Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Les rires salés — Tybalt ♥

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James P. Elton
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Lun 6 Avr - 17:38

« Et il le connaissait, James — le chemin vers son pire cauchemar. Sans doute était-ce un peu marrant de tourner le tout de cette manière ; mais aux yeux du garçon, il y avait cette douleur lui enserrant poitrine et lui faisant serrer les poings lorsqu’il s’avançait vers la chambre quarante-neuf du quatrième étage de St.Mangouste. Sa blouse verte se balançait derrière lui dans un froissement quasi sans écho alors qu’il montait les escaliers un par un — ne prenant la peine d’user de ces méthodes farfelues vous permettant de faire un bond de trois étages d’un coup d’un seul. Il fallait toujours prendre son temps, lorsqu’on rendait visite à Tybalt Burgess. Après tout, lui-même en avait plein. Et si peu. Mais tout paraissait si long, du moindre instant à l’interminable heure de silence — lorsqu’on était réduit à l’immobilisme.

Enfin.

Plaquette contenant les données médicales des derniers jours vis à vis de son patient préféré dans sa main, Elton fit coulisser la porte d’un geste vif ; le regard vivant : « Monsieur Burgess ! » Et il ne pouvait le prendre au sérieux, dans ces moments-ci. L’humour était le recours ultime contre le morbide et la macération, disait-on. S’avançant plus profondément dans la chambre du blessé, James ne put s’empêcher de se sentir happé par un tsunami d’émotions et de réflexions.
— C’était toujours ainsi, incessant.

Certains auraient qualifié ça d’invivable ; le brun lui trouvait ça normal. Il avait connu le blond dans les couloirs de Poudlard, alors qu’il n’était lui-même qu’un gamin aux yeux grands ouverts d’émerveillement. Nombreuses avaient été les fois ou il s’était perdu avant de butter dans son ainé et ses sourires diffus d’attention — avaient également été les jours ou le gamin au détour d’un couloir s’était enfoncé dans corps étranger ; alors si grand. Tybalt. L’écart d’âge était cependant trop grand, et à peine le rouge était apparu dans sa vie que déjà il avait disparu. Dissipé.

Et il était là, à présent ; à regarder un homme s’effacer. Comment en es-tu arrivé là ? Il y avait de la tristesse, mais aussi ce détachement particulier qu’il ne pouvait trop repousser. C’était ancré en lui depuis si longtemps, à présent — Tybalt continuait à le voir comme un enfant, mais lui n’avait plus cette vision du monde. Plus cette vision des choses.

C’était lui ; maintenant, le jeune.
Je t’ai rattrapé depuis longtemps, Tyb, tu le sais ça ? Non. Il ne savait pas. Car cet homme avait toujours eu le cœur trop grand, et maintenant qu’il était rivé au lit ; tant bien même des pans de fierté persistaient, il conservait une naïveté sans borne. A ne pas même se rendre compte des sentiments flagrants de Sidonie à son égard. Peut-être était-il tombé trop bas ? Peut-être était-il entré dans une phase de régression ? James ne savait pas — James savait mais ne voulait pas y penser. Il ne pouvait juste pas s’en empêcher.

« Comment tu vas, aujourd’hui ? » Rôle de guérisseur avant rôle d’ami — le blond le considérait-il seulement comme proche ? Ne le voyait-il pas comme simple poussin ? A s’imaginer qu’il était pur et innocent ? Sourire immaculé — James était bon dans tous les rôles, surtout ceux en lesquels il croyait avec ardeur. Foutaise. Il avait juste envie de prendre Burgess et de le secouer comme un prunier. Ou pas — ça dépendait. Des jours, de son humeur. Son quota de sommeil. Enfin.

Enfin.

Mot éternel — celui pavant son esprit comme sa vie. Celui pavant les lèvres de ses sœurs, les lèvres de tous ceux le regardant. Enfin James ; tu es arrivé à une position stable. Soupir. Enfin James ; tu — Ne comprendraient-ils jamais ? Dans ces instants l’ancien serdaigle ne savait trop quoi faire. Son corps hésitant entre fureur intense et tristesse gluante — pleurer des rivières tout en balançant des tables. Pourquoi pas. Au final il n’était qu’un gars blasé et trop bavard sur les quatre-vingt-dix pourcents de son temps. Comment tu vas ? Il détestait cette question — surtout quand il s’agissait de ce patient. Il savait déjà la réponse qu’il allait recevoir ; s’imaginait même un innocent et avenant et toi ?

