Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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[fini] You don't drown by falling in the water; you drown by staying there | Oliver

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Gryffondor



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Sandy H. Lindon
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Mar 16 Fév - 21:22

I went down to the river,
I set down on the bank.
I tried to think but couldn't,
So I jumped in and sank.
...///..― Langston Hughes

Il fallut plusieurs jours pour que Sandy se décide. A quoi ? me demanderez-vous. Eh bien, à faire tomber Oliver dans le lac. Il y avait plusieurs choses qui mettait le doute à Sandy et surtout un point : il s'était déjà vengé. Il n'avait pas de raison valable de foutre Oliver à l'eau, seulement l'envie de se moquer. Et Sandy était un enfoiré, mais pas un persécuteur. Alors, dès qu'il y pensait , il était divisé. Mais jour après jour, la satisfaction d'avoir laissé Oliver coloré en rouge dans une salle de classe s'atténuait et l'envie de lui faire bouffer sa fierté et sa grande bouche revenait à Sandy comme une vieille amie.

Et cela sans compter l'envie purement instinctuelle de faire chier le Poufsouffle dès qu'il le voyait, et il le voyait souvent ! Tous les jours, à quasiment tous les cours, c'était demander pour que Sandy se foute de lui. Et il le fit, discrètement - ahem.

Ainsi, après une petite semaine, il se dit qu'il était temps qu'il se fasse un peu plaisir.

Il attendit la fin du dîner dimanche soir. Il mangea tranquilement, occupé par ses amis, souriant. Puis il se leva, comme tout le monde, mais au lieu de suivre Romeo jusqu'à la sortie, il fit un petit détour.

-Eh ! Olivier, ça fait longtemps ! s'exclama-t-il en appuyant ses deux mains sur les épaules d'Oliver. Il était arrivé derrière lui, l'avait suivit avant sur quelques pas dans la foule jusqu'à repérer le bon moment pour foncer sur sa proie. Sourire aux lèvres, Sandy enchaîna, ne laissant pas trop le temps au Poufsouffle d'intervenir. Je me demandais si ça te dérangeait si je jetais la photo de ton père dans le lac, ce soir, à 21h. J'imagine que non. Merci pour ta réponse !

Il le lâcha et s'écarta pour s'échapper du flux d'élèves et laisser le rouquin se faire emporter.
Voilà une bonne chose de faite.

Sandy sortit de la salle avec un autre groupe d'élèves, remonta dans sa salle commune où il passa un moment fort sympathique avec Romeo, tout ça tout ça. Puis, vers 20h, il attrapa la photo qu'il avait caché dans un des comics que lui avait prêté son meilleur ami et descendit les millions d'escaliers que contenait le château.

Un peu en avance, il marcha jusqu'au bord du lac, les pieds presque dans l'eau. Il aimait bien le lac, comme il aimait bien tout Poudlard. C'était étrange comment il s'était habitué à ce petit monde à part et comment il allait le quitter à la fin de l'année. Dire qu'il serait adulte après ça, qu'il ne pourrait plus faire ce genre de chose. La vie paraissait tellement moins drôle une fois adulte.
Sandy soupira puis se retourna pour ne pas se faire surprendre si Oliver arrivait.


Titre : quote, Edwin Louis Cole


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Poufsouffle



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Oliver Nicolson
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Mar 16 Fév - 21:56
Sa cape bien serrée autour de ses épaules, Oliver était sorti le plus discrètement possible du château, dès qu'il en avait eu l'occasion, vers 20h30. Le bras tendu, il avait soufflé Lumos et sa baguette éclairait ses pas sur les marches glissantes qui menaient au lac noir. Que foutait il, à une heure pareille, en direction du lieu qui devait certainement l'effrayer le plus dans tout Poudlard ? Là, il le savait pertinemment.

Il avait pesé le pour et le contre longuement, allongé dans son lit confortable du dortoir de Pouffsouffle. Et puis il s'était décidé. Il voulait y croire, et il n'avait pas vraiment le choix. Il avait été surpris quand Sandy avait posé ses mains sur ses épaules, en lui demandant si jeter la photo de son père dans le lac le dérangerait, en indiquant l'heure fatidique. C'était un piège, bien évidemment, même Oliver Nicolson, tout bêta qu'il était, le comprenait. Sandy voulait juste l'attirer au lac pour lui faire vivre le pire moment de sa vie. Pourquoi avait il cet étrange besoin de s'acharner sur le rouquin ? Ça par contre, il n'en savait rien. Avait il fait quelque chose de grave à Sandy ? Si c'était pour le sort qui avait changé provisoirement son sexe, la vengeance était largement passée non ? Parce qu'Oliver en se réveillant dans cette salle de classe vide, complètement dans les vapes, avait senti toute la douleur de la colère du blond. Son corps était couvert du rouge vif de Gryffondor et il avait couru jusque dans son dortoir en s'abritant sous ses vêtements. Il avait eu honte, terriblement honte, du moment où il avait lamentablement échoué son sort, à son arrivée dans son lit. Il n'avait pas pris le temps de se déshabiller, et s'était plongé sous ses draps, une boule gonflant dans son ventre, incapable de faire quoique ce soit. Il était terriblement faible, et la vengeance de Sandy cognait fort contre tout son corps. Il l'avait un peu cherché aussi, mais en même temps, c'était comme ça depuis qu'ils s'étaient vraiment rencontré, dans la neige de Pré-au-Lard. Qu'avait il fait de mal ?

Il avait passé une semaine sans heurt. Fuyant plus que d'habitude les couloirs bruyants de Poudlard, il se réfugiait pendant ses temps libres de longues heures durant dans la forêt interdite, passant outre le froid de saison. Et quand il n'avait que de courtes pauses, c'était dans les couloirs les plus déserts qu'il s'accordait un peu de répit. Comme s'il se cachait, qu'il fuyait. Qu'il avait encore honte, et tout ce rouge sur le corps. Il ne supportait plus qu'on lui parle, passant son temps à ressasser l'épisode du couloir savonnette.

Pourquoi allait il au lac ce soir là ? Il s'était trouvé diverses justifications. Peut être récupérer la photo de son père, même s'il avait fait une croix dessus depuis quelques temps. Et puis surtout, il allait mettre un terme à ce cycle infernal. Il ne comptait pas se venger à son tour, mais trouver un moyen d'endiguer ce malaise grandissant en lui.

Manquant de glisser à plusieurs reprises sur les dalles humides, il évoluait à présent le long du lac, mais en gardant une distance respectable entre le bord et lui. Parce que même s'il était déterminé à voir Sandy et trouver une solution à son mal être infernal, il restait quand même incroyablement prudent et surtout froussard à l'égard de l'étendue d'eau. Au bout de quelques minutes, il distinguait la silhouette du Gryffondor, et s'arrêtant le plus loin possible, il élevait la voix, en multipliant les efforts pour ne pas paraître hésitant mais presque sûr de lui.

Sandy ? Tu es là ?

C'était complètement insensé. Il se trouvait ridicule, et le blond aussi, était ridicule. Mais il n'avait pas le choix.


.
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Gryffondor



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Sandy H. Lindon
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Mer 17 Fév - 8:04
Et un rp fait en 25 minutes au réveil /s'autohighfive/


-Sandy ? Tu es là ?

