Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Roses are red, violets are blue | Gareth P. & Hayley A.

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Dim 1 Nov - 19:10

« … Sauf que je me suis endormie, alors j’ai pas suivi la fin du cours, tu comprends ? Donc tu voudras bien me passer le tien ? Promis, je te le rendrais demain ! Je recopierais tout ce soir et je ferais même pas de tâche dessus. » Les mains jointes, le regard suppliant, à moitié étalée sur son ami, Hayley implorait Robin de lui filer ses documents. Celui-ci finit par céder, surement roulait-il des yeux intérieurement en se disant que, merde, c’était quand même une sacré plaie d’êtres son ami, parfois. Hayley lui rendit un sourire un rien exagéré et retourna à son occupation principale : Le merveilleux repas qu’elle avait sous les yeux. C’est pas aujourd’hui qu’elle allait commencer un régime, la p’tite, et c’était d’ailleurs pas dans ses intentions.

Elle retourna avec hâte à la table des Poufsouffle, s’installant là où il y avait de la place, entre deux personnes qui ne semblaient pas s’adresser la parole, et elle se servit une énorme assiette des divers plats présents. Entre deux verres de jus de citrouilles, Hayley jeta un regard appuyé en direction d’un des élèves de sa maison. Un ami, même. Gareth Peterson. Cinquième année. Un grand blagueur super sympa.

Hayley ne tenait pas en place. Elle triturait nerveusement le tissu de sa jupe, tout en jetant des regards fréquents en direction du garçon. Hey, qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Elle tentait désespérément de se concentrer sur sa purée de pomme de terre, mais rien à faire, l’image du rouquin restait imprimée dans son esprit. Il occupait toutes ses pensées depuis environ dix minutes, et ça commençait sérieusement à devenir flippant.

« Il est beau quand même. » Exprima la jeune femme à haute voix, sans s’adresser à quiconque en particulier. « Ouais, vraiment. » Elle se tourna vers la personne d’à côté, un sourire inqualifiable sur les lèvres. « Tu trouves pas ? Oh là là tu le connais ? Moi je le connais bien, c’est un ami. J’crois que je suis amoureuse. » Elle avait le regard étrangement brumeux et la voix qui partait dans les aigüe. Avant que la pauvre personne agressée n’ait eu le temps de prendre la fuite, Hayley posa sa main sur son épaule et la regarda droit dans les yeux. « C’est décidé. Je vais lui avouer mes sentiments. Ce soir. Ca fait bien trop longtemps que j’attends ce moment. » Oui, en effet, environ dix minutes.  « Je dois lui dire la vérité. » Elle se leva ensuite, bien décidée, et partit en direction de la salle commune des Poufsouffle.

Pour qu’elle manque le dessert, c’est qu’elle devait être sacrément amoureuse, la bougresse. Même au point de trébucher en entendant le nom de son valeureux prince charmant, un sourire béat sur les lèvres. Même au point de se demander si c’était pas mieux qu’elle aille directement rencontrer Gareth afin de l’embrasser fougueusement, pour qu’ils puissent vivre heureux et amoureux, jusqu’à la fin de leurs jours.

Mais non. Il fallait faire ça bien. De toute façon, elle n’allait pas mettre trois ans à la pondre, sa déclaration. Et puis, elle n’allait pas non plus mettre deux plombes à la lui donner. Il fallait qu’il sache vite.

Alors Hayley se munit de sa plus belle plume, ainsi que d’un rouleau de parchemin vierge, et s’installa dans un coin de la salle commune. Là, elle commença sa rédaction.

Mon cher Gareth,

Depuis l’instant où mes yeux se sont posés sur toi, je n’ai plus pensé à autre chose que ton regard, tes lèvres et ton sourire. Pour moi, tu es comme le soleil qui illumine mes jours, et la lune qui éclaire mes nuits. Sans toi je n’imagine pas passer ma vie. Nous sommes Roméo et Juliette, comme Rose et Jack, mais en moins tragique. Notre histoire à nous finira bien, par une Happy Ending.
Je n’ai pas les mots pour t’exprimer ce que je ressens, c’est comme recevoir un sort de confusion chaque fois que mon regard se pose sur toi, chaque fois que l’on prononce ton nom et que ta voix me parvient aux oreilles. Pour toi je pourrais mourir, recevoir un sortilège impardonnable à ta place et n’éprouver aucun remord.

Alors je termine mon billet sur ces mots qui te seront à jamais adressés. Je te livre mon cœur et tout ce qu’il y a avec, et je t’aime du plus profond de mon être.

