Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Sweater Weather [HOLMES]

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L'unité
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Wesley E. Jefferson
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Sam 9 Mai - 0:03
Après une hospitalisation, la première priorité d’un adolescent ordinaire ne serait  sans doute pas d’aller s’enterrer  aussitôt avec des livres pour réviser. Mais Wesley avait de plus en plus de mal avec ce qui était considéré « normal » pour quelqu’un de son âge, surtout avec son quotidien.  Après tout, il venait de passer un certain temps à l’infirmerie, non pas pour un rhume ou une varicelle mais après s’être fait tabasser gentiment à une centaine de mètres du sol par des boules de bowling téléguidées.

Contrairement à certains élèves, Wesley n’était pas phobique de l’infirmerie, ça lui rappelait un peu les nombreuses fois où il trainait dans les jambes  de sa mère pour lui apporter une chose ou autre qu’elle avait oublié à la maison. Mais il était plus habitué à y accompagner des gens qu’à se retrouver du coté des patients, surtout dans cet état.  On avait beau dire que le Quidditch était l’un des sports les plus barbares du monde magique, le poursuiveur avait eu beaucoup de chance et s’en était généralement tiré sans trop d’égratignures. Mais ça, c’était avant le second match contre Serdaigle.

Parce qu’il fallait se rendre à l’évidence : se retrouver à la fin du match avec autant de blessures que Garfield relevait en soit de l’exploit.  Surtout, il ne fallait pas se méprendre, c’était un de ses meilleurs potes mais hériter de sa malchance légendaire ne faisait clairement pas partie de ses priorités ! Wes, comme beaucoup de poufsouffles, avait été soulagé de le voir justement passer batteur, avec son nouveau poste il pouvait au moins se défendre contre les cognards qui semblaient avoir un gout prononcé pour son vice-capitaine.  Honnêtement, il n’avait jamais eu aussi mal de toute sa courte vie mais c’était dans des moments comme celui-là que Wes  aimait le plus la magie, aussi fasciné par les capacités régénératrices des potions que de l’utilisation du sort de Papetum Transfera sur les plâtres en tout genre qui permettait de les décorer avec un tas de petits dessins animés par magie.

Malgré cela, il n’avait eu qu’une envie, quitter l’infirmerie et aussitôt l’autorisation en poche le sorcier en avait profité pour filer immédiatement dans la salle d’étude. Pour récupérer « la table », certes mais surtout car il avait vraiment besoin de changer d’air et qu’un peu de sommeil ferait du bien à un certain gryffondor qui avait campé dans l’infirmerie pendant presque l’intégralité du séjour, très occupé à râler. Et c’était ainsi qu’il se retrouvait avec un magnifique ecchymose allant du vert au violet sur le visage, une paire une paire de béquille posée sagement sur le siège d’à côté et une bonne armée de surligneurs en tout genre et une plume correctrice d’orthographe qu’il faisait tourner sur elle-même distraitement.

L’attention du poufsouffle quitta son manuel et la composition d’antidotes pour se reporter en face sur la personne qui l’avait directement envoyé à l’infirmerie.  Sloan semblait avoir voulu ériger une véritable forteresse de livres entre les deux cotés de la table, comme toutes ces fois où une séance de révision s’était rapidement changée en bataille navale magique. Sauf qu’aujourd’hui, il n’était pas question de couler des navires volants ou de voir apparaître derrière la barricade le regard brillant d’une Holmes en mode stratège.  Wes repoussa légèrement la pile de manuels qui se la jouait dangereusement tour de Pise sur le coté de la table.  La serdaigle gardait le regard fixé sur le livre devant elle et le préfet  inclina légèrement la tête de coté afin d’essayer d’en déchiffrer le contenu à l’envers. Au bout de quelques instants, le garçon tenta de se  reconcentrer sur son ouvrage mais au bout de quelques minutes son attention dériva encore sur la bleue plongée dans son livre.  Il fronça brièvement des sourcils avant d’essayer de dissimuler un début de sourire amusé après avoir jeté un coup d’œil à l’horloge puis à son interlocutrice muette avant de céder à l'amusement et la sortir du mutisme.

« Slo, tu sais que ça fait quinze minutes que tu lis cette page.  Tu es bloquée quelque part ?»





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Serdaigle



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Sloan T. Holmes
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Dim 10 Mai - 20:32
Monsieur Cognard est probablement en colère. Sloan est soulagée. Sloan a passé beaucoup de sa semaine dans les gradins, à user la batterie de son baladeur anti-stress. Et elle ne le recharge que deux fois par an. C’est terrible. (Elle a aussi pris les trois livres de grand-mère et le manuel sur le rugby d’Elise dans son sac tous les jours pendant trois sessions d’entraînement d’affilée.) Mais ensuite, une chèvre est apparue dans le paysage. Elle a senti les environs se couvrir des nuages fourbes et la voix calibrée au milimètre près de Wesley qui s’affolait de voir le loup traverser les couloirs. A ce moment prècis, elle s’occupait de calmer les nerfs de Garfield. Elle était à moitié persuadée que rassurer son partenaire de maladresse intempestive lui donnerait de quoi se refaire une carapace bien solide pour les examens mais non. Sloan, elle était très en retard.

Sloan faisait une longue thérapie de couple. (avec Garfield, ne vous méprenez pas, affection profonde - et très très discrète qu’il prenait toujours pour de la violence refoulée - mais Sloan ne tuerait pas Andersem, du moins pas dans cette dimension) Plusieurs fois, elle avait réussi à se faufiler jusque l’infirmerie, mais elle entendait la plupart du temps Absynthe baragouiner quelques scoops qui ne lui serviraient plus. Sa délicatesse de Sherlock de mise, elle ne pouvait pas passer son temps avec Wesley. Il lui avait parlé de quelque chose comme… oui des fiches de révision. Elle n’y croyait pas du tout. La plupart du temps, Holmes fuyait les couloirs les plus fréquentés par les jaunes - quitte à se risquer aux escaliers capricieux, mais il n’était pas question de se retrouver nez à nez avec Wesley - parce que Wesley était cinq fois plus observateur que Sloan. Par contre elle avait essayé de l’amadouer avec un t-shirt de la Sorcière Rouge. Premier échec. Sloan, se l’était procuré à Pré-au-lard et c’était très dur, des goodies moldus à obtenir autre part qu’à Londres ! Alors Sloan soupirait et Sloan surlignait des passages de Cyrano de Bergerac quand il passait devant elle. A se demander qui des deux était véritablement Serdaigle.

