Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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J'aime pas l'amour, c'est compliqué. [Fifi]

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Ligue des sorciers
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Garfield S. Andersem
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Mer 8 Avr - 0:18
Sloan riait, et ça n'aidait pas trop Garfield à relativiser. Peut-être qu'elle se moquait parce qu'elle savait qu'il s'était fait des idées, même s'il passait sa vie à nier il avait quand même avoué à demi-mots quelques minutes plus tôt. Elle était stressante, totalement str- Un accident ?

"Comment ça un accident ?"

C'était sorti tout seul, dans le soulagement qui perçait un peu son ahurissement. Après un minimum de réflexion, évidemment, que c'était un accident. Sloan expliquait, et il essayait de respirer un grand coup, de comprendre, de relativiser. La Saint Valentin. Pour lui aussi, ça avait été délicat. Il hocha la tête raisonnablement, même s'il avait toujours la gorge un peu nouée.

Il ne savait pas trop s'il pouvait la croire. Enfin, il n'arrivait pas trop à se convaincre qu'il avait une chance. Malgré qu'il ait réussi à un moment à attirer deux filles en même temps, il continuait de se dire que c'était sans doute dû à un pacte avec le démon qu'il avait signé inconsciemment, probablement en acceptant des conditions d'utilisation sans les lire. Du coup, c'était peut-être un revers de karma. Pour une fois qu'on ne lui courait pas après - ou qu'on ne décidait pas de s'installer sans prévenir sur ses genoux, plus radical encore -, la demoiselle préférait ses semblables. Logique. C'était un contrat ô combien cruel qu'il avait signé, si c'était ça.

"Je vois pas en quoi c'est rassurant, sérieux. ... Enfin ce que je veux dire c'est que le Bumblebee Day euh. C'était en amis. Ouais. Du coup, ça veut rien dire."

Garfield se passa une main dans les cheveux, comme si le mouvement allait lui remettre les neurones en place. C'était toujours mieux que de se taper la tête dans un mur. Son attitude avouait pour lui, mais c'était quand même un peu violent d'avouer à la meilleure amie de Victoria qu'il draguait. Parce que oui, s'il était honnête, c'était un peu ça. Honte sur son lama, puisque c'était plus courant que les vaches à Poudlard.

"C'était comment ?" ... Un moment d'arrêt, et il réfléchit à ce qu'il venait de dire, ouvrant du même coup de grands yeux paniqués. "Non dis rien, c'était super indiscret. Je suis désolé ... Ou alors je te raconte ma Saint Valentin en échange, s'tu veux. C'est pas mal honteux."

Il soupira, un peu désespéré par lui-même.

"Oublie, je suis trop nul. Je suis juste curieux. C'est à la fois super dérangeant à cause de la potion et euh. Enfin tu vois."

Évidemment, il se sentit rougir, ce qui devait sûrement l'aider à voir. Parce que Sloan avait beau être Mulan, ça restait, quelque part, dans le fond, une fille. Qui lui apparaissait du coup beaucoup plus féminine, parce que son film mental était  devenu vachement joli. Vachement honteux, aussi, réflexe débile d'adolescent à la tête enfumée d'hormones. Autant les garçons, ça le dérangeait vaguement, autant deux filles, c'était une toute autre histoire. Il réussit à se retenir de proposer subtilement d'emprunter une pensine. Mais oui, vous savez, juste pour le rassurer.





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Serdaigle



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Sloan T. Holmes
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Mar 14 Avr - 1:16
La brune haussa les épaules, l’opération survie n’était pas à déployer, même si elle avait réussi à débloquer le bouton ‘monologue’ du jaune, ça lui donnait fichtrement envie de sourire, mais elle n’en fit rien, soulevant Hector, le misérable. Elle n’était pas du genre rendez-vous, alors elle ne lui expliquerait pas le principe. Puis Evelynn était assez grande pour se décider de si oui ou non, il y avait quelque chose sous la gamelle du chat. A la place, elle s’amusa avec la peluche, comme si la situation n’était passez étrange. Il y avait un climat qui, cela dit lui donnait envie de rester.

“Je vois. C’est juste qu’à part sur un balais, je n’avais pas vue Evelynn aussi souriante, avant. Alors je me disais que- oui bon, continue.”