Sandy sursauta et tourna la tête. Il n'avait pas vu venir Oliver et sa baguette. Pourtant, il n'était pas discret avec on lumos, mais perdu dans ses pensées, il n'y avait pas fait attention. ravo our l'effet de surprise !

Le Gryffondor enfonça ses mains dans ses poches, effleurant baguette et photo au fond de sa cape.

-Oh, tu es venu alors ? Je ne pensais pas que tu prendrais cette peine, dit-il avec un immense sourire. En fait, le rouge t'a plu ?

Il était mauvais, désagréablement mauvais et moqueur. C'était même un peu trop étrange à quel point il se comportait comme un serpentard... mais dans un sens, il en était un peu un. Il n'en parlait pas beaucoup, son ego l'assumant difficilement, mais quand il était arrivé à Poudlard, fort de ses onze ans, il n'avait rêvé que de serpentard. Les couleurs vertes et argent, l'ambition, l'histoire. Il s'était senti porté par cette maison depuis sa tendre enfance. Toutefois, quand le choixpeau se posa sur la tête, ce fut Gryffondor qui tomba. Il tenta de se battre, pour aller ailleurs (au moins la maison de son père !!), mais le choixpeau resta sur ses positions. Sandy était trop un Gryffondor pour être abandonné chez les verts, soit-disant. Ça lui était resté un peu au travers de la gorge, même si maintenant il aimait sa maison comme une deuxième mère, il y avait toujours un eu de frustration dans ses altercations avec les serpentards, comme si ces étudiants là n'étaient pas à la hauteur de cette maison, comme si, heureusement, ils n'étaient pas à la hauteur, car dans ce cas là, Sandy avait bien fait d'être envoyé à Gryffondor.

Néanmoins, pour Sandy qui était moqueur et très peu intéressait par les autres, cette situation était étrange. Il faisait nuit, froid et ses pieds étaient humides d'être au bord de l'eau, il aurait été cent fois plus confortable dans son lit que dehors. Pourtant il souriait. Il s'avança vers Oliver.

-Je suis quand même curieux de comprendre pourquoi cette photo est si importante. Tu sais que tu vas finir dans l'eau, après tout.

Autant être franc sur ses plans, il n'y avait pas beaucoup d'intérêt à le caché vu qu'Oliver avait dû faire le lien entre sa honte surréaliste (sincèrement, même Sandy ne croyait pas que c'était aussi horrible qu'Oliver l'avait dit sous le sort. C'était beaucoup trop bizarre) et ce rendez-vous près du lac.

Sandy s'arrêta à deux pas du Poufsouffle, pieds dans l'eau.

-Tu te doute, va falloir que tu bouges pour la récupérer, hein.

C'était quand même grave ce qui était en train de se passer ici...



HS: je base ma petite théorie sur un post tumblr (ou pottermore ?) qui explique que Neville a tenté de discuter avec le choixpeau pour aller ailleurs qu'à Gryffondor, mais que le choixpeau a résisté parce que Neville n'était pas 50%Gryffon/50%uneautremaison, comme Harry, mais 70%Gryffon/30%autre. Bref, j'ai trouvé ça cool.


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Poufsouffle



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Oliver Nicolson
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Jeu 18 Fév - 1:28
Il était tétanisé à l'idée de revoir volontairement Sandy. Après tout, il aurait pu ne pas venir, rester tranquillement dans son lit et reprendre sa morose vie. Voilà, sa vie était morose déprimante. Il n'en pouvait plus. Quelque chose s'était cassé, et il devait le réparer. Dire à Sandy qu'il fallait que ça s'arrête.

Oh, tu es venu alors ? Je ne pensais pas que tu prendrais cette peine.

Comme glacé par la voix de Sandy qui confirmait sa présence, Oliver frissonnait. Mais il faisait froid, ce qui n'arrangeait rien. Oui, il allait mettre ce frisson sur le compte du froid. Il n'avait pas peur de Sandy, non, il avait juste mal vécu l'épisode du couloir Savonnette.

Pour te voir, toujours.

Il avait essayé d'être le plus ironique possible, pour se donner de l'assurance certainement. Il n'en savait rien, il espérait juste que ce moment passerait vite, et qu'il rentrerait sec dans son dortoir. Il faisait tourner en boucle dans sa tête qu'il était là pour discuter, essayer de comprendre, enrayer le problème. S'il y avait seulement un problème.

Je suis quand même curieux de comprendre pourquoi cette photo est si importante. Tu sais que tu vas finir dans l'eau, après tout.

Sandy s'était rapproché d'un coup, et Oliver aurait aimé reculer, maintenir la distance entre eux. Mais l'orgueil, parce qu'il en avait un tout petit peu encore, l'empêchait de bouger. Il restait de marbre face à Sandy, le fixant dans le blanc des yeux. Ça lui donnait une espèce de courage.

La photo s'est envolée à Pré-au-Lard, je n'ai pas cru à ton mensonge. Je voulais juste te parler normalement, j'ai saisit l'occasion. Je.. Déjà, j'aimerais que tu évites de me balancer à la flotte.

Il regardait ses pieds, ne sachant plus quoi dire, tellement honteux de cette phobie de l'eau. Il voyait que ceux de Sandy étaient dans le lac. Et rien que ça l'effrayait, il ne serait pas à l'aise. Surtout pas de nuit, avec aussi peu de visibilité de la faune et autres habitants du lac noir de Poudlard. Il ne savait pas si c'était le calamar géant, capable de saisir un élève trop téméraire au passage, ou les diverses créatures toutes plus effrayantes les une que les autres qui lui faisaient si peur. Ou si c'était simplement l'eau, une grande étendue si meurtrière qu'il haïssait naturellement. Il relevait ses yeux pour les planter à nouveau dans ceux de Sandy.

Je voudrais discuter avec toi. Parce que c'est n'importe quoi. Mais comme je suppose que tu vas quand même te débrouiller pour que je finisse à la flotte...

Il avait hésité à ajouter ''troll comme tu l'es'', mais préférait ne pas pimenter la situation. Alors il enlevait sa cape, son écharpe, son pull, ses chaussures et chaussettes. Le froid glaçait toute la peau non couverte, mais il n'en avait pas fini. Enfin, il hésitait à se retrouver en caleçon, quasiment nu comme un ver et complètement décrédibilisé; et finalement, gardait sa chemise et son pantalon. Un peu de dignité, et de tenue, le reste lui servirait à ne pas mourir congelé s'il faisait un plongeon forcé. Il était pitoyable, et s'en fichait complètement. Relevant les bras, il constatait son allure et riait nerveusement.

Comment on en est arrivé là ?


Hum Shipers gonna Ship Ship Shiiiiip


.
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Gryffondor



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Sandy H. Lindon
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Ven 19 Fév - 2:16

L'ironie dans la voix d'Oliver surpris un peu Sandy. Il s'attendait à de la peur ou à de la colère, pas à ce que le Poufsouffle se sente à l'aise et capable de lui faire face. Perturbé par cette réaction, Sandy se raidit un peu. Il ne savait pas exactement ce qu'il allait faire, ce soir, avec la photo et le lac. Il voulait se venger, oui, et le mettre dans l'eau, oui aussi ; mais le comment, il ne le connaissait pas vraiment. Il était habituellement doué en improvisation, pourtant ce soir il ne savait pas trop où se placer face à cet Oliver hésitant, puis ironique, comme si la situation ne lui faisait pas peur. Quel intérêt, sincèrement, s'il n'avait pas peur ?

