Être sorcier dans le Londres magique, c'est vraiment tranquille... Sauf lorsque trois frères, les Bumblebee, décident de révolutionner le monde magique en proposant trois idées qui s'opposent : révéler les sorciers aux moldus, intégrer les créatures à la société, ou tout laisser en l'état en se méfiant bien des deux autres. Le monde magique anglais est en ébullition à mesure que les trois candidats s'opposent, laissant un peu leurs charges respectives à l'abandon au profit de leur campagne. C'est ainsi qu'à Poudlard, un joyeux bazar règne souvent en l'absence du directeur, et que les créatures de tous poils envahissent peu à peu les villes sorcières pour le meilleur comme pour le pire !
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Ben Whitsett
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Mar 19 Aoû - 21:27


On lui proposa de porter sa valise, on lui proposa de l'accompagner jusqu'à la sortie et de l'aider pour son transplanage. Avec un seul regard où ni la gentillesse ni la gratitude ne perçaient sous la glace, il refusa.

Le paysage découpé autour de lui semblait un mauvais théâtre. Un marais sec et désolant suintant de ses dernières lumières. Il laissait derrière lui une vieille école fatiguée, à bout de pierres, qui recrachait pour l'été les corps inertes de ses élèves.

S'il devait parler de son année, de ses expériences de vie, de son sentiment, il ne trouverait probablement pas de mot lexicalement adéquat à son indifférence.

Il ne se retourna pas sur le portique heurtant le ciel de ses gargouilles avant de s'engouffrer dans le noir.

Il arriva très vite, propulsé à grand fracas dans une rue où la pénombre écrasait sur les murs des formes sans couleur. Aucune douleur criarde ne lui traversa les chairs, et cela signifiait qu'il ne s'était pas désartibulé.

Il épousseta son col tordu par l'air moite. Les murs ternes auprès de lui laissaient s'écouler sur leurs briques un crachin puant qui s'accrochait aux vêtements comme une main de gloire. Un filet mouillé, crayeux, plein d'une crasse antédiluvienne poursuivit les pas de Ben et sa valise lévitante. La pluie faisait remonter du sol d'immondes parfums enfouis sous les pieds des marcheurs. Après tout, on s'accordait à dire que l'allée des embrumes avait le goût du mal inhérent.

La cloche sourde d'une porte hurla comme de douleur alors qu'il entrait dans une échoppe. Un homme sans âge et des objets sans nom l'accueillirent à l'intérieur. La porte se referma, et de l'encadrement jaillit une poussière anthracite.

Il se passa plusieurs minutes qui se cristallisèrent jusqu'à ce que la pluie s'arrête. Quand les pavés furent tout à fait secs, cela faisait une heure que Ben n'était pas reparu.

Quand les gonds crissèrent de nouveau le ciel mâchait ses premiers jets de crépuscule. Une lumière rance s'étalait dans les hauteurs londoniennes comme un beurre infect
- le début d'une nuit qui n'était pas de saison s'installait lâchement.

Ben était dehors, un paquet sous le bras. Il se découvrit de son imperméable qu'il fourra dans sa valise. La chaleur comme une lame émoussée détrempait la peau et les vêtements ; il détestait ce temps, c'était jusqu'au fond des pores une sorte de brûlure tempérée qui s'humectait parfois de quelques averses ridicules.

Mais même s'il faisait moche et lourd, tout allait pour le mieux. Il avait trouvé, pour son petit frère, le meilleur des cadeaux - il pouvait maintenant revenir tranquillement chez lui pour écouler des vacances dont les longs jours étouffants seraient tous atroces. Pour lui, un peu, et pour les autres, sûrement.

Il n'a jamais aimé sa mère.
Il n'a jamais voulu de frère.
Depuis tout petit il avait été dégoûté par l'idée de céder ses apanages à un être mou, édenté, un alien, une demi-menace toute proche qui de ses petits poings cartilagineux et de ses gencives baveuses démolirait tout son univers. Maintenant qu'il avait bientôt dix sept ans et qu'il allait les retrouver paisiblement dans sa bicoque galloise, l'idée le dégoûtait toujours. Rien n'avait changé.

Les choses ne changeaient de toutes façons pas et tout se ressemblait - Ben pouvait prédire le futur et la tournure follement excitante que ne prendraient pas ses vacances. Il ne fit même pas semblant de soupirer.

Il reprit son chemin vers des allées plus lumineuses d'un pas traînant.