Sloan n’était pas la plus adroite des filles, alors ses conversations se terminaient souvent en tragédie. L’avantage, avec Andersem c’est que sa capacité à gérer les crises existentielles était autant surprenante que celle de Holmes. Certes Holmes passait au dessus, mais aujourd’hui non. Aujourd’hui elle avait envie d’en parler un peu, parce que c’était fatiguant de n’avoir plus personne pour dire les choses en face. Peut-être qu’au fond était-ce le destin qui les avait posés sur ce banc; elle se fit la réflexion suivante : est-ce-que Garfield Andersem pourrait se révéler n’être autre que son boulet-âme-sœur, compagnon d’infortune et écrevisse fort maladroite dans une autre vie ? Oubliait-elle la batte qui traînait quelques mètres plus loin et ses airs d'ours mal léché de l’heure post-entrainement ? Sans doute aucun. D’une petite tape à l’épaule, elle l’encouragea du mieux qu’il fut possible de le faire. Avec zéro d’adresse et un petit sourire en coin qui voulait tout dire. Enfin, presque.

“C’était comment… d’embrasser Evelynn ?”

D’un long soupir elle leva les yeux au ciel, comme si c’était difficile à décrire, mais au final c’était assez éparse, dans ses souvenirs, elle ne se rappelait ni les sentiments, ni l’après-guerre, ni la position fœtus adoptée le lendemain pour sauvegarder l’estime personnelle encore présente dans la jauge de vie. Sloan balaya le stade du regard, tapotant nerveuse du pied. Il n’y avait qu’un désagréable goût cerise pour lui revenir dans le fond du palais et elle en avait la nausée, rien qu’à y penser.

“Non. Non j’comprends qu’tu sois curieux. C’est juste… que ça m’a rien fait. C’était assez décevant.” Silence. “Puis cette Slo était. Bizarre. Tu vois. Je préfère pas détailler. Je sais que ça a un peu traumatisé Eve. J'dis pas que face à toi, ça serait mieux passé, forcément... mais c'était vraiment gênant après.” D’un rire nerveux, elle reprend cet air à demi-sérieux, les ovales concentrées sur le garçon. “Dis, tu n’en parles pas à Wes, hein ? Ce que j’ai dit. C’est des bêtises, je crois.”




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Garfield S. Andersem
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Sam 25 Avr - 15:31
Il avait hoché la tête timidement à la question, pas franchement à l'aise d'avouer le fond de la question. C'était en contradiction totale avec tout ce qu'il niait, l'envie de savoir. Très convaincant, très logique, bravo. Il ne savait plus vraiment où il en était dans tout ça, avec la communication qui ne passait pas très bien entre Evelynn et lui, alors il évitait de s'avancer. Il n'était sûr de rien, et c'était une situation très inconfortable.

Au moins, il avait la réponse. Sloan était plutôt ouverte d'esprit, tant mieux pour lui.

« Oh. »

Décevant. Drôle d'adjectif. Enfin, il fallait certainement le replacer en contexte ; d'après ce qu'il comprenait, c'était Sloan qui avait eu droit à la potion. Il aurait bien eu des questions à poser, mais elle préférait ne pas détailler, alors il allait s'abstenir. Lui, il avait été de l'autre côté ; qu'est-ce que ça faisait, d'être amoureux, fou amoureux même ? Il n'était pas sûr de savoir, et il n'était pas sûr de vouloir savoir, avec la dose de stress que le concept général lui apportait déjà. Imaginer la version hardcore et artificielle... Il adressa à la Serdaigle un truc qui ressemblait à moitié à un sourire, à moitié à une grimace, mais ça se voulait compatissant.

« T'inquiètes. Je vais pas aller raconter à Wes que tu embrasses des filles dans ton temps libre, ce serait gênant. Et puis il me demanderait comment je le sais, et il faudrait que je lui raconte cette conversation et, honnêtement, ce serait mieux si elle restait à tout jamais prisonnière de ce banc. »

Oui parce que bon, les confidences allaient dans les deux sens. Les trucs avoués et les trucs sous-entendus, parce qu'il n'était absolument pas doué. Il n'allait pas lui dire qu'il était amoureux d'Evelynn alors qu'il n'arrivait déjà pas à définir le concept à la base, mais si elle était un minimum perceptive, elle ne croyait pas trois mots de ce qu'il racontait.

Il soupira profondément, et s'appuya contre le mur derrière eux, les mains dans les poches.