Sandy sentit l'eau rentrer dans ses chaussures par vaguelette glacée. Il aurait mieux fait de s'arrêter avant le bord, mais il avait marché sur un coup de tête, s'installant là plus parce que ça soulignait ses menaces, que parce que c'était joli et agréable - cette nuit-ci n'avait rien d'agréable.

-La photo s'est envolée à Pré-au-Lard, je n'ai pas cru à ton mensonge. Je voulais juste te parler normalement, j'ai saisit l'occasion. Je.. Déjà, j'aimerais que tu évites de me balancer à la flotte.

Sandy fixa Oliver avec surprise. Eh bien, il ne savait même pas que le Gryffondor avait la photo ? Mais il était quand même venu ? Sandy secoua la tête devant cette annonce, mais aussi devant la demande complètement irréaliste : ne pas le balancer à la flotte ? C'était tout le principe de cette rencontre. Justement, Sandy en dit tout autant :

-C'est dommage, c'est pour ça qu'on est ici.

Il parlait de la flotte, pas de parler. Quelle idée de parler ? Ils n'avaient rien à se dire.

-Je voudrais discuter avec toi. Parce que c'est n'importe quoi. Mais comme je suppose que tu vas quand même te débrouiller pour que je finisse à la flotte...

Déstabilisé, Sandy libéra une de ses mains de sa cape et se gratta la nuque un instant, avant de s'arrêter. Ses yeux s'ouvrirent grand et sa bouche suivit.

-Attends, qu'est-ce que tu fous ?

Oliver n'était pas sérieux. Il se déshabillait ? Mais il faisait un froid pas possible ! Pourquoi est-ce qu'il faisait ça ? Il avait mal compris les menaces ? Il croyait que Sandy était là pour... autre chose que le balancer à l'eau ? Sandy eut un mouvement de recul quand il vit Oliver hésiter au niveau de sa ceinture, mais il se reprit - après tout, il avait vu pire dans les vestiaire de Quidditch - quand Oliver cessa d'enlever des morceaux de tissus.

-Comment on en est arrivé là ?

-A ce que tu te déshabille ? Alors là, j'en sais rien !

Sandy se passa une main sur le visage, agacé par la situation. Il n'aimait pas trop être mal à l'aise, voyez-vous.

-Bon, après tu fais ce que tu veux, rigola-t-il amèrement.

Et en même temps qu'il parlait, il tendit le bras et avança un peu pour attraper le haut du bras d'Oliver et l'attirait un peu plus près du rebord. il espérait l'emmener jusqu'à avoir les pieds dans l'eau, mais... mais quoi ? Oh et puis, quel intérêt de faire durer le plaisir ? Sandy tira d'un coup pour attirer dans l'eau Oliver. Il n’essaya pas de le faire tomber ou de s'éloigner du rebord, juste d'avoir les pieds dans l'eau - mais s'il tombait et bien... ce serait la vie. (Et en l’emmenant dans l'eau, Sandy garda une distance raisonnable et respectable entre eux. Il tenait à éviter tout contact, comme si Oliver était la peste... pourtant il le tenait par le bras.)

-Eh bah, tu vois, c'est pas si horrible que ça. je savais que tu te foutais de moi avec cette honte !


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Poufsouffle



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Oliver Nicolson
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Sam 20 Fév - 0:50
Sandy avait eu une espèce de mouvement de recul en voyant Oliver se déshabiller. Et c'est ce que cherchait le rouquin. Le déstabiliser, pour qu'ils soient tout deux mal à l'aise. Et puis ne pas mourir de froid parce qu'il devrait parcourir les centaines de mètres de chemin vers le château en étant trempé. Il grelottait, et ça devait se voir. Son corps tremblait légèrement, et bientôt, ses lèvres changeraient de couleur. Et puis le rouge monte à ses joues sans fin, le rouge le colore parce qu'il a froid, parce qu'il a honte; parce que cette situation est étrange.
Il lui demandait comment ils en étaient arrivés là, et Sandy rétorquait sans comprendre le fond de sa question. Oliver n'avait pas envie de lutter, enfin si, mais le blond ne lui en laissait pas le temps. Comme engourdi par le froid, il ne résistait pas quand Sandy l'entrainait vers l'eau. Il faisait juste en sorte de ne pas se casser la figure.

Le Gryffondor lui avait mis les pieds dans l'eau. Oliver a ce contact frémissait sans fin, se retenant de trembler. Mais il le savait, l'eau le mettait dans un autre état, et il ne pouvait plus contrôler ses genoux qui s'entrechoquaient. Il sentait les petits cailloux et autres aspérités du lac qui s'enfonçaient dans la peau de ses pieds. Il était en contact avec l'eau sombre et glacée qui courrait sur ses orteils sans remords. Il n'est pas à l'aise. Mais il ne veut pas le dire. Il essaie de ne pas penser aux habitants du lac, à la profondeur de l'eau, au froid. La seule chose sur laquelle il pouvait se focaliser pour ne pas perdre la boule, c'était Sandy, qui enserrait son bras sans ménagement.
Oliver plantait son regard dans celui du blond. Il avait peur de beaucoup trop de choses à cet instant là, mais moins de Sandy. Alors il n'en avait au final, pas vraiment peur, et pouvait soutenir son regard sans crainte.

Sandy, je suis vraiment pas à l'aise, alors lâches moi maintenant.

La peur se lisait dans son regard, c'était indéniable. Sandy devait le voir, mais certainement pas se douter de l'ampleur de la peur d'Oliver.
D'ailleurs, le rouquin était particulièrement parano au contact de l'eau. Le moindre bruit le mettait en alerte, qu'il s'agisse d'un petit animal qui passait trop près, ou d'un mouvement dans l'eau. Il les craignait particulièrement ceux là, quand bien même il se concentrait à détailler Sandy, à se demander quoi faire. La bouche légèrement entrouverte, ses lèvres devaient se violacer doucement, mais il n'en avait cure. Il cherchait ses mots, et à défaut de rapidité, observait les traits du blond. Il est beau, même Oliver peut l'admettre. Il a même une certaine présence, malgré son acharnement maladif et pervers.

Ce que je voulais dire, c'est que la situation est assez étrange. On est parti d'une photo, pour en arriver à tes menaces mises à exécution. C'est ridicule, tu ne trouv... HAA !

Oliver avait senti quelque chose le frôler de très près, et immédiatement, avait baissé les yeux pour trouver ce qui l'avait touché. Quelle ne fut pas sa terreur quand il découvrait un tentacule digne d'un calamar géant vivant dans le lac. Et ce tentacule s'était enroulé autour de la cheville de Sandy. Pas celle d'Oliver, mais bien du Gryffondor. Et Oliver ne pouvait s'en détacher.

Tout allait très vite. Oliver avait abandonné sa baguette sur la berge, et était plus démuni que jamais. Le calamar attirait à lui Sandy, qui enserrait toujours le bras du rouquin. Et ils étaient propulsés dans l'eau avec une force incroyable. Bien sûr, Oliver hurlait. De toutes ses forces, il criait sa peur. Mais ça allait tellement vite, et il se trouvait sous l'eau en un rien de temps.
Seul.

