Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Entretien avec un prince - Perseus

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Ligue des Sorciers
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Prince Solus
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Ven 6 Mai - 12:55
Il y avait des choses, à Londres, que le Prince Solus ne comprenait pas toujours ; cette tendance curieuse des sorciers à perdre leurs soupes magiques dans les plus vulgaires pâtisseries, par exemple. L'être de l'eau avait été particulièrement vexé d'être rendu victime d'un tel acte, et avait longuement hésité à porter plainte pour tentative d'assassinat ; puis il avait bien dû se rendre compte que sa vie n'avait pas véritablement été mise en danger, et de toute façon, les sorciers étaient beaucoup trop incompétents pour mener un procès à bien.
Et puis, cette soirée n'avait pas été si terrible. Il s'en souvenait bien. Il était rentré de bonne humeur. Il avait beaucoup discuté avec un jeune garçon qui avait des allures de Jaromir ; en plus insolent, plus sûr de lui peut-être ? Perseus Krashin. Quelque chose comme ça. Sujet Perseus, ce serait bien. Non, pas sujet ; il avait promis de le traiter comme un égal, bien qu'après coup, cela le froissait un peu. Cependant, une promesse était une promesse. Qui irait croire et faire confiance à un souverain qui brise les plus simplistes de ses serments ? C'était pour cela qu'il respecterait toutes les promesses faites au sorcier Perseus Krashin.

Y compris l'invitation à dîner.

Et puis, tout le reste, par conséquent. Ne pas sourire, ne pas être trop imbu de lui-même, lui apprendre à l'aimer. Cette dernière partie était probablement la plus intéressante. Et un très bon exercice, pour son futur règne, que d'apprendre à s'attirer les grâces de son peuple.
Alors du coup, le Prince Solus avait mandaté Jaromir pour écrire, de sa plus belle plume, une invitation à l'égard de Perseus, à destination de Poudlard ; avec bien des difficultés, l'être de l'eau avait finit par retenir le nom de cette école. Celle de Jaromir, par contre, Dustrang, là, ça ne passait pas du tout. La carte était sobre, envoyée dans une enveloppe sobre, signée sobrement de ses initiales, et écrite avec le plus de modestie possible ; il avait même conclu la lettre par « affectueusement ». D'habitude, c'était plus « avec tout son royal respect ».

Puis il avait attendu une réponse ; puis il avait réservé dans un restaurant qui lui plaisait. C'était un oubli de sa part, que de demander dans l'invitation où Perseus désirerait manger. Il avait donc fait selon ses goûts ; un restaurant bien sous tout point de vue, pas trop chic, pas trop médiocre, et de toute façon, c'était lui qui payait, alors Perseus n'aurait rien à y redire sur les tarifs. Hors de question de traîner les nageoires trop longtemps au Creature's Cafe ; le prince avait besoin d'un minimum de standing.
Puis il avait attendu la date, se surprenant parfois à frétiller un peu d'impatience, puis il avait composé une tenue décente pour une sortie à pied d'égalité ; puis avait bu sa potion de condition humaine, et s'était rendu au point de rendez-vous.

Puis, maintenant, il faisait le pied de grue devant le restaurant, une boîte à bonbons de la maman de Jaromir dans les mains en cadeau d'accueil.




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Serpentard
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Perseus Kashirin
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Mar 7 Juin - 10:27



C'est une fin de jour là où n'est pas son foyer, mais il l'avale de la même façon. Perseus est un étranger qui envahit cet espace, la conquête aux joues comme un sourire sur les lèvres - son plaisir est une ombre courtoise, ou quelque chose de plus sombre. Un naturel insolent rayonne par lui, jamais dompté par le soin d'une tenue ou la discipline d'une chevelure ; il est porté par des intentions obscures, contradictoires, mais vides de refus. Solus a le goût d'un baiser fantôme et d'une amertume salée, un dégoût, en fait, qui tire pourtant sur ses cordes les plus faibles : des mystères d'émotion et une promesse enfantine. Alors, un paradoxe auquel il n'a pas assez réfléchi lui a fait accepter le dîner.
Un souffle saint ou pervers naît à sa bouche : le respect au Prince est d'un genre tout neuf. « Bonsoir. » Sans titre et sans révérence, mais il observait une politesse à double fond et il ne lui en voudrait presque plus. « J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre »- en s'en fichant un peu en vérité - « merci de votre invitation. » Perseus se pliait à une raideur inhabituelle, pour feindre des politesses - il cachait un manque d'habitude en regardant platement l'enseigne du restaurant. Était-il déjà rentré dans un établissement de la sorte ? Un sourire poli pour recentrer son attention. Le cadeau était une disposition superflue - l'invitation se suffisait déjà bien assez - et un inconfort filtrait par ses yeux, sous le poids d'un rapport de force obsessionnel : mais il accepta la boîte sans cérémonie.