Moi ça me fait mal de te voir dire que tu vas bien, Tybalt.
Moi ça me fait mal que tu me voies ainsi ; Tybalt.
Tyb.
Burgess — tout ce qu’il voulait. La pierre aussi, pourquoi pas.

James ne voulait qu’une chose, que le dos parfois si lointain de l’ancien auror arrête de se rapprocher. Il voulait arrêter de voir leur distance s’amoindrir — car lui vieillissait et car l’autre ne bougeait plus. Car lui avait déjà passé six années en trois ; et qu’il continuait. Car lui ne voulait cesser d’exister. Car si il voulait s’emparer du dos de son senpai ; alors il voulait le faire en tant qu’ami.
Pas en simple personne ayant finalement rattrapé une autre. En question de vécu. Du reste. Il ne savait pas trop — n’osait même pas y penser.
Il se l’était promis — promis plus que quiconque en ce monde. En tant que guérisseur mais aussi en tant qu’émerveillé et embassadeur des merveilles. Il soignerait Tybalt Burgess. Il trouverait un remède à cette connerie lui bouffant peu à peu non juste son corps mais sa vie tout entière.

Car plus les plaques s’étendaient ; plus Tybalt s’effaçait.

Sourire biaisé ; gestes de taille. « Je me disais que tu manquais un peu de compagnie en ce moment. Que puis-je faire pour toi ? » En médecin. En ami.

Pas en tant que simple poussin.
Dis-moi.
James était un homme heureux — il n’était pas faux jeu.
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Tybalt Burgess
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Sam 11 Avr - 18:55
Toutes les journées se déroulaient de la même manière.

C'était peut-être le cas depuis bien longtemps, mais Tybalt ne s'en serait probablement jamais rendu compte dans une vie normale ; il aurait pu faire les choses tout seul, le temps serait passé sans qu'il se rende compte de chaque minute comme si chaque grain de sable du sablier produisait un petit bruit en tombant. Il attendait que Sidonie ait terminé ses tâches, que Mercutio arrive pour sa visite quotidienne, que James trouve un moment pour passer le voir, que Gillian trouve une autre potentielle solution, juste quelqu'un. Il n'était plus grand chose sans quelqu'un à ses côté, après tout ; c'était mieux comme ça.

Lorsque la porte s'était ouverte brusquement, il n'avait même pas sursauté. L'endroit était un vrai moulin, après tout ; plus aucune intimité, depuis bien longtemps. Il s'était contenté de sourire en tournant la tête, et d'essayer de se redresser dans son lit. Essayer. Il était étalé depuis si longtemps à regarder le plafond qu'il ne s'était pas rendu compte que le sortilège rendant sa jambe facilement déplaçable avait lâché. Il ne put que s'asseoir sur place, sans pouvoir s'adosser aux coussins.

Il passa une main sur sa nuque, plus gêné d'avoir de la visite quand il pouvait encore moins que d'habitude faire semblant d'être normal.

- Héé... Bonjour ?

La salutation était hésitante, puisqu'il réfléchissait, et il avait l'air de s'éveiller après une longue sieste. S'il se contorsionnait un peu pour attraper sa baguette magique sur la table de nuit, il pourrait relancer son sort tout seul, en espérant très fort ne pas le rater, plutôt que de demander. Tybalt détestait admettre qu'il avait besoin d'aide, mais il était difficile de déterminer si c'était une fierté mal placée ou la répugnance à l'idée de déranger quelqu'un. Il regarda sa baguette en coin ; presque aussi blanche que le meuble, et tout aussi inatteignable de là où il était. En plus de ne rien dire, il ne ferait rien.

James n'avait encore rien remarqué, mais ça ne saurait tarder, ce garçon était beaucoup trop attentif. En attendant, Tybalt se contentait d'espérer vainement qu'il le laisserait tranquille. Qu'il serait capable d'être juste là comme un ami, de ne se comporter ni comme un médecin ni comme si Tybalt était son arrière-grand-père handicapé. Ce n'était pas tellement qu'il ne voulait pas d'aide, à proprement parler ; il voulait juste entretenir l'illusion que tout était normal. Son frère en avait tant besoin que c'était un réflexe, absolument inutile mais irrépressible.

C'était un peu brutal, dans le fond. James entrait toujours là comme une tornade, si plein de détermination qu'il emplissait l'espace à lui tout seul. Tybalt était juste un élément du décor, à côté de tant de vie. C'était peut-être pour ça que les questions simples le dépassaient un peu.

- Rien de très neuf, je vais bien.