Sloan était largement descendue aux classements de quidditch, et elle était plutôt satisfaite, il fallait faire profil bas. Elle usait de ses sourires affectueux pour s’accorder un jour de plus à la bibliothèque seule. Pas parce que Wesley l’y avait invitée, mais parce qu’elle voulait progresser et remonter dans les estimes de ses professeurs. Sloan n’était pas habile, non pas du tout. D’ailleurs aujourd’hui, elle avait failli inventer une variante de la bataille navale, mais faute de moyens, quand le champ adverse s’était misérablement retrouvé entre les mains de Watson, elle avait longuement dégluti. Elle était totalement à l’ouest et pour cause : Wesley était fascinant.

Les BUSEs. Beaucoup moins. Wesley avait de jolies mèches qui lui retombaient dans la figure et un pansement collé maladroitement près de la tempe gauche. Il était beau. Non il était beau hier aussi. Il n’y avait rien de changé, il avait les mêmes mèches hier. Attendez, elle devait se souvenir du bouquin entre ses mains, pour expliquer ce qui va pas. C’est toi qui va pas bien. Elle est muette, elle va rester muette. Elle ne peut pas faire autrement, elle a peur de soulever son bouquin.

C’est avec habilité qu’elle attrape la main du poufsouffle. Et le marqueur entre les lèvres elle garde le bouchon calé contre ses molaires. Sloan remonte la manche de Jefferson. Sloan peut pas parler. C’est lui qu’est bloqué quelque part. Ou peut être que c’est elle ? Elle veut lui écrire sur la main. Elle le fait, elle n’est pas bloquée, elle n’est pas bloquée du tout.

Propriété de Sloan Temperance Holmes.




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L'unité
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Wesley E. Jefferson
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Ven 5 Juin - 23:58
Normalement, ils étaient là pour avancer les révisions des BUSES de Sloan et Wes essayait de se souvenir comment ils en étaient arrivés là, exactement. Parce qu’il était sûr que, le but de la manœuvre n’était pas de feuilleter le manuel de potions devant lui tandis que Sloan faisait tout sauf des potions.   Toutefois, il fallait se rendre à l’évidence, la concentration était tout sauf au rendez-vous aujourd’hui et ce, même du coté du poufsouffle qui n’arrivait pas à se plonger dans le manuel plus de quelques minutes avant de se laisser distraire.  Cela expliquerait sans doute pourquoi il s’amusait de minuter son observation du sujet Holmes qui captait son attention plus que le manuel de potion, et pourtant, il adorait les potions, Wesley, mais il n’y avait rien à y faire et son attention finissait toujours par dériver.

La tête reposant sur sa main, le préfet faisait de son mieux pour dissimuler un sourire amusé digne du chat de Cheshire mais, rapidement, le bras en question fut réquisitionné.  On aurait pu s’attendre à un recul de sa part sachant qu’elle lui avait cassé le tibia et trois cotes et causé une concussion carabinée et… bref.  Pourtant il la laissait faire, tranquillement, en se contentant de l’observer avec curiosité. C’était à peine s’il ne lui donnait pas de lui-même sa zone de dessin en toute confiance. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi Sloan se trainait, depuis quelques temps, une réputation d’éternelle barbare, sans doute à cause de ses performances phénoménales sur le terrain Mais pour Wesley, il y avait une immense différence entre Sloan « impitoyable sniper volant, batteuse de l’année » et Sloan sur la terre ferme : il n’y avait qu’à voir la précaution et la minutie captivante dans ses gestes, peu importe ce qu’elle écrivait.  

La serdaigle s’était réfugiée derrière sa forteresse de bouquins dans un silence total, la voir parler même via gribouillage sur le bras, c’était déjà une avancée selon le garçon, aussi bizarre cela pouvait paraître comme moyen de communication.  Il ne cherchait pas non plus à expliquer quel était le lien logique entre les BUSES et Cyrano ou d’autres livres dont il ne pouvait même pas déchiffrer le titre. Sloan pourrait même lire à voix haute des extraits dans des langues qu’il ne connaissait pas et dont il la soupçonnerait d’être dans le même cas, cela ne le dérangerait pas de l’écouter. Il se contentait de la regarder comme si elle était la plus grande aventurière et qu’il était simplement content d’avoir été invité à ses périples.  La main Holmessienne s’arrêta de s’agiter aussi rapidement qu’elle avait commencé et son bras, tagué sans le moindre scrupule lui fut rendu.  
Wes s’était attendu à un dessin ou une plainte quelconque sur ce retour aux révisions un peu forcé.  Il s’était attendu à tout, sauf à ça.

Il releva immédiatement les yeux de l’encre, désemparé, en espérant trouver une explication en croisant son regard mais au lieu de cela,  il était de plus en plus perdu, incapable de savoir ce qu’elle attendait de lui. C’était sans doute rien du tout, mais ça avait le pouvoir d’être tout. Une plaisanterie ? Du genre « Si perdu, merci de le ramener à Sloan Temperance Holmes » ? Un test ? Autre chose encore ? Et c’était, de loin, bien plus déstabilisant que n’importe quel cognard en pleine tête.

Depuis son passage à l’infirmerie, Wes était devenu assez habitué à ce qu’on lui gribouille dessus et il  avait souri à chaque fois que ses amis s’amusaient à ajouter sa trace sur sa jambe jusqu’à la transformer en une fresque épique où se côtoyaient, avec un niveau variable de réussite, entre autres, quelques chatons, pas moins de trois types de dragons crachant de fausses flammes et quelque chose qu’il soupçonnait d’être un pokémon.  Mais aucune inscription ne l’avait captivé de la sorte, et pourtant, il avait des dragons magiques qui se promenaient sur son plâtre !  Il fixait les boucles fines qui ornaient, à présent son bras, en s’attendant presque à les voir changer, comme s’il avait mal lu. Peu importe leurs réelles significations, il savait déjà qu’il finirait par remonter sa manche et retracer les lettres, plus tard. Que contrairement aux autres inscriptions, il se dépêcherait de dissimuler celle-ci devant les autres, non pas parce qu’il en avait honte mais parce que c’était personnel.

« Oh. Wow. Sloan, c’est…  c’est le marqueur indélébile !?! »





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Sloan T. Holmes
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Jeu 25 Juin - 15:20
L’envie brutale de faire de Wesley une propriété privée lui était-elle venue d’un coup ? Il faut remonter à quelques années en arrière, en fait. Il y a quelques règles entre Sherlock et Watson, et pour bien respecter son rôle de fille entreprenante, il fallait bien que Holmes ait droit d’écrire ce que bon lui semblait sur son acolyte. Elle allait, si ça se trouve dans le futur s’improviser tatoueuse. Ainsi, le cas du marqueur indélébile ne serait pas le dernier, non. Wesley garderait ça quelques jours. Tout au plus.