Hayley.

Hayley reposa sa plume. Son regard était toujours un peu absent, mais elle semblait satisfaite. Elle disposa çà et là quelques cœurs et plia soigneusement le parchemin, puis elle quitta la salle commune. Par chance, elle croisa Gareth qui remontait surement. Elle se sentit soudain enivrée  par une sorte de… sensation qui la prenait aux trippes et qui lui donnait envie de hurler. Elle se posta devant lui, son sourire idiot ne l’ayant pas quitté depuis, et le prit par le bras, pour glisser jusque sa main. « Gareth… » Fit la blonde en l’attirant hors de la foule. « Je peux te parler un moment ? » Demanda-t-elle ensuite en s’étalant à moitié sur lui, avant de le trainer jusqu’à un couloir que très peu emprunté. Une fois arrivée, elle s’arrêta en face de lui et lui présenta la lettre.
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Dim 1 Nov - 22:19
Trop concentré sur son assiette (toujours aussi généreusement garnie), Gareth n'avait pas pu percevoir le regard goguenard de sa sœur, depuis la table de Serpentard. Il ne vit pas même Hayley trébucher en lui souriant béatement alors qu'un camarade l'appelait, lui faisant tourner la tête de l'autre côté. Tous les signes annonciateurs du cataclysme de la soirée avaient été ignorés, oblitérés. Rien ne l'avait préparé à ça. Cette soudaine promiscuité avec Hayley.

Il la connaissait depuis longtemps la jeune Poufsouffle, depuis ses débuts à Poudlard, à vrai dire. Compagne parfaite pour les soirées déjantées au sein de la salle commune, ou faire les quatre cents coups dans tout Poudlard. Hayley était une amie, une fille avec qui Gareth pouvait rire tout son soûl sans se retenir. La fille qui te file la banane pour la journée soit par ses vannes, soit par sa maladresse attachante.

Hayley était une boule d'énergie, un feu-follet. Alors quand Gareth la vit venir lui, avec un sentiment ressemblant curieusement à de la gêne dans sa voix, le Poufsouffle tiqua. Le temps que la jeune femme le mène dans un couloir déserté, il crut même qu'elle voulait lui annoncer une nouvelle grave. De celles dont les amis proches tiennent à vous dire, face à face. Quand Hayley lui tendit la lettre, le rouquin eut un instant d'hésitation. Comme si la jeune fille lui tendait une Beuglante.

« C'est quoi ? »

Question purement idiote, juste lancée pour briser la glace qui semblait s'être soudainement formée autour d'eux. Gareth prit la lettre, l'ouvrit. Les cœurs lui sautèrent aux yeux avant même qu'il n'ait pris la peine de lire. Première impression : ça sentait le côté « girly » en puissance. Pas le genre de Hayley. Gareth l'avait toujours considéré plus comme un garçon qu'une fille, plus fonceuse que « princesse à poney ». Pas le genre à tracer des cœurs à la place des points sur les i.

Le Poufsouffle lut la lettre de bout en bout, trop concentré pour voir les réactions de Hayley. Lorsqu'il eut fini, il abaissa la lettre, dévoilant son visage, les joues rougies par l’embarras provoqué par cette lecture. Un sourire étira ses lèvres, et un rire fusa.

« Bien essayé, Hayley ! » Gareth fit mine de lui tapoter l'épaule mais s'en abstint. Il savait que la jeune femme ne supportait pas le contact physique. « Tu as perdu à un jeu, et on t'a lancé un gage ? Ce devait être quoi après ? Tu devais m'embrasser ? »

Gareth replia la lettre et la rendit à Hayley.

« Je dis pas, c'est pas mauvais ce que tu as écris mais... c'est pas toi. Tu m'aurais sauté dessus, attrapé par la cravate et embrassé, là... J'avoue, j'aurais douté. »

Et il aurait piqué un énorme fard, accessoirement.
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Mar 3 Nov - 19:34
‘C’est quoi ?’ Non mais, c’est quoi cette question ? Genre, t’as pas comprit que c’était une lettre d’amour. Hayley avait haussé un sourcil, l’air de dire ‘T’es sérieux, mec ? Tu veux un dessin ?’, mais il ne sembla pas y faire plus attention que ça, et se plongea dans la lecture passionnante de l’histoire de la vie d’Hayley. Cette dernière souriait bêtement en face de lui, les mains dans le dos, tout en se dandinant sans pouvoir s’arrêter de gesticuler.