Encore un réflexe acquis au fil des années. Tybalt allait toujours bien. Déjà avant d'être malade, il allait bien, son frère s'était toujours parfaitement occupé de lui, et il était hors de question de l'inquiéter pour des états d'âme futiles. A présent... Il n'avait même plus d'états d'âme. Il n'avait pas peur, pas mal. Les émotions violentes s'étaient éteintes soit d'elles-mêmes, soit étouffées par le peu d'espoir de jamais les voir réapparaître. Tybalt souriait.

- Il fait calme en ce moment. Mercutio arrive en soirée mais les journées sont un peu vides.

Sa voix était sans doute trop posée, son expression trop douce.

- Je suis content de te voir.

Il n'y avait rien de plus vrai, malgré toutes ses réticences devant la blouse blanche. Il aurait bien mieux aimé que James soit là en civil, mais il ne pouvait pas non plus nier être un cas intéressant. Sans doute la curiosité scientifique était-elle trop forte pour être laissée de côté.

Tybalt haussa les épaules.

- J'ai besoin de rien. Tu veux m'examiner ? Je pense que rien n'a changé depuis la dernière fois, mais bon. Comment tu vas, toi ?

C'était après tout le plus important. Les soins médicaux, ce n'était pas vraiment pour que Tybalt se sente mieux, puisqu'il allait bien. C'était pour la curiosité des médecins, ou ultimement pour qu'il guérisse et que ça rende le sourire à Mercutio. Jamais pour lui-même.

Tybalt en venait parfois à se demander pourquoi on lui demandait comment il allait. Les autres avaient bien plus de choses à raconter. Il préférait écouter.
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James P. Elton
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Dim 12 Avr - 20:15
« Il y eut un sourire un peu distrait, quoique tout de même avenant — un mouvement de poignet à peine perceptible et un sort jeté par le biais de divers informulés. James n’aimait pas appuyer où Tybalt avait mal — alors il tâchait de faire mine basse, de ne pas se faire remarquer. Un peu comme le blond, qui se tenait là comme un roc ; à prétendre que tout allait bien alors que son sortilège d’allègement était parti en l’air. Chacun se rendait compte de l’action de l’autre, chacun savait que son comparse remarquerait. Mais ils continuaient leur comédie ; leur petit jeu et simples attentions.

Ca m’agace, Tybalt, de te voir ainsi.
De te voir te taire, de te voir t’effacer dans tes effusions — tes égoïstes comme tes plus tendres.
Comment dissocier la fierté de l’envie de ne rien déranger ? Ni rien ni personne. Moi j’ai envie de te voir te secouer, Tyb.

Il y eut un énième sourire, un hochement de tête — je t’entends, je t’écoute. Et il n’y avait que Burgess pour voir en lui un médecin juste à cause d’une simple blouse. Ne pouvait-on pas jouer double rôle ? Lui-même jouait déjà une double vie. « Peut-être le calme avant la tempête ? » Œil blagueur pour moue amusée, presque secrète — les blagues d’Elton et son ton humoristique avaient toujours été un peu à part. L’humour qui tue. « Enfin ! Je viendrai plus souvent, si tu veux. En bourrasques certes, mais ce sera toujours ça. » Histoire de paver ta vie de couleurs, histoire de te brusquer un peu — histoire de réussir à te faire sursauter.

Tybalt ressentait-il encore quelque chose ?
Autre chose que de la passibilité. Que de le l’habitude. Autre chose que du gris foutu sous projecteurs pour qu’il ressorte plus blanchi. Plus neuf et brillant. En état.
— Foutaises.
« Tu n’as jamais besoin de rien. » Petit rire amusé alors qu’il se penchait sur son ainé, sa plaquette voletant en l’air à côté de lui — il avait toujours tendance à la lâcher en plein vol ou à la poser sur un chevet sans réaliser qu’il le loupait entièrement. Alors un de ses amis un peu attendri avait fini par coller un sort de lévitation automatique assez élaboré sur le machin. Amen. A peine si James s’en était rendu compte, d’ailleurs — il s’était sans doute dit qu’un truc extraordinaire se passait, qu’un sort assez magnifique planait autour de lui ; et avait zappé.
James était un guérisseur tête en l’air, quand il s’agissait de sa propre personne.
— James était peu attentif à ses problèmes. Il les vivait, les sentait ; les voyaient se tordre et le mordre — mais ne réagissait jamais vraiment.
Son attention était fixée vers autre chose, compreniez-vous.

La vie. Les gens — ses patients. Ses passions.
Le savoir.