« On est quand même pas doués. »

C'était assez dingue comme cette conversation était passée de 'ne me tape pas' à 'on est dans le même bateau', avec un détour par la case 'qu'est-ce qu'Hector', question philosophique s'il en est. Toujours pas résolue, d'ailleurs. Pourquoi la vie, pourquoi l'amour, pourquoi le poisson en peluche. En parlant de taper, ça lui rappelait une autre question existentielle, apparue après une discussion avec Alix. Elle voulait qu'il prenne la relève comme batteur et si, dans l'absolu, il n'était pas contre, il y avait un problème.

« Tu gères comment, quand tu dois taper dessus au Quidditch ? »

Oui parce que bon, se prendre des cognards c'était un truc, mais viser les copains ç'en était une autre.





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Sloan T. Holmes
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Mar 28 Avr - 21:53
Elle laissait l’air passer à présent. Plus aucun risque d’asphyxie. Elle n’allait pas mentir, d’avoir été un peu déçue qu’il ne comprenne pas où elle voulait en venir, à rester bloqué sur ses fantasmes, mais ça lui donnait son petit charme à lui. Sloan resta sur son banc, à lever des ovales calmes sur Garfield, Garfield qui restait fasciné par la vision de la bleue embrassant la fille pour laquelle il aurait décroché la lune. D’humeur plus romantique elle aurait sorti trois mille clichés déstabilisants auxquels il oserait pas répondre, mais à la place elle le laisse parler et ses pieds viennent cogner l’un contre l’autre pour occuper sa bouche trop intéressée.

Mais elle avait dix-sept ans. C’était là tout le problème de se résoudre à repenser à ça. Est-ce-que ça voulait dire qu’elle préférait les filles ? Sloan n’était pas du genre à se remettre en question, encore moins pour une fille. Evelynn était un accident, son accident, rien qu’un malheureux accident. Mais c’était une réunion de nerveux au sommet, c’était l’occasion de voir les narines fumer d’appréhension et les tempes chauffer de réflexion. Sloan revint à Garfield et Garfield aborda Wesley, parce que Sloan voulait que Garfield ne dise rien de tout ça à Wesley, mais Wesley finirait par être au courant et- plus assez de neurones actifs pour penser.

“Oui c’est vrai. Dis rien à ce propos. Dis rien à propos du reste non plus, tu seras gentil. En fait je m’en fiche pour Evelynn, mais en ce moment je le pousse un peu trop tu comprends ?”

Sa mâchoire claque contre la question de Garfield, elle hausse un sourcil, pensive, elle imagine sa jolie batte et son cognard préféré, hausse les épaules. Et puis elle se souvient de Wesley cet été, et au final elle aimerait bien lui répondre que oui, elle gère comme un pied ! Sauf que c’est Sloan et elle a encore l’espoir de sauver le peu de son estime personnelle en fonction dans sa petite tête de dérangée chronique, adolescente piquante, petit sourire insolite puis elle secoue les mains.

“Disons que je le vis mieux que si ses parents étaient au courant de ce qu’il fait sur le terrain !”

Oh mais il ne parlait pas nécessairement de Wesley, Sloan.

“Je veux dire. C’est mon rôle de lui taper dessus. De taper sur les gens heu- De faire ce que j’ai à faire quoi.”

Y a le vent qui recommence à souffler, pour leur dire qu’ils ont passé un niveau, qu’ils vont y arriver au boss dévastateur. Elle replace ses cheveux sans rien dire, elle a le nez tourné vers le ciel, l’envie de s’allonger dans l’herbe, mais c’est un peu ce qu’elle fait avec lui, alors soudain elle ne veut plus du tout.

“Tu sais c’est bien de pouvoir parler de ça avec toi. Vraiment. Merci. T'es bien mieux que ce foutu Hector.”






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Garfield S. Andersem
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Sam 16 Mai - 21:10
Il avait haussé les épaules à la remarque, en souriant un peu. Il comprenait la remarque, parce que c'était toujours stressant de vider son sac à quelqu'un, dans une école où les rumeurs volaient plus vite que les cognards.

« J'vais pas aller raconter ta vie à Wesley hein. On parle pas de ce genre de trucs de toutes façons. J'suis son pote de chambre, pas son Drew. »

Garfield avait des potes, mais pas de meilleur ami, parce qu'il avait le coeur assez grand pour la moitié des paumés de ce château. Certes, Alix et Kalev avaient une place toute particulière dans son coeur, mais l'étiquette de meilleur ami était toujours destinée à quelqu'un d'autre. Camille pour Kalev, Drew pour Wesley, Light pour Alix jusqu'il y a peu de temps. Il s'en foutait un peu. C'était, à son avis qu'il s'abstenait d'exprimer, un peu ambiance cour de récré, de choisir un « meilleur » ami. Lui, il essayait d'être le meilleur ami possible pour tous ceux qui voulaient de lui, mais sans forcément tout savoir de tout le monde. Tout ça donnait, avec Wesley, une relation proche, très amicale, mais pas vraiment de confidences larmoyantes. C'était bien comme ça.