Pas fichue de hocher la tête pour confirmer.
Pire que dans le couloir hurleur, petite.


Pourtant elle avait un peu peur de la toxicité du matériel, il y a quelques temps elle s’était retrouvée avec des plaques sur tout le bas du corps, parce qu’elle avait expérimenté le body-painting pendant l’été précédent. Surtout, au même titre “qu’Everett”, elle ne supportait pas son deuxième prénom, alors pourquoi ? Pourquoi torturer Wesley en lui infligeant cet immonde Temperance sur le magnifique membre qui lui servait de… bras. La bleue détourna le regard un instant, pour profiter du silence alentours qui contenait son incompréhension. Elle avait sans doute perdu la tête, avec les trois derniers cognards dans sa tête, mais elle guérissait plus vite que Jefferson. Souvent elle échangeait de longs regards avec Wesley, aujourd’hui elle n’en avait pas le courage. Il avait ses petits bandages un peu partout, ses compliquées odeurs de cataplasmes magiques. Il sentait bon.

Ah.

Et puis il faisait chaud. Oui très chaud, c’était l’angoisse pré-BUSEs, sans doute. Doucement elle relève deux grands yeux bleus, sombres et couverts de tempêtes sur le garçon, elle feint un sourire qui disparaît derrière son bouquin en français. Alors son regard, plutôt que de se préoccuper du poufsouffle, allait et revenait dans les déboires de Flaubert qui décidément n’était pas un auteur facile à suivre. (ps: elle ne comprend qu’à moitié le français parce que Grand-Père lui a appris avant Poudlard.)

Elle ne voulait pas le perdre, elle voulait davantage le trouver, mais c’était que deux paires d’yeux fatiguées qui se croisaient, et soudain tout semblait lourd. L’air était lourd, les minutes appuyaient sur ses petites épaules, elle replaça la cravate cachée sous son pull léger. Elle essayait de se rassurer et puis de se trouver une excuse, mais c’était bien le problème avec Wesley. Elle agissait avant de réfléchir. Elle lui répondrait pas. Elle arrivait plus à rien. Son cerveau ne débitait qu’à une vitesse très faible, comme si elle allait bientôt passer les deux prochaines heures à comater près de lui. Il était temps de se remettre, la montée des températures lui faisait faire n’importe quoi. Sloan à contrecœur détruisit la magnifique tour de livres que Wesley avait dégagée du champ de vision, elle aurait pas droit à sa bataille navale, non. Lentement, la demoiselle attrapait un des bouquins sur… les SACM, voilà !
Ça lui manquait, l’époque où elle pouvait lui faire plein de tendresses sans trop s’inquiéter de la manière dont son visage s’emportait de toutes les couleurs possibles. Et si elle n’était pas amoureuse, elle était probablement stupide à présent.




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Wesley E. Jefferson
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Lun 6 Juil - 0:16
Wesley savait déjà  en la posant que ce n’était pas la bonne question, qu’il aurait fallu dire autre chose pour obtenir une vraie réponse. Au lieu de cela, à cette mauvaise question, Sloan répondait par une absence totale de réponse. La véritable question restait en suspend tandis qu’ils s’affairaient tous les deux à s’occuper pour ne pas y répondre. Le garçon prit une inspiration pour essayer de regagner son calme, se donner une contenance et surtout ne pas jeter un œil à l’inscription qu’il laissait sécher.

« Tu…  essayes de devenir Legilimens, d’où le silence mystique? »

En tout cas, l’inverse ne semblait pas fonctionner  aussi bien, il suffisait de voir le magnifique livre en français accompagné d’un sourire brandi comme nouveau mur.  Ca avait un arrière gout amer qui faisait remonter des souvenirs d’un autre temps avec ces mêmes sourires polis, de regard tournés pour s’esquiver. Pas besoin d’avoir ASPIC +7 pour voir que quelque chose clochait, ça crevait les yeux.  C’était suffisant de voir Sloan cloitrée derrière sa barricade, le regard solidement détourné pour l’inquiéter, au lieu de celle qui savait comment changer une « pause de survie » en éclat de rire où l’on oubliait pour de bon le fameux prétexte des révisions pour se voir.
En temps normal, Wes serait sans doute allé s’accroupir près de sa chaise mais dans l’état actuel, il aurait fallu récupérer sa paire de béquilles pour clopiner jusqu’à sa destination et risquer de se ramasser lamentablement au passage. Et curieusement, le préfet préférait éviter de se ridiculiser complètement devant la bleue.  

« Tu sais, je plaisantais quand je disais que le livre de SACM attaque quand on révise pas assez. »

Alors, à la place, il se pencha légèrement pour lui confisquer le manuel des mains avant de le reposer doucement à plat. C’était bien le comble, pour une fois que Sloan ouvrait un livre au programme. Patiemment, il gardait le regard posé sur elle en attendant qu’elle refasse surface.

« Hé, Slo, si c’est les BUSES qui t’inquiètent, t’as pas de raison de t’en faire : tu vas y arriver sans problème. On est pas obligés de réviser, tu as encore le temps, si tu veux. »

Ce n’était pas juste la gentillesse des uns qui se veulent rassurants mais une certitude absolue. Wesley n’avait pas vraiment de « facilitées » comme on dit, il obtenait ses notes en étudiant avec la détermination que l’on connait aux jaunes, rien de plus, tandis que Sloan resterait toujours infiniment brillante à ses yeux.  Serdaigle ou pas. Brillante Holmes avec son esprit rubik’s cube, ça pouvait paraitre bizarre vu de l’extérieur – quel rapport entre du français et les buses ? Qui lit du français sans le comprendre ? – mais elle suivait une logique qui lui était propre.  Il y avait quelque chose de magique à la voir à l'oeuvre, ne serait-ce que dessiner. Il se laissa gagner par un fin sourire avant de reprendre.

« Tu te souviens, quand on avait douze ans, tu connaissais le nom de tous les pokémons, dans l’ordre ? C’est pas quelques définitions qui vont faire le poids à côté ! Et je sais très bien que quand tu t’y mets pour de vrai, quand ça t’intéresse vraiment, il n’y a rien qui te résiste. »

Ce n’était pas que la serdaigle était devenue muette le plus perturbant dans toute l’histoire, après tout dans le château tout pouvait arriver, et même les choses les plus bizarres, on était jamais à l’abri d’un sort malencontreux ou d’une énième potion bizarroïde. Non, Wes avait suivi du regard le patronus de loup à chaque fois qu’il l’apercevait mais l’animal argenté continuait sa course et ne s’arrêtait jamais pour lui. On pouvait donc écarter directement l’hypothèse d’un mutisme magique digne de la petite sirène. Sloan ne semblait pas avoir de soucis pour parler aux autres, le problème était donc avec lui.  Machinalement, il essaya de chasser les cheveux qui lui tombaient habituellement dans les yeux avant de se rappeler au contact du bandage que celui-ci limitait assez cette nécessité.