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Flavian T. Maroon
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Mer 20 Aoû - 19:46
Ah, les vacances ! Ce moment béni de l'année, où Flavian n'était pas à l'école, en train de dormir sur un fauteuil, de se faire engueuler par un préfet, de répondre aux questions déplacées avec ses poings, de subir mille et une petites humiliations à cause de ce qu'il était, et où il pouvait être lui, juste lui, sans que ça ne pose problème à personne. Les vacances lui permettaient de respirer un peu avant de retourner affronter une année à Poudlard, ce qui était normal, puisque c'était le rôle des vacances. Il les passait tranquillement, cette année à Londres, d'autres années à Atlanta, à aider sa mère dans sa boutique, à regarder des matchs ou faire du sport, à traîner dans la rue désoeuvré, à se promener dans le Londres moldu et le Londres sorcier, à être un garçon normal.

Il était de bonne humeur. Il était toujours de bonne humeur en vacances, et en pleine forme, il dormait bien, il ne se disputait avec personne, il n'avait pas besoin de se passer les nerfs sur qui que ce soit, il en oubliait même Alice et les autres, sa vie était tellement différente en-dehors de Poudlard que ses parents ne se doutaient pas vraiment de ce qu'il était à l'intérieur de cette école, ils n'en avaient que de vagues échos relayés par l'administration qui les informait de temps à autre que leur enfant avait fait une grosse bêtise de plus. Flavian souriait.

Aujourd'hui c'était promenade au Chemin de Traverse, où il allait prendre une glace et visiter les magasins, il avait des gallions à claquer, et tant pis s'il faisait moche, il en avait rien à foutre, il faisait chaud mais il avait connu pire à Atlanta, et rien ne pouvait délayer sa bonne humeur aujourd'hui. Le monde était beau. Le monde était plein de promesses aujourd'hui, si on voulait bien les voir. Le bonheur est un état d'esprit.

Flavian passa sa journée dans les magasins. Il en était ressorti avec plein de trucs dans son sac et sur son dos, un chaudron, des bouquins de cuisine, des affaires de Quidditch, et même une peluche de dragon qui couinait et crachait du feu quand on appuyait dessus. Il ne savait pas quoi en faire, mais le truc lui avait plu, alors il l'avait acheté. Il l'offrirait à Eirlys et la regarderait mettre le feu à ses affaires avec, ou quelque chose comme ça.

Cette journée s'était vraiment bien passée – le soleil, fatigué de détremper le Royaume-Uni avec son oppressante chaleur, avait commencé à se barrer derrière les immeubles de Londres, probablement pour aller passer des vacances ailleurs. La nuit commençait à venir, et le jeune américain commençait à rentrer. Il était très content de sa journée, et il ne voyait pas ce qui aurait pu la rendre encore mieux – ou plutôt si, en fait. La seule chose qui lui manquait, à Flavian, c'était des amis. Des vrais, qui ne l'emmerderaient pas avec qui il était, avec qui il pourrait discuter et passer ses journées. Il était un peu tout seul, Flavian. Enfin, à la place, il y avait les rencontres qu'il faisait parfois ici, qui lui permettaient de taper la discute un moment. Comme Ben, tiens.

« Salut Ben ! » beugla-t-il à l'adresse du camarade de classe qui venait de surgir d'une allée peu recommandable. « Qu'est-ce que tu fous ici ? Tu deales de la drogue ? »

C'était drôle quand même. En temps normal, à l'école, ils se seraient soigneusement évités, parce qu'ils n'avaient rien à se dire, et parce qu'ils auraient probablement fini par se lancer des sorts en plein visage dans la tour des Gryffondor. Mais là Flavian était tellement content qu'il était prêt à se montrer gentil avec tout le monde, même un connard comme lui, et à venir lui parler comme s'ils étaient amis, et à rigoler en le taquinant gentiment.

Réflexion faite, essayer de faire ami-ami avec Ben était probablement l'une des idées les plus stupides du monde. Ben allait lui cracher à la gueule comme un lama vexé, et ça finirait probablement en grosse bagarre. Mais Flavian aimait bien les bagarres. Casser la gueule à quelqu'un, c'était aussi une chouette façon de finir la journée.

Bref ça ne pouvait pas se passer mal. Flavian allait être content quoi qu'il arrive, il en était sûr. Les vacances c'était vraiment cool.



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Jeu 21 Aoû - 3:38


Il ne put bifurquer vers la prochaine rue. Un visage coloré venait d'apparaître à l'angle comme une invocation.

« - Salut Ben !

Il ne se soucia pas de connaître ou non cette voix claironnante. Elle résonnait dans sa tête comme celle d'un être révulsant, plein d'une joie obscène, qui brassait l'air