« Fin tu sais, je compte rien dire à personne. C'est réunion des pas doués anonymes ici, pas interview pour Sorcière Hebdo. »

Hector le saumon était le garant solennel de son silence. Il était certain qu'il viendrait le poignarder dans son sommeil avec ce gigantesque nez s'il enfreignait le règlement tacite mais évident. Autant ne pas risquer une mort si lente, parce que vu le tranchant du machin il y en avait pour des heures.

Sloan répondait à sa question, et il était plutôt soulagé de voir qu'il n'était pas tout seul à ramer sur ce sujet. Les parents de Wes étaient un sujet sensible, il était plus ou moins au courant, mais pour le coup c'était pas plus mal. Enfin, lui n'avait jamais pensé aux parents d'Evelynn. L'idée le faisait se sentir un peu plus mal encore ; lui, il avait juste envisagé que ça pourrait lui faire mal. Pas qu'un jour il pourrait se retrouver face à un père ou une mère lui reprochant d'avoir infligé la douleur en question. Il déglutit.

« Ceeeest. Ouais. »

Très éloquent. Il s'éclaircit la gorge avant d'expliciter.

« Alix finit les cours cette année. Elle veut que je passe batteur à sa place. Je sais pas si je vais arriver à gérer. »

L'aveu du pourquoi du comment n'était pas trop difficile, pour cette fois, mais ça ramenait un peu ses questions sur le devant de la scène. Et puis d'abord, pourquoi est-ce qu'une fille aussi délicate qu'Evelynn jouait au Quidditch, hein ?... Il ne devenait pas du tout sexiste quand il était perturbé.

Il était content, ceci dit. De partager tout ça, d'être un peu utile. De faire ce qu'il faisait le mieux, être un ami même pour quelqu'un qui ne le considérait probablement pas comme tel vu qu'ils parlaient depuis une heure grand maximum. Il coinça ses mains sous ses cuisses, regardant un peu dans le vague.

« C'est moi qui devrait dire merci, t'sais. J'ai pas grand monde avec qui parler de toutes mes galères non plus. J'aurais pas cru que ce serait toi, d'ailleurs, vu que. Enfin tu vois. »

C'était un peu délicat, de reparler de Victoria ; bien se comporter maintenant ne rachetait pas nécessairement les erreurs précédentes. Il aurait bien voulu un retourneur de temps.





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Sloan T. Holmes
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Sam 6 Juin - 0:58

S’ils n’étaient pas des gosses, alors Merlin seul savaient ce qu’ils étaient. Plus son sourire grimpait, plus il lui faisait mal aux joues. Garfield semblait représenter tout ce qui était à présent derrière elle, Sloan tentait plus ou moins de se remettre et cela semblait fonctionner en partie. Elle passa sa main contre son menton, pensive, car une minute dans un instant fugace elle imagina Drew dans les habits d’un pokémon sauvage qui vivrait tranquillement dans le sac de voyage de Wesley. Il fallait dire que ce ne serait pas très différent de ce qu’il se passerait l’année d’après et, l’idée d’un “drew” de poche était très alléchante (notamment parce que cela lui ferait un adversaire en moins au quidditch.)

“J’aime bien le nom que tu nous donne !”

Elle vivait plutôt bien son rôle de bourrin de terrain, il faut dire qu’elle avait été entraînée pour sur son balais et que c’était devenu naturel pour elle à la fin du match de passer ses soirées entre bouquins et infirmerie au chevet de ses camarades blessés - Sloan est capable de ressentir de l’empathie en effet - Mais envers Hector, elle n’éprouvait aucune compassion, elle était toujours remontée contre sa carcasse échouée au fond de son armoire (par sa faute) et elle s’en voudrait encore un peu. Elle avait tendance à beaucoup regarder par dessus son épaule, s’arrêter là où vraiment il était difficile de s’arrêter. Alors, Sloan aurait du mal à se défaire de Victoria et de… sa représentation, Hector. Mais s’il fallait le brûler devant l’école entière pour se soigner d’une absence, alors elle le ferait sans hésiter.