Puis il se mit à rire. « Bien essayé, Hayley. » Il souriait. Hayley sentit son cœur se déchirer. Son cœur, son estomac, ses poumons, son foie et même sa cage thoracique. Tout s’écroula à l’intérieur, et son visage se décomposa lorsque l’autre lui tendit la lettre, en demandant s’il s’agissait d’un défi ou d’un gage qu’elle avait reçu.

A ce moment, elle eut envie de le gifler. Mais genre, tellement fort qu’il aurait gardé la marque de sa main sur sa joue à vie, comme une marque au fer rouge. Elle aurait pu avoir envie de pleurer, aussi. Mais sa haine fut de courte durée, et bientôt, l’envie de lui rouler un gros patin bien baveux revint au galop, accompagnée d’un nouveau sourire béat, qui aurait presque pu paraître mignon. Presque.

Elle attrapa donc la lettre et la plia de nouveau, puis la glissa dans la poche de Gareth. Il avait soutenu que ce n’était pas elle. La lettre n’était pas si médiocre que ça, mais ce n’était quand même pas elle. Il ajouta que si elle l’avait attrapé par la cravate pour l’embrasser fougueusement, là, il aurait surement eu quelques doutes, mais pas avec une lettre mielleuse remplie de petits cœurs et de mots doux. C’est vrai que ça ne ressemblait pas tellement à Hayley, ce genre de trucs. En fait, on l’imagine plutôt foncer dans le tas. Déclarer sa flamme à voix haute, la tête baissée, le dos vouté pour ne pas croiser le regard de l’autre. On l’imagine plutôt dire des trucs comme « Ca fait deux putains de mois que j’ai envie de faire exprès de te tomber dessus juste pour pouvoir sentir ton parfum de plus près, et ça fait aussi deux mois que j’ai envie de t’attraper pour t’embrasser et toucher tes cheveux et tes joues, et tes lèvres et… » Bon, voilà quoi. Mais pas comme ça. La lettre rédigée à la va vite remplie de phrases d’accroches toutes faites, c’était clairement pas Hayley. Sur ce point, Gareth avait bien raison. Mais allez lui expliquer ça, à l’autre dinde qui lui souriait bêtement depuis trois quarts d’heure, en espérant secrètement un baiser, et plus si affinité.

« T’es bête. » Fit la blonde à voix basse en se saisissant de nouveau des mains du garçon. Elle marque une pause. Son air idiot se transforma en malice, et son regard ancré dans ce lui de Gareth recherchaient un désir inexistant dans les yeux du pauvre poufsouffle. « Tu sais, si ça te dit, il n’est pas encore trop tard pour que je te prenne sauvagement par la cravate pour t’embrasser fougueusement… » Exprima la sorcière sur un ton un rien sérieux. Joignant le geste à la parole, elle fit glisser une de ses mains le long de la chemise de Gareth, puis attrapa le bout de sa cravate aux couleurs de leur maison, profitant au passage pour s’approcher –discrètement- de lui. « J’ai jamais ressenti ça pour quelqu’un avant toi, Gareth… » Murmura Hayley en décrivant la courbe de sa mâchoire, du bout de son doigt.

C’est clair qu’on n’imagine pas Hayley regarder quelqu’un avec des yeux de merlan frit, en essayant sans trop de subtilité de maximiser les contacts physiques. C’est vrai qu’en plus, les gens ont tendance à savoir que c’est pas trop dans les habitudes de la blonde de faire des câlins et des bisous à tout va. Alors là… Si quelqu’un les voyait, là, tous les deux, euh… Il pouvait clairement se poser des questions. Il DEVAIT même se poser des questions. Parce que là, ça finissait même par ressembler à des attouchements, UN VIOL. Manquerait plus que Gareth tente de prendre la fuite et qu’Hayley le rattrape pour le plaquer contre le sol et le forcer à se déshabiller.
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Mer 4 Nov - 22:02
Une voix lointaine, très lointaine, beugla « Alerte » et tira la sonnette d'alarme dans l'esprit de Gareth. Hayley était proche, très proche, trop proche. Elle venait de lui agripper la cravate et lui caressait la ligne de la mâchoire comme si... Comme si elle avait la fougueuse envie de l'embrasser à pleine bouche, là, maintenant. Le Poufsouffle commençait à comprendre ce que devait ressentir un steak, cuit à point, face à un carnivore. Ou un jus de citrouille entre les mains d'un élève de Poudlard assoiffé. Gareth déglutit, mal à l'aise. Si ça ne tenait qu'à lui, il aurait fui. Mais il craignait bien trop qu'Hayley s'accroche à sa cravate et ne l'étrangle.