« Si je me souviens bien, vous vouliez m'apprendre à vous aimer. » Avec une mollesse quasi-passive, il ne cillait pas du tout dans sa mauvaise habitude, « Mais il y avait aussi eu ces pâtisseries en jeu, empoisonnées, alors de quoi parle-t-on maintenant ? » Car : qui étaient-ils ce soir ? Toujours lui et une âme à la noblesse factice - mais quels sentiments lui imposait-on encore ? Les questions perlaient au bout de cils insolents : il avait en lui un monstre affreux, terrible d'innocence, qui se nourrissait d'amour. « Enfin, », une audace furieuse, « ça ne nous empêche pas d'entrer, n'est-ce pas ? », mais toute naturelle pour colorer sa voix, et son corps à deux chaleurs : en rentrant, il est un cauchemar brûlant, qui se meut dans les rêves d'un autre. Perseus est une moitié d'onirisme ; il marche sans élégance, a des regards qui blessent sur des yeux glacés. Les mœurs qui se jouent ici sont un théâtre qu'il ignore : il les écrase impitoyablement, sous une pureté inconvenane.

Une fois assis, il devenait évident qu'il n'était plus si certain de son jeu ; l'opulence du lieu était une ivresse pour lui, il y était une plaie ouverte. Perseus éprouvait la réalité du bout de ses doigts, forcé de s'y confondre en touchant la reliure en cuir de la carte ; une raison perdue naissait entre des méditations ignorées. Pourtant ça ne le gardait pas de railler : « On peut dire que vous savez inviter, Prince Solus. », avec la nuque tournée vers les autres et évident d'amertume : après tout, le luxe ne l'avait toléré qu'une autre fois - dans une ombre taillée pour lui sur le porche Kerouac ; l'excitation passe et se ternit à cela. Il maquillait une rancœur, ou une honte, avec des regards qui se détachaient de la pièce. Ses couleurs se renversent contre celles du restaurant - il ne sait plus s'il est brûlant d'impatience ou gelé de ressentiment, avec une jalousie, intense, qui se dilue dans tous les autres désirs, là où il ne sait plus les voir. Résolu à prendre le plat le plus cher, comme une vengeance légitime, il referme sèchement le menu comme on abat une lame. « Alors voilà, je suis là. » Sa voix a résolument l'écho du venin, « Impressionnez-moi maintenant. »




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Prince Solus
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Mar 14 Juin - 11:44
Voyant Perseus apparaître, le Prince Solus eut le réflexe un peu idiot de sourire en guise de bienvenue, comme des gens normaux, qui ne sont ni prince ni sujet, doivent le faire. Il se rappela cependant bien vite des ordres passés de Perseus, et ne désirant pas gâcher ce rendez-vous si tôt, reprit cette habitude de se cacher le bas du visage avec sa manche. Il apparaissait certainement un peu ridicule, mais il ne mettait ainsi pas Perseus mal à l'aise, et tout monarque devait faire de son mieux pour faciliter la vie de ses sujets ; bien que Perseus n'était pas un sujet, mais un égal, dans cette curieuse relation dans laquelle ils s'étaient engagés.

- Sa ma... Il s'interrompit, conscient de son erreur. Ce n'était pas évident de se défaire des vieilles habitudes. Non, je n'ai pas attendu longtemps. Vous êtes très ponctuel.

C'était une très grande qualité. Le prince aimait beaucoup les gens poctuels, parce qu'il n'aimait pas attendre de façon générale. C'était compliqué de rester debout à attendre les gens ; un peu moins pénible lorsqu'il pouvait s'asseoir. Attendre, c'était trop de contrainte. Il devait faire attention aux quantités de potions humaines, ne pas trop se fatiguer alors qu'il n'avait pas une habitude complète de ses jambes humaines, ne pas se dessécher sur place ; toutes ces choses.

Le Prince Solus fut tout de même un peu éprouvé par l'abord si rapide du sujet de leur rendez-vous. Il pensait qu'ils allaient gentiment s'asseoir et discuter autour d'un buffet à volonté ; mais non, il parlait d'amour, comme ça, de but en blanc. Beaucoup d'audace en Perseus. Il se souvenait que c'était ce qui lui avait plu lorsqu'il était victime de cet étrange philtre d'amour inopiné.

- Effectivement... confirma le prince d'une voix traînante, d'un coup peu sûr de ses réponses. C'était qu'il avait beaucoup moins de contenance lorsqu'on lui interdisait de se comporter comme un grand roi. Mais une promesse reste une promesse. Je tiens toutes mes promesses. C'est important. J'y tiens.