Il n'avait pas pied, il n'avait pas de baguette, il ne savait pas vraiment nager. Il ne voyait rien, l'eau avait amassé ses cheveux devant ses yeux. Il ne sentait plus la poigne de Sandy, il avait peur. Pour lui, pour le Gryffondor. Il haletait, se débattait plus qu'il ne nageait dans l'eau, agitant ses bras pour se maintenir à la surface, et luttant contre l'envie de hurler qu'il avait peur. C'était pas foutu, la berge ne devait pas être loin, il allait s'en sortir. Mais la peur engourdissait ses membres, sa respiration s'accélérait en un souffle irrégulier et perturbé par deux syllabes criées quand il en avait la force. San...dy.


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Gryffondor



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Sandy H. Lindon
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Sam 20 Fév - 19:07

Sandy leva les yeux après sa remarque idiote et là... ne remarqua pas la terreur. Oh, il vit la peur, l'inquiétude, le fait qu'Oliver était loin d'être à l'aise, mais il ne vit pas la terreur. Le Gryffondor sourit, amusé, content de sa blague, content même de voir qu'il pourrait aller plus loin - Oliver aurait paniqué, il ne l'aurait pas balancé à la flotte, soyons réaliste... mais maintenant... maintenant il hésitait vraiment.

-Sandy, je suis vraiment pas à l'aise, alors lâches moi maintenant.

Qu'Oliver avoue n'être pas bien, qu'il n'attaque pas Sandy de front, fit relâcher un peu sa prise au Gryffondor. Juste un peu. Ce moment était dans un entre deux un peu étrange, où tout ce que Sandy faisait lui semblait forcé et tout ce qu'Oliver faisait le surprenait. Il s'attendait à être confronté à un ego, une fierté, mais Oliver, les pieds dans l'eau, ne jouait pas son jeux. Et ce n'était pas très drôle de jouer seul. Sandy resserra sa poigne autour du bras d'Oliver, frustré, agacé par la tournure imprévu des choses. Il allait lancer Oliver à l'eau, il allait le faire, parce qu'il détestait se sentir mal, culpabiliser et toutes ces choses qui étaient ressorties lors du "Comment en est-on arrivé là ?". Oui, Sandy était encore fixé sur ça, encore agacé de ne pas comprendre et de ne pas vouloir comprendre pourquoi il fallait qu'il foute dans l'eau un Poufsouffle aquaphobe.

-Ce que je voulais dire, c'est que la situation est assez étrange. On est parti d'une photo, pour en arriver à tes menaces mises à exécution. C'est ridicule, tu ne trouv... HAA !

Sandy n'écoutait pas, cherchant le bon moment pour le pousser. Mais au "HAA !" il fixa ses yeux sur Oliver, puis les baissa, suivant le regard du Poufsouffle.

Ses yeux s'écarquillèrent.

Il ne l'avait pas entendu, pas vu, pas même senti s'accrocher à sa cheville... mais maintenant il ne sentait que ça. Sa main s'agrippa à Oliver, plantant sans ménagement ses doigts dans son bras.
Immobile. La peur au ventre. Une seconde.

Il fut emporter avant de pouvoir lâcher Oliver, la panique l'obligeant à s'accrocher alors qu'il aurait dû le libérer. Mais il fut bien forcé de le faire quand il percuta l'eau et s'enfonça dans le lac.

Sandy, comme tout être humain, avait des peurs. Beaucoup de peur. Peur de l'inconnu, du futur, du noir, du monstre sous son lit, du vide, de la vitesse, de perdre, d'aimer, d'haïr, d'être aimé, de ne pas l'être. Sandy. Sandy était un trouillard qui arrivait juste à prendre sur lui, accepter sa peur et sauter. C'était pour ça qu'il volait malgré la crainte de la chute, pour ça qu'il était capable d'emmener Oliver au lac la nuit alors que ça le terrorisait aussi les monstres dans l'eau : il était capable de faire face et de sauter. Oh, et puis, toutes ces situations étaient sous contrôle (le sien, c''est vrai, ce n'est pas le meilleur, mais ça compte). A cet instant, pourtant, rien n'était sous contrôle.

Il cria tout autant qu'Oliver, incapable de s'entendre ou de l'entendre. Ce fut trop rapide : un instant sur la berge, le suivant sous l'eau.

Il tenta de se dégager, tenta de respirer, n'arriva à faire aucun des deux. Il paniquait. Il faisait nuit, il ne voyait rien, des choses bizarres l'effleuraient et bordel... Ce lac était immense ! Il pouvait être à des centaines de mètres de la surface ! Il fouilla ses poches, priant pour trouver sa baguette, mais l'eau, l'obscurité, le froid, et surtout, la panique, le fit la rater. Il allait mourir noyer dans le lac. Et Oliver aussi, parce que lui, il devait même pas savoir nager. Ils allaient crever.

Le manque d'oxygène comprima la poitrine de Sandy, l'affaiblit, lui fit ouvrir les yeux dans le noir du lac et, soudain, la tentacule cessa de tirer sa jambe.

Sandy n'en attendit pas plus, nageant vers ce qu'il sentait être la surface. pitié que ce soit la surface.

Il émergea en pleine agonie, le corps frigorifié et la bouche pleine d'eau. Il toussa, avala de l'eau, manqua de s'étouffer, recracha le liquide. Il secoua la tête, chercha le bord, Oliver, un lueur, quelque chose bordel. Et surtout, il chercha à fuir. Il se mit à nager comme un désespéré. Finit la grâce, la blondeur et tout son charme : il devait avoir les yeux rouges, de la salive sur le menton et des algues dans les cheveux.

Sa brasse maladroite l'emmena vers une forme. Attendez. Elle criait cette forme.

-Eh ! Oli..., tenta-t-il d'appeler avant de boire une nouvelle fois la tasse.

Le soulagement de le voir lui donna un petit élan d'adrénaline qui lui permis d'arriver - plus ou moins - à sa hauteur, mais pas de parler. Il n'en pouvait plus. Pas de nager, pour ça il avait beaucoup d'endurance, les muscles qu'il fallait, tout ça, mais la peur, la peur était plutôt épuisante.
Et ce n'était pas fini, ils étaient toujours dans l'eau, bien loin d'avoir pieds.
Sandy attrapa le bras d'Oliver.
Et en touchant la peau humide, il se dit que ce serait quand même horrible que ce ne soit pas Oliver mais un être de l'eau.
On ne le reprendra plus près du lac la nuit.


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Poufsouffle



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Oliver Nicolson
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Dim 21 Fév - 0:11
Il avait beau y penser de toutes ses forces, Oliver ne parvenait pas à se calmer. Il se battait contre l'eau, s'agitant n'importe comment, s'épuisant plus que de raison. Il ne contrôlait plus sa respiration, ses larmes coulaient à flots, et dans sa tête, la noyade était proche. Mais il ne pouvait pas s'arrêter d'appeler Sandy. Il ne voyait rien, sentait juste le froid qui le saisissait sans ménagement. Il ne savait même pas vers où nager pour regagner la terre ferme. Il était mort, noyé. Voilà ce qui allait arriver. Parce qu'il s'était fait emporté avec Sandy dans le lac, parce qu'il était venu à ce rendez vous. Pourquoi ? Il ne savait même plus pourquoi il était venu. L'eau paralysait tout ce qui lui permettait de réfléchir. Déjà que tout sec, c'était compliqué.