« C’est à cause du Quidditch, pas vrai ? »

Une question rhétorique dans un murmure égal. Sans détourner les yeux.
Enfin. Tu chauffes, Jefferson.





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Sloan T. Holmes
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Lun 6 Juil - 1:30
D’habitude, Wesley Eugene Jefferson était le miel dans le lait quand on a une mauvaise toux. Il était la chaleur d’une douche en plein hiver, réconfortante, l’oreiller sous la tête, quand on a des cervicales capricieuses, la chanson qui passe à la radio qu’on chantonne, sans s’arrêter le matin. Peut-être que ça avait changé. Peut-être qu’à force de visages défaits de toute confiance à son égard, peut-être qu’à force de tous les décevoir, elle ne pouvait plus se rassurer en posant ses deux billes inquiètes sur le nez adorable de métisse qu’il avait. Ou ses grands yeux à lui devant lesquels elle n’en menait pas large, ou ses mains, qui serraient les siennes dans la neige, ou sa voix qui l’appelle quand elle attend dans le couloir, ou ses longs monologues contrariés qui veulent la faire parler, encore.

Si, tu me résistes, pense-t-elle.

Mais c'est pas un de tes trophées, bien sûr. C'est Wesley.
Des habitudes qui se gagnent comme des bagdes dans pokémon, elle ne compte plus les fois où ils ont échangé des bestioles pixelisées dans l’impatience d’une amitié increvable, les petits accrocs de leurs premières discussions au téléphone, leur nerveux accent britannique qui s’entraînait à prononcer des sortilèges complexes. (Ils redoutaient le professeur Emerald.) Sloan avait la sensation d’avoir eu, pendant quelques minutes la tête mise sous l’eau et, les paroles affolées de Jefferson pour meubler son mutisme tentaient de la noyer, ou de la sortir du pétrin terrible dans lequel elle restait. Elle ne saurait pas dire, elle n’a droit qu’à des actions, pour se traduire un peu.

C’est pas un problème de communication, c’est au-delà, sinon elle aurait déjà ouvert la bouche, mais ses deux paumes nerveuses se rejoignent en triant les informations, parce que Wesley parle trois fois trop vite et ses mots se prennent les uns dans les autres à la manière d’un Tetris géan, elle pourrait être sourde, ce serait pareil. Ou exprimer ce qu’il y a dire, à faire, à avancer pour lui assurer qu’elle va bien, qu’elle n’est pas sur le point de s’effondrer d’angoisse pour un stupide examen. Qu’elle l’aime, que c’est aussi simple que ça, mais qu’il n’est pas de ces simplicités-là.

Ah, il lit en elle comme dans un livre ouvert, et puis ses phrases sont celles d’un comédien hors pair qui séduit la fille sur son balcon perchée. Pas elle, certes, mais elle n’a jamais eu besoin de beaucoup pour le voir devenir la chose la plus fascinante dans son univers. Et, dernièrement, même si ses planètes explosaient, même si elle explosait ses os en plusieurs fractures atroces, elle avait cette envie irrépressible de lui faire de lents sourires, des délicatesses qui ne s’arrêtent pas et qui percent le cœur presque à lui faire mal. Alors pour ses rares sortilèges informulés maîtrisés, elle invoque son patronus, elle espère que le loup sera plus à même de ne pas la voir se décomposer en sentiments, elle se lève et puis calmement plante son visage au creux de ses mains, et inspire.

Elle veut l’embrasser et le faire taire. L’embrasser et le faire taire comme... dans les films. Elle n’a pas grand chose à dire, mais elle n’y arrive pas. Sans doute tétanisée, par sa propre honnêteté, envers sa personne. Ce n’est pas bien ordinaire, sauf qu’avec Wesley, ça a plutôt bien fonctionné toutes ces années. Elle n’en avait que faire du quidditch et le loup s’agaçait. Alors elle attrape les béquilles, elle se recule un peu. Elle aime et déteste cette enfant, qui la protège de lui, et la pousse dans un monde qu’elle ne connait pas, parce qu’elle est bien curieuse, la petite Holmes qui n’a pas rêvé du prince charmant, avant, parce que le sien porte des t-shirts débiles qu’elle lui offre tous les ans.
Un monde où elle est amoureuse de Wesley Eugene Jefferson.




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Wesley E. Jefferson
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Jeu 9 Juil - 0:23
Quand il était petit, Wes se terrait souvent dans un silence le plus total. Il avait dû s’entrainer pour ne plus s’y refugier à chaque fois. Aujourd’hui, c’était l’effet inverse. A force de s’obliger à ne plus rester là sans rien dire en situation de crise, il plongeait tête la première dans le travers inverse. A essayer de répondre au silence de Sloan par un flot, sans doute trop rapide, certainement maladroit.  Lui qui était habitué au calme n’aurait jamais pu imaginer que le silence pouvait être aussi assourdissant, aussi angoissant quand cela concernait la bleue.  

« Ecoute, c’est pas grave, tu es batteuse, c’est ton rôle, il y a aucune raison de t’en vouloir. Je ne t’en veux pas. Ca va, vraiment, ne t'inquiètes pas. »

Il aurait fallu être raisonnable et s’arrêter là. Ils auraient pu passer à autre chose et reprendre comme avant. Mais, les stratagèmes d’autrefois ne marchaient plus. La dernière fois, ils avaient réussi à sauver les meubles avec des paroles rassurantes et ce fameux Carrie comme prétexte. Là, il ne savait plus quoi faire pour lui rendre ce sourire qui lui manquait autant que sa voix.  

« Et puis c’est pas si mal, je veux dire, j’ai raté le cours de Sortilèges ! Limite, rien que pour ça je devrais te remercier. Bon, il faudrait juste qu’on pense à ajouter des ascenseurs magiques mais sinon… »

Wes s’arrêta au milieu de sa phrase, il avait déjà oublié ce qu’il voulait dire. Rien qu’en s’entendant parler, il se rendait compte à quel point son entrain sonnait creux pour le coup. Il essayait tellement fort de lui remonter le moral, par tous les moyens, même si c’était stupide.  Le préfet avait certainement déjà dépassé la ligne avec cette histoire de pokémons et ça avait glissé comme de l’eau sur elle.  Avec cette impression d’être une ancre, sans savoir si ça stabilisait ou si ça l’entrainait vers le fond. Je ne comprends pas.  Dis moi ce que je dois faire pour t’aider. Il hésita une seconde avant de poser une main sur son bras pour attirer son attention, comme ils l’avaient fait un nombre de fois incalculable, avant.