A défaut de fuir, il posa ses mains sur les joues de Hayley. Ses doigts pincèrent la peau, tirant les joues comme s'il s'amusait à la faire sourire, alors qu'elle affichait déjà un sourire de béatitude qui ne lui ressemblait pas.

« Hayley... Si c'est une blague, elle commence à ne plus être drôle. Je t'ai déjà dit que les plus courtes étaient les meilleures. »

Sa main droite relâcha la joue de Hayley et alla farfouiller dans sa poche, agrippant sa baguette. La secouant, il lança un sort sur Hayley.

« Bloclang ! »

Le sort ne durerait qu'une poignée de secondes. Mais assez pour que Gareth ait le temps de se libérer de l'étreinte de la Poufsouffle. Il n'aimait pas spécialement lancer de tels sorts sur ses amis mais, là, c'était un cas de force majeure. L'adolescent tira sur le nœud de sa cravate, la dénouant un peu. Il était passé à deux doigts du baiser impromptu.

Non pas qu'embrasser une fille lui déplairait. Mais pas dans ses conditions. La situation était bien trop... bizarre pour lui plaire. Voyant que le sortilège cessait, Gareth revint auprès d'Hayley.

« Désolé, mais tu ne m'avais pas laissé le choix. J'ai bien cru que tu allais me sauter dessus pour... » Me ventouser la bouche. « M'embrasser de force. Il va falloir m'expliquer Hayley. Tu n'agis pas comme d'habitude, tu es complètement différente... Tu as reçu un sort, tu as mangé un truc ensorcelé ? Sois franche. »

Il espérait surtout ne pas se tromper et que, contrairement à ses doutes, Hayley n'était pas folle amoureuse de lui. Ça lui aurait fait mal de briser le cœur d'une personne comme elle. Gareth se tenait aux aguets, s'attendant aux pires réactions. Peut-être que la Poufsouffle, en larmes, allait décider de se jeter depuis la tour d'astronomie, incapable de vivre sans son amour perdu. Et l'on retrouverait son corps démantibulé en contrebas. Sinistre spectacle.
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Jeu 5 Nov - 19:47
Hayley s’imaginait certainement que Gareth allait répondre à ses avances sans se poser de questions, de la même façon qu’elle était venue lui déclarer sa flamme sans ressentir la moindre angoisse. Elle s’imaginait que tout se ferait naturellement, comme dans les comédies romantiques un peu clichées. Comme dans le Titanic, après que Jack ait sauvé la vie de Rose et qu’ils couchent ensemble dans la vieille voiture. Ca devait être un peu ça, dans la tête de la blonde.

Mais malheureusement - ? - pour elle, la situation n’eut pas tout à fait la tournure espérée. C’était même plutôt le contraire, un peu. Gareth la regardait comme s’il s’agissait d’un extra terrestre, et ne semblait pas reconnaître la Hayley à laquelle il avait été habitué. On imagine parfaitement ce qui devait se passer dans sa tête, au moment où Hayley passait sa main sur sa joue, les yeux brûlant d’un désir que personne ne lui connaissait. En tout cas, la réaction de Gareth n’eut rien d’un amoureux transit, et c’est pas ce soir qu’ils allaient faire l’amour dans une belle voiture. Bah, tant pis. Hayley pouvait surement attendre. Quoi que.

En tout cas, il ne prit pas la fuite. C’était surement mieux pour lui. Et au lieu de se dégager violemment, comme toute personne censée l’aurait fait, afin de prendre Hayley par les épaules et de la secouer sans ménagement jusqu’à ce qu’elle retrouve un peu de bon sens, Gareth posa ses mains sur les joues brûlante et rougies de la sorcière, pour pincer doucement sa peau et l’étirer, comme on fait aux bébés mignons et joufflus avant qu’ils ne se mettent à pleurer parce qu’on leur fait un peu trop peur. Le poufsouffle affirma que ce n’était plus drôle, et qu’il avait déjà expliqué à Hayley que les meilleures blagues étaient les plus courtes. Elle fut tentée de répondre par une réplique cinglante, et avait d’ailleurs commencé à ouvrir la bouche pour lui répondre de sa voix niaise et suraiguë, mais Gareth lâcha la joue de la jeune femme pour fouiller dans sa poche et en sortir, non pas la merveilleuse lettre d’amour de la blonde, mais sa baguette magique, qu’il pointa sur la sorcière pour lui jeter un sort. Elle se retrouva la langue colée au palais, sans possibilité de pouvoir parler. Paniquée, elle tenta de hurler mais ne réussit qu’à vaguement s’étouffer et oublia pendant un moment qu’il lui était possible de continuer à respirer par le nez. Fort heureusement pour la survie d’Hayley, le sort s’estompa et sa langue finit par se décoller. Elle reprit sa respiration, haletant comme si elle venait de courir un marathon, et lança un regard foudroyant à Gareth. « Mais t’es con ou quoi ?! » Hurla Hayley, les poings serrés.

