me répugne en fait. Ca me rappelle une fois à la plage j'avais marché sur le dard d'une vive, je me souviens encore de la douleur qui s'était plantée dans mon talon. L'horreur, j'ai cru que j'allais le couper tellement ça faisait mal. Enfin bref. Je commençais à me rapprocher du bord – on s'était pas mal éloignés tous les deux mine de rien. C'est alors que j'entendis des voix. Adultes, plus précisément. Je n'arrivais pas à les reconnaître mais on est sacrément dans la merde Pan et moi si on nous retrouve en train de patauger dans le Lac Noir alors que c'est interdit il me semble. Putain en plus si je sors je suis trempé et je risque de me faire remarquer. Je cherche un endroit où me cacher, à droite, à gauche, rien. Je retourne vers le Serdaigle, et sans crier garde je pose ma main sur le haut de son crâne.

« Sous l'eau, sous l'eau ! »

Ils ne sont que de passage, j'en suis sûr, on va pas rester éternellement. Sans plus attendre, j'appuis sur le champignon, enfin, la tête de Pan, et l'oblige à couler de nouveau. Je l'accompagne une seconde après, voyant quelques silhouettes se pointer plus loin. Nous restions à une profondeur assez tenable, de façon à pouvoir observer la lumière du soleil traverser le liquide quelque peu verdâtre. Mais au vu de la tête de l'ami de Zelda, il n'allait pas tenir bien longtemps. Je fronce les sourcils, lui faisant signe de se rapprocher de moi. Oh et puis merde.
Je tire le gamin par le col de sa chemise trempée et sans perdre un seul instant, je penche mon visage sur le côté après avoir encadré ses joues de mes mains et plaque mes lèvres contre les siennes. Ce n'était pas là un baiser à proprement parler, c'est une sorte de bouche à bouche. Donc, ça n'a rien de pervers ou quoi que ce soit, c'est un cas d'extrême urgence et je ne fais qu'échanger un peu d'air.
Gardant Pan contre moi un petit instant, je lève les yeux vers le ciel avant de constater que les ombres passaient devant l'eau avant de finalement disparaître. Je souriais un peu, détachant mes lippes de celle de mon partenaire avant de le tirer avec moi jusqu'à la surface. Je poussais un soupir de soulagement, remettant ma mèche vers l'arrière.

« Pfouah. C'était moins une. Ca va toi ? »

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Pan E. Seweryn
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Mar 16 Juil - 18:21


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L'infâme chose qui rôdait dans le lac était enfin passée à l'attaque, vive et sinueuse, elle avait tout d'abord touché le petit blandinet innocent qui s'accrochait de toutes ses forces aux grand dadais qui lui servait de bouée de sauvetage vivante. Elle avait ensuite décidé de s'attaquer à la jambe qui battait paresseusement pour maintenir les deux humains. Unes de ses tentacules s'approcha de la cuisse, mais un mouvement un peu brusque de l'autre être humain la fit se rétracter. Elle n'aimait pas l'action. Elle préférait violer ses proies tranquillement dans sa grotte. Elle soupira -tout autant qu'une monstre puisse soupirer- avant de retourner dans ses tendres profondeurs adorées. Ce ne sera pas pour aujourd'hui et de toute façon elle faisait jeûne. Mais les deux jeunes hommes ne le savent pas. Ils s'agitent. Ils gigotent comme deux asticots pris au piège dans le bec d'un pigeon. Ils se pensent condamner alors ils fuient pour leurs vies, se rapprochant du bord pour s'éloigner du danger. Enfin l'un d'eux seulement. Le plus petit il se contente de profiter des efforts de son porteur. Feignasse. Sauf que l'univers tout entier leur en veux. Des adultes approchent sur le rivage, ils sont pris entre deux feux. Leur pouls s'accélère, leur respiration se fait saccadée tandis que leurs deux cerveaux à l'unissons tentent de trouver une solution. Rectification, le plus âgé essaye de sauver leur peau, le blandinet est fasciné par la coupure dans l'oreille de l'autre. Il est inutile. Mais ça, ce n'est pas nouveau.

Comment tu-

À croire que c'était une habitude, mais le plus petit ne peut pas continuer sa phrase, le plus grand l'ayant très gentiment immergé avec toute la délicatesse du monde. Seulement ce qu'il n'avait certainement pas prévu, c'était que le blandinet allait parler et par la même occasion ouvrir sa bouche. Que cette dite bouche resterait ouverte sous l'eau et ainsi il prit la tasse. Non pas celle en porcelaine. La tasse au sens figuré. Tss. En gros il s'étouffe comme un imbécile sous l'eau. Il essaye de dire quelque chose qui ressemble plus à ce que pourrait dire son cher calamour.

Groooblmlbzblz !