Et il avait mal, actuellement — vraiment. Une de ces douleurs vous pourrissant le foie et vous donnant envie de crier tout en pleurant. Une de ces colères impuissantes vous clouant au sol et amenuisant vos forces. Moue impassible alors qu’il s'abaissait sur l’homme blanc — sur l’homme effacé ; l’homme se tournant en pierre. En quelque chose et non plus quelqu’un.
Où t’envoles-tu, Tyb ? Et il n’en savait rien, James — savait sans doute et y pensait toujours très fort et très bien. Mais il essayait de ne rien voir, se persuadait qu’il ne savait pas. Et se retrouvait noyé par ses songes et pensées. Comme d’habitude. A force il s’en fichait — à force il s’y était fait. Ses émotions se décuplaient puis s’enfouissaient. Au final, avait-il vraiment mal de voir Burgess comme ça ? Il ne savait pas trop, voulait juste lui redonner un brin de couleur pour son ego à lui ; pour ses propres envies et désirs que trop égoïstes. Il était sans doute le plus malsain des deux, le plus rancunier ; aussi — le plus silencieux.

James n’était pas si triste.
Il avait juste un peu mal — était juste en colère. Des fois, de temps à autre — selon ses jours et ses humeurs. Un sortilège médical fusa dans le silence, permettant au brun de scanner rapidement la condition du blond. Rien de trop nouveau — juste des membres amorphes pour une âme se vidant peu à peu. Claquement de mains alors qu’il se redressait; empoignant sa fichette et un stylo avant se s’écrouler dans un fauteuil qui se rapprocha avec classe et urgence du lit pour ne pas manquer les fesses de son soudain invité. Plop. « Ca a l’air d’aller, oui. Tant que les fous ne te tripotent pas trop, rien ne change trop. Tout fiche toujours le camp quand ces pauvres tarés décident de tester des machins qui sont plus pour leur propre intérêt que pour ton propre bien. » Soupir agacé, main se passant sur le visage puis dans les cheveux ; mine un peu fatiguée. Il n’était pas si tard, pourtant. « Et moi euh. Moi ça va j’imagine. J’aimerais bien te faire sortir d’ici. Genre en ville. Mais je pense qu’on me tuerait si je tentais quoique ce soit. Mais je garde espoir — enfin bon, ton frère aussi m’assassinerait presto. » Rire succin pour regard un peu ailleurs.

De quoi discutaient-ils ?
De tellement rien.
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Tybalt Burgess
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Mer 29 Avr - 22:34
Tybalt souriait, un peu plus largement aux traits d'humour, sans jamais vraiment en rire ; à croire qu'il ne savait plus comment faire, comment rompre complètement le calme qui l'entourait. Il lui semblait parfois que les autres étaient un peu loin même quand ils se trouvaient juste à côté de lui, sans doute dans une distance qu'il définissait lui-même sans s'en rendre compte.

Il aurait bien aimé que ce soit la tempête, mais aussi de pouvoir la provoquer lui-même. Il était bien loin, le temps où lui-même pouvait débarquer à Sainte Mangouste en coup de vent, pour faire soigner une simple blessure en plaisantant avec les guérisseurs ; le temps avait érodé son humour, comme un peu tout le reste. Il le ressentait encore, mais comment l'exprimer ? On ne riait pas beaucoup avec Mercutio. Ou plutôt, il n'osait plus rompre le silence, de quelque manière que ce soit.

- Si tu n'as pas le temps, ce n'est pas très grave, tu sais.

Il pouvait lui sembler parfois que personne n'avait le temps, mais c'était probablement parce que lui était figé. S'il avait vécu au rythme du monde, il aurait sans doute eu une autre perception des minutes et des secondes, qui semblaient s'éterniser ; il aurait dû arrêter de regarder les aiguilles de l'horloge comme on regarde les gouttes d'eau condensées menacer de tomber.

Était-ce de l'ennui, ou une attente trop longue avant qu'il se passe quelque chose, en bien comme en mal ? Il n'était pas forcément nécessaire de savoir, tout le monde à part lui avait probablement déjà un point de vue sur la question, comme pour tout ce qui le concernait, et ça ne le dérangeait pas. Les gens pouvaient bien penser et faire ce qu'ils voulaient, tant qu'ils utilisaient leur énergie à vivre plutôt qu'à s'occuper de lui. Personne ne comprenait qu'il n'en avait pas besoin ; si on lui avait demandé son avis, il aurait préféré mille fois que tout le monde fasse comme si de rien n'était.

Belle utopie.