Il s’excusa platement, expliqua qu’elle ne lui avait pas laissé le choix, que, s’il ne lui avait pas lancé ce sort, elle lui aurait sauté dessus pour l’embrasser de force. Sa voix était froide, ses mots dures. « Il va falloir m’expliquer, Hayley. » Expliquer quoi ? La blonde avait les yeux embrumés, une larme roula le long de sa joue pour finir sa course sur le tissu de sa robe. « T’es… T’es trop débile ! » Cria encore la gamine en abattant un poing rageur sur le torse du poufsouffle. Ses mains se refermèrent sur sa chemise, et elle posa lentement son front contre le haut de sa poitrine. Quelques larmes chaudes s’écrasèrent sur le sol. Pas assez pour faire couler le mascara de la blonde. Mais assez pour que l’autre remarque ses yeux rougis et ses joues humides.


Elle se redressa lentement, renifla sans trop d’élégance et essuya ses joues du revers de sa manche. « Tu m’aimes pas, c’est ça ? » Demanda-t-elle doucement, la voix tremblante, un sourire un peu hésitant au bord des lèvres. « Moi je t’aime. Même si tu m’as jeté un sort. Je pourrais surement te pardonner un jour, même si ce ne sera pas facile. Mais je pense pouvoir faire ça pour toi. » Assura la blonde en hochant positivement la tête. « Mais ne recommence pas, j’ai eu peur ! » encore une fois, sa voix monta en flèche dans les aiguë. Sur ce, elle prit la main de Gareth et posa sa tête contre l’épaule du garçon.
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Ven 6 Nov - 21:10
Merde. Merde, merde, merde.

Les larmes, le point faible de Gareth. Il ne savait jamais comment agir dans ce type de situations. Le Poufsouffle regarda Hayley avec des yeux de merlan frit. Mais elle était vraiment sérieuse, là ? Les doutes de Gareth commençaient, doucement, à s'effriter. Gauchement il tapota le dos de Hayley, essayant, par ce geste, d'apaiser ses larmes.

Pourquoi personne n'avait inventé de sort pour sécher les larmes ?

Gareth baissa la tête, penaud, face aux remontrances de Hayley.

« C'était juste un petit sort... C'était pas un sortilège impardonnable non plus. »

Il en avait déjà lancé de bien pires sur de pauvres élèves qui n'avaient rien demandé, et avec parfois le soutien de Hayley.

Un toussotement se fit entendre dans son dos. Gareth tourna la tête, son regard croisant celui d'un tableau. Celui d'un auguste sorcier portant de multiples médailles sur sa robe. Probablement un sorcier de très grand renom – mais Gareth n'avait jamais été particulièrement doué en Histoire de la Magie. Le tableau caressa sa barbe, contemplatif.

« Jeunes gens... Pourriez-vous cesser, séant, de mener pareille badinage ? Vous avez des salles dédiées à cela, il me semble. »

Gareth se retint à grand peine de répliquer que, non, il ne badinait pas. (Du moins s'il avait bien compris le sens du mot) Le Poufsouffle leva les yeux au ciel. Attrapant la main de Hayley, il lui indiqua de le suivre. Ce qui n'était pas forcément nécessaire vu qu'il la tirait fermement par la main.

L'étudiant regarda aux alentours mais ne trouva aucune pièce susceptible de les accueillir pour continuer leur discussion. À défaut, Gareth agita sa baguette et lança le sort « Placardus ». Un placard apparut, les enfermant à clé à l'intérieur. Murmurant « Lumos », Gareth brandit sa baguette pour illuminer le réduit. Ils pouvaient juste se tenir debout, pratiquement collés l'un à l'autre.