« Sloan. S’il te plait. Dis quelque chose, n’importe quoi. »

Même « Quelque-chose-n’importe-quoi »ou autre commentaire sarcastique ferait largement l’affaire.  Mais Holmes avait apparemment donné sa langue au loup.  Le canidé argenté fit d’ailleurs une apparition, un sortilège de patronus informulé, -brillante qu’il disait- et le poufsouffle se contenta de cligner en dévisageant alternativement, de plus en plus perdu, la créatrice et la création. Wesley en venait à se demander si l’une des potions qu’il devait prendre n’était tout simplement pas en train de le faire halluciner. S’il n’allait pas bientôt avoir droit au ministre de la Magie dans un carrosse magique fait à partir de l’une des créations du club de Trudy avant de se réveiller à l’infirmerie.  Quelque part, ça serait peut être préférable. Parce que quand Sloan avait ses yeux là, il ne pouvait plus faire comme si de rien n’était.  Qu’il avait juste envie d’être honnête avec elle, pour une fois. Vite, avant de changer d’avis. Elle le méritait bien. A coté, on pouvait bien crier à plein poumons mais il n’existait plus que cette bulle silencieuse, c’était dit tout simplement, à peine plus haut qu’un murmure.

« J’ai compris, pour le match. Je sais pourquoi tu as fait ce que tu as fait. »

Oh, Merlin, il était sous le point de faire une connerie plus grande que lui. C’était trop tard. Une digue s’était brisée et il aurait été incapable de se taire maintenant qu’il avait commencé.

« Je comprends, Sloan. D’accord ? Tu, tu rates jamais ta cible et Wendy a marqué parce que tu étais occupée ailleurs.  Que l’année dernière tu faisais exprès de retenir ton coup ou de rater. Mais pas cette fois. Parce que tu étais en colère, que tu m’en voulais. Parce que… Parcequ’on a jamais reparlé de ce qui s’était passé au Bumbyday. »





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Sloan T. Holmes
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Ven 10 Juil - 17:56
Jusque présent, elle ne s’était pas questionnée à propos du loup. Il pouvait aller et venir à sa guise et puis, chambouler le milieu d’une discussion en transmettant sa voix fluette, donner un petit bout d’elle qui rassure, ou qui inquiète. Sloan le regardait s’affaler sur la table comme on retrouve un vieil ami après des années. Il avait quelque chose de changé, son silence sans aucun doute. Un appel au secours qu’elle lançait à Wesley, mais auquel il ne répondait pas malgré tout et. Sloan en avait assez de faire des efforts pour que tout se rattache au quidditch, pour que tout soit une question de BUSEs, de nain névrosé par sa condition.

C’est n’importe quoi parce que c’est de l’amitié, rien d’autre. Elle pourrait l’ouvrir et puis lui dire ce qui reste au fond de sa pensée comme un chewing-gum à la menthe sous sa chaussure, lui rappeler qu’elle existe, même si elle est la première a l’avoir fui… vraiment n’importe quoi. Que les idées s’enchaînent, sans trouver une seule excuse potable, rien qui puisse rattraper les erreurs que la bleue a accumulé, et l’entendre qui reste convaincu que c’est de sa faute, de sa faute à lui et à son indifférence, ou à leur amitié ?

Comme pour Garfield, elle pourrait prendre quelques minutes de ses révisions pour s’asseoir près de Wesley, oui. Presser une main contre son genou, dire que ça va aller pour elle, même si l’année qui arrive est la dernière. Car au fond que ne voulait-elle pas de sa part ? Elle ne voulait pas qu’il s’en aille ? On aurait du mal à reprocher ça à une fille qui a passé la moitié de sa scolarité à Poudlard à vouloir comprendre ce qui clochait chez elle, quand il savait si bien la soutenir. Pourquoi elle avait besoin de jouer avec tout le monde et personne à la fois.

Wesley aussi, elle l’avait rendu fou, il suffisait de le regarder maintenant en train de s’imaginer les pires scénarios.

Il a toujours été un peu trop perspicace, du genre à tout résoudre à la place de Holmes. Vous savez c’était le genre de choses qui agaçaient la brune. Elle ne le cernait pas. Elle avait déterré des tas de gens de leurs secrets, parce que les secrets au fond, elle n’aimait pas ça. Mais Wesley était un de ces secrets bien gardés qui vous font des crampes à l’estomac, ou des papillons... En fait elle le regardait souvent en se demandant s’il allait la supporter jusqu’au bout - et surtout ses silences - Aujourd’hui il avait du mal. Et aujourd’hui, elle ne se sentait pas d’en dire beaucoup plus, sur le mystère qu’il avait représenté pour elle dès le début. Pourtant Sloan était curieuse, et ça personne ne saurait le nier. D’ailleurs, à l’heure où on en parle, y a encore pas mal d’élèves qui se posent des questions sur ce qui a bien pu se passer chez cette fille pour qu’elle devienne aussi tarée. Qui se demande ce qu’il l’a prise, le lendemain du bal de fin d’année, pour brûler une si jolie robe d’un Incendio dramatique.

Ce soir-là quand il n’a plus été simplement Watson ?
Elle sait que c’est pas vraiment son souvenir préféré, mais c’est un peu chimique, la honte qui chatouille son nez là tout de suite ou son envie subite de pleurer, mais, c’est pas grave. Est-ce-qu’elle est bizarre quand elle s’approche autant de Wesley ? Est-ce-qu’elle est bizarre aussi quand elle s’installe maladroitement sur le bord de la table ? Est-ce-qu’elle est la fille tarée qui passe une main dans la crinière du jaune, sans déranger ses bandages, qui continue de se taire, parce que c’est pas comme ça que c’est supposé se terminer. D’un geste lacunaire, elle a fouillé dans son sac, en a sorti une paire de lunettes qu’il connaissait bien. Elle le fixe au travers des cœurs, en laissant filer un long silence le long des étagères. Et les étagères, elles ont des oreilles ? Mieux, elles ont des bouches, pour crier à sa place ?

C’est Sloan, ils disent dans les couloirs, la fille bizarre, celle qui a eu quelques problèmes l’an passé. Elle attrape les doigts de Wesley, glisse les siens le long de son bras, et puis replace soigneusement sa manche, pour qu’on en parle plus. Plus jamais promis. Parce que personne verra que Wesley est à Sloan et que Sloan est à Wesley.