James était son ami, mais il ne pouvait pas cacher son agacement, personne ne faisait semblant de rien comme Tybalt lui-même, parce qu'il était impossible de ne pas remarquer les mouvements anormaux, tordus, même sans voir les plaques grises cachées sous ses vêtements informes. Il aurait pu être normal s'il n'avait pas été assis dans un lit, à mourir de chaud dans l'atmosphère asphyxiante d'un hôpital qui ne saurait accepter que ses malades prennent froid. Tybalt faisait corps avec son contexte, jusque dans l'odeur qu'il dégageait, élément fixe d'un décor asceptisé.

- Au moins ils pourront peut-être en tirer des conclusions, pour si jamais ça se reproduit.

Il n'était pas amer ; c'était normal. Il voulait bien servir de cobaye plutôt que d'être réellement soigné, si ça pouvait sauver la vie de quelqu'un d'autre par après. Il souriait, paisible, comme s'il annonçait qu'il y aurait du soleil le lendemain. C'était un peu ça, d'ailleurs, une manière positive d'envisager un futur où les nuages avaient pourtant l'air bien gris.

Il eut un minuscule éclat de rire, comme en sourdine.

- Sans vouloir te vexer, je suis pas sûr que ça serve à grand chose.

C'était le même discours à chaque fois que quelqu'un ramenait ce sujet. Tybalt ne pouvait pas se blesser, sous peine de voir le problème s'agrandir encore, et ça incluait n'importe quel type de blessure s'il n'avait pas de chance. On le laissait à peine s'habiller tout seul malgré des protestations de plus en plus faibles ; que ferait-il à l'extérieur, si ce n'était causer du stress supplémentaire au malheureux qui aurait sa charge ? Tybalt ne voulait pas être un poids, et c'était déjà un peu raté.

- Mais oui, Mercutio risque de ne pas apprécier. Les choses se passent bien, à ta boutique ?

Changer de sujet, c'était mieux. Mercutio était protecteur, un peu trop, c'était de notoriété publique pour ceux qui prenaient encore le temps de venir voir Tybalt. Personne n'avait envie d'affronter sa colère, et c'était un peu dommage. Parfois, Tybalt se demandait si c'était bien qu'il soit encore là, si ça n'aurait pas été plus simple d'arracher le sparadrap d'un seul coup, pour son frère. C'était le plus difficile, au final. Il ne se sentait pas mal, il n'avait pas mal, sauf lorsqu'il voyait, ô ironie, Mercutio se transformer en statue silencieuse. Il ne voulait pas en parler.


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James P. Elton
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Sam 16 Mai - 15:42
« Il y avait une routine dans leur discussion faisant un peu mal, un petit quelque chose disant qu’il n’y avait rien de normal. L’habituel était aux yeux des gens souvent paisible — James n’avait jamais été de cet avis. Il l’avait bien compris, lorsqu’il avait entamé sa formation d’auror et de guérisseur. Certains passaient leur temps à poursuivre d’autres, une baguette à la main — d’autres étaient là, à courir dans les couloirs avant de disparaître d’un craquement sourd vers une chambre, histoire d’arriver à temps.

Et c’était leur routine, ouais — leur train-train quotidien. Etait-ce vraiment calme ? Et toi, ton habituel, il est comment ; Tyb ? Il y avait eu un petit regard en biais, un sourire attentif aux paroles de son aîné. Y avait-il vraiment besoin de poser la question ? Chaque minute durant le blond restait là, figé dans son immobilisme — il lui rappelait un peu ses parents, qui lorsqu’il était petit passait leur temps libre à lire ; installés dans un sofa ou sur une chaise, à ne plus bouger ni rien faire d’autre que respirer et tourner les pages lorsque cela devenait nécessaire.  

« Pourquoi ça ne servirait pas à grand chose ? » Et ça le révoltait un peu, de le voir si mou et si peu quelqu’un — Burgess était un homme, n’était-il pas ? Un sorcier ! Alors pourquoi restait-il là ? Paisible et rien du tout, à attendre que tout s’arrête ; à attendre que l’on vienne à lui sans pour autant espérer quoique ce soit ?
Où sont passés tes désirs et tes colères, Tyb ? Et ça lui donnait tant envie de cirer, à l’Elton. Qu’y pouvait-il, après tout ? Pas grand chose, il ne pouvait qu’essayer de ranimer son ami avant qu’il ne soit trop tard. « Il est question de tes envies ! De vivre un peu, bon sang ! » Il y avait eu un sourire dans ses propos, une moue soudainement un peu illuminée — sans doute un peu gamine, aussi.