Il gonfla légèrement le torse, très fier des aleurs qu'il défendait ; des valeurs pour être un bon monarque, oui, mais elles étaient par extension des valeurs personnelles, qu'il pouvait défendre même sans se comporter en homme de sang royal. Mais Perseus avait raison, il fallait rentrer : le prince n'aimait pas les chaussures, ses pieds étaient endoloris, il voulait s'asseoir.
Le restaurant, le prince le connaissait un peu. Il y avait mangé quelque fois. Ce qu'il aimait, c'est que c'était beau, c'était même très beau, avec ses fausses colonnes taillées en guise de décoration, mais c'était calme. Pas de scandale, pas d'incompétence à tout va. Puis la nourriture était bonne et un minimum variée ; et il n'y avait aucun bébé humain qui courait partout en criant. Le prince en avait marre d'entendre la jolie musique gâchée par le manque de goûts des têtards sorciers.
Le Prince Solus vit que Perseus consultait le menu. Avec une pointe d'hésitation, il attira son attention en se râclant la gorge et montra un large buffet au centre de la pièce.

- Son alt... j'ai oublié de vous demander ce que vous vouliez. Comme lieu. Alors elle... j'ai essayé de trouver quelque chose avec un choix large. Le buffet à volonté est bon ici. Mais commandez ce que vous voulez.

Oui, voilà, c'était juste une information ; une information qui n'avait rien d'impressionnant. Elle était compliquée à réaliser, cette demande. Comment être impressionnant sans se comporter comme le prince qu'il était ? C'était contradictoire, trop complexe. Il s'en sentait incapable. Ce qui était impressionnant, c'était l'autorité, le beau parler, les belles écailles, la grande éducation. Ce qui était impressionnant, c'était la célébrité et la richesse. S'il devait se passer de tout ça, s'il devait n'être qu'un être de l'eau comme les autres, voire un homme comme les autres, il se sentait bien démuni, et bien peu impressionnant.

- Je pourrais chanter, finit-il par dire. Si nous étions sous l'eau. C'est impressionnant, le chant des êtres de l'eau. Ce n'est pas royal. C'est juste comme ça pour nous tous. Mais vous voyez, quand on sort de l'eau, ça devient idée. C'est impressionnant comme c'est hideux, même.

Le Prince Solus tapota la couverture de son menu ; lui prendrait le buffet. C'était vraiment dur. Plus dur qu'il ne l'avait pensé. Pas inintéressant ; mais éprouvant. Il se sentait, en fait, ridiculement impuissant, et ne comprenait même pas vraiment pourquoi il acceptait d'agir de la sorte.




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Serpentard
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Perseus Kashirin
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Jeu 11 Aoû - 3:55



Mais l'exubérance ne se diluait pas sur lui, il y faisait davantage une ombre étrange ; Perseus était indifférent des troubles qu'il causait. Il avait finalement trouvé un calme impérieux pour ravaler de sa petite rage jalouse, et son sourire avait fini par devenir naturel - mais jamais lavé d'amertume. Solus se pliait à un jeu ostensiblement inconfortable, dans un moule trop petit pour sa personne ; il avait les lèvres poudrées d'honneur et Perseus y trouvait un intérêt sans doute sadique d'une certaine manière. La petitesse de son esprit du soir ne le jetait dans aucune honte : il était bien trop blessé pour cela. « Vous êtes un homme de parole », il voulait être toujours sincère, « c'est tout à fait honorable. » Avec un accord tacite dans sa voix, bien évidemment, il était là pour ce qu'on lui avait promis ; sans aucune noblesse d'âme, ou en tous les cas sa curiosité rebattue de quelque chose de fatalement plus noir, mais il n'allait pas partir. Le regard encore éprouvé à la superbe du lieu, Perseus confirmait son intention. « Va pour le buffet à volonté, dans ce cas. Je prendrai quand même une soupe à la tomate en entrée. » Pour une pourriture éphémère qui était pleine de vengeance ; mais en vérité il n'avait plus l'énergie de tout cela. Une désinvolture trop froide le trahissait bien.