Il se rappelait de l'origine de sa peur. Enfin, il ne s'en rappelait pas, elle tournait en rond dans sa tête dès qu'il en était saisit. Jamais il n'avait été à la mer, pourquoi faire ? L'été, son père l'emmenait dans les cours d'eaux de la forêt avoisinant leur maison. Ils marchaient un peu, et étaient rejoint par sa mère qui les observaient, assise sur le bord. Il avait appris à nager, soutenu par son paternel. Apparemment, il se débrouillait même très bien. Ce qui l'amusait le plus était de faire la planche, se laisser éblouir par le soleil qui perçait à travers les arbres. Même si la teneur faible en sel des cours d'eaux de cette petite forêt ne leur permettait pas de tenir bien longtemps.

Instinctivement, se rappeler la planche calmait Oliver, dont le corps se détendait doucement, comme s'il voulait remonter à la surface, comme s'il voulait imiter le petit garçon. Mais son souffle était toujours troublé par la suite du souvenir. Parce qu'il se rappelle que l'été où son père est parti, Oliver a cru qu'il était allé directement vers leur cours d'eau favori. Il avait couru le plus vite possible pour s'y rendre, et s'était précipité dans l'eau. Ne voyant pas son père, il s'était mis à nager du mieux qu'il pouvait, seul. Jusqu'au centre du cours d'eau, là où il n'avait pas pied et ou le courant était plus fort.
Il avait failli se noyer. Emporté, fatigué. C'était sa mère, inquiète de sa disparition, qui l'avait sauvé d'extrême justesse. Et depuis, il n'avait plus jamais revu son père, ni même voulu retourner nager dans un cours d'eau.

Et il paniquait à nouveau. La planche s'enfonçait dans l'eau, il s'agitait à nouveau. Puis il sentait quelque chose enserrer son bras. Il ne put réprimer un hurlement, et tentait de se débattre, quand il reconnaissait la voix de Sandy.

Sandy !

Il n'avait jamais été aussi heureux de le voir celui là. Ses jambes s'agitant toujours autant, il se rapprochait du Gryffondor, limite collant. Mais il avait besoin de cette présence pour le rassurer, se calmer, en buvant la tasse.

T-tu ... as t-ta... ba...gue-guette ? O-on ve-va nager vers le b-bord.

Il le répétait, entrecoupé par l'eau qui l'oppressait. Il avait besoin de se rassurer, de savoir que Sandy l'emmènerait avec lui jusqu'à la berge. Et instinctivement, il attrapait le poignet du blond, qu'il serrait doucement, en continuant d'agiter ses jambes pour se maintenir à la surface. Ne pas lui dire qu'il avait peur, ne pas lui dire. Parce que ça se voyait.

Bon un peu court désoley T.T


.
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Sandy H. Lindon
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Dim 21 Fév - 10:27

Le hurlement d'Oliver lui vrilla les oreilles et il manqua de le lâcher quand il se mit à se débattre. Pourtant, il garda sa prise, puisqu'il était certain, maintenant, que ce n'était pas un démon des enfers, mais juste le Poufsouffle.
Sandy eut un soupire de soulagement - entrecoupant sa respiration déjà bien hachée - quand Oliver s'arrêta de lui donner des coups de jambes. Il n'était pas dans les meilleurs conditions pour rester à la surface et supporter qu'il se débatte, mais qu'il se rapproche, ça allait.

-T-tu ... as t-ta... ba...gue-guette ? O-on ve-va nager vers le b-bord.

Le Gryffondor râta une bonne partie de la phrase, sa respiration trop forte pour tout entendre. Mais il comprit le principal : baguette. Il ne l'avait pas, elle était dans le lac. Ils étaient foutus. Toutefois, sans lâcher Oliver, il vérifia une seconde fois ses poches. Il sentit le papier de la photo e puis, un truc dur ! Il la saisit, ressortant comme triomphant ce bout de bois. Il faillit rire, mais il faisait trop froid pour ça.

Dans sa joie, il avait lâché Oliver, mais le Poufsouffle rectifia ça en attrapant son poignet. Il le laissa faire, passant en même temps un bras derrière lui. Leurs jambes s'entrechoquèrent, ce n'était vraiment pas la bonne position pour rester à la surface, mais Sandy ne se sentait pas vraiment de combattre seul les profondeurs du lac, alors, tant qu'à faire, autant s'accrocher à Oliver.

Maladroitement il tint sa baguette dans la main que tenait son camarade de classe et lanç... Il écrquilla les yeux. Il n'avait aucun sort qui lui venait, aucun qui lui ferait atteindre la berge. Accio ? Non. Ascencio? Peut-être, mais ils étaient déjà à la surface. Stupefix, alpacasso, revigor, confringo ? Il n'y avait rien de valable qui lui venait ! Paniqué, il fixait Oliver du regard dans un "aide-moi" désespéré. Mais ce qu'il voyait en faisant ça, ce n'était pas de la confiance ou une idée. Juste la peur, et cette fois-ci, Sandy ne pouvait pas nier, il la voyait aussi vive qu'elle avait du l'être quand il avait été emporté par le calamar.

Mais ce n'était pas grave.

-C'est bon... tout va bien... tout va... bien, tenta-t-il de se persuader, le tout entrecoupé de sa respiration difficile.

Il tourna la tête dans tous les sens, dans l'espoir de voir le bord, la terre ferme, mais l'eau était lisse et il faisait nuit et froid et ils étaient fou... la surprise lui fit avalé la tasse et il recracha l'eau en tentant de faire lever la tête à Oliver :

-Rehaargbll, Poudlard... là !

Il n'avait pas levé les yeux jusque là, alors que sa question du "où aller pour ne pas mourir de froid" était juste là, un peu plus haut, un peu plus sombre que la nuit : le château ! Et tout cela pour dire, qu'heureusement qu'il avait réalisé ça, parce que sinon, ils partaient dans le mauvais sens.

Il commença à nager vers l'école, tirant Oliver avec lui tant bien que mal. Épuisé, apeuré, glacé, il n'arrivait pas à grand chose. Et soudain, son esprit de sorcier réagit enfin. Il pointa sa baguette sur lui-même et lança :

-Revigor.

Le sort rata, il retenta, la main tremblante et glissante, la voix incertaine. Il retenta et toucha Oliver parce que bien sûr, il fallait que rien, jamais, ne se passe comme il l'avait prévu.


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Poufsouffle



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Oliver Nicolson
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Dim 21 Fév - 18:32
Il tenait Sandy par le poignet. Et Sandy avait passé son bras autour de lui. Ils se débattaient ensemble, pas l'un contre l'autre, mais face à l'eau. Instinctivement, et même si à force, ils allaient se noyer ces abrutis, Oliver se rapprochait encore. Ça le rassurait, et il se calmait, ne serait ce qu'un tout petit peu. Et Sandy en lui même le rassurait. Quand malgré qu'ils boivent tout deux la tasse, il lui répétait que tout allait bien, et puis quand il sortait triomphalement sa baguette magique. Parce qu'Oliver était ce genre de sorcier qui estiment qu'un coup de baguette magique peut vous extirper de n'importe quelle situation dangereuse.