Après tout James était un homme heureux — paisible mais heureux. Sans doute réalisait-il lui même ses erreurs passées, sans doute avait-il lui aussi de nombreux regrets. Sans doute avait-il très mal, aussi. D’une de ces douleurs ne pouvant être réduite à néant d’un coup de magie. « Moi ça me plairait bien de t’emmener faire un tour en ville. Ou même de partir ailleurs, tu sais. Juste transplaner et t’emmener quelque part — un quelque part joli, aussi. »  Il y tenait vraiment, le reste n’était que des excuses futiles que Tybalt reprenait et usait en armes imparables.

A croire qu’il s’amusait à ériger des murs, de peur de déranger. Etait-ce un souci de fierté ? « Et puis, affronter le deuxième ne serait pas vraiment une épreuve en soi. » Quand on savait à quel point le cadet était devenu pire. Immuable — totalement impossible à convaincre.  

De bouger. D’exister — de vivre et respirer.
A quand les rires en éclats ? N’y avait-il que la guérison capable de le faire pleurer ?
Des fois James avait cette envie un peu pourrie de faire s’arracher quelques larmes au rouge. Histoire de voir, ouais — si il pouvait encore tressauter. Il ne sursautait même plus lorsqu’on balançait sa porte, à l’entrée. « Ca te tenterait pas ? »

Car pourquoi ? Pourquoi basculer sur sa petit vie à lui, sur ses ventes quasi inexistantes à ces périodes ? Il avait envie d’exprimer ses envies et de faire ressortir celle de son ainé. Quel était le mal ? « Tu sais y’aurait peut-être des sortilèges modifiant l’air autour de toi pouvant te faire te lever et marcher. Ca semble super compliqué, tu sais bien comment réagi ton corps dès qu’on y introduit de la magie m’enfin. » Et il avait toujours adorer trafiquer des sorts, le brun — alors pourquoi pas maintenant ? Après toutes ces années ?

Voir Tybalt en cet instant était comme remuer une alarme dans son cerveau — il réalisait à quel point il était temps de se remettre à vivre et exister — à chercher. Il était heure de faire de vraies nuits blanches, pas celles passer à surveiller les couloirs de St.Mangouste, non ; mais à s’atomiser la cervelle à la recherche de quelque chose.
Il était temps qu’il trouve un truc, oui ; pour sauver le pauvre gars en face de lui.

Même pour un court instant — même pour juste un pas.
Pour le sauver de sa transformation en être abtrait, en quelque chose plutôt que quelqu’un.

Il était temps, oui — il parlerait du reste plus tard.
Ne restait-il pas médecin ? Et — juste.
Lui-même ? « We are magic. »

L’idée l’avait fait rire. Almost fantastic.
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Tybalt Burgess
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Jeu 28 Mai - 18:34
James insistait encore, et Tybalt était un peu perdu devant cette émotion qui s'imposait à lui. Il ne comprenait pas, sans doute. Il avait pourtant été clair plusieurs fois, mais personne ne semblait vouloir laisser les choses se faire. Sauf Mercutio, en somme, qui avait apparemment décidé de décliner avec lui, et ce n'était pas une bonne idée non plus. Pourquoi est-ce qu'on ne pouvait pas simplement venir le voir pour lui raconter sa journée ? Il ne demandait rien de plus. Il avait arrêté de se battre parce que l'espoir était plus douloureux, ça faisait trop longtemps. Il fallait arrêter de réveiller tout ça, et il fallait que les autres arrêtent de décider à sa place ce qu'il devait ressentir.

Il avait laissé James parler, avec une patience apparente, déballer son argumentaire. Le même que Tybalt entendait toujours, plus ou moins virulent, plus ou moins rempli d'un espoir déplacé. Et James était agaçant, terriblement agaçant.

Il ressemblait sans doute à un vieillard, dans son comportement, à ne pas vouloir. A ne rien vouloir, en fait. Ses rares emportements étaient ceux de la vieillesse également, un réflexe pour refuser l'aide et les apitoiements.

Il eut un profond soupir.

- Si tu y tiens, on ira.

Tybalt s'en fichait. Ou s'en fichait-il ? D'un geste nerveux, il ramena ses cheveux bien trop longs en arrière. Est-ce qu'il devait dire la vérité ?

- Si tu y tiens vraiment.

James était son ami.

- Mais pourquoi tu veux que ça me tente ?

Et il avait l'impression que son estomac se dénouait pour se retordre, dans une émotion qui revenait de quelque part loin, autre chose qu'un agacement temporaire devant des considérations pratiques.

- Je ne marcherai plus jamais.

Sentence, évidence. Un peu trop radicale sans doute, assénée avec un peu trop de conviction, parce que le contraire était aussi effrayant, peut-être plus. Et s'il remarchait un jour, qu'est-ce qu'il ferait de sa vie, après s'être enfoncé dans ce vide ? Mieux valait ne pas y penser, ne rien réveiller. Son ton se faisait brusque, pas tout à fait colérique mais presque.