« Bon. Techniquement on a une heure si j'ai bien lancé le sort. Hayley... Je suis très touché par... tes sentiments. Mais c'est très soudain. Depuis quand... es-tu amoureuse de moi ? »
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Sam 7 Nov - 16:53
Gareth avait vaguement tenté de justifier son sortilège, prétextant que c’était juste « un petit sort ». Sous entendu, il aurait pu faire pire. Ca avait fait hausser un sourcil à Hayley. Elle n’eut cependant pas le temps de lui hurler dessus à nouveau, prouvant ainsi son amour infini pour le poufsouffle. En effet, un tableau qui avait certainement observé toute la scène les interrompit dans un toussotement un rien forcé, pour leur demander d’aller faire leurs trucs ailleurs, dans les « salles dédiées à cela ».

« Mais ta gueule ! » Beugla Hayley en se détachant de Gareth pour se tourner vers le tableau, les sourcils froncés. « C’toi t’as qu’à aller badinager ailleurs. » Conclut la gamine, ponctuant sa menace d’un regard meurtrier, avant de se faire emporter par Gareth, qui avait gentiment prit sa main pour l’emmener loin du regard outré du pauvre tableau, qui allait surement se dépêcher d’aller faire courir le bruit de cette altercation.

L’incident avait totalement fait oublier à Hayley la rancœur qu’elle avait pour l’autre poufsouffle, qui s’en tirait plutôt bien pour l’instant. Pas de crise de panique, pas de fuite, pas de hurlements incontrôlés, ni même de gifle ou de prises de catch. Juste un petit sortilège qui lui avait déjà coûté dix pourcents d’audition, et peut-être même une sale migraine, au vu de la voix plutôt aigue et criarde de la jeune femme. Enfin bon, il était toujours à côté d’elle, et c’était l’important.

Tout en s’éloignant du tableau, Gareth sembla chercher activement quelque chose. Il tenait toujours ferment sa baguette, surement en cas de défense si Hayley décidait de lui sauter dessus pour le bouffer tout cru et lui infliger un baiser forcé. Peut-être s’imaginait-il que l’embrasser lui ferait le même effet que s’il roulait un patin à un détraqueur ?

Ne trouvant visiblement pas ce qu’il cherchait, Gareth lança un sortilège au mur. Un sort dont Hayley ignorait totalement l’existence, et qui fit apparaître miraculeusement un étroit placard dans le mur en question. Pendant un instant, la sorcière avait cru que son ami jetait un sort au mur innocent pour évacuer sa frustration, mais elle fut soulagée de constater que ce n’était pas le cas. Elle n’avait pas envie de finir avec quelqu’un de violent qui s’en prend à des pauvres murs sans défenses, quand même. Mais bon, s’il se contentait de creuser des placards pour qu’ils se retrouvent tous les deux dans l’intimité, ça lui allait plutôt bien.

A cette idée, un sourire naquit au bord des lèvres de la jeune femme, qui lutait pour ne pas glousser en entrant dans l’étroit et sombre placard. Bon, c’était pas très cosy, c’était même un peu poussiéreux, mais ça lui allait quand même. Et puis, ils étaient tellement à l’étroit là dedans que Gareth était forcé de se coller à elle, bien qu’elle fut certaine qu’il ne soit pas vraiment contre. L’autre referma la porte du placard derrière eux et sa baguette s’illumina faiblement entre eux. Comme c’était romantique, ho ho ho. Hayley avait encore plus envie de le dévorer, là, maintenant. D’autant plus que, selon les dires du garçon, ils n’avaient qu’une heure de tranquillité devant eux. Il fallait faire vite, alors. Et elle n’était pas sûre de pouvoir se contenter d’une heure avec l’élu de son cœur…

Mais visiblement, l’heure n’était pas au batifolage. Au contraire. C’était le temps des explications. Hayley roula des yeux. Pas maintenant qu’elle allait embrasser le rouquin. Mais bon, s’il était touché par ses sentiments, c’était déjà bien. Maintenant, fallait juste qu’il y réponde favorablement et qu’il se laisse embrasser et tripoter sans faire d’histoire ? Ok ?

Non, bon, pas ok. Alors, depuis quand est-ce qu’Hayley s’était découvert une telle passion pour Gareth ? La sorcière fit mine de réfléchir, détourna un instant le regard, qui se posa sur une toile d’araignée visiblement inhabitée, mais qui suffit à la faire frissonner. Elle reporta donc son intention sur son ami et haussa les épaules. « Je sais pas. Depuis le diner, j’ai une folle envie de me retrouver enfermée dans un placard à balais avec toi. » Son sourire s’agrandit. « Et visiblement, je suis pas la seule… » Elle marqua une pause. Ses doigts s’affairaient autour du premier bouton de la chemise du garçon, certainement dans l’optique de le défaire. « Et maintenant, j’ai envie de t’embrasser. » Et pour ponctuer son affirmation, elle se hissa sur la pointe des pieds et ferma les yeux, dans l’attente du baiser de son preux chevalier.
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Dim 8 Nov - 0:10
Depuis le dîner ?