Et puis Sandy avait vu par où aller. Il distinguait Poudlard et secouait Oliver pour que lui aussi, remarque par où ils devaient nager. Mais avec quelle force ? La berge, Oliver la distinguait a présent; mais elle était si lointaine, impossible à atteindre. Surtout pas avec sa peur. Et certainement pas à la force de ses muscles atrophiés par le froid, la peur, la fatigue. Aussi battait il des jambes sans grands résultats, en espérant rejoindre l'école, faire quelque chose, il n'en savait rien. Sandy s'agitait à lancer un sort, qui touchait Oliver. Il n'avait pas entendu le Gryffondor, jusqu'à ce que l'effet se fasse ressentir. Il était en pleine forme. Et seule sa peur bloquait encore son corps. C'est à ce moment là qu'Oliver comprenait qu'il avait une chance à saisir. Que Sandy n'arriverait pas à exécuter correctement son sort, mais que lui, Oliver, avait de la force. Assez pour les ramener jusqu'à la berge. Si seulement il arrivait à nager.

Comment sa mère avait elle fait pour le sauver ? Il s'en souvenait de ce moment aussi, parce qu'il savait pertinemment que sa mère non plus n'était pas très adepte de la nage. Mais elle avait réussi à le sauver, là où elle non plus n'avait pas pied. Elle s'était mise sur le dos pour mieux respirer, et l'avait tiré en essayant de maintenir sa tête à la surface de l'eau. Voilà, c'est ce qu'il devait faire.

T-tiens b-bon.

Certes dis comme ça, on pourrait penser qu'ils allaient mourir dans les secondes qui suivraient. Mais ils ne pouvaient pas. Oliver était fort grâce au sort de Sandy, et il le tenait dans ses bras. Il était leur espoir à tout les deux. C'était une étrange situation, mais il n'avait plus le temps. Passant ses bras sous les aisselles du Gryffondor, il se mettait sur le dos et essayait de se rappeler des gestes que son père lui avait appris. Une espèce de brasse, mais sur le dos. Synchroniser ses jambes pour avoir plus de force, nager plus vite. Et puis il pouvait compter sur Sandy qui lui devait savoir nager, malgré la fatigue.

Et au bout d'un temps qui semblait interminable aux yeux d'Oliver, ils avaient eu pied. Les muscles endoloris, Oliver avait tout de même hurlé de joie, et assis dans l'eau, tiré Sandy à sa suite. Il était à présent penché au dessus de l'harmonieux visage du Gryffondor, soulagé. Un instant, il s'imaginait passer sa main sur la joue du blond, en lui soufflant qu'ils étaient sauvés. Mais cette pensée le faisait rougir et au final, il relâchait Sandy doucement, pour ramper sur la berge, ruisselant, mort de fatigue, glacé jusqu'aux os, mais bien vivant.

O-on a réussi Sandy ! O-on est en vie nom d'un T-troll !

Et comble du comble, ils étaient proches de l'endroit où ils s'étaient donnés rendez vous. Oliver allait pouvoir récupérer ses affaires. Il ne voyait absolument rien, mais il n'était pas loin et quelques minutes après, il revenait vers Sandy, sa baguette illuminée par un Lumos qu'il avait lancé avec beaucoup d'entrain. Ils étaient hors de l'eau. Ils allaient avoir chaud, ils allaient se coucher normalement ce soir là, et tout irait bien.

Tiens.

Oliver posait sa cape au sec, à côté de Sandy, avant d'enlever sa chemise trempée. Le froid le saisissait d'un coup et il frissonnait, avant d'enfiler le plus vite possible son pull. Frais, mais sec. Sentant son corps se réchauffer doucement, il soupirait d'aise et remettait ses chaussures. Ses pieds étaient engourdis par le froid, et c'était douloureux, encore plus que les mouvements de ses muscles. Puis il revenait vers Sandy.

Ça va ?


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Sandy H. Lindon
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Dim 21 Fév - 22:39

Sandy continua à se débattre avec sa baguette jusqu'à ce qu'il entende "Tiens bon". Il secoua la tête, sans comprendre ce qu'était entrain de faire Oliver. Oliver qui avait peur de l'eau. Sandy paniquait un peu à cause de ça : comment allaient-il s'en sortir si lui était épuisé et Oliver tétanisé. Mais le Poufsouffle avait des réserves, des vrais, pas comme celles en marshmallow de Sandy.

Oliver passa un bras sous ses aisselles et Sandy l'aida tant bien que mal une fois qu'il eut réalisé ce qu'il était entrain de faire. C'était humiliant, oui, et pourtant dans la tête du Gryffondor il n'y avait que du soulagement de ne pas finir épuisé au fond du lac. Et c'était une première.

Sandy s'accrocha à sa baguette et nagea tant bien que mal, espérant que par on ne savait quelle magie, Oliver les emmenait là où il fallait à l'envers. Mais soudain, un de ses pieds effleura le sol. Il s'accrocha à Oliver, pris d'un frisson glacé de soulagement.

-Par Merlin... ! articula-t-il avant que le Poufsouffle le lâche sur la berge.

Il avait encore le dos dans l'eau, ainsi que la tête, les épaules, les mains et les jambes. mais il s'en fichait, parce que ce soir, il n'allait pas se noyer. Il leva les yeux vers Oliver au-dessus de lui qui venait de crier leur victoire et il rit. Essoufflé, il rit. Parce que c'était extraordinaire, parce qu'ils s'en étaient sortis, parce qu'Oliver était éclatant. Il n'y avait aucune lumière, des nuages embuaient la lune et de toute manière, le Poufsouffle le plaçait dans l'ombre. Pourtant, Sandy n'était définitivement pas dans le noir.

Oliver s'éloigna et le Gryffondor le suivit des yeux tant que sa silhouette fut visible.

-O-on a réussi Sandy ! O-on est en vie nom d'un T-troll !

Sandy sourit de plus belle :

-C'est. Pas passé l-loin !

Il commença à se redresser. Il était gelé jusqu'aux os, pourtant il pris son temps à sortir de l'eau pour se retrouver sur la berge où déjà à sec il faisait frais, mais trempé... trempé en février, en pleine nuit ? Ce n'était vraiment pas une bonne expérience. Il aurait dû imiter Oliver et au moins retirer sa cape parce que là. Il avait froid.
Il se passa une main tremblante sur le visage puis dans les cheveux d'où il retira un truc gluant et douteux. Il le jeta à l'eau, préférant ne pas regarder et tourner la tête vers la lueur à sa gauche.

-Oh... p-pas bête, dit-il en prenant sa baguette dans sa bonne main, Lumos.

La sienne aussi s'éclaira et Sandy grimaça un peu : ils n'avaient plus rien de discret dans le parc en pleine nuit, mais ce n'était pas vraiment le plus important.

-Tiens

-Ah...

Il avait un merci sur le bout de la langue et un désolé sur les lèvres, mais il ne dit rien, la bouche entrouverte. Il cligna des yeux, referma la bouche, détourna la tête. Oui, donc. La cape.

-Merci, marmonna-t-il entre deux grelottement.

Il retira sa propre cape, puis son pull trop lourd et trempé et, après un coup d’œil à Oliver, se décida à garder sa chemise sur lui. Il s'enroula ensuite dans la cape bien sèche et se leva lentement après avoir retiré ses chaussures pleines d'eau.

-Ça va ?

Sandy se tourna vers Oliver, nettement plus sec que lui.

-O-ouais, ça va... toi ?

Ah, Sandy sans toute sa splendeur, sans son ego étalé partout autour de lui, il était bien moins fier, bien moins bavard.