- La magie n'y changera rien, ce ne serait pas moi, c'est comme si tu voulais me renvoyer dans cette stupide chaise. J'en ai marre d'être dépendant, et ce serait encore pire là-dedans.

Il fit un geste presque rageur vers la fenêtre. Là-dedans. Pas dehors. Un lapsus révélateur. Tybalt n'était pas enfermé, il était à l'extérieur du monde, quelque part en attente qu'il en soit rejeté totalement.

- Tu ne vas pas passer ta vie à t'occuper de moi, à t'inquiéter pour moi. Ça, c'est pas une vie. Moi j'en ai déjà plus, de toutes façons. Et puis...

Il soupira encore, appuyant son front sur sa main comme s'il était épuisé. C'était peut-être le cas, il n'avait plus l'habitude de s'énerver. Et pourtant, c'était encore trop doux ; il se sentait à moitié assommé, comme si l'explication avait drainé son énergie.

- Laisse tomber.

Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse, de vivre?

Il ne l'avait pas dit, mais c'était la finalité du raisonnement. Qu'est-ce qu'il voulait ? Relancer la mécanique, tout ça pour qu'elle s'arrête violemment juste un peu plus loin, courir les derniers mètres avant de trébucher définitivement ? Très bonne blague. Tybalt en était à se demander s'il ne valait mieux pas juste disparaître pour causer moins de souci à tous ceux qui s'en préoccupaient.
Il ne voulait pas reprendre consistance.


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James P. Elton
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Ven 5 Juin - 16:16
« Il y avait eu un silence de plomb — il y avait eu cette moue totalement neutre face aux agitations soudaines de Burgess. Aussi n’avait-il trop su quoi faire, James — aussi avait-il voulu se mettre à hurler en chœur avec les propos violents de son ami. Aussi n’était-il pas si patient, James ; aussi l’était-il un peu, mais pas indéfiniment. Aussi avait-il un cœur, compreniez-vous ; des émotions qui ne se maitrisaient pas très bien.

Car il en avait marre — de toujours être là, d’écouter et de sourire. Car il voulait vivre, car il voulait faire quelque chose de bien. « Et alors ? » Sa voix avait été un peu plus forte qu’il ne l’avait voulu, comme ces larmes qui en lui s’agitaient sans qu’il sache trop quoi faire. Vingt-six ans, enfin pas vraiment mais — déjà si vieux et pourtant si jeune. Il n’arrivait pas à se maitriser, sa vie semblait alors si rien ; face à ce blanc et ce fouillis débordant dans son esprit.

Et il avait gardé chaque mouvement de Tybalt en tête — ce geste un peu rageur vers la fenêtre, celui plus fatigué ; menant paume à front. « Et alors ? Ca fait quoi que tu puisses plus marcher par toi même hein ? » Et il le savait, et ça le tuait de se faire du mal à balancer ça — et ça l’atomisait de savoir qu’il allait sans doute aussi faire mal à son patient. Son petit bout de rien ; son grand bout de tout. « Ca fait quoi d’être dépendant, hein ? » Un putain fâché avait failli violer ses lèvres ; « Tu restes toi-même quoi qu’il se passe Tyb ! Si tu peux avoir la sensation de marcher grâce à la magie alors merde ! C’est déjà ça ! » Il y avait eu un regard sur le côté, aussi ; en dérivé.

« Et puis il ne s’agit pas de nous. » Pas de Sidonie et pas de lui ; ni même de l’ainé un peu usé qu’était Mercutio. « Il s’agit de toi — et. Bien sur que je comprends mais. » Mais il n’était pas d’accord, et ça le révoltait ; il se sentait écrasé par l’impuissance, celle lourde et acide — celle liée à Tybalt. Au blond qui refusait d’entendre, en quelque sorte — qui ne voyait quasi plus rien, et qui s’enchainait à ses propres songes. « Pourquoi ça ne te tenterait plus, de vivre ? »

Qu’on soit figé au sol, quasi agonisant — qu’on soit dépendant ou — « Tu es aimé — et on sait tous que ça peut mal se finir. Comme on sait aussi qu’il est possible que tu restes comme ça jusqu’à tes cent cinquante ans ; hein. Ou que tout s’achève, qu’on trouve un truc pour te guérir et que fiou, tout s’envole ; d’un coup, toi également — ailleurs. » Petit soupir, car il se sentait fébrile ; car s’agiter ainsi d’un coup l’épuisait. Car il ne savait pas formuler ses propos, car il s’était trop précipité : « En quoi c’est mal d’espérer ? En quoi c’est mal de vivre au maximum, en quoi c’est mal de profiter ? » En quoi c’est mal de se montrer égoïste ? Lui-même l’était un peu, avait même développé des petits bouts de rancune, des petits quelques choses un peu néfaste. Mais c’était normal — car on avait tous mal, ouais. Car y’avait toujours quelque chose pour nous entacher rien qu’un peu. Alors il fallait s’y faire, apprendre à ne pas se laisser aller au mal, tout simplement.

