Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
poufsouffle
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serpentard
918 pts
serdaigle
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gryffondor
612 pts

l'unité
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ligue des sorciers
223 pts

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Des fleurs de bonne volonté - Kitty Heaven Lux Churchill

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Gryffondor



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Flavian T. Maroon
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Mar 18 Nov - 1:06
Flavian s'ennuyait. Il s'était affalé sur une des chaises de la salle d'étude, mise dangereusement en équilibre sur ses pieds arrière, et se balançant lentement comme pour ponctuer les secondes. Il piochait d'une main des bonbons dans un sac qui n'était clairement pas le sien. Flavian n'aurait jamais décoré son sac de peluches de petits animaux mignons, et sûrement pas avec autant d'enthousiasme et d'excès. Mais malgré les apparences, il ne l'avait pas volé. C'était le sac de Juliet. Juliet était une gentille gamine de quelques années sa cadette, qui était vraiment tête-en-l'air, ce qui expliquait son besoin d'aide aux cours, et l'oubli de son sac entre les mains de son tuteur improvisé. (Flavian n'était pas très doué. Il se débrouillait comme il pouvait.) Le contenu de ce sac était aussi bordélique que l'esprit de sa propriétaire ; mais très heureusement, il était fourré de bonbons et de sucreries en tous genres. Le grand gryffondor les pillait abondamment, sans se soucier du respect des affaires d'autrui ; après tout, elle n'avait qu'à pas oublier son sac. Et puis elle en avait plein. Et si elle se plaignait, il lui en refilerait d'autres, voilà tout.

Flavian était censé le lui rendre, en fait. Et il n'avait rien à faire. Il avait pour toute distraction une immense salle vide, et un sac rempli de bonbons. Le jeune homme avait bien farfouillé dedans, feuilleté les parchemins de notes de cours (remplis de Wendy et de petits cœurs – la meilleure amie de la petite rouquine était bien plus qu'une meilleure amie, on dirait), il s'était même amuser à trier un peu les ustensiles et le contenu, ne serait-ce que pour éviter d'avaler un miamhibou par mégarde. La contemplation des dessins de chats et des petits cœurs avait fini par le lasser, et il observait le grand mur blanc en face de lui. Hm. Il y avait du potentiel. Il y avait de quoi s'occuper un bon moment. Le jeune homme sortit sa baguette.

« Peinturluro. »

En agitant sa baguette d'un mouvement lent (et Flavian avait tout à fait l'attitude nonchalante et affalée qu'il fallait) il arrivait à faire de grands traits de couleur sur le mur. Et il se mit à exprimer toute sa créativité en taguant les murs de la salle d'étude. Il dessina tout d'abord un Viridus, un tout petit et rabougri et teigneux avec des dents pointues, qu'il entoura d'insultes toutes plus colorées les unes que les autres – au propre comme au figuré. Il se lança ensuite dans la confection d'une immense Flavia, au regard hautain et bovin, rajouta un gros Poufsouffle Powah dessous, puis se mit à faire une Circé au regard de chouette en train de tenir entre deux doigts quelque chose qui n'était clairement pas admis par le règlement de l'école, et la légenda « c'est d'la bonne ». Continuant dans cet humour fin et raffiné, il dessina Kaytlyn en train de baver, et s'appliqua beaucoup à lui faire de grands yeux qui devaient fixer le spectateur du regard. Ce n'était pas très réussi. Boah, pas grave. Il aurait sûrement d'autres essais dans sa vie. Flavian s'arrêta un instant pour contempler son chef-d'oeuvre. Il se trouvait plutôt drôle. Il était fier de lui.

Et c'est la baguette levée, une main farfouillant dans le sac d'une gamine et la bouche pleine de sucreries qu'il fut surpris par une des préfètes de Serdaigle. Ah, pris la main dans le sac, donc. Et le sac d'une autre personne, en plus. Flavian n'avait pas du tout l'air gêné. C'était Kitty Churchill, après tout, qu'il connaissait un peu. Elle était violoniste et c'était une âme sensible d'artiste incomprise. Il la regarda d'un air crâneur avant de la saluer d'un mouvement de sa baguette.

« Chalut ! » postillonna-t-il, « Chu viens admirer mon chef-d'oeuvre ? » Puis il engloutit sa dose de sucreries, et fit un grand geste vers le mur tagué du sol au plafond. « C'est beau hein ? Je ne sais pas encore sur le dos de quel première année je vais mettre cette magnifique bêtise. Tu veux m'aider à le choisir ? Il nous faut un petit influençable, pour voir combien de temps il tiendrait avant de pleurer face au nabot des verts. On pourrait faire des paris. T'en dis quoi ? »

Flavian la regarda droit dans les yeux avec un grand sourire plein de dents, l'air de la défier. Elle n'oserait jamais rien dire, et il le savait.



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Serdaigle
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Kitty H. Churchill
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Dim 30 Nov - 18:24
Tu n’avais pas eu une journée très simple. Premièrement, les évaluations commençaient à être de plus en plus nombreuses, avec la fin de ce trimestre. Deuxièmement, tu n’étais pas la seule à en avoir, et tous les élèves commençaient à affluer pour recevoir ton aide et tes devoirs, na sachant refuser, tu t’étais mis à voir s’amonceler des devoirs dans toutes les matières, et c’était tout naturellement que tu repoussais encore plus les tiens, déjà que personne ne vantait ton assiduité.

Tu t’étais donc rendue dans la salle d’études pour une heure où tu n’avais pas de cours, afin de pour la première fois de ta vie t’avancer. Tu n’étais pas ravie de devoir le faire et c’était en soufflant que tu déplaçais ta besace colorée de noir et de bleu, remplie de plumes semblables à celles dans tes cheveux et personnalisée jusqu’à la fermeture éclair pour la déposer sur la table. Il faut dire que le trajet avait été éprouvant car tu avais du déplacer aussi ton violon par la même occasion, et s’il n’était pas très lourd à porter, le nombre de personnes qui t’avaient demandé de leur prêter en un seul trajet l’était, lui. Et elles aussi, étaient lourdes, par la même occasion. Et dire non à ces personnes avaient été difficile, il avait fallu te dire que c’était pour la bonne cause, et qu’au vu du trafic de devoirs qui s’opérait, ils lui seraient redevables un jour.
C’était donc en affichant un sourire peiné de ne pouvoir accéder à leur requête que tu avais continué d’avancer, puis que tu avais manqué la porte de la salle d’étude, tant tu n’étai pas habituée à la voir.
Plus tard, une fois toutes tes affaires installées, tu te retournas pour observer la salle ; elle était grande, mais inaccueillante, et froide, dans tous les sens du terme.

Tu y reconnus un Gryffondor plus grand en taille que toi, ce qui n’était pas difficile, et qui semblait bien s’amuser – si en premier lieu tu voulus sourire joyeusement avec lui, le soudain rappel de son nom et de sa réputation te fit vite déchanter ; si il souriait, cela entrainait une mauvaise nouvelle pour le Préfets, définitivement. Tu n’avais jamais fait sa connaissance, mais ton insigne de Préfète trônant fièrement sur ton uniforme te rappela de lui demander ce qui se passait avant de céder à la grosse poilade entre camarades.

Et en continuant ton observation des alentours, tu ne fus pas déçue du voyage ; tu pouvais observer diverses caricatures plutôt réussies mais au sens artistique et moral contestable. Ta bouche devint de plus en plus grande au fur et à mesure que tu découvrais des nouveaux graffitis, et tu aurais juré que celle-ci commençait à toucher la terre quand tu entendis le projet de Flavian. Tu restas premièrement abasourdie, te demandant plusieurs fois si tu avais bien entendu.

▬ Mais tu es malade ? Commençais-tu à hurler devant la bêtise de ces propos, avant de te reprendre ; ce n’était sûrement pas la réaction à avoir, et tu t’en étais aussitôt voulue d’avoir agi avec une telle spontanéité. Tu te mordis les lèvres pour être sûre de ne plus parler, bien que les effets secondaires se firent vite ressentir ; tu t’étais bien fait mal. Te félicitant intérieurement pour ces deux réactions consécutives stupides, tu commenças à reparler.

▬ Mais Flavian, tu ne peux pas faire porter le chapeau à quelqu’un comme ça, c’est immoral ! Je veux dire, c’est méchant, et tu ne l’es pas, j’en suis sûre. Ton regard parcourut à nouveau le mur tagué, et fut saisi d’horreur ; tu ne pouvais pas laisser faire ça, ni te montrer assez dure pour qu’il risque de ce braquer, ce qui allait être très dur à faire étant donné le personnage.

Tu étais absolument persuadée et pas à tort que tu te trompais de direction, mais tu n’avais jamais su laquelle prendre dans ce genre de cas. Mais maintenant, tu avais des responsabilités, et il fallait que le grand Gryffondor assume les siennes.

▬ Je suis sûre que tu es très doué en dessin, et je ne t’en reproche pas la qualité, mais peut-être que tu pourrais dessiner autre chose et sur un support plus- plus adapté, comme ça tu n’aurais pas besoin de faire signer quelqu’un à ta place, non ?


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Gryffondor



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Flavian T. Maroon
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Mer 3 Déc - 22:00
Flavian regardait mademoiselle Churchill avec un sourire goguenard. Ca valait le coup de faire des bêtises rien que pour voir l'expression sur son visage : mademoiselle était choquée. Outrée. Scandalisée, même. Elle n'avait probablement jamais rien vu de tel. Quel vandalisme ! Quel acte de délinquance ! Oh là là ! Je me sens défaillir ! Secouer un peu les gens bien propres sur soi comme elle, c'était vraiment trop drôle.

Et Kitty lui offrit même un petit cri étranglé comme récompense. Un hurlement venu du cœur, une réaction tout à fait spontanée, qui ressemblait presque à une insulte. Oh, mais voilà qui devenait encore plus intéressant ! Kitty, la douce et timorée Kitty, en train de crier sur quelqu'un ! Flavian avait envie de voir ça. Et, pendant que la préfète reprenait ses esprits et tentait de négocier, un plan machiavélique se formait dans l'esprit du jeune délinquant en herbe : celui de pousser à bout la Serdaigle, et de la faire sortir de son calme et de sa politesse. Il voulait la voir s'énerver. Le menacer d'une sanction terrible. Lui crier dessus. Peut-être même le gifler.

Ce serait tellement surréaliste. Comme un petit chaton qui s'imagine être un gros tigre.

Et Flavian lui offrit un grand sourire plein de dents avant de se mettre à débiter des idioties toutes plus monstrueuses les unes que les autres. Il allait se montrer odieux, insultant, provocateur, horrible au possible afin de pousser la préfète à la faute professionnelle. Et il allait s'amuser comme un petit fou.

« Bah, il suffit de désigner un Poufsouffle. Tu les connais, les Poufsouffles, ils sont trop bêtes pour se défendre, surtout les plus petits. Et ils disent rien, tu peux me croire, je le sais. Et tu as raison, » fit-il en prenant ostensiblement une nouvelle poignée de bonbons dans le sac, « Dénoncer quelqu'un au petit teigneux, c'est mal, mais si c'est un Poufsouffle, c'est moins grave. Parce que c'est qu'un Poufsouffle, quoi. Tu veux un bonbon ? » Il lui tendit le sac de Juliet.

Et puis, laissant retomber son bras sans s'inquiéter de savoir si elle avait pu se servir, il contempla d'un air songeur le reste de la salle. « Tu sais, peut-être que taguer les murs, c'est mal, maintenant que tu le dis. Je me dis qu'il y a tellement d'autres choses qui ont envie d'être décorées. Comme les tables par exemple. Plus personne ne prends soin des tables. Diffindo. »

D'un geste malhabile de la baguette, Flavian se mit à faire des grandes coupures dans le bois de la table. Il essayait de graver ses graffitis. Et ce graffiti était fait tout spécialement pour son interlocutrice : c'était une petite Kitty (on reconnaissait bien la coupe de cheveux et les oreilles de chat) en train de pleurer toutes les larmes de son corps, surmontée d'une inscription en lettres majuscules : JE SUIS TELLEMENT SENSIBLE. C'était grossier, fait à la va-vite, et laid. Flavian fit la moue, d'un air désapprobateur.

« Ca ne rend pas aussi bien que mes magnifiques peintures murales, tu ne penses pas ? Peut-être qu'il faudrait que j'essaye un autre support. »

Et il se tourna vers la préfete, le sourire plein de malice, prêt à enfoncer le clou.

« Je veux dire, j'ai tellement d'idées. On peut faire vraiment tout ce qu'on veut avec la magie. Regarde. Tu vois, » la menaça-t-il avec sa baguette, « je pourrais essayer un paperum transfera, du mur à toi. D'une pierre deux coups ! Tu deviens jolie pour la première fois de ta vie, et en plus le mur est propre ! Après, je ne sais pas si mon sort, il s'enlève. Après tout, je suis encore un élève, j'apprends. Alors … paperum transfera ? »



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Serdaigle
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Kitty H. Churchill
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Jeu 12 Fév - 21:45
Tu hésitas entre deux réactions différentes ; tu avais le choix entre te contenir alors qu'il te regardait avec son air méprisant, ou alors lui expliquer ce que tu pensais réellement de son art. Étant bien entendu Kitty, tu t’essayas sur ta fierté et plissa ta robe soigneusement, afin de gagner quelques secondes sans le regarder. C'était pour le moment tout ce qui comptait, de l'éviter. Il fallait réfléchir à une argumentation capable de raisonner cet esprit tordu, ce qui était devenu le défi le plus important de l'année.

Or, tu ne savais comment faire, sachant qu'il aurait un malin plaisir à se payer ta tête. Cela t'était rarement arrivé. D'ordinaire, Poudlard te souriait sympathiquement en te voyant arriver. Si remarques ou choses blessantes il y avait à ton égard, tu n'en avais pas conscience. Pourtant, dorénavant, il semblait que c'était le cas – peut-être de la part de tout le monde, comment pouvais-tu le savoir. Peut-être que cette rute ne faisait qu'agir comme tout le monde le souhaitait.
Stoppant cette pensée par un souffle léger pour couper court à ces idées, tu sortis de ces sombres méditations pour le regarder à nouveau.

Flavian persistait bien évidement dans son délire.

- Mais qu'est-ce que tu as, bon sang? Je te défends de choisir quiconque comme ça, c'est cruel! Pense un peu aux retombées, de temps en temps. Doutant fortement que celui-ci puisse s'attarder sur les dimensions psychologiques de ses méfaits, tu te mis à évoquer le matériel – pour parler concret, puisque cela devait lui plaire. Ça va mettre du temps  pour l'élève innocent de s'expliquer, ça va monopoliser du monde, dont moi, ça va durer longtemps, et je pense que personne n'a besoin d'allonger encore plus ses journées. Toi si, cependant, je suis sûre que tu fais tout ça parce que tu t'ennuies. Je doute que tu veuilles faire des options. Il faudrait les gérer, je pense que ce que tu as doit te suffire. Mais tu n'as pas d'amis avec qui passer du temps? Tu ferais moins de bêtises.

Bien entendu sous l'effet de la pression montante tu avais son tact, mais tu mettais beaucoup de bonne volonté. Cela avait toujours suffit, et devait continuer pour encore un moment. Il n'y avait aucun problème, tentais-tu pour te rassurer, mais devant constater que rien de ce que tu te disais n'avait l'effet escompté.

- Et puis ce n'est pas parce que quelqu'un est à Poufsouffle qu'il est forcément crédule ou ne saura pas se défendre. Et si il est comme tu le veux petit, alors tu oublies qu'il ne connaîtra pas ces sorts, spécialement si il est « débile ».  Tu mimas le dernier mot en imitant des guillemets à l'aide de tes doigts, tentant de te donner une consistance, mais tu n'en menais pas large. Qu'importe, tu ne comptais pas lui faciliter la tâche.

A son invitation concernant le paquet de bonbons, tu eus à peine le temps de demander s'il appartenait à un « petit Poufsouffle » qu'il le baissait déjà. Versatile et inattentionné en plus de ça. Ton nez en frémissait et tes pommettes s'empourpraient.

La situation ne fit qu'empirer quand tu vis la caricature de toi réalisée. Là, les mains t'en tombèrent. Il te représentait avec des oreilles de chat -pour la blague- et en train de pleurer -pour le réalisme. Car effectivement tu avais à nouveau ouvert les vannes. Tu haïssais terriblement chez toi cette disposition aux émotions, mais tu n'avais jamais su que les subir malgré tout.
Tu ne trouvas par conséquent de mieux à faire que de renifler de dédain en faisant mine de ne pas faire attention au dessin, espérant de tout cœur qu'il ne profite pas des larmes nouvellement venues, mais finalement ce fut assez.
Il ne pouvait pas continuer à te considérer ainsi.

Tu évaluas donc tes chances ; il avait certainement beaucoup plus de motivation, de force, d'humour, ou d'heures d'ennui à revendre. Mais il te restait quand même la parole, bien que tu ne l'aies rarement utilisée contre quelqu'un. Hésitante, voire même très, tu avançais.

- Mmmh. Annonças-tu, dubitative. Je doute forcément qu'il y ait quelque chose à faire concernant le dessin, tu as ma parole d'artiste. Réellement, qu'importe le support. Le trait est grotesque, et le serait même avec le plus petit crayon du monde. Je suis sûre que tu as une multitude d'autres talents, mais le dessin n'en compte pas. L'humour non plus, malheureusement. Concernant l'avenir de ton œuvre dans le cas où ce que tu envisages aboutirait, apprends qu'il ne doit pas être difficile de défaire le sort de quelqu'un qui sèche la moitié de ses cours de sortilèges. Et à ce qu'on raconte, je n'en sais rien mais toi tu sais que je n’oserai pas m'avancer, tu n'es pas le plus brillant des sorciers dans ce cas de figure. Ça va prendre maximum une journée de m'enlever ça, et après Poudlard te fera coller tellement longtemps que cette école deviendra ta maison de retraite.  Je ne te souhaite quand même pas ça, je suis sûre que quand tu seras plus vieux tu te seras rendu compte que tu es un type bien et capable de mieux, je ne voudrais pas que tu aies à en payer les conséquences.

Tu aurais volontiers persisté dans les retombées en évoquant ton père au Ministère, mais cela aurait été une grave erreur tactique ; cela lui aurait créé un nouveau point sur lequel appuyer pour lui, et il en avait bien assez. De toute manière ta voix était tellement tremblante qu'elle partait dans les aiguës que ton laïus en devenait peu crédible. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé, malgré tout.  Autant sauver les meubles, comme disait l'expression Moldue.


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Gryffondor



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Flavian T. Maroon
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Mar 10 Mar - 22:27
Flavian regardait la préfète avec un grand sourire de prédateur.

Kitty était complètement à côté de la plaque. Bien sûr que le jeune homme pensait aux retombées de ses actes, bien sûr qu'il prenait pleinement conscience des conséquences – il ne ferait pas toutes les bêtises qu'il était en train d'accumuler s'il ne le savait pas. Parce que, oui, le but de tout ça, c'était bel et bien de pourrir la vie de tout le monde. Du personnel de l'école qui allait se retrouver forcé à nettoyer tous ses graffitis. De l'hypothétique élève innocent dont il se serait servi comme bouc émissaire. De Kitty qu'il était en train d'insulter copieusement et qui se contenait à grand-peine. De Kitty surtout qui faisait une cible tellement parfaite, elle et sa naïve candeur, elle et son cœur sur la main, elle et sa bonne volonté écoeurante de répandre le bien l'amour et les petits cœurs à travers le château. Et puis Flavian savait très bien que si jamais elle le collait, elle risquait de subir la punition tout autant que lui. Passer une heure avec lui, ça devrait être enregistré comme punition possible dans le manuel de l'école.

Flavian n'avait qu'un seul véritable passe-temps dans la vie, c'était de pourrir le bon fonctionnement de l'école et de ses habitants autant que eux pourrissaient son existence. Il n'avait que faire de la gentillesse et des bonnes intentions des gens autour de lui – ça n'avait jamais empêché personne, ça. Personne n'avait jamais vraiment voulu le blesser. C'était juste leur ignorance crasse et leur intentions mal placées qui persistaient à l'enfoncer, alors qu'il n'avait jamais rien demandé. Il voulait juste être Flavian. Mais même ça c'était trop pour lui.

Et Kitty semblait furieuse, là. Kitty devait être en train de faire de son mieux pour l'insulter au possible, dénigrant ses compétences artistiques, ses compétences sorcières, déclarant de façon péremptoire que tout son travail allait être facile à défaire mais que les conséquences pour lui allaient être sévères.

Flavian eut un petit rire. On allait bien voir.

« Paperum Transfera. »

Et les graffitis colorés glissèrent du mur au corps de Kitty, qui se retrouva bariolée de couleurs criardes, de formes grotesques et d'injures idiotes. Et Flavian se mit à rire d'un gros rire gras moqueur. Puis il tenta de se retenir, et la regarda l'espace d'un instant, elle et ses grands yeux où les larmes perlaient, tachée comme un mauvais Picasso, et visiblement au bord de l'explosion. Et puis il se mit à rire de nouveau.

« Ma pauvre chérie, » finit-il par souffler. « J'espère que tu as raison. J'espère vraiment, vraiment très fort que tu as raison. Parce que si ça part pas … Enfin, c'est pas comme si t'y perdais grand-chose, hein, vue comment t'es fichue, si ça reste, ça sera pas une grande perte. Mais console-toi. Il te reste le violon. Tu pourras toujours jouer pour un public d'aveugles. Non, parce que je dis ça comme ça, hein, mais si ton public il peut te voir, on risque de plus t'entendre à cause des rires. » Et un grand sourire railleur de plus. « Et ouais, ça vaut toutes les heures de colle du monde. Sérieux, tu devrais voir ta tête ! »



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Kitty H. Churchill
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Jeu 27 Aoû - 2:31
La moquerie n'était jamais quelque chose à laquelle tu avais réellement fait face. Certes, comme pour tous les élèves, tu avais eu ton lot de ragots ou de blagues à ton égard, mais tu t'estimais heureuse qu'elles n'est jamais été purement méchantes. Peut-être était-ce parce que tu faisais ton possible pour que tout aille bien pour tout le monde que tu avais été épargnée, ou alors tout simplement que tu ne t'en étais même pas rendue compte. Il est vrai, tandis que tu y réfléchissais profondément, que les sujets possibles étaient nombreux, à tes yeux. Peut-être était-ce ta naïveté, ta tendance à tout pardonner, à vouloir que tout soit parfait. Peut-être étais-tu infernale finalement ! Trop niaise, trop stupide, trop rêveuse ! Et là, c'était précisément ce qui était en train de t'arriver – tout ce dont certainement beaucoup d'élèves avaient pensé à faire, finalement. Tu te sentis rougir confusément, tentant de refaire face. Il était encore possible de tout sauver, qui sait ?

- Flavian, est-ce que vraiment-

Et là, petit génie, tu ne l'avais pas vu venir. Tu avais pu prévoir qu'il ne te donne pas de bonbons, ou que tu n'arrives pas à lui faire entendre raison, oui, mais ça. Oh tu avais été bien inconsciente finalement, à croire que personne ne te toucherait jamais parce que toi tu n'en aurais pas idée. Abasourdie par les derniers évènements, tu portas tes mains colorées à hauteur de ton visage et eût un mouvement de recul, puis adressa un visage épouvanté à l'auteur du méfait. Dorénavant, tu espérais fort avoir eu raison précédemment. Ton corps entier se resserrait contre lui-même, tentant de chercher du réconfort. Les larmes, elles, continuaient leur prévisible chemin vers ta robe. Après quelques longues secondes durant lesquelles tu avais été trop traumatisée pour prononcer le moindre mot, tu tentas enfin quelques paroles, avec une voix aiguë et brouillée de larmes.

Mais pourquoi tu as fait ça ? Tu te rends compte, Flavian ? Mais- Mais tu as perdu la tête ma parole ! Je ne t'ai rien fait ! Ça te plait à ce point d'être méchant ?

Tu t'en voulais autant à toi qu'à lui, mais tu t'en voulais encore plus de t'en vouloir à toi. Incorrigible. Mais Flavian explosait déjà de rire devant l'intelligence de ce qu'il avait accompli. Tu fus saisie de la brutalité de la personne en face de toi, essentiellement parce que c'était la toute première fois que l'on était aussi violent, même verbalement, avec toi ; et ça, même en ayant lu tout les livres du monde, tu n'aurais su comment bien réagir.

- Encore heureux que les personnes qui entendent jouer du violon est un minimum de goût et de savoir-vivre pour accepter des personnes laides qui jouent, et qu'elles ne sont pas toutes aussi méchantes que toi, parce que plus personne ne ferait plus jamais rien.

Tu n'avais même pas réfléchi à ce que tu allais dire au moment où tu avais ouvert la bouche. A vrai dire tu avais à peine pris la peine de te relever pour adresser ces paroles au Gryffondor. Tu étais juste épuisée et les commentaires sur ton physique t'avaient contrariée plus que tu aurais pu le penser. Tu ne t'étais jamais trouvée excessivement laide, bien que tu aies eu des complexes, comme toute adolescente. Peut-être était-ce la raison pour laquelle Lazare ne t'aimait pas, parce que tu n'étais pas jolie ? Qu'importe, désormais il était bien tard pour y penser, maintenant que tout le monde te trouverait affreuse. Tu aurais du courir vers la bibliothèque trouver un remède, mais tu ne te sentais de taille à affronter personne, parce que tu étais bien trop vilaine pour sortir.

Alors tu restas dans la salle et en te relevant tu poussas ton petit violon sous la table, dissimulé par ta besace, de sorte à ce que le monstre à l'humour grossier et violent ne le voit pas ou que tu aies le temps de réagir, et fit apparaître un seau.
Ravalant ta salive et ta rancœur, tu allais procéder comme à ton habitude. Tout réparer, sans demander ton reste. Tu ne pouvais de toute façon pas laisser la salle dans cet état.

Si tu connaissais un moyen de me retirer ça, tu ne me le dirais pas, n'est-ce pas ? Soufflas-tu doucement, tandis que tu t'affairais à la tache pour ne pas avoir à affronter son regard moqueur.


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Gryffondor



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Flavian T. Maroon
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Mar 1 Sep - 15:05
« Mais oui, ça me plaît d'être méchant. »

Flavian lui adressait un grand sourire. Mais qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'il souffrait intérieurement du mal qu'il faisait aux autres, déchiré par ses actes mais incapable de s'arrêter, incarnation tragique de la cruauté du destin ? Il n'aurait pas fait toutes ces bêtises si ça ne l'amusait pas. Mais ça l'amusait – Flavian se complaisait dans le rôle de trouble-fête qu'on lui donnait, dans lequel il avait été gentiment poussé au fil des années. Et maintenant rien ne l'amusait plus que de déranger le petit monde ordonné des autres élèves qui vivaient à Poudlard autour de lui. Même Kitty. Kitty et ses gentillesses polies envers tout le monde et son contraire allait finir elle aussi par craquer, fondre en larmes, lui crier dessus, s'énerver à son tour et tenter de le gifler – avec un na ! bien ressenti – et Flavian allait juste se mettre à rire. La politesse c'était pour les gens qui restaient bien dans le rang. La politesse de Kitty était une sorte d'insulte permanente envers tous les autres, à ses yeux. Il ne faisait que lui rendre la pareille.

Il s'était allongé sur sa table, affalé, insolemment, en la regardant lui parler du public amateur de violons qui viendrait l'écouter malgré son look bariolé.

« Ouais. Ils sont trop coincés dans leur robes de soirée pour te dire ce qu'ils pensent. Que t'es laide. A en pleurer. Mais ils t'écouteront tous en fermant les yeux avec un petit air pincé, t'inquiètes. On est poli chez les sorciers. »

Un sourire. C'était facile. Kitty ne savait pas se défendre. Kitty ne savait pas gérer les cas comme lui qui s'épanouissaient en-dehors des règles.

Alors elle se mit à faire ce que Flavian n'aurait jamais cru voir : elle l'ignora, et elle se mit à laver la salle. Non. Sérieux?

Elle allait vraiment descendre aussi bas ? Flavian se mit à rire grassement, mais elle commençait à l'agacer. Il cherchait la confrontation, il n'en avait que des miettes – la Serdaigle se défendait de son mieux, mais elle avait à cœur le respect du règlement plus que de lui prouver qu'il avait tort. Elle n'était pas là pour se battre, elle était là pour que tout le monde vive en paix. Même si ça voulait dire ravaler ses larmes et sa fierté. Mais Flavian n'allait pas la laisser tranquille. Pas comme ça. Il voulait la faire lâcher prise. Il voulait qu'elle arrête. Il ne savait pas trop- mais il n'avait pas envie qu'elle continue d'être aussi … comme ça.

Il ne souriait plus vraiment. Il avait vraiment envie de l'embêter et de la pousser à bout maintenant. Il n'aimait pas perdre. Et la baguette sortie, le jeune homme souffla un sortilège … et se remit à colorier mollement les murs qu'elle venait de laver.

Flavian ne comptait pas la laisser tranquille.  



Freedom
Is just frosting
On somebody else's
Cake-
And so must be
Till we
Learn how to
Bake.

ϟ Langston Hughes

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Des fleurs de bonne volonté - Kitty Heaven Lux Churchill

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