D'un mouvement un peu raide, il éteignit sa baguette, celle d'Oliver lui suffisait, et il la rangea dans la cape. Se faisant, il baissa la tête et regarda l'eau du lac, qui n'était vraiment pas très loin. Par précaution, il s'éloigna de quelques pas avant de s'adresser au rouquin :

-On remonte ?... Il fait un peu frais, blagua-t-il maladroitement.

Il savait qu'il aurait dû s'excuser, dire un peu mieux merci. Mais. Mais ça ne venait pas. Il l'avait sur le bout de langue, juste là...

Sandy attrapa ses affaires pleines d'eau et fit quelques pas vers le château, se retourna vers Oliver, lui fit signe de venir, yeux baissés. Il devait avoir un peu de mal à assumer que tout était de sa faute. Et puis soudain, ça sortit :

-Désolé.




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Poufsouffle



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Oliver Nicolson
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Dim 21 Fév - 23:22
Oliver, en posant la cape, se demandait si par ego, Sandy n'allait pas la refuser. Mais en même temps... Après ce qu'ils venaient de vivre, comment l'un comme l'autre, pouvaient ils avoir un semblant d'estime de soi ? Le rire de Sandy résonnait dans sa tête. Non, il ne refuserait pas sa cape. Il la passerait sur ses épaules, il se blottirait dedans, et tout deux remonteraient vers le château, comme s'il ne s'était jamais rien passé de grave. Juste un petit accident, comme il en arrive tant. Et puis Sandy se remettrait à rire.
Pas ce rire ingrat, lourd, pesant, humiliant. Un son bien plus léger, doux, agréable. Voilà, en plus d'avoir un joli visage, il riait harmonieusement quand il le voulait. Infernal. Oliver rougissait à cette pensée.
Et Sandy enfilait la cape, après s'être déshabillé. Enfin, pas entièrement, mais presque. Et sa chemise le collait. Comme Oliver avant qu'il n'enlève la sienne pour se couvrir d'un pull. De son pull. Oui pull. Sandy avait enlevé le sien, oui. Et Oliver se demandait pourquoi il le fixait intensément. Enfin, il fixait plutôt son torse, à travers la chemise, vous savez, elle est trempé. Et elle est blanche aussi.

Et Sandy le remerciait. Pour la cape. S'il avait su, un peu avant de venir, Oliver se serait mis à rire. Au nez du type qui lui raconterait qu'un jour très prochain, Sandy le remercierait. Mais il l'avait bien fait. Merci, entre deux grelottements, balancés comme on dit bonjour, et puis pas très très fort, un peu perdu dans la nuit et la distance qui les séparait. Mais c'était un merci, un putain de merci, et Oliver en était électrifié. Sauf qu'il n'avait jamais entendu parler d'électricité (enfin si, mais on ne lui a jamais dit de ne pas mettre les doigts dans une prise par exemple), mais la sensation est la même.
Mais ce n'était pas fini. Oh non. Parce qu'un peu après, Sandy lui demandait comment il allait. Je répète Sandy s'est renseigné sur l'état physique et psychique d'Oliver. Incroyable. De mieux en mieux. Le coeur d'Oliver ne suivait plus, c'était bien trop mouvementé d'un coup, surtout de la part de Sandy.

Un peu mal partout, mais ça va ouais.

Il était un peu pataud. Comme d'habitude, bien évidemment, mais là, il ne fallait pas être pataud. Il venait de les sauver de la noyade, c'était un acte de bravoure sans conteste, il ne pouvait pas avoir l'air d'un gros balourd aux allures de Troll ! Il allait rattraper le coup. Lui proposer d'éventuellement remonter, parce qu'il devait avoir froid, et puis lui aussi avait froid, mais qu'importe. L'un comme l'autre devait se geler les noix, sensation parfaitement désagréable pour tout être humain - doté d'un service trois pièces- normalement constitué. Mais là encore, manquement d'un battement. Sandy le proposait avant lui. Ils avaient pensé à la même chose. Enterrée, la hache de guerre.

Ouais, c'est une bonne idée, il faudrait pas que le calamar recommence haha. Ha.

Rire gêné. Rien que d'y penser, Oliver frissonnait. Et comme Sandy, il se décalait rapidement du bord du lac. Resserrant ses bras, il regrettait un peu sa cape, qui aurait limité les dégâts quand à son état de gel intégral. Mais en même temps, il n'avait pas envie de voir Sandy devenir tout bleu et tomber, mort de froid. Par contre, il se jurait d'un, ne plus retourner au lac, et de deux, s'il ne respectait pas le premier engagement, d'emporter une dizaine de pulls et deux capes. Très bonnes résolutions. Quand il s'y mettait, il avait de bonnes idées le rouquin !

Désolé.

Non non, c'est pas g... Attends. Pardon ??

Il se serait giflé, s'il avait une troisième main assez compétente pour le baffer à chaque fois qu'il sortait une connerie. En plus son coeur n'avait pas manqué qu'un battement, mais une bonne dizaine. Intenable. Il s'était même arrêté net. Il avait un petit sourire en coin, le sourcil relevé, et le regard plongé dans celui de Sandy.

Te.. Tu heu.. Enfin toi. Oui heu, enfin, c'est pas grave hein, mais hum, c'est gentil de t'excuser.

Confiance en soi, retour à zéro; impossible d'aligner deux mots sans bégayer. quelle dèche. À baffer, avec cette troisième main décidément nécessaire ! Dans sa tête, il se voyait s'avancer, prendre Sandy dans ses bras et lui dire avec assurance que c'était pas grave, qu'il ne lui en voulait pas, qu'il ne lui en avait jamais voulu. Mais c'était impossible, avec cette confiance broyée, déchirée. Alors non, il ne prendrait pas Sandy dans ses bras. Mais il posait sa main libre sur son épaule, en souriant.

Aller viens, on rentre avant de se faire choper.


.
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Gryffondor



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Sandy H. Lindon
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Lun 22 Fév - 0:47

Avec ce merci, ce désolé, on aurait pu croire que le véritable Sandy était là, tremblant de froid, honteux et que le reste du temps ce n'était qu'un mensonge, qu'un Sandy qui jouait à être fier, à être dur et hautain, parce que le pauvre trésor devait se cachait derrière une forteresse d'orgueil. Mais non, Sandy, c'était les deux : les insultes et les excuses, l'égocentrisme et les mercis, parce que le jeune Gryffondor était simple, mais pas stupide. Il savait quand il avait quelque chose de vraiment grave et là, ce soir, personne ne pourra le nier : ça aurait pu être vraiment grave et ce n'était certainement pas grâce à Sandy que ça ne l'avait pas été.

Alors, oui, ces deux mots lui avaient échappés, oui, il les pensait et oui... il avait plus à dire, plus à s'expliquer rien que ses excuses. Parce que sincèrement, il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait là - ce devait être à cause du froid qui le gelait à lui donnait mal au crâne. Il aurait été à la place d'Oliver, il aurait détruit le mec qui l'avait emmené là, mais le Poufsouffle ne l'avait as laissé au milieu du lac, il l'avait ramené à la terre ferme - o.k., avec l'aide de son sort.  et c'était cette incompréhension, et la nuit, et le froid, et les cheveux d'Oliver qui partaient dans tout les sens, qui faisait que Sandy était perdu et que bizarrement, il n'y faisait pas face en tapant du pied.

