Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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[HOHOHO] For I've grown a little older ✖ mr carthaigh

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& empois...infirmier de Poudlard



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Absynthe Bridgestone
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Mar 6 Jan - 1:09

Absynthe n'était pas très doué pour les devinettes, mais à vue de nez il aurait dit trois pots de fleurs, une vitre et au moins un sapin. Il espérait qu'il n'y avait pas de décorations dessus, sinon c'était –20 points. Il regarda une dernière fois autour de lui, mais personne d'autre ne semblait se dévouer, alors il traversa la distance qui le séparait de la serre tout en évaluant mentalement les dégâts potentiels. Après tout, c'était sa boule de neige. Dont il ne maîtrisait ni la trajectoire, ni la force apparemment. Il n'était pas sûr qu'elle ait cassé une vitre, si ça se trouvait c'était une fenêtre ouverte, mais en tout cas elle avait fait un joli bruit à l'intérieur. S'il n'y avait personne, il pouvait peut-être espérer réparer les dégâts sans être vu. Il poussa la porte et immédiatement, il sentit que c'était un peu la bombabouse. Déjà, quelque chose de lourd bloquait le battant. Probablement un truc effondré derrière. Absynthe se glissa tant bien que mal à l'intérieur et constata les dégâts.

Pots de fleurs, check. Vitre, check. Un sapin était tombé devant l'entrée, mais en fait il y avait des sapins partout. Et aussi du houx, du gui, des guirlandes de sapins un peu partout qui remuaient – est-ce qu'elles dansaient ? – et autres décorations ensorcelées, à tel point que le Gryffondor se demanda si le professeur de Botanique avait volé toutes les décorations du château pour les planquer dans la serre minuscule. Et puis il réalisa qu'en temps que professeur de Botanique, il avait sûrement à charge ce genre de décorations, et que c'était tout à fait normal. Même si c'était bizarre. Il avait l'impression de se retrouver dans un mini marché de Noël senteur pin des alpes.

Il se baissa pour éviter de s'étrangler sur une guirlande verte un peu trop envahissante et essaya de remettre le sapin tombé au combat en place, avec ses congénères. Heureusement, ce n'était pas le plus grand. Si un de ces géants s'était effondré, là... Absynthe se demanda un instant comment ils tenaient tous dans la serre, en fait. Sortilège d'extension ? Possible. L'endroit avait l'air moins grand de l'extérieur. Vu l'efficacité de son dernier sortilège de lévitation, Absynthe remonta ses manches et souleva le sapin en évitant de marcher sur les pots cassés. Il le poussa contre les autres, ses bras exprimèrent leur mécontentement mais voilà, c'était en place.

Pensa-t-il deux secondes avant de se faire attaquer par toute l'armée des sapins.

Aaaah !

C'est du moins ce qu'il crut en se retrouvant ensevelit sous les arbres, parce qu'après tout, que faisaient-ils ici ? Le professeur Carthaigh aurait pu les laisser dehors, or on savait tous que les serres abritaient des plantes plus dangereuses et CES SAPINS ÉTAIENT DES TUEURS. Absynthe se débattit un petit moment avant de se rendre compte que la seule chose qui l'agressait vraiment était l'odeur des aiguilles.

... bombabouse.

Voilà que la porte s'ouvrait sur... probablement le propriétaire des lieux, s'il avait de la chance, Emerald ou Mantis s'il en avait moins. Impossible à savoir de là où il se trouvait. Absynthe réussit tout de même à dégager un de ses bras pour signifier qu'il était là, et en vie.

Pardoooon.

Tâchons de rester positif, se disait-il. Au pire, la retenue. Ce n'était pas comme s'il n'avait pas l'habitude. Il aurait moins fait le malin s'il avait su qu'il risquait de passer le reste de sa seule journée d'insouciance à écrire des lignes ou nettoyer les cachots...
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Caesius Carthaigh
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Mer 7 Jan - 23:01
Caesius avait pour habitude de ne pas recevoir beaucoup de cadeaux pour Noël.
Il faisait partie de ces adultes un peu grands qui considéraient que, les cadeaux, c'était surtout pour les enfants et les adolescents, et il était bien connu que Caesius avait été un adulte dès son plus jeune âge.