“Garfield. C’est. Enfin une batte, tu peux gérer. T’es doué. Et je t’aide si tu veux parce qu’il paraît que je me débrouille pas trop mal.”

Ses cheveux sombres balayent le bord de sa nuque, elle a l’air heureux, les yeux qui se plissent de contentement, comme si le médicament commençait à agir, y a encore ses doigts nerveux qui s’agitent les uns contre les autres, mais ça va déjà mieux. Holmes a envie de s’avancer et de le prendre dans ses bras (parce qu’elle a un truc pour les jaunes et leurs pouvoirs de guérison) sauf que. Sauf qu’aujourd’hui elle est la fille compliquée qui a dit des choses difficiles à avouer et qu’il faudrait déjà se rhabiller de pudeur - le temps d’un après-midi, la tempête se calme. -

“...Je sais. Je m’en veux de pas avoir insisté avec Victoria. Tu sais pour… que vous vous expliquiez au moins une fois pour de vrai ? Mais je vais lui écrire c’est décidé. C’est bizarre mais. C’est rare que je parle autant aux autres… de ce qu’il se passe dans ma tête si franchement ? Ahah- ridicule hein.”








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Garfield S. Andersem
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Jeu 25 Juin - 16:25
C'était un drôle de moment. C'était l'adolescence, parler avec quelqu'un pour se rendre compte que, peut-être, on n'est pas tout seul. Comme si tous les autres étaient des cailloux, et qu'en grattant la surface on pouvait trouver un truc précieux. Les mots échangés tissaient quelque chose, en partant et en arrivant, et Garfield se surprenait à se dire qu'il était bien là, bien plus que quand il y était arrivé. Sloan était aussi paumée que lui, et ça faisait du bien de trouver des gens qui l'admettaient.

Elle l'encourageait ; elle aidait à se sentir moins petit, moins perdu devant le ciel bleu et grand, les nuages dont prendre la mesure réelle donnait le vertige. Au milieu des emmerdes, des pétages de plomb, de la magie qui n'en faisait qu'à sa tête, il y avait des amis. Des amis établis, et des amis en devenir. Il avait comme une envie de se dire que c'était ça qui arrivait, un espèce de coup de coeur platonique, parce qu'il était à l'aise. C'était bien. C'était juste normal.

Il avait envie de lui dire que tout irait bien, sans tenir compte vraiment de la discussion. Tu verras, Wesley il tombera amoureux. Victoria nous pardonnera de pas savoir si Hector est une carpe ou un cochon marin. Tu verras, on va gérer notre tas de bouse respectif. Et puis si pas, on se roulera dedans en riant et ce sera pas grave, on oubliera. C'était un peu bête, cet élan ; la stupidité de tomber sur quelqu'un qui raisonne – résonne ? - de la même manière et se dire qu'y a un peu d'espoir que ses pensées un peu débiles pouvaient être dites et comprises en retour. Le genre de choses qui rassure, et qui coupe un peu le souffle en attendant de savoir si c'est réciproque, combien de temps ça va durer. Les questions de l'école maternelle ne marchent plus, à seize ans ; tu veux être mon amie ? c'était un peu hasbeen, un peu gênant, ça ne se décide pas comme ça, c'est la dégradation lente de l'enfance à l'âge adulte en terme de confiance en soi et de simplicité. On a plus le droit de dire ça, parce que tout est mal interprété, et il ne pensait pas à mal.

Sortant de ses pensées après un long silence pensif, il sourit, comme pour lui-même. C'était un peu con, tout ça.

- Au moins on est ridicules à deux hein.

S'il y avait un équivalent poudlarien à se découvrir des amours communs en terme de musique ou de séries, c'était se découvrir les mêmes emmerdes, au fond. Il s'appuya sur le mur derrière lui, laissant échapper un soupir amusé, presque un rire soufflé.

- Je sais pas si je trouverai le courage de lui écrire, mais je vais essayer. C'est un peu délicat, tu vois. Salut, ça fait six mois, je suis désolé de t'avoir trompé mais je t'aimais pas. Tu veux pas qu'on s'explique, histoire que je me sente moins coupable ?

Il hésita un peu, laissant un court silence avant de reprendre.

- Mais ça ferait du bien, je crois. Déjà en parler avec toi, ça fait du bien. Tu sais...