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Wesley E. Jefferson
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Mer 15 Juil - 9:41
Vraiment ? Avec toutes les occasions où ils auraient pu avoir cette conversation, toutes les fois où, sous le point, d’aborder la question, il avait juste répondu à un air interrogatif d’un haussement d’épaule avec un sourire et un habituel « Non, rien ». Tout ce temps, et il fallait que cela se passe maintenant ?! Ils avaient  fait bien attention à rester toujours sur la ligne, à faire comme si de rien n’était. Une année toute entière à continuer de tourner autour sans jamais dire le mot. Mot qui pesait de plus en plus lourd mais qu’ils essayaient de toutes leurs forces d’ignorer.
On devait bien se demander ce qu’ils fichaient, à la longue, ces deux là. Et il venait juste de le ramener sur le tapis de lui-même ! Wesley n’avait pas prévu d’en parler aujourd’hui. Merlin ! Il n’avait pas prévu d’en parler du tout, tout court. Mais c’était arrivé, comme ça. Avec ce loup argenté au milieu de la table comme le chien le plus démesurément grand du monde.  C’en était presque drôle, quand on y pensait. Il avait fallu le silence le plus total pour qu’ils puissent enfin se décider à en parler.

Le métisse s’ébouriffait les cheveux un nombre incalculable de fois par jour à tel point qu’il le faisait maintenant presque par automatisme, sans s’en rendre compte. Mais c’était tout autre quand c’était Sloan, sa main à elle dans un geste anodin mais qui était tellement plus.  On dit que la véritable tendresse est silencieuse et qu’il est impossible de la confondre avec autre chose. C’était peut être vrai, du moins, ça l’était pour Wesley qui restait suspendu au moindre de ses gestes, l’esprit subitement vide, avec juste la sensation fantôme de sa main pour finir de lui bousiller complètement le cerveau.  

S’il trouvait difficile de lui dire, alors qu’elle était en face, ça l’était bien plus encore maintenant qu’elle était si proche.  Il aurait pu compter les taches de rousseur qui commençaient à lui consteller le visage, à l’arrivée des beaux jours et des heures passées à l’extérieur.  En se refusant de penser à ce que cela pourrait faire  de les effleurer du bout des doigts.  Ca aurait pu durer une heure comme une seconde avant que le charme se brise quand Sloan le dévisageait le plus sérieusement du monde derrière ces verres. Aussitôt, le poufsouffle se passa une main sur le visage pour souffler et contenir l’incrédulité de la chose, un sourire amusé très certainement proche du craquage nerveux vu la situation. Parce que c’était tellement Sloan.  C’était quelque chose qu’il avait toujours aimé chez elle mais dans un moment pareil, il ne pouvait pas apprécier comme il se devait sa magnifique poker-face à grand renfort de lunettes kitsch.

Ces fameuses lunettes idiotes qui ne restaient jamais très longtemps en la possession de l’un, qu’ils finissaient toujours par retrouver dans les affaires de l’autre comme si elles étaient douées du don de transplanage pour une raison ou une autre.  Qu’on oubliait à qui elles appartenaient, déjà ? Qui ramenaient à un moment où c’était bien plus simple de lui poser la question, durant d’autres révisions.

« Tu comprends ce que j’essaye de te dire ? »

Peut être pas. Il s’exprimait mal, il s’exprimait toujours mal quand il s’agissait d’elle. Après toute une année à jouer aux idiots, à faire semblant de ne rien comprendre, on avait quelque problème de communication.  Wes tendit légèrement le bras pour retirer les deux cœurs en plastique avant de les déposer sur la table, parmi le désordre ambiant, manuels de cours, littérature française et autres distractions.  Doucement, il replaça quelques mèches folles derrière son oreille. Bien sûr, c’était particulièrement idiot comme geste puisque ses cheveux n’avaient jamais été là en premier lieu et refusaient de tenir maintenant.

« J’ai menti. J’ai fait comme si je ne comprenais pas, alors que c’était le cas, parce que j’ai paniqué. Tu comptes énormément pour moi, tu le sais, pas vrai ? C’est juste que j’avais peur de tout gacher.  L’année dernière, après Mars, on a passé des semaines sans se parler, et j’ai vu ce que ça faisait de vivre comme ça. A quoi ça ressemblerait, sans toi. Et j’avais peur qu’on redevienne comme ça.  Alors j’ai menti, parce que c’était plus facile comme ça. »

Un mot  qu’il voulait dire à voix haute, mais qu’il ne voulait en fait pas, sauf qu’en réalité oui, il voulait qu-

« Je me suis repassé tout ça en tête un millier de fois et tout ce que j’aurais du te dire à la place. J’aurai du le dire plus tôt et pas maintenant. Et c’est pas à cause du Quidditch, des cognards, du loup ou parce que certaines potions de l’infirmerie ont tendance à faire raconter n’importe quoi  et … ! »

Respire. Wes posa sa main sur la sienne, la garder sur cette manche retroussée qui disait tout.

« Redemande le moi. »





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Sloan T. Holmes
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Lun 20 Juil - 2:14
Elle ne saura pas l’atteindre, il est si loin d’elle. Elle ne saura pas le garder près d’elle, il n’est pas fait pour quelqu’un comme elle. Elle ne saura pas l’aimer, ils seront différents, encore et encore. - Sloan lisait des tragédies où rien ne finissait bien. - Elle n’était pas une passionnée des histoires d’amour déchirantes, mais elle aimait les destins brisés, les espoirs retournées, le pied dans la tombe, le héros tombé. Aujourd’hui, ironiquement, elle pouvait se voir au sol, dépassée par une foule d’ennemis en flammes qui ne voulaient pas d’elle dans la bataille.

Ou bien, en avait-elle assez de se battre. Elle vivait dans cette fantaisie idéale où tous ses amis, inexorablement finissaient par lui revenir, où rien ne lui manquait bien longtemps. Mais pour ce qui était de Wesley, elle ne pensait pas de la même façon. Elle voyait bien qu’il ne pourrait pas rester. Derrière ces lunettes, c’était simple. Tout était simple, découpé dans des cœurs, tout débordait, d’amour. Pas Wesley. Enfin, Sloan ne voulait pas qu’il tombe d’amour, non. Sloan ne le connaissait pas comme ça et puis, la perspective était déstabilisante.

Sa figure se décomposa d’un sourire. La brune voulait y revenir à ces sourires, une sorte de réponse automatique aux moindres faits et gestes du poufsouffle, jusqu’à ce qu’il vienne lui retirer son armure solide. Son petit mur entre le monde qu’elle se construisait pour s’enfuir plus tard… et maintenant. Maintenant, elle n’était plus la Petite Sirène et en toute franchise, personne n’avait volé sa voix.
Wesley n’aimait pas la voir murée dans un silence - ça, non, surtout pas Wesley - Ils partagaient énormément, par des silences, des colères et des bonheurs. A y repenser il était surprenant de se dire que dans sa tête défilaient autant de belles images, des petites photos placardées sur le mur de sa vie qui, en un sens prenaient leur sens grâce à Wesley… Son air décontenancé réveilla doucement Holmes, elle se détacha de sa léthargie intempestive comme on se forcerait à quitter un sommeil contagieux.