404 ERROR. Veuillez redémarrez le système sous peu. C'est le bug intégral, l'image est figée, le son sort complètement brouillé, alternant les tonalités aigües puis graves. Et pendant que Pan regarde fixement Nausicaa, l'air rempli ses poumons. Il est sous le choc, les yeux grand ouverts, la bouche aurait suivi le chemin si elle n'étais pas occupée à autre chose. C'est son premier baiser -oui c'est un baiser quoiqu'en dise une tierce personne- et la première chose qu'il peut dire. C'est que c'est mouillé. Si c'était aussi sec que le désert de Gobi, il y aurait un léger problème sachant qu'ils se trouvent dans le lac noir. Le bouche-à-bouche ne dure pas bien longtemps, juste le temps de sentir la texture des lèvres de l'autre avant de se séparer. De retour à la surface, Pan n'a pourtant pas bougé, les yeux fixés sur Nausicaa. Il ouvre ses lippes et un son ressemblant plus ou moins à un mot en sort.  

Gruuh. Bon il ferra mieux la prochaine fois. On referme la mâchoire et on recommence. Inspiration. Expiration. ... C'était quoi ça ?

Car le Pan est un animal innocent. Donc forcément, il ne sait pas ce qu'il vient de se passer. Enfin un peu quand même. Il sait bien que quand le prince doit réveiller la princesse il pose ses lèvres sur les siennes -merci disney-. Sauf que là il n'était pas endormi, et aux dernières nouvelles il ne portait pas de jupes. Enfin. Il ne portait pas grand chose en définitive. Il senti le haut de ses oreilles se colorer de rouge et il jura tout bas. Fichue réaction physique complètement incontrôlable. Au moins ce n'était pas ses joues qui étaient touchées. Il pouvait encore masquer ça avec les algues blanches qui lui servaient de cheveux. Il reprend doucement sa respiration, encore un peu essoufflé par sa folle aventure dans les eaux nébuleuses du lac dans lequel ils pataugent toujours. Pan remonte son regard vers Nausicaa et en un centième de seconde il se décide à poser ses lèvres sur le coin de celles bien trop mordillées de l'autre jeune homme en soufflant un petit «Merci» avant de poser son front contre l'épaule mise à disposition.

Tu me portes jusqu'au rivage ? Désolé, je pense que je suis un peu trop fatigué pour nager

Pan est une feignasse. Surtout sachant qu'il est resté la plupart du temps accroché à l'autre. Mais il ne pense pas être en état de battre ses jambes. Son ventre gargouille -ou alors est-ce autre chose- et il sent des trucs étranges qu'il n'avait jamais ressenti encore. À expérimenter pour découvrir ce qui a pu déclencher ces réactions complètement étrangères au petit blandinet. Ses mains sillonnant sans même demander l'autorisation dans les cheveux humide de Nausicaa.







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Mar 16 Juil - 19:32



underwater


Je pense que si ça avait été une brute d'un mètre quatre-vingt dix et quatre-vingt cinq kilos, je ne me serai pas permis de faire ça. Et par chance, Pan ne semblait pas savoir comment réagir et restait me fixer avec de grands yeux en balbutiant, ce qui m'amusait un peu. Je n'avais pas fait ça pour le mettre mal à l'aise, au contraire. En revanche, je sentis mes pommettes rosirent alors qu'il se rapprochait de moi une nouvelle fois. Euh attends gamin tu fais quoi là ? Stooop tu t'approches trop ! Arrête ! Mes mirettes s'agrandissent alors que je sens ses lippes de poser au coin des miennes, mon cœur tambourinant contre ma poitrine avec violence. Il me remercie. C'est moi ou il est vraiment innocent et ne se rend pas compte de ce qu'il fait. Je reste assez surpris tandis que son front humide se pose contre mon épaule. Le bout de mon nez se baisse, fixant cette pauvre petite chose qui quémande de l'aide. Il est fatigué ? C'est une blague ? C'est moi qui le porte depuis tout à l'heure. Je prends un ton dépité, rigolant nerveusement.

« Ouais ouais, à vos ordres princesse. »

Lançais-je avec sarcasme.
Mes bras enroulèrent le dessous de ses fesses, le soulevant quelque peu pour garder le frêle petit corps contre mon torse. Je l'invite à passer ses bras autour de mon cou et commence à faire quelques mouvements pour avancer. Je le tenais avec fermeté, et bizarrement, je me sentais presque attendri par ce petit bout de chou dans mes bras. Je devenais comme un papa poule, ridicule, alors que je ne le connaissais même pas. J'ai peut-être eu un bon feeling dès le début. Je ne vais pas chercher à comprendre. Petit à petit je reprends pied, et pour ne pas être embêté, je pose Pan sur mon épaule comme un sac à patate et avance jusqu'à l'herbe. Et alors que je m'apprêtais à le poser délicatement pour sécher, me voilà à trébucher. Je me rattrape avec mes genoux et la paume de mes mains et reste fixer le jeune garçon. Mes cheveux s'égoutte sur son visage, et j'ai encore un gros bug. Aucune expression ne se lit sur mon visage. C'est vide, je me perds dans ses mirettes.
Je secoue ma tête, revenant sur terre, avant d'afficher un énième sourire à mon compagnon.