Ah. Ce n'était pas facile, les propositions. Ce banc lui renvoyait des images de colonie de vacances, où on fait des promesses un peu folles, entre deux confessions à des étrangers, devenus des amis, et qui redeviendront vite des étrangers en repartant au loin. Le souci, c'était que Garfield faisait de plus en plus attention à ses promesses. Il enfonça le nez dans son sweatshirt, le jaune, celui du Quidditch ; c'était presque pour cacher ses mots en parlant derrière le tissu.

- Wes c'est ton pote, mais tu peux pas vraiment lui parler de lui-même, parce qu'il a pas vraiment un avis neutre sur le sujet. Alors si t'as besoin, un autre jour, de parler. Ou d'un coup de main, ou d'un coup de batte pour te remettre en route. Je suis là. Si tu m'entraînes ce sera d'autant plus efficace, d'ailleurs. Et même si j'y suis pas, je me débrouillerai.

C'était compliqué, tout ça. Mais on avait toujours besoin de quelqu'un qui tende la main, et il ne savait rien faire mieux. On n'est pas tout seul.





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Sloan T. Holmes
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Mer 8 Juil - 18:01
Sloan n’était pas de ces filles qui vidaient les trois quarts de leurs problème dans un journal intime désabusé où tout n’a l’air que désolation et terreur. C’était sans doute son tempérament franc et imperturbable, presque un pare-feu à la tristesse ou on ne sait trop quoi. Le sourire était une première barrière, et la parole pas franchement une thérapie, sauf qu’avec Garfield c’était étrangement facile. En fait ça lui rappelait une fois, quand elle était petite et, sa grand-mère l’avait emmenée dans un bistrot en ville. Elles étaient supposées aller au musée, mais bon il avait plu alors un bon gros hamburger consolait. Et cette sensation, enfin, cette claque qui ne la fouette pas en plein visage, pour une fois, ça faisait du bien. Elle retrouvait ça, aujourd’hui.
Décerner une médaille au poufsouffle s’envisageait.

Ils auraient pu se répondre sur tout et rien et jouer les gros psychologues bourrins (et un peu bourrés parce que c’était dans leur nature.) Mais ils auraient amplement le temps, dans un an ou deux de se retrouver accoudés au bar, la tête dans les choux d’avoir trop bu, là, à se ricaner au visage. Sloan ne comprenait pas très bien comment l’amitié marchait, si c’était un service qu’on se rendait les uns aux autres ou quelque chose qui tombe comme les fruits d’un arbre généreux. Mais ce jour-là, elle y voyait un signe, parce que Garfield était la dernière personne qu’elle aurait pu croiser, et puis Garfield, elle ne le connaissait pas.


Elle ne le connaissait pas, encore.

“Oui, on l’est.” Sloan lâcha dans un souffle, on échappe à une longue discussion sur la bêtise humaine.
La bleue est en face, encore à hésiter sur la véritable nature d’Hector et puis ses petites réactions nerveuses se calment et s’en vont avec le spasme répétitif d’une angoisse qui n’existe pas franchement avec le batteur en devenir de l’équipe adverse. Elle sait déjà les regards qu’Elise lui lance quand elle s’implique autant sur le terrain au point de détruire les genoux de son meilleur ami et c’est un peu pareil, là. Il faut qu’elle oublie Victoria et leur pacte de sûreté, parce que Garfield l’aide malgré lui, c’est, qu’ils se sauvent de la noyade ?

“Tu n’es pas obligé de lui écrire au fond, je me dis qu’elle vit mieux loin de nous. Là ça faisait du bien sur le moment, oui, mais elle est partie.”

Y a avait de quoi affronter un peu plus, y avait de quoi oser dire ce qui n’allait pas forcément bien avec le reste. Elle regrettait pas d’avoir dit ce qu’elle avait dit non… C’était un peu salaud, parce que comme la moitié des trucs qui arrivaient dans un endroit pareil, Sloan savait pas comment ça allait tourner. Elle tirait sur les cordons qui lui descendaient sous le col, si bien que son cou était un peu gêné, pendant une seconde et puis Garfield a rouvert la bouche, ça avait un drôle d’effet. Un genre de sédatif. Elle a passé le revers de sa main contre sa joue de bleue, pour avoir versé une larme.

“Ok. Je vais faire en sorte que tu me bottes les fesses au prochain match dans ce cas. Si tu fais ça, devenir le meilleur batteur de toute l’histoire du monde sorcier, j’envisagerais de garder ma batte loin de tes jolies petites fesses.”

Personne a dit que l’amitié, c’était moins compliqué que l’amour.




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