Ce matin, au pied de son minuscule sapin posé sur son bureau, celui qui dansait la rumba à chaque fois qu'il passait devant, il avait trouvé deux paquets. Des biscuits de la part de sa mère, en forme de marguerite piétinée, qu'elle préparait chaque année avec beaucoup d'amour, ainsi que des biscuits de la part de Ruber, acheté à la confiserie la plus proche.
Les deux lui arrachèrent un tendre sourire ; surtout qu'il n'aimait pas trop les biscuits.

Derrière la boîte en carton bricolée par sa mère se trouvait aussi, à sa grande surprise, une écharpe rouge vif probablement tricotée à la main à la vue des milliers de trous inégaux qui la constellaient. A chaque extrémité était attaché un pompon difforme qui lui vola un air horrifié et rieur. La lettre qui l'accompagnait disait :  « Tu as intérêt à la porter aujourd'hui. Tu me diras si tes collègues ce sont moqués de toi. »

Caesius était bien un fils à maman. L'écharpe faisait deux fois le tour de sa nuque.

Fils à maman, certes, mais pas suicidaire. Si il faisait face au professeur Mantis avec cette écharpe cramoisie (et on sait à quel point le rouge ne va pas aux roux), probablement qu'il prendrait cher jusqu'à Noël prochain. Le professeur Emerald essaierait de l'étrangler avec, et Ruber aurait un haussement de sourcils évocateurs.

Non, mieux valait éviter de croiser du monde aujourd'hui ; les serres, son refuge, l'accueilleraient même en ce jour de fête blanc.
En vérité, il n'était jamais vraiment à l'aise le jour de Noël, car sa solitude quotidienne lui collait à la poitrine. Il aurait aimé, en secret caché à lui même, qu'elle le laisse tranquille pour juste quelques heures.

Défiant toutes les lois du bon sens, Heatus Bumblebee l'avait nommé, pour cette année encore, à son grand désespoir, en charge de la décoration de Poudlard. Caesius n'était pas un homme très folichon ; quelques sapins de glace par ci, quelques branches de gui chantantes par là, et l'affaire était dans le sac. Mais ça avait été sans compter sur les fées et les élèves qui, plus malins que lui, avaient ensorcelées ses plantes de mille et une façons.

Sa serre était donc devenue un véritable capharnaüm d'épines et d'effluves de sèves – surtout depuis le sortilège de duplication lancé dans la serre n°1, qui l'avait rendue quasiment impraticable. Voilà à quoi il occuperait la plus grande partie de son après-midi – un tête à tête avec les conifères.

Ça s'annonçait plutôt calme.

Mais Caesius aurait dû le savoir, les choses n'étaient jamais calme à Poudlard, surtout sous la direction de Heatus Bumblebee. Certes, ça aurait pu être pire – il aurait pu répondre au questionnaire de satisfaction des Résidents Permanents et obtenir une drôle de surprise (comme l'année dernière, où il a dit qu'il souhaitait de la paix, et qu'il s'était retrouvé avec un homonyme, je vous laisse trouver par vous même).

Mais aucune surprise n'aurait été à la hauteur de cette qui défroissa son visage tout entier.

Il s'arrêta net lorsque, pénétrant dans ses serres, il aperçut la trentaine de sapins dupliqués alignés au sol comme des dominos. Un masse indéterminée gisait sous l'un deux, laissant dépasser un bras qui s'agitait mollement.

Caesius ne put retenir un rire. Un véritable éclat de rire, qui avait le goût de Noël.
Il ne pouvait jamais résister aux élèves et à leur gamineries.

Le grand désordre qu'avait provoqué cet élève – il distingua du coin de l’œil une vitre brisée des fleurs mécontentes – ne l'embêtait même pas. Il ne se souciait que de son sort ; il dégaina sa baguette et lança, amusé :

« Wingardium Leviosa. »

L'énorme masse vert sapin (en même temps, c'est un sapin), commença à s'élever dans les air. Mais dès qu'elle fut a une trentaine de centimètres du sol, dévoilant des mains bronzées, une cravate de Gryffondor et un visage atrocement familier, elle retomba d'un coup.

Sous le choc, Caesius avait rompu le sortilège.

C'était impossible.

