Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Le jour le plus long (Lazare)

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Ligue des Sorciers
& sorcier & Jupiter forever



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Kalev Hopwar
Messages : 1441
Date d'inscription : 07/07/2013




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Mar 28 Oct - 11:09
Kalev, depuis un peu plus de quatre ans qu'il étudiait la divination, n'avait jamais été très bon dans la matière. Pour de multiples raisons bien sûr, la principale étant que, à ses yeux, l'intérêt principale d'une tasse de thé était très justement le thé, et que les lignes de la main lui apparaissaient aussi claires de sens que ses dessins lorsqu'il avait trois ans ; et Kalev n'était pas non plus un génie du dessin.
Pour toutes ces raisons, il ne croyait jamais ce qu'il voyait dans les tasses, le lundi en divination, parce que de toute façon, le professeur elle-même lui faisait bien comprendre depuis un moment maintenant que ce qu'il voyait était à des années-lumos de la réalité.

Pour toutes ces raisons, Kalev n'avait pas vu venir qu'il aurait mieux fait de ne pas quitter son lit ce matin, car tout avait commencé dès l'instant où il avait posé le pied par terre.
Premièrement, il avait écrasé Jupiter sous son pied, la pauvre bête étant tombé du lit durant la nuit. L'adolescent s'était empressé de caresser l'animal et de se rassurer quant à son état de santé, mais il s'en était beaucoup voulu. Et, lors de ce câlin matinal, li avait trouvé autour du cou du furet un petit mot indiquant que le Poufsouffle devait un service au professeur Emerald , ce qui, forcément, fit grincer des dents. Kalev s'attendait au pire.
Après s'être rendu compte qu'il ne lui restait plus de chaussettes de la même couloir, il était descendu dans la Grande Salle sans regarder l'heure et, résultat, celle du petit déjeuner était passée depuis un petit moment déjà. L'estomac du garçon pleura sans doute aussi fort que ses yeux. Il voulut alors descendre aux cuisines pour aller mendier auprès des elfes de maison, comme tout bon Poufsouffle affamé, mais marcha dans une odieuse bombabouse en chemin.

A ce moment précis, Kalev jugea que quelque chose d'anormal se déroulait ce matin. Il était levé depuis même pas deux heures, et il avait vécu assez de misères pour une semaine entière. Il y avait quelque chose de louche.
Du coup, bien que sceptique quant à la justesse de la divination, il décida de monter dans la tour nord quémander quelques explications au professeur ou à des élèves compétents qui traînaient par là. Et il se perdit dans les couloirs.

L'adolescent poussa un long soupir. En septième année, il arrivait encore à se perdre dans Poudlard. Bon, d'accord, vivant dans les cachots, il montait rarement aussi haut dans les étages, mais tout de même, c'était ridicule. Et il faisait fichtrement froid. Le pire, c'est qu'il s'était déjà perdu ici, en deuxième année, et avait pleuré jusqu'à ce qu'un préfet de sa maison le retrouve. Ridicule.

Décidé à traverser le couloir, Kalev se fit fort, avança, et, glorieux... marcha dans une seconde bombabouse.
Il n'eut même plus la foi de soupirer.
Par contre, quelqu'un derrière lui eut clairement l'énergie de rire de son désespoir.

Que cette journée s'annonçait longue...




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Serdaigle



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Lazare E. Varrene
Messages : 79
Age : 19
Date d'inscription : 19/05/2014




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Sam 1 Nov - 15:19
Spoiler:
 


I'M. SO. EMPTY.  ... but you already knoooooow !