« C'était du bouche à bouche hein, te méprends pas. Mon faciès se baisse doucement, m'approchant du sien en affichant toutes mes dents. Ou peut-être que tu en voulais un peu plus que ça ? »

Ricanant car, bien entendu, ce n'était que de la taquinerie, je me redresse et retourne vers mes affaires. Ma guitare et mes partitions sont toujours là, ma chemise aussi bien qu'elle soit encore humide. Je pense pas qu'à Poudlard on accepte que j'aille au dortoir aussi trempé. Alors je défais ma ceinture, abaissant mon pantalon pour finir en boxer noir. Bon lui, il restait, même mouillé, c'était pas la peine non plus de faire un strip tease. Je m'assieds une nouvelle fois, rangeant mes quelques affaires dans leur étui avant de me laisser tomber contre l'herbe. J'espère que le soleil va taper assez fort pour pouvoir sécher rapidement.

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Pan E. Seweryn
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Jeu 18 Juil - 13:50


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Couché dans l'herbe, Pan essayait difficilement de reprendre sa respiration hachée. Son apnée forcée ainsi que le bouche-à-bouche imprévu avait laissé ses poumons en manque d'air. De plus, le visage de Nausicaa qui se rapprochait du sien n'arrangeait rien. Il cru s'étrangler en entendant la phrase du plus âgé et ses yeux s'ouvrirent comme ceux d'une chouette myope. Son esprit eut comme un blanc tandis que l'autre ricanait en se relevant. Il grogna avant de rouler sur lui-même pour atteindre ses affaires qui reposaient un peu plus loin ainsi que sa baguette. L'infirmière lui avait apprit il y a quelques temps un sort qui l'aiderait à dégager ses voies respiratoires si jamais il refaisait une crise et qu'il ne pouvait pas se rendre dans l'antre du fantôme médical. Une fois que ses doigts s'enroulèrent autour du fin morceau, il soupira de soulagement et murmura doucement anapneo. Peu à peu sa respiration se stabilisa et il se permit un sourire avant de rouler une ou deux fois pour se retrouver sur le dos et à côté de Nausicaa qui finissait de se déshabiller, ayant ainsi une magnifique vue en contre-plongée sur son boxer. Ses yeux glissèrent sur la peau humide de son nouvel .. ami ? Pouvait-il déjà le désigner ainsi alors qu'il ne le connaissait même pas depuis une heure ? Enfin peu importe. Ses mirettes analysèrent avec attention le corps presque face à lui -non il ne mâtait pas-, notant les différence flagrantes qu'il y avait entre eux. Il pourrait en être presque jaloux s'il n'avait pas l'intime conviction qu'un jour il grandirait et dépasserait tous ces géants qui constellaient les couloirs de Poudlard. Soudain, Pan percuta enfin ce qu'il lui avait dit alors qu'ils étaient encore dans l'eau, il se releva sur les coudes et lança à son attention.

Eh ! Je suis pas une princesse ! Je suis un fort et fier viking qui terrasse des dragons avec un cure-dent !

Comment ça c'était du grand n'importe quoi ? Oui bon, seul son père pouvait opérer un tel exploit, mais il serait son digne fils et un jour il vaincra le dragon -cole- armé d'un cure-dent -sa baguette- et il pourra enfin être fier de faire partie de la noble et méconnue famille Seweryn -sachant que cette famille était principalement moldue, on se doute qu'elle n'est pas très connue dans le monde magique-. Il sort bien vite de ses réflexions chevalresques en remarquant que son interlocuteur s'est étendu à ses côtés mais ne semble pas l'écouter pour autant. Il fonça les sourcils et se mit à bouder. Voyant que son action avait autant d'impact sur Nausicaa que le fait de manger un steak devant une vache, il se décida à employer les grand moyen. D'un mouvement gracieux -aussi gracieux que peu l'être Pan en tout cas-, il grimpa sur les hanches de l'autre, se mettant ainsi à califourchon sur lui, totalement innocent que si une tierce personne passait dans les environs, elle se ferait de terribles films en voyant deux éphèbes presque nus dans ce genre de position.

Réveille toi le beau au bois dormant ! dit-il en plaquant ses mains sur son torse. Un sourire mauvais s'accrocha à ses lèvres tandis qu'il se pencha vers lui À moins que tu attendes le baiser de ton prince ?

Pan ne se sentait plus, ça devait être l'anapneo qui lui montait au cerveau, ou peut-être ses hormones endormis qui se sont dit que c'était peut-être le bon moment pour se réveiller et danser le fox-trot dans son ventre. Et puis c'était Nausicaa qui avait commencé avec tout cela ! Il ne faisait que suivre le mouvement, et même qu'il ne savait pas trop dans quoi il s'engageait. Tant pis, on ne vit qu'une fois non ? -il se refusait à dire yolo, c'est trop moche comme mot-. Du coin de l'oeil, il remarqua une feuille remplie de gribouillages -du moins de sa position- qui dépassait de son étui. Il se coucha sur le corps en dessous de lui pour atteindre le papier et le sortir délicatement pour observer ce qui était noté dessus. La curiosité est un vilain défaut, et Pan est bourré de défauts.

C'est toi qui a composé ces morceaux ?

Il observa les notes qui s'étalaient sur la feuille, murmurant doucement un rythme qu'il espérait se rapprochait de la musique notée sur le papier.







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