Il avait même, quand Oliver avait avoué avoir mal partout, hésité à sortir sa baguette pour d'un habile Revigor réglait le problème, mais il s'était retenu.
Puis, il avait eu un rire un peu jaune à la remarque sur le calamar. Il n'était pas prêt à se sentir à l'aise de se le remémorer... vraiment pas. Il secoua son pied qui avait été attrapé par le monstre dans un mouvement inconscient, avant de se mettre à marcher, en chaussette, dans l'herbe.
Et s'excuser comme un ballon se crève.

-Désolé

-Non non, c'est pas g... Attends. Pardon ??

Sandy s'arrêta au "Pardon?". Et hésita un peu avant de se retourner pour comprendre se qui se passait. Il haussa un sourcil blond à l'adresse d'Oliver, ce qui était bien moins intimidant quand il continuait à trembler de froid.

-Te.. Tu heu.. Enfin toi. Oui heu, enfin, c'est pas grave hein, mais hum, c'est gentil de t'excuser.

-N'en f-fais pas t-toute une histoire, grogna-t-il entre deux frissons violent.

Il se retourna pour reprendre son chemin, il avait trop froid, il voulait rentrer et personne n'aimait sentir ses joues lui chauffer. Sérieusement, il ne fallait pas s'étonner que Sandy soit désagréable, il était incapable d'assumer plus de deux minutes quelque chose. Parce que ce désolé, il avait faillit l'accompagné d'explication, de vrais excuses. Mais ces paroles n'étaient pas sorties en même temps que le désolé, Sandy avait attendu, puis s'était défilé. Pourquoi s'expliquer ? Il n'y avait rien à expliquer, rien du tout. De toute façon, le remord, ça ne comptait pas. Et puis Oliver avait compris. Problème clos. Sandy fixa l'herbe humide sur laquelle ses chaussettes rouges ressortaient même dans cette obscurité.

-Aller viens, on rentre avant de se faire choper.

Sandy sentit la main le toucher, et ce fut comme trop. Il frissonna et se décala un peu, sortant une main de ses poches pour prendre celle d'Oliver et la retirer de son épaule. Il la lâcha ensuite et leva la tête pour jeter un coup d'oeil à Oliver.

-J-je crois que c'est fichu, avec nos l-lumos de tout à l'heure... et le tien là. Il sourit, un peu sarcastique. Si aucun prof nous attend dans le hall, c'est qu'on a une chance de fou ce soir.

Il ramena la cape du Poufsouffle autour de lui, remontant le col pour protéger sa gorge. Il était gelé avec ses cheveux dégoulinants.

-Un peu de chance me fera pas de mal, chuchota-t-il ensuite plus pour lui-même.

Ils atteignirent les marches qui montaient vers le château.


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Le Préfet Fayot
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Lun 22 Fév - 17:29
Le Passage du Préfet Fayot

« Je suis le préfet fayo-o-o-t
Et je crache dans votre do-o-o-s.
Si vous voulez des poi-i-i-nts
Mangez-moi dans la mai-i-i-n.
»

Vous avez déjà eu de la chance, la dernière fois, de ne pas être réprimandé pour votre coups et sorts échangés dans les couloirs. Cette fois-ci, vous n'y échappez pas : c'est la sanction. Sandy a bien deviné : dans le hall, le préfet vous attend, et remonte ses lunettes avec un sourire victorieux.

- Noyer des imbéciles n'est pas un cruime, mais déroger au règlement est est une autre affaire. Pour vous être glissés hors de vos dortoirs une fois passé le couvre-feu, vous faites perdre dix points chacun à votre maison. Et par dessus le marché, vous avez une retenue : puisque vous aimez tant vous promener de nuit, vous allez en vivre une blanche. Vous resterez après le prochain cours d'astronomie, quand tous vos camarades iront se coucher, pour nettoyer tout le matériel d'astronomie jusqu'à l'aube. Je ne vous souhaite pas bonne chance.

Le Préfet Fayot s'en alla en ricanant, alors que derrière les fauteurs de trouble, les sabliers se vidaient légèrement.


récapitulatif des points perdus:
 
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Oliver Nicolson
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Lun 22 Fév - 19:15
Grimper les marches qui menaient au château avait été rapide et silencieux. L'un comme l'autre frigorifiés, ils étaient aussi et surtout obsédés par l'idée de tomber sur un professeur, ou pire encore, le fayot. En même temps, vu leur discrétion... Mais Oliver croyait toujours en sa bonne étoile, et espérait qu'ils ne se feraient pas attraper. Il suffisait d'entrer discrètement, de se coller contre les murs pour disparaître dans la pénombre, et regagner au plus vite leurs dortoirs respectifs.
Il avait tout de même, par précaution, éteint sa baguette, qu'il avait rangé dans sa poche, en posant le pied sur les marches. Et puis il avait voulu ajouter quelque chose, parler à Sandy quoi. Mais il n'en avait pas été capable, et fixait toujours ses pieds.

Puis ils avaient passés les grandes portes, et tout était allé très vite. Parce que même si le château semblait silencieux et désert, plongé dans la pénombre fayot les attendait de pied ferme. Oliver se crispait. Comme 99,9°/. des élèves, il ne pouvait pas s'encadrer le préfet. Au point de lui faire hérisser sa rousse chevelure, et pire encore, lui faire renoncer à tout principes pacifistes.
Et tandis que la sanction tombait, Oliver imaginait plusieurs façons de faire disparaître l'infernal préfet. En lui présentant le calamar par exemple, la bestiole serait certainement ravie d'emmener son nouveau copain au fin fond du lac. Ou plus brutalement peut être, en lui faisant tester les roulades dans les escaliers qui mènent au lac, avec cocktail d'algues à l'arrivée sur la berge.

Il n'eut pas le temps de protester. Le détestable personnage tournait les talons tandis que les sabliers se vidaient. Dégoûté, Oliver retenait avec force toutes les insultes qui cherchaient à franchir le seuil de ses lèvres. Il préférait attendre, immobile, regardant Sandy gravement. Ce n'était pas vraiment la perte de point qui l'inquiétait, il ferait en sorte de les rattraper, par n'importe quel moyen. Plutôt la sanction, et puis l'humiliation qu'il subissait en se faisant rabaisser par un préfet. Un insupportable préfet. Oliver lui aurait fait mangé ses binocles.

C'est pas possible...

Normalement, n'importe qui s'en serait pris à Sandy. Après tout, c'était de sa faute s'ils étaient dehors. Mais Oliver n'avait pas envie de lui en vouloir. Pas à lui. Au règlement, à ce maudit préfet, mais pas à Sandy.

Bon et bien, s'y t'arrives à trouver une potion ou un sort qui nous tiendrait éveillé toute une nuit, fais moi signe.

Il allait s'en aller, mais avant de tourner les talons, regardait Sandy une dernière fois. Il n'avait pas envie d'aller se coucher maintenant. Mais il valait mieux filer. Sa cape était toujours sur les épaules du Gryffondor, et il ne manifestait pas le besoin de la récupérer. Par contre, dans un élan de confiance en lui du futur, il déclarait :

Toi aussi, tu as de belles lèvres.

Et puis, il s'en allait le plus vite possible, rougissant comme un enfant. Le pas rapide, il n'osait pas se retourner, et s'enfonçait dans le château pour rejoindre au plus vite son dortoir.



shippers will enjoy it


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[fini] You don't drown by falling in the water; you drown by staying there | Oliver

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