Il y a encore des portes qu’elle n’est pas prête à ouvrir, des questions auxquelles elle ne veut pas apporter de réponses. Cependant, à défaut d’être la plus avisée des serdaigles, la bleue est sûre de ne pas être sourde. Elle sait aussi que malgré sa résistance fortuite ou ses petits regards lancés autre part, elle a senti le souffle de Wesley contre son visage emcombré d’une timidité dont elle n’est pas la victime habituelle. Elle se souvient de la première fois où elle lui a parlé, en s’éloignant de son rang en première année. Elle se souvient l’avoir cherché dans le château entier, de peur de l’avoir perdu.

Oh, Merlin, elle se souvient de tout. Mais pas de ses mots, l’année d’avant, pas de son cœur qui semble quitter sa poitrine inopinement. - Et avoir eu peur, peur, peur, de vivre ou d’être autour de lui - Ils trouvaient réponse aux pires énigmes, ils étaient doués, infiniment. Sloan pensait que ce n’était pas possible, ensemble, c’était des solutions qui restaient bien à leur place là où on ne peut pas les trouver. C’était encore autre chose, eux deux, et ça faisait mal.

Pas autant mal que de l’entendre ressasser les jours d’avant, pas autant mal que de le voir s’impatienter, pas autant mal… chaude sa grande main embaumant la sienne en l’épargnant une seconde et… voilà que la bombe a explosé. Explosé dans sa tête fourbe, explosé jusqu’à la bouche de Wesley qui débite, tambour battant autant que se soulèvent les pensées de Sloan dans tous les sens. Sloan est une tempête ? Elle ne veut pas se perdre, pas maintenant, elle ne veut pas, elle ne veut pas le perdre, non plus.

“Je peux pas.” dit-elle “Pas maintenant que tu t’en vas aussi. Pas maintenant.” Plus proche, comme on tendrait sa main pour cueillir une fleur qui ne veut pas se faire prendre dans la folie d’une fille qui ne comprend plus bien, comment ça fonctionne, ailleurs, sinon dans sa tête, elle était plus proche. Là où le temps semble s’écouler plus clairement, où elle a de quoi réfléchir. Wesley, Wesley, elle y pense, sans arrêt. Elle le saisit brutalement, au bas de sa figure presque malade de la regarder toujours, elle pourrait plus le lâcher maintenant. “Je veux une prochaine fois. Je veux une prochaine fois. J’en veux un tas. Un tas. Des tas.” - Ah elle parlait, Sloan, elle étaits si bavarde. C’était pas une potion, c’était pas un sort, c’était rien de tout ça, mais c’était de la magie que d’embrasser Wesley, que de le retenir, avec une stupide, refoulée indécence - et ça libérait, de le tenir si fort, et ça libérait, que de vouloir l’aimer, une fois.  

Elle voulait pas que ce soit la dernière. Elle voulait pas.




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Wesley E. Jefferson
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Sam 19 Sep - 2:19
Normalement, on était supposé ressentir un profond sentiment de soulagement après avoir avoué un tel secret. Peut être qu’il y avait un peu de ça, dans la tête du poufsouffle, mais il le gardait depuis si longtemps qu’il n’avait jamais imaginé ce qu’il ferait, après. Wes ne savait même plus ce dont il avait le plus peur, à la longue. De tout gâcher, une fois de plus, de ne plus faire partie de son univers même de loin, qu’elle le déteste de sortir un truc pareil, surtout maintenant. Ou la plus folle de toute, que ça pourrait, peut être, être réciproque.

La bleue s’approcha encore davantage, si c’était encore possible, la tête légèrement inclinée du haut de son perchoir improvisé. D’ici, l’odeur de ses cheveux l’enveloppèrent  et il ne sentit plus rien d’autre qu’elle. Ses lèvres semblaient s’arrêter à un cheveu des siennes. Si le silence de Sloan était assourdissant avant, ce n’était rien en comparaison de l’effet de l’entendre enfin parler.  Je peux pas.  Merlin, il était vraiment trop bête ! Il savait que ça arriverait pourtant, mais de le savoir ne rendait pas moins douloureux de l’entendre. Wesley s’était toujours persuadé que tout n’était qu’un énorme malentendu. Il avait forcément du mal comprendre et se faire des films pendant tout ce temps. C’était peut être ce qu’il redoutait le plus dans cette histoire. Qu’inévitablement, Sloan finirait par se rendre compte, que finalement, oups, elle avait en fait du recevoir un confundo carabiné ou une visite de Monsieur Cognard de trop parce qu’elle ne pouvait honnêtement pas avoir des sentiments pour son « Watson ». A chaque fois qu’il laissait son regard vagabonder trop longtemps une petite voix lui rappelait qu’il n’était pas assez bien pour elle.

C’était le moment de limiter la casse, de s’excuser, de lui dire de tout oublier avant de ramasser son cœur en miettes et de passer le restant de l’année sous une cape d’invisibilité si possible. Mais l’expression de la serdaigle changea, paralysant les explications qui étaient sous le point de sortir de sa bouche. Ils avaient, autrefois, pu échanger des secrets dans un murmure avec des sourires de conspirateurs à cette même distance.  Il suffisait de chercher l’autre du regard avant de pouffer bêtement d’une inside joke silencieuse. Oui, elle avait du le regarder des milliers et des milliers de fois, et pourtant, il y avait quelque chose de différent dans ce regard là, une intensité inconnue. Il esquissa un minuscule mouvement vers elle. Si Sloan était tempête, Wes voulait juste se laisser noyer.

Pouvait-on réellement parler de baiser volé quand on se rejoint à mi-chemin ?

Oh. Alors c’était ça. Ce n’était plus une histoire de cerise ou autre bizarrerie qui causait l’apocalypse dans les couloirs tous les deux mois.  Ca n’avait rien à voir avec ce pauvre baiser échangé, au fond du jardin, avec sa voisine du haut de leurs douze ans respectifs. Parce qu’elle était gentille et qu’elle le lui avait demandé et ce n’était rien de plus que de la curiosité de gosse.

Les baisers ont toujours fait couler énormément d’encre. On avait consacré des milliers de mots pour essayer d’en capturer l’essence, et surtout de ces fameux grands baisers tellement attendus.   Depuis le temps, on aurait pu s’attendre à une pluie de confettis tombant miraculeusement du plafond ou à voir les autres jaillir de derrière une étagère dans un chorus de « C’est pas trop tôt ! » Sauf qu’ici, c’était justement d’une simplicité enfantine.  Pas les feux d’artifices si clichés, seulement le calme qui arrêtait d’un coup le tourbillon paniqué de pensées.

Ca n’avait plus d’importance que ça n’ait pas lieu en haut de la tour d’astronomie ou après un match de quidditch.  Ca n’avait peut être pas l’air des fameux baisers de cinéma si dramatique et ça devait même avoir l’air insignifiant d’un point de vue extérieur. C’était une évidence, tout simplement. Wes se fichait bien que l’angle ne soit pas le plus confortable ou un peu bizarre. Il se fichait que la main de Sloan appuyait légèrement sur ce bleu qui était plus violet et vert que bleu.  Il s’en fichait, il s’en fichait complètement. Rien d’autre n’avait d’importance. Ils n’étaient plus Sloan Holmes et Wesley Jefferson. Juste elle et lui. Ou rien que cet instant, ce souffle partagé entre eux deux. Dans son monde où les dragons et autres métamorphoses étaient monnaie courante, c’était de loin la chose la plus magique d’entre toutes selon lui.

Wes n’avait qu’une demi-seconde pour enregistrer dans son esprit l’image du visage de Sloan encadré par la lumière de l’après-midi, ses lèvres formant encore un demi-baiser. Un demi-baiser ! Il avait envie de rire, de sourire à en avoir l’air idiot et mal au visage, de MIPer tout le monde parceque Sloan l’avait embrassé. Envie de l’embrasser encore. Tout à la fois.

« Quand est-ce qu’on commence ? »

Forcément, ça pouvait prêter à sourire car après tout le métisse avait toujours eu du mal à dire non, pas vrai. Sauf qu’à sa batteuse, il avait seulement envie de lui dire oui, encore et encore et c’était là toute la différence.
Il émanait une douce chaleur de la main de la bleue qui n'avait pas bougé de son visage et Wes déposa un baiser au creux de sa paume avant d’y nouer les doigts. Au cours des derniers mois ils étaient devenus des maitres de l’esquive, à en faire pâlir d’envie le ninja lambda. A toujours faire bien attention de garder une distance faussement platonique qui ne trompait personne. Mais maintenant, il y avait quelque chose d’incroyable d’avoir ne serait-ce que le droit de lui tenir la main sans à avoir à la retirer aussitôt et le poufsouffle était loin de s’en lasser de si tôt.

« J’ai pas envie de partir. On… On se débrouillera. On trouvera un moyen ou un autre. Tant qu’on est ensemble, on a toujours trouvé une solution à tout. »

On. Toi et moi. Ca venait naturellement. Ca avait été amusant, de se la jouer dynamique duo légendaire mais ils n’en avaient plus besoin comme excuse pour se justifier maintenant. C’était tout aussi bien d’être à la place seulement Wes et Slo. Tout simplement.  
Le premier jour du reste de ta vie.





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Sloan T. Holmes
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Dim 20 Sep - 21:03
S’il te plait n’en parle à personne. Les doigts du garçon glissèrent contre sa figure, et lentement, elle se décomposa. Les yeux clairs de Wesley Eugene Jefferson gardèrent les siens en suspens, et Sloan laissa sa main, entre les siennes. Pendant une seconde, elle pensa que, c’était une manière plus solennelle de la faire se calmer, redescendre de là où elle était montée pour ne pas redescendre. Car comment, comment pouvaient-ils encore fonctionner ensemble après ça? La chute anodine largua un court silence sur la salle, les étagères semblèrent se marier les unes aux autres, épouser parfaitement des parallèles étouffées sur plusieurs mètres, et les perdre à cet endroit précis.

L’instant qui vint, elle se rappela avoir voulu se lever et partir en disant, qu’elle était désolée. Wesley gardait ses doigts, curieusement elle répondait en jouant avec, ses ovales roulaient contre la peau du métisse. Elle voudrait lui répondre, lui dire qu’elle savait où commencer, après tout elle le connaissait bien. Ils iraient vite, ou pas du tout. Ils se diraient bonjour plus souvent, ils se diraient peut-être bonjour deux fois, pour apprécier deux fois. Sloan, essaya de calquer cette version de Wesley dans un coin de sa tête, quoique, en y réfléchissant, ce n’était pas une version, simplement un bonus. Oui un code merveilleux que tout le monde ne trouve pas, qui allait du côté gauche de sa mâchoire jusqu’au dessus de sa bouche. Sloan s’y attardait.

Elle restait là, parce qu’elle se demandait si ça allait continuer, si ça allait être possible, il fallait une minute pour qu’elle se décide à revenir et à jeter un œil au bouquin près de son coude. Mais elle continuait de tracer des cercles contre les phalanges de Wesley, elle continuait de se taire. Rajouter quelque chose, interromprait cet instant de répit, et les océans patients qu’elle lui rendait sans problème, et cette tension qui était retombée aussi vite qu’elle avait grimpé le long de sa colonne. Ses épaules retombèrent au fur et à mesure, son pouce, elle venait le mordre, comme si c’était un contre-coup de leur échange. Comme si c’était un peu trop, que d’enchaîner tout ça et que tout ça soit vrai.

Wesley était normal. Wesley était sans doute la chose la plus ordinaire, maintenant, il était peut-être venu la première fois pour la sortir de ses méandres, de sa petite histoire malheureuse, il était peut-être un soleil au milieu de rien, il était sans doute spécial. Mais pour Sloan, il était normal, il était juste la personne qu’elle aimait. Il était juste cette main qu’elle voulait prendre, et ces sourires qu’elle ne comprenait pas tout à fait, et ce silence qui l’enlaçait devant les autres, et c’était beaucoup de mots, pour dire à quel point il était normal. Wesley, elle l’aimait comme ça.

Aussi naturellement qu’il était entré dans sa vie, elle décida qu’il pourrait y rester, qu’il n’était pas Watson, qu’il n’était pas non plus sa fascinante expérience personnelle, espèce de cobaye désabusé, Wesley, ou Eugene, ou Everett le rat de laboratoire, qu’elle ne trouverait pas de solution “à lui”, mais qu’elle aimerait bien le garder pour elle. Le secret de Sloan Temperance Holmes, aussi soigneusement qu’elle l’aura écrit sur son bras. La bleue l’approchait sans réponse, elle abandonnait ses mains au bord de sa nuque et en silence comptait les grains de beauté dessinés sur sa figure, chuchota quelques bêtises à Wesley comme:

« Dis, tu restes avec moi? Tu t’en vas pas? C’est une solution comme une autre tu sais... »





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Sweater Weather [HOLMES]

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