Lazare, l'air allègre, progresse à grands pas triomphants dans les couloirs, les colorant de son souffle embué – c'est qu'il sort de l'infirmerie, le survivant, et par là-même, d'une foudroyante varicelle du dragon. En convalescent gonflé d'indolence, il a pris soin d'allonger son temps de repos autant qu'il a pu, à grands renforts de râles rauques, ponctués de saccades d'agonisant, et de suppliques séductrices – il sait jouer de son charme plastique, le blond amoral, ce qui ne signifie pas que l'effet obtenu est celui qu'il escomptait. Et puis, même fantôme, Euphrasie secoue le cœur de ses charmes intemporels, il lui faut bien l'admettre…
C'est donc physiquement satisfait (la vue d'une quelconque beauté a sur lui un effet proche de celui du rayonnement solaire), le sourire placardé à la face comme un décret, qu'il promène ses regards et sa hauteur nébuleuse sur les murs enneigés – il a fini par faire son chemin dans les dédales du château, l'orientation s'est fait pour lui automatisme, comme il en a si peu. Il y a pour lui une sorte de rituel à esquisser tel virage au détour de tel couloir, à grimper tels escaliers le pas mâle et conquérant, à observer tel mur se lézarder graduellement – c'est une monotonie rassurante, le confort facile d'un quotidien sempiternel. La tour des Serdaigle est, cela semble l'évidence même, sa destination finale – la lenteur de sa guérison l'a rendu oublieux, autant de l'architecture des lieux que de celle des âmes qui le hantent en prétendant l'habiter ; il a oublié ses camarades et leur saveur. Pire, il n'a pas fait l'acteur depuis trop longtemps – ses sourires sont presque rubigineux tant ils ont été inutilisés, tout ce temps de léthargie maladive ; ils sont comme ces engrenages pris par l'érosion, qui couinent de déplaisir quand on tente de les éveiller.
Pourtant, alors même qu'il reçoit dans l’œil un flocon tombé du plafond, aussi sec et mordant qu'un coup de poing, et qu'il secoue la tête pour chasser les larmes de douleur qui commencent à luire sur sa peau éburnéenne, un spectacle pour le moins cocasse le distrait magistralement. Un grand blond à la démarche nonchalante, la tête ployée comme un atlas épuisé, semble attirer la déveine depuis qu'il a posé le pied dans le couloir figé par le givre ; après s'être imprégné de la fétidité d'une bombabouse, il semble qu'il n'ait pu se résoudre à se jamais passer d'une telle fragrance, et a marché dans une autre de ces adorables alambics à pestilence. C'est un comique de situation comme on en voit mille dans une vie – la simplicité des déroutes ordinaires – mais, aux yeux de Lazare, c'est comme un spectacle inédit et fascinant, et il sent un curieux élan secouer sa gorge et plier ses lèvres, comme un cri qui veut sa liberté. Il la lui donne, démuni devant cette réaction physique étrange – et c'est un rire qui allonge dans l'air le timbre rauque de sa voix, le rire de Lazare ! Pour ce jeune homme qui ne le connaît pas, il y n'y là rien que moquerie cruelle, mais à celui qui le sait, ce blizzard humain à l'image du couloir dans lequel il rôde, c'est une victoire, une grande, une belle ! Tout étonné de cette manifestation corporelle, il n'a pas vu l'élève se retourner et le gratifier d'un regard las.
Oh. Poufsouffle. Moins orgueilleux que les gryffondor, ça devrait aller.
C'est qu'il carbure aux clichés, notre cher et tendre – hm ?
Revêtant pour l'occasion son sourire factice – il doit être ici mince, plein d'une contrition enfantine, presque comme une soumission désolée – Lazare s'adresse au blond déshérité par la fortune :
▬ J'suis désolé. Désolé.
Il répète ce mot de désolation avec l'espérance que cela lui donnera quelque teinte chatoyante, quelque véracité indubitable – ce n'est que son ignorance qu'il exacerbe ainsi à celui qui sait observer. On peut aussi imputer ce manque de crédibilité au rire resté figé sur sa figure d'insipide sentimental – la sincérité de l'instant a pris des allures de masque et d'artifice…
On en pleurerait presque, Varrene.


don't give up on us now.

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nothing. (bis) :
 
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& sorcier & Jupiter forever



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Kalev Hopwar
Messages : 1441
Date d'inscription : 07/07/2013




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Sam 22 Nov - 11:29
Kalev continuait d'entendre le rire dans son dos, et cela le vexait un peu. Ce n'était pas drôle, autant de malchance. Il afficha une mine boudeuse, les joues gonflées comme celles des enfants, que le scélérat hilare ne pouvait voir. Les bombabouses, c'était une désagréable sensation sous le pied, et une odeur vraiment forte. Vraiment, vraiment rien de drôle là-dedans.
Puis, alors que le garçon moqueur lui demandait son pardon, Kalev soupira. Il fallait se décontracter, un peu. Sa journée n'était pas si terrible. Il avait l'habitude d'accumuler les petites poisses, et avait même pris l'habitude d'en rire. Alors, expulsant l'air de ses jours, il soupira et étira ses bras vers le plafond.

- Ah, je suis content d'avoir mis un pull ce matin. Comme si Merlin savait que j'allais me perdre dans le couloir enneigé.

Il se retourna alors vers l'autre élève, tout en se frottant les bras. Il l'aimait vraiment bien, ce pull. Jaune, noir, et chaud. Un peu comme leur emblème. Par contre, il aurait dû mettre des chaussettes plus épaisses. En même temps, il n'avait pas réussi à trouver de chaussettes assortis.
Kalev ne connaissait pas vraiment l'autre élève. Il l'avait déjà croisé plusieurs fois dans les couloirs, et ils partageaient les mêmes cours de septième année, mais à proprement dit, il n'avait pas souvenir de lui avoir déjà adressé la parole.

- Je te pardonne. Si tu m'offre ton dessert au dîner de ce soir. Il n'y a jamais assez de desserts à la table de Poufsouffle.

Non mais, vraiment. Les plats descendaient plus vite que les elfes de maison ne les envoyaient. Se sustenter n'était pas un besoin, à Poufsouffle, mais un art de vivre. Presque une religion.

- J'ai une préférence pour les tartelettes à la framboise, mais le reste me va aussi. Par contre pas de clafoutis, j'ai un mauvais souvenir avec le clafoutis.

Un vraiment très mauvais souvenir. Cet innocent petit dessert lui avait causé beaucoup trop d'ennuis l'an dernier pour qu'il retente l'expérience une nouvelle fois. En plus, il était en septième année maintenant, il n'avait plus le temps pour les amourettes. Enfin, plus trop. En fait, c'était surtout que c'était trop dur à gérer, les filles.

Ceci dit, le message de son estomac étant passé, il fallait adresser une véritable punition au mécréant devant lui.
Kalev s'accroupit lentement et plongea les doigts dans la neige ; ce qui lui arracha un méchant frisson. C'était vraiment froid. Puis, avec le ruse du poisson, comme disait Gertrude, il forma une jolie boule de neige.
Qu'il envoya en plein sur le visage de son interlocuteur.

Et vlan.




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Le jour le plus long (Lazare)

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