Le cerveau de Gareth bouillonna, exploitant ce maigre indice. Un élève aurait-il eu la saugrenue idée de faire boire un philtre d'amour à la Poufsouffle ? La potion n'était pas forcément simple à confectionner, mais Poudlard comptait quelques petits génies en la matière. Et des élèves prêt à voler dans le bureau de leur maître des potions pour pouvoir réaliser une blague.

Mais pourquoi un philtre d'amour ? Et pourquoi sur Hayley ?

Mais surtout...

Comment on faisait cesser l'effet d'une telle potion ? Est-ce que ça s'estompait au bout d'un certain temps ? Fallait-il faire boire un remède à la victime ? Gareth n'en avait aucune idée et se maudissait de ne pas avoir mieux écouté ses cours. Parce que là, présentement, Hayley se collait de manière bien trop proche de lui. Et ses doigts avaient réussi à ouvrir la chemise qu'il portait sous sa robe de sorcier.

Attouchements et détournement de mineur. Amoureuse, Hayley était incroyablement dangereuse.

Et Hayley se figea en posture de « princesse quémandant son baiser ». Était-ce là, la solution ? L'embrasser pour lui permettre de revenir à la raison ? Gareth avait bien quelques doutes. Ils n'étaient pas dans un conte de fée. Même les sorciers savaient que le baiser qui change le crapaud en prince n'était qu'une idiotie de Moldu. Mais, ça valait le coup d'essayer.

Gareth posa sa main gauche sur la hanche de Hayley, et se pencha pour l'embrasser. Pas un baiser plein d'amour et de passion. Il n'éprouvait pas de telles choses pour la Poufsouffle. Un baiser chaste, collant ses lèvres sur celles de Hayley, le temps de quelques battements de cœur. Gareth recula, le rouge lui montant aux joues. Il espérait que la semi-obscurité du placard cachait son visage.

« Et maintenant Hayley, dis-moi que tu es revenue à la normale... Parce que là j'ai épuisé mes idées... »

Et surtout il craignait la suite si le philtre opérait toujours.
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Jeu 12 Nov - 13:29
Depuis le diner. Ouais. Gareth eut l’air de réfléchir. Réfléchir à quoi ? La question n’avait même pas traversé l’esprit d’Hayley. Tout lui semblait normal. Sauf peut-être le fait qu’elle ne se fasse pas repousser lorsqu’elle s’approcha du poufsouffle pour recevoir un baiser. Est-ce qu’elle s’attendait vraiment à ce que Gareth la repousse sauvagement ? Ou est-ce que c’était juste le fait de savoir qu’ils allaient bientôt s’embrasser qui lui avait fait ouvrir les yeux ? En tout cas, pendant une fraction de seconde, une alarme s’était enclenchée dans la tête d’Hayley.

Mayday. MAYDAY MAYDAY.
Hayley avait écarquillé les yeux. Une seconde. Qu’est-ce qui se passait. Gareth était proche. Tout proche. Trop proche. Sa main se dirigeait vers la hanche de la sorcière. A son contact, un frisson absolument désagréable lui parcourut le corps entier, faisant presque dresser ses cheveux sur sa tête. Est-ce qu’il allait vraiment l’embrasser, là, maintenant, tout de suite ? Une seconde. Juste une seconde suffit à faire surgir un million de questions dans l’esprit d’Hayley. Pendant une seconde, elle eut envie de reculer, de gifler Gareth et de lui hurler dessus « Hey mais qu’est-ce que tu branles abruti ?! » Pendant une seconde, elle ne comprit pas bien pourquoi il faisait ça. Un vague sentiment d’avoir été manipulée naquit au fond de sa poitrine.

Puis Gareth posa doucement ses lèvres sur les siennes. Pour quelques secondes. Hayley ferma les yeux. Toutes ses interrogations s’envolèrent. Tout redevint normal. Ses mains qu’elle avait éloigné de la poitrine de Gareth se posèrent dans son cou, et ses doigts caressèrent sa peau brûlante. Puis il se redressa. Malgré l’obscurité, Hayley remarqua l’expression de son visage. Il n’avait pas la tête du mec qui embrasse son crush pour la première fois. Il n’avait pas trop l’air heureux. Même pas du tout.