« Pardon ! Désolé. Désolé. Wingardium Leviosa. »

C'était juste impossible.
Le sapin s'anima lentement et se rangea docilement contre le mur vitré. Caesius passa une main sur son visage, comme pour vérifier que le sien, à lui, était bien réel, et que ces boucles brunes, et que cette petite taille, et que ce sourire narquois et ses joues rieuses n'étaient elle, pas réelles.

Son cœur battait dans sa gorge en lui volant ses mots.

« Désolé, répéta-t-il encore une fois, enrayé. »

Ses pompons pendaient lamentablement sur sa poitrine. Gêné par le froid de la serre, il renifla. Une force venue d'ailleurs articula ses lèvres – il était tout bonnement incapable de s'exprimer, de réaliser, ou de comprendre.
Comme d'habitude.

« Qu'est-ce que tu fiches ici ? »

Dit le professeur à son élève – un vouvoiement n'aurait pas été de trop, mais la claque qu'il venait de se prendre le pardonnait.

Caesius avait pour habitude de ne pas recevoir beaucoup de cadeaux pour Noël, et probablement ne s'était-il jamais attendu à en recevoir un comme ça.



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Absynthe Bridgestone
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Jeu 8 Jan - 12:51

Absynthe, sous le sapin, entendit clairement le professeur rire, très fort. Il se demanda s'il se fichait de lui. Et puis il réfléchit, et se dit qu'il se serait sûrement moqué de lui-même s'il s'était trouvé dans sa position. Il devait être tout à fait ridicule. Sûrement que ça le ferait rire aussi dans deux secondes, mais là tout de suite il était encore sous le sapin. Ça n'est pas très agréable d'avoir des petites aiguilles de pin partout, au cas où vous vous poseriez la question. Au moins, il avait été trouvé par le professeur de Botanique, pas celui de potions ou de sortilèges, et il ne semblait pas en colère.
Absynthe sentit l'arbre de Noël se soulever et put dégager complètement ses bras, mais il n'eut pas le temps de dégager grand-chose d'autre en fait. SCHLOUF!

Aïe.

Le sapin venait de lui retomber sur la figure. Le professeur s'excusa et relança un sortilège de lévitation, mais cette fois Absynthe se protégea la tête jusqu'à ce que le sapin soit bien posé à côté de ses copains et pas sur sa face. Les excuses à répétition du professeur Carthaigh le firent sourire, au moins il n'était pas le seul à faire preuve d'une incroyable maladresse aujourd'hui.

Ça va, j'ai rien, dit-il en se dégageant complètement.

Il prit le temps d’épousseter ses vêtements et de secouer ses cheveux, pleines d'aiguilles de sapin. Il renifla. Il avait l'impression de s'être vidé le flacon "senteur pin des Alpes" sur la tête. Pour le reste, ça allait. Sa cravate était froissée mais c'était toujours comme ça, et il avait perdu un gant dans l'opération, rien de très grave. Au moins, il ne s'était rien cassé, ça aurait été bête de passer le jour de Noël à l'infirmerie (quoique), et le professeur avait l'air d'assez bonne humeur.
Enfin ça, c'est ce qu'il croyait.

Qu'est-ce que tu fiches ici ?

Absynthe sursauta au ton du professeur Carthaigh et le dévisagea quelques instants avant de regarder autour de lui pour constater que non, franchement, il n'avait aucune raison d'être de bonne humeur. Il venait de lui bousiller une vitre et trois pots de fleurs - leurs propriétaires étaient dans un état lamentable - on avait dû le sortir de sous un sapin un peu trop affectueux, et en plus ça l'amusait. Son sourire s'effaça.

Je suis désolé, professeur ! J'étais, euh... on faisait une bataille de boules de neige et j'en ai accidentellement lancé sur votre vitre. Je voulais rien casser, je vous jure ! Je vais... je vous promets de tout réparer.

Même si je n'ai aucune idée du type de sortilège qu'il faut utiliser sur des fleurs ou un sapin malmenés. Un reparo, ça suffirait ? Il regarda autour de lui en évaluant encore les dégâts, de plus en plus nerveux et conscient au fur et à mesure que les secondes passaient qu'il s'était mis dans la bombabouse jusqu'au cou. Il s'était trompé, le professeur Carthaigh ne serait pas plus clément parce que c'était le professeur Carthaigh, et il allait le coller le jour de Noël.

Ce qui ne serait pas très cool. Absynthe hésita, les doigts nerveusement enroulés dans ses boucles brunes (senteur pin des Alpes). Il se tourna vers le professeur, qu'il n'osait pour une obscure raison pas regarder dans les yeux. Probablement parce qu'il avait peur d'y voir le fameux regard du "Bradbury en entendra parler, Bridgestone". Il se racla la gorge, tant gêné par la situation que par ce qu'il allait dire.

Vous allez pas me coller, hein ?

NAN C'EST FAUX IL ESSAYAIT PAS DE LE PRENDRE PAR LES SENTIMENTS. Ahem. Comme conscient qu'il n'était pas en mesure de négocier et qu'il allait trop loin, Absynthe regarda ses pieds. Mais pensa très fort "ne me collez pas". Juste au cas où la télépathie existait.
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Caesius Carthaigh
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Dim 11 Jan - 1:25
La stupéfaction le malmenait encore et lui donnait l'air d'un vieillard. Sûrement parce que face à lui, enfin debout sur des deux jambes maladroites, se tenait son meilleur ami comme il l'avait connu autre fois.

Jeune, insouciant, innocent.
C'était peut-être ça qui tranchait le plus.

Caesius ne pouvait décrocher son regard de toute sa silhouette. Ses yeux rebondissaient de sa cravate à ses boucles, de son sourire à son rire, le rouge très discret de ses joues, ses mimiques de gêne, sa nonchalance, la façon qu'il avait de secouer ses mains un peu partout, le manque de fatigue de son visage.

Bon sang. Ce n'était pas possible.
Il se sentait idiot de le répéter, mais c'était tous ce qui raturait ses pensées, là, à demi-penché en avant, les yeux plissés de suspicion comme s'il n'était pas très certain d'avoir découvert une nouvelle espèce de tentacula vénéneuse.

On devait lui jouer un tour.
Ah, forcément – c'était un tour des résidents pour ne pas avoir répondu à leur questionnaire, sûrement une illusion, et quand Caesius trouva cette miraculeuse et bienvenue réponse, il se défroissa. Il replaça ses presque deux mètres vers le haut et dérida son visage tendu.
Et le garçon s'excusait à plate couture.

Caesius devint livide et un peu rouge. Il n'avait jamais voulu paraître aussi, aussi – aussi quoi ? Aussi adulte. Il prenait un souffle de vieillesse dans les côtes.
Ils avaient bien été insouciants, autrefois.

Il avait envie de lui dire qu'il pouvait casser autant de fenêtre qu'il le voudrait, et même piétiner ses plants de mandragores si la folie le prenait, Caesius s'en moquait.
Il était sûr que tout ça n'était pas réel.

« Non. Non. Je vais pas te coller. Je l'ai jamais fait quand j'étais préfet alors pourquoi je le ferai maintenant. »

Il s'était de nouveau penché vers l'avant et tendait un doigt méfiant en direction du front du garçon. Soudain, il le poka.
Oui, Caesius le poka.

Et il devint plus blanc que la neige.
Il s'était attendu à ce que le garçon ne soit qu'un murmure, une image de ses souvenirs, un tour de malice de fantômes un peu trop rancuniers, mais non.
Son doigt avait heurté son grand front brun.
Il était bien réel. Et en plus, il venait de le poker.

Ses yeux s'écarquillèrent grands.

« Comment. Tu. Je ? Enfin. Qu'est-ce que ? Qui ? »

Sa main se porta à sa bouche pour cacher les rougeurs qui fleurissaient sur ses joues. Caesius esquissa un pas effrayé en arrière.

« Mais on est - »

Et s'arrêta net, prêt à percuter l'armada de sapin qu'il n'avait pas envie d'étreindre. Une masse énorme venait de grandir dans sa poitrine et l’oppressait de toute part. Son visage brûlait. Ses pommettes le mordaient. Ses paupières s'agitaient.

Dans la plus grande maladresse de son ridicule, Caesius était sur le point de pleurer.
Il se retint, cachant sa bouche derrière ses longs doigts blancs, pétrifié par un Absynthe d'autrefois qui lui serrait le cœur.