Sa chair affligée de mauvaises habitudes se tendait aux manières calculées ; Perseus se punissait d'une contenance absolue. Son estomac encore vide avait toute la place pour de l'amertume ; inquiété de son existence comme souvent, il était d'une indifférence dénuée d'intention pour Solus. Ses distinctions étaient lumineuses, et elles ricochaient bruyamment sur l'acier dont Perseus s'était couvert : mais il avait toujours eu une ouïe stérile. « Si ça peut vous consoler, vous auriez perdu votre temps : je ne suis pas du tout sensible à la musique. » D'une certaine façon, ses mots tombaient toujours de façon décousue ; à un tel point, il en faisait un art. Réfugié dans l'inconfort, il était une tempête innocente : et il le cultivait presque. « Je veux dire, je suis certain que c'est très joli. Mais ça ne m'émeut pas vraiment. »

Perseus exaltait un naturel sacrilège qui était rongé par cet espace, être rebattu de la sorte n'était jamais dans ses habitudes : la tranquillité des lieux lui faisait un obstacle furieux, et il s'épuisait vite lorsqu'il devait penser avec tant d'attention ; aussi un de ses coudes finit par se glisser sur la table. C'était une intention pathétique ou du vulgaire indomptable, mais il y posa son menton, et il n'y avait qu'auréolé de mauvaise éducation qu'il regardait si bien le Prince Solus. « Pourquoi est-ce que vous aimez à ce point être hors de l'eau, si c'est pour que tout ici vous enlaidisse ? » C'était peut-être son premier sourire spontané de la soirée. « C'est une vraie question. » Puisque lui détestait tant les lieux où il touchait à ses limites - c'était plutôt évident ce soir -, mais il ne voulait pas être méchant.

Un parfum de tomate déconcentra encore les marques qu'il essayait de prendre : Perseus retendit sa silhouette sur un véritable éclair de gêne. Sous un remerciement mécanique pour le serveur, il se réserva la froideur de quelque chose de vexé, au moins vaguement, pour un silence calculé entre Solus et lui. Son esprit se remplit de quelque chose d'encore différent, et il retrouva les yeux du Prince. « Je suis plutôt du genre olfactif, vous voyez. » Il avait relevé le menton tout à fait, à l'inverse, pour sublimer une sympathie trouble pour le Prince. « Du coup, si les êtres de l'eau peuvent dégager des parfums magiques, c'est le moment de le prouver. »




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Prince Solus
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Lun 17 Oct - 17:45
Il... il n'aimait pas la musique ? Le Prince peinait grandement à dissimuler sa déception. La musique. C'était tellement important, la musique ! Aucun être de l'eau - aucun être de l'eau digne de ce nom, dans les cas - ne détestait les arts musicaux. Ils avaient tous ça dans le sang. Pourquoi est-ce que ce n'était pas le cas des sorciers ? Comment supportaient-ils ça ? Perseus blessait le pauvre prince, vraiment.

Et puis c'était embêtant. C'était un point commun entre eux en moins ; et, bon, ils n'étaient déjà pas très nombreux. Son altesse le rappelait, elle n'était là qu'à cause d'une promesse extorquée sous l'empoisonnement. Alors maintenant qu'elle apprenait qu'elle ne pourrait jamais emmener Perseus à l'opéra ou à un concert, il était d'autant plus contrarié par cette situation, réellement, complexe.

- Peut-être que... peut-être que la musique des êtres de l'eau, jouée sous l'eau, pourrait vous faire changer d'avis.

C'était beau d'y croire. Le Prince Solus laissa Perseus se pencher sur ses tomates - quelle horrible chose que la tomate - et joua mollement avec sa salade d'algues, nez, sourcils froncés. Même la couleur des tomates était laide. Encore un gouffre entre eux deux, et ça n'allait pas, ça n'allait pas du tout, parce que le Prince avait une promesse à tenir.

- Oh, ne vous méprenez pas, je n'aime pas être hors de l'eau. C'est juste une obligation à laquelle j'accepte... de me soumettre. Il n'aimait pas le verbe 'se soumettre". Les sorciers ne savent pas vraiment respirer sous l'eau, ne comprennent même pas la langue... mais je suis ambassadeur alors je fais les efforts qu'il faut pour... lier nos mondes.

Est-ce que le Prince Solus avait déjà dit combien c'était dur de ne pas penser en prince ? De ne pas parler en prince ? D'essayer de lisser son discours autant que possible pour se mettre sur un pied d'égalité ? Parce que c'était vraiment difficile.

Peut-être le changement de sujet de conversation aurait pu l'aider ; plus c'était banal, plus ça devrait être simple, non ? Non, vraiment pas, parce que les parfums, ce n'tait pas la tasse de thé aux algues du prince. Il renifla, ce qui était plutôt à propos, mais c'était surtout bien parce qu'il était un peu contrarié par tout ça.

- Les sorciers n'otn pas ce taletn non plus, que sa m... que je sache, répondit le Prince Solus en assassinant sa salade d'algues. Vous devriez venir sous l'eau un jour pour apprendre à connaître les êtres de l'eau. Tous les lacs sont assez grands pour un sorcier ou deux. Surtout le mien. Tout est magnifique, sous mon lac.

Evidemment, puisque c'était son lac, dont il était le prince. Qu'est-ce que ça pouvait être, sinon magnifique ?

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