D’ailleurs, même son baiser n’avait rien d’amoureux, de passionné, de fougueux. Ca ressemblait plus à un bisou gage que l’on aurait effectué à contre cœur au jeu de la bouteille, vous savez. Un petit bisou de collégien un peu timide. Hayley ne pouvait pas se résoudre à penser que c’était comme ça que son Gareth embrassait. Pour l’instant, elle pouvait peut-être se contenter. Mais s’il continuait de l’embrasser comme ça, à l’avenir… Elle allait finir par se lasser. Oui, c’était triste à dire. Vraiment. Mais c’était la vérité…

Malgré tout, Hayley retrouva son sourire malicieux. Elle posa sa main sur celle du Poufsouffle pour qu’elle reste sur la hanche de la sorcière. Mais cela n’eut pas vraiment l’effet escompté… Il n’avait pas trop l’air… Sous le charme. C’était un peu triste. Il avait même plutôt l’air inquiet. Comme s’il avait eu quelque chose derrière la tête et que ça n’avait pas donné ce qu’il aurait voulu. Lorsqu’il l’implora presque de lui dire qu’elle était ‘redevenue normale’, Hayley haussa un sourcil, sans se défaire de son sourire. Il soutint qu’il avait épuisé ses idées, malheureusement, vu son expression, pas difficile de deviner qu’il aurait souhaité une autre réaction de la part d’Hayley à son bisou.

Celle-ci prit un air peiné, sans pour autant se défaire de son sourire. Elle tapota gentiment l’épaule de Gareth, d’un air compatissant, et expliqua d’une voix douce, non sans une once de sarcasme : « Ooh, Gareth… » Elle avait l’air de chercher ses mots. Pour pas blesser. « Si tu espérais me faire tourner la tête avec ton vieux bisou, c’est raté… » Puis elle s’empressa d’ajouter, en secouant énergiquement les poignets de l’autre : « Mais tu sais, tu peux toujours te rattraper ! Je ne me bloquerais pas à ce premier échec, promis. On… Y a bien un début à tout. Ca ne me dérange pas que nos premiers baisers soient médiocres. » Elle glissa ses mains dans les siennes, pour finir : « On r’met ça quand tu veux, d’ailleurs. » Puis elle encra son regard dans celui de Gareth, et son sourire s’agrandit.
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Sam 14 Nov - 20:04
Échec. Échec, échec, échec.

Il était abattu le Gareth, complètement désemparé. Sacrebleu, la damoiselle était peu farouche ! Que devait-il faire pour ramener la raison en ce fol esprit ? Jouer les saltimbanques ? Les idées, il les avait toutes épuisées et les paroles de Hayley ne le rassuraient nullement. Sa cotte déboutonnée, Gareth n'y prit pas attention. Saisissant sa baguette, d'un vigoureux mouvement du poignet, il fit disparaître le placard. Fatrouiller ne servait à rien.

« On remettra ça demain, si tu veux. » Il fallait peut-être répéter l'opération pour dissiper le sort. Gareth avait le ton bougon, la mine fermée. « Si on allait se coucher ? »

Point de proposition triviale derrière cette invitation toute auréolée d'innocence. Gareth ne souhaitait nullement partager sa couche avec Hayley. Mais allez savoir ce que le philtre faisait croire à cette Poufsouffle toute subjuguée par le sort.

Gareth attendit que Hayley le suive (quitte à subir une approche physique très proche) pour avancer prestement en direction des sous-sols du château. Quelques élèves croisèrent leur route, riant sous cape à la vue du couple qui s'affichait. Gareth demeura le regard fixe, refusant de répondre aux provocations.

La froidure se fit sentir tandis qu'ils dévalaient les degrés. Le sous-sol avait toujours été un lieu plus frais que le reste du château. Gareth souffla sur ses mains pour les réchauffer, saisit celles de Hayley pour partager sa chaleur.

« Ça te donne pas envie d'un bon chocolat chaud ce temps ? »

Lui si. Un bon chocolat chaud à la cannelle.

Explications a écrit:
Alors suite à un défi je devais utiliser du vocabulaire médiéval dans un RP. Du coup il y a quelques mots bizarres dont tu peux retrouver la traduction ici. Je me suis permise de bouger les personnages, si ça gêne, tu me dis !
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Roses are red, violets are blue | Gareth P. & Hayley A.

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