Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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[BUMBYDAY] All we need — Maxwell ♥

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S.A.U.M.O.N
& sans-magie



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Maxwell T. Northwood
Messages : 63
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Date d'inscription : 15/03/2015




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Jeu 31 Déc - 0:39
Je me fiais à Elise. Si je l’avais trouvée là en arrivant plutôt que d’être arrivé avec elle, j’aurais eu le même genre de soulagement qu’en la retrouvant dans une foule. Que pouvais-je faire d’autre, de toutes façons ? J’étais un invité dans ce monde tout entier et je me comportais comme tel, attendant prudemment qu’elle regarde les alentours avant de me détendre vraiment. C’était un peu stupide, d’ailleurs, puisque j’avais été assez lent que pour finir mon pas de danse avant de la lâcher. J’avais déjà écrit des scènes d’action, je n’en avais jamais vécu, et c’était tant mieux. De toutes façons, les alentours ne semblaient pas hostiles. Je souris légèrement, imaginant ce que ç’aurait été dans des conditions différentes. Si nous avions atterri dans le cratère d’un volcan, nous l’aurions fait en dansant. C’était assez joli, comme image mentale - ou alors, je suis juste bizarre.

- Je vais bien.

Tout allait bien, en fait, et elle aussi puisqu’elle riait ; je regardais autour de moi, la main d’Elise dans la mienne comme une ancre dans la tempête alors que je prenais soudainement conscience que le transport avait été le même que pour nous amener sous l’eau. Bizarrement, j’étais trop concentré pour que ça me fasse autant d’effet qu’à l’arrivée, mais j’avais tout de même cette sensation bizarre qui commençait au creux de mon ventre, le même inconfort qu’après avoir lu en voiture le long de trop de virages. Je souriais cependant toujours, essayant de respirer fort par la bouche, décontractant mon ventre le plus possible ; ça passerait peut-être.

- Tu crois vraiment ? Que tout le monde est parti comme ça, je veux dire. C’est peut-être juste nous. Enfin, pour cet endroit-ci, ça a l’air.


Tout ça ne ressemblait plus vraiment à une fête, et j’étais triste pour Elise. Ce n’était pas comme ça que les choses auraient dû se passer, même si elle avait l’air sereine. Heureusement que je ne connaissais personne, je me serais inquiété plus que pour la vague foule qui avait évolué autour de nous. Ils étaient sans doute tous des sorciers, ils se débrouilleraient bien. Je lâchais un soupir que j’avais retenu sans m’en rendre compte, une tension qui s’écoula hors de mes épaules.

- J’imagine que t’as raison…


Ce n’était pas défaitiste, je me rangeais juste à son avis parce qu’il était sage. Mieux valait profiter du moment s’il n’y avait rien à redouter. Elle l’aurait vu, si c’était le cas, n’est-ce pas ? Je savais qu’elle voulait faire partie de l’équivalent de la police pour les sorciers, ces gens à l’air pas commode que j’avais parfois croisé au Ministère de la Magie lorsque j’avais dû m’y débrouiller pour avoir les bons papiers ; elle aurait repéré le problème s’il y en avait eu un. J’avais l’impression qu’elle me couvait un peu, de toutes façons. Elle finit par me lâcher alors que je regardais le feu dans la cheminée en me demandant depuis combien de mois je n’en avais pas vu un. Lorsque sa main quitta la mienne, mon bras suivit le mouvement, comme pour essayer de la rattraper ; mes gestes sont bizarres, parfois.

Je passais ma main à présent libre sur ma nuque, pas vraiment embarrassé mais juste un peu… déboussolé. J’en disais quoi ?

- Je sais pas trop. J’espère que tes amis vont bien.


Elle était à l’aise, Elise, ça aidait un peu à ne pas trop rétrécir dans l’environnement même si je restais sur place. Ou en fait, peut-être qu’elle ne l’était pas et que je me reposais un peu trop sur elle parce qu’elle était sensée comprendre ce que je ne comprenais pas.

- Ça va, toi ?

Je n’étais pas très utile, alors je fermais les yeux et j’essayais d’imaginer la scène plutôt que de la voir - ça m’aide toujours à comprendre un peu mieux, j’imagine que je suis meilleur en logique qu’en observation même si j’aime prétendre le contraire.

- On entend personne, mais y a un feu allumé… Soit c’est magique, soit on est dans Boucle d’Or et les trois ours et y a des gens qui vivent ici. Du coup… Soit on explore un peu comme on veut si c’est juste un endroit de vacances, soit on doit faire un peu attention.

Étant donné que l’endroit ressemblait un peu à la version montagnarde d’un showroom Ikea, pour le côté cliché, j’en déduis assez naturellement que nous étions seuls, sauf si les gens vivant là était très ordonnés ou très absents. Je haussai les épaules, désolé de mon manque d’utilité, mais je me mis enfin à bouger dans la foulée et ce fut pour aller voir un peu ce qu’il se passait dans le couloir ; regarder les autres pièces était toujours moins invasif que de regarder dans les armoires. Ce pouvait même être amusant.

- Il y a un escalier, si tu veux te changer on peut aller voir en haut.

Je pouvais comprendre. Sa tenue si adaptée à une dernière soirée d’étudiante ne l’était plus vraiment dans ces conditions. C’était un peu triste aussi, mais Elise n’avait visiblement pas besoin de la couleur du champagne pour pétiller.