« Ca ne me dérangerait pas de passer ma vie à m’occuper de toi — et d’ailleurs, au final ; tu ne peux plus comprendre. » Aussi s’était-il levé, d’un coup ; presque violement. Aussi avait-il hésité, là ; tout proche du lit de son ami — de son cadavre. Le truc à moitié mort devant lui ; avec un corps bientôt tourné en pierre, ouais. Le machin qui se tuait lui-même plus le temps passait. « Tu te suicides, Tybalt, et tu ne t’en rends même pas compte. »

Alors il l’avait fait, comme un gamin ; presque soudainement. Avait empoigné si fort son comparse que ses doigts avaient blanchi — aussi y avait-il eu un mouvement puissant faisant crier le dos du brun. Et il l’avait soulevé, James — il avait soulevé la chose au cœur à moitié battant comme certains princes soulevait leur princesse. Il avait le teint rouge écarlate, mais il avait tenu bon — car il avait bien fait, ouais, de lancer un sort d’allègement à son arrivée, hein. Comme quoi, le destin ; on n’y pouvait rien.  

Trois enjambées immenses s’étaient faites, la porte avait coulissé d’un coup de pied expert et un craquement avait retenti dans le couloir à moitié vide du quatrième étage.
Comment vouliez-vous qu’il y ait du monde à cet endroit, après tout ?
Eux-mêmes n’étaient plus là ; car James l’avait décidé ainsi, oubliant ses fonctions et se focalisant sur d’autres priorités. Il n’avait jamais été de ceux se pliant à l’ordre éternellement, compreniez-vous. Alors il était sorti de la chambre pour éviter tout déclanchement d’alarme, et avait transplané.

Tout simplement.

Avait-il eu un autre choix ? Le bonheur n’était pas de ces choses arrivant par hasard, la joie ne vous tombait pas sur le coin du nez alors que vous agonisiez sur un lit drapé de blanc, non. Le bonheur était constitué de choix ; et si Tybalt ne pouvait plus les faire ; Elton tenterait de les faire, oui. Pour eux, pour deux.

Leur corps était soudainement réapparu en ville, dans le bruit et le tumulte. Pas bon. Et il s’en voulait de ne pas avoir obtenu une baguette dépassant les trente centimètres ; car il aurait sans doute pu tout faire d’un coup — comme ce nouvel interne un peu paumé qui faisait tout exploser tant il avait de la magie en lui.
Un grognement plus tard et un bruit ô combien reconnaissable plus tard, ils n’étaient de nouveau plus là — direction ce qu’il voulait vraiment, compreniez-vous.

Le vent avait frappé son visage en même temps qu’il avait manqué de s’étaler à terre. Le soleil printanier quoique déjà bien audacieux n’avait pas tardé à mordre sa peau d’anglas aux mélanges norvégiens et — et il avait eu le temps de balancer furieusement : « Et là, tu te sens comment ? »

Avant de manquer de gerber, ouais. Car transplaner jusqu’aux belles falaises britanniques tout seul était déjà une épreuve, alors à deux c’était quasi suicidaire. Aussi s’était-il entrainé, ouais ; le brun — avait-il fait des allers-retours Angleterre-France et bref. Mais bon, les nausées lui donnaient des maux de tête et les maux de tête lui mettaient les jambes en compote. Alors il s’était contenté de poser délicatement le blond par terre, à moitié dans les pâquerettes avant de s’étaler lui-même à terre ; et d’inspirer le gazon sauvage un bon coup, hein.

Il avait l’impression qu’il allait mourir — mais il se sentait bien, également. La brise marine lui redonnait des couleurs comme le bruit des vagues venant s’échouer sur les falaises lui donnait une sensation d’apaisement et de vie assez complète. « Je suis un peu navré, Tyb — mais j’ai jamais trop su laisser tomber. »

Ou peut-être l’avait-il déjà assez fait.
Mais pas auourd’hui ; pas maintenant. Plus avec lui.
Il s’était assis.
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Les rires salés — Tybalt ♥

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