Il suffisait d'une preuve.

« C- Comment tu t'appelles ? »



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Absynthe Bridgestone
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Dim 11 Jan - 2:56

Absynthe ne s'attendait pas à provoquer un tel bazar. Il n'avait fait que rater son lancé de boule de neige. Monsieur Carthaigh était un des professeurs les plus sympas de Poudlard, il ne méritait pas qu'il déboule dans sa serre et détruise ses décorations de Noël. D'abord la vitre, ensuite les pots de fleurs et le sapin, et puis sa chute lamentable... et maintenant la réaction du professeur qui semblait sur le point de le coller. Tout ça s'était enchaîné beaucoup trop vite.
C'était sûrement ce qu'on appelait l'effet boule de neige, se dit Absynthe. Il en aurait souri s'il n'était pas aussi gêné d'énerver comme ça son enseignant. Parce qu'il était forcément énervé, non ? Absynthe n'arrêtait pas de regarder ailleurs en parlant pour éviter son regard où, il en était certain, il lirait de la colère et de la déception. Le professeur Carthaigh faisait partie de ces adultes que vous ne vouliez pas décevoir.

Il lui affirma, cependant, qu'il n'allait pas lui donner de retenue. Absynthe leva vers lui un regard surpris, voire effaré, parce que le reste ne faisait pas grand sens dans sa tête.

Euh ?

Il fut instantanément coupé par le professeur Carthaigh qui... qui le pokait. Là, comme ça, sur le front. Sans prévenir ni rien. Absynthe se figea et fixa son enseignant avec des yeux comme les soucoupes qu'on mettait sous les tasses en classe de divination. La suite fut encore plus délirante.

Professeur, ça va ?

Il n'avait pas l'air bien du tout. Absynthe se dit qu'il devait avoir fait une grosse bêtise. Ces sapins avaient-ils tant d'importance à ses yeux ? Ou c'était les pots de fleurs ? Merliiiin dans quel pétrin s'était-il encore fourré ? Le professeur de Botanique était passé de tout pâle à tout rouge et le crescendo des pensées d'Absynthe atteignit le stade où il imagina qu'il faisait un malaise et qu'il allait s'effondrer devant lui et que lui, Absynthe, ne saurait pas comment réagir. Il ne savait pas pourquoi mais il avait très clairement cette scène en tête, comme s'il l'avait déjà vécue.

Il allait lui proposer de s'asseoir quand il fit quelque chose qui les acheva définitivement, lui et ses théories stupides : il lui demanda son nom. Absynthe ouvrit plusieurs fois la bouche, sans comprendre. Ses yeux osèrent enfin le regarder en face et se posèrent sur sa main, sur ses yeux bleus. Il eut un pincement au cœur.

Je...

Son visage se décomposait lentement, alors qu'il comprenait, peut-être, où le professeur voulait en venir. C'est parce qu'il séchait les cours, c'est ça ? Il avait dû rater ses cours ou s'endormir ou rendre des devoirs tellement pathétique que le professeur Carthaigh ignorait jusqu'à son existence et ne comprenait pas ce que cet individu de Gryffondor non identifié fichait dans sa serre, venait bousiller ses affaires et pourrir son Noël. La gorge d'Absynthe se noua et le rouge de la honte lui mangea les joues. C'était le moment de prouver qu'il avait sa place dans sa maison. Être un brave petit Gryffon courageux et assumer ses actes.

Absynthe Bridgestone, monsieur. Désolé de vous avoir causé autant d'ennuis.

Au moins eut-il le cran de soutenir son regard en parlant, ce qui était la moindre des choses, mais étonnamment difficile en cet instant. Il était prêt à ajouter "ok vous pouvez me coller pour le jour de Noël", mais ce serait un peu trop théâtral. Le moral dans les chaussettes, il baissa le nez pour contempler une dernière fois les dégâts autour de lui. Pas brillant, Bridgestone. Il remonta sa manches et se baissa sur les pots éclatés au sol :

Je- je vais réparer tout ça, je... hum.

Tais-toi, tu en as assez fait. Il récupéra prudemment les morceaux de terre cuite éparpillés autour de lui, en faisant bien attention de ne pas se couper.
Paye ta journée de Noël.
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