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Ligue des Sorciers
& sorcier &almost is never enough



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Elise B. Dickney
Messages : 882
Date d'inscription : 28/09/2013




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Mer 6 Jan - 0:52
« Il y avait la crainte sourde bourdonnant à ses oreilles, le calme de la tendresse que l’on éprouve ; il y avait l’envie de vivre et de ne pas inquiéter outre mesure, oui. Il y avait Elise parlant puis écoutant, se dessinant pantin pour un instant. Et il était étrange de se dire à quel point la magie pouvait-être usante; des fois. Il ne s’agissait que de poussières, que de temps à autre, ce n’était jamais définitif — mais la sensation existait bien, enfouie dans un mouvement de poignet, alors qu’ils faisaient tous osciller leur bois.

« Tu sais, tant de choses étranges pavent notre monde; je ne m’étonne plus d’un feu crépitant de manière solitaire. » Et elle lui avait souri gentiment; faisant claquer ses mains sur ses cuisses comme pour se motiver à se lever — pour pouvoir se rapprocher, pour pouvoir mieux l’observer. « Mes amis pourraient finir dans le désert, dans l’océan ou dans une navette spatiale que ça irait. Et puis, au pire cela n’ira pas. Ce n’est pas comme si beaucoup d’entre nous faisions de vieux os. » Ses propos s’étaient faits simples, mais elle les avait devinés profondément choquants. C’était la réalité sorcière, la réalité qui les poussait à ne voir que quatre-vingt ans quand ils pouvaient viser les trois-cent. « Et puis, il est de tradition d’être accompagné. Ils ne seront pas seuls dans leur épreuve, deux est un bon chiffre; il permet d’être plus fort. De ne pas se sentir un, de ne pas se sentir seul. L’on a moins froid, quand l’on pense à deux. Il parait que ceux ayant femmes et enfants survivent plus longtemps que les célibataires lors de situation extrême. Car là ou l’homme seul ne verrait que lui dans la mort, l’homme multiple verrait ceux pour qui il sait qu’il ne peut donner, abandonner sa vie. » Elle lui avait souri — encore. Un sourire gentil, pétillant et pourtant un peu sec. Le sourire des vérités, des choses que l’on accepte. Elle s’était un peu perdue dans le portait, mais l’idée était là — ses camarades iraient bien. « Et ça va. Comment ça ne pourrait pas aller, alors qu’on a atterri dans un endroit aussi cosy ? Avec la chance que certains ont, on aurait bien pu finir sous une pluie torrentielle ou en pleine forêt amazonienne. » Rire doux alors qu’elle passait ses bras autours d’elle; oubliant pour un instant ce qu’elle portait. L’environnement la rendait plus pull que robe — aussi agissait-elle en conséquent. « Partons explorer ! » avait-elle conclu dans un de ses sourires dédicacés; abordant une touche d’achevé. Il était sourire fermé; sourire mettant un point en bas de la page, permettant à de nouvelles de faire place.

Sa main était venue saisir celle de Maxwell, le tirant vers les escaliers de manière banale; comme si cela était leur coutume depuis des années. Il y avait de la nonchalance dans son action, à Elise — de la nonchalance dans son amour. Elle était habituée à aimer; à l’aimer — il y avait de l’affection aux ourlets tièdes. Il y avait une touche de maturité se profilant sur ses pommettes alors qu’elle poussait sur ses jambes pour gravir une marche de plus après celles déjà passées. « Oaah. » Et elle avait eu cette moue ébahie une fois arrivée au sommet de son périple, dévisageant le mince couloir donnant sur quelques portes ouvertes — des chambres et une salle d’eau. Si elle ne voulait s’engager dans l’allée, elle pouvait toujours bifurquer sur la droite et admirer le balcon intérieur donnant sur le salon d’où ils venaient. Enfin. « Tu crois qu’on va trouver des vêtements ? » Rire court. « Je ne serais pas du genre à laisser grand chose dans ce genre de résidence annexe ? Vu que l’on doit y venir que très occasionnellement. » Mais elle avait de l’espoir, car si quelque chose était bien vrai quand on faisait allusion à sa vie; c’est qu’elle n’était pas normale — pas normale pour ces gens vivants dans ce chalet, du moins. Pas normale pour le garçon à ses côtés non plus. Aussi pouvait-elle bien espérer de belles surprises, et quelque chose de différent; presque comme dans les romans. « Je ne sais pas si on pourra remplacer la nourriture, mais on pourra toujours remettre à leur place ce que l’on aura emprunté. » Avait-elle fini par ajouter, comme pour le rassurer. Elle n’était pas voleuse, mais tentait de s’adapter à la situation comme si il n’y avait rien de plus ordinaire. C’était comme si elle se formait un monde de routine, pour calmer les questions qui bourdonnaient dans son esprit; que Maxwell n’avait pas besoin d’entendre. « Okay ? » Elle lui avait fait face, lui offrant ce regard rempli d’étoiles et de promesses. Elise jamais ne disparaitrait sous d’autres masques — et c’était bien elle qui lui faisait face. Toute aussi sereine qu’emplie de malice. Hehe.

Ils ne feraient que discuter, que refaire l’histoire — que dessiner et orner leur univers pour une soirée. Et si cela devait continuer à durer, elle ne doutait pas que rien ne finirait en pleurs. Car elle était encore à Poudlard, car elle n’avait pas encore quitté le nid; le cocon — et que Poudlard jamais ne les laisserait seuls plus d’un instant. Le château était un fort, et rien n’arriverait à tort. Si ils avaient été sortis de son enceinte; ils restaient sous son charme. Aussi le château finirait par venir à eux, vu qu’il n’avait jamais été dans leur but à eux de le quitter. Ce n’était qu’une énième bavure, qu’un énième scintillement parmi ce feux d’artifice permanent qu’était la magie.

Alors tout irait oui — elle le croyait. Elle le savait.
Poudlard jamais ne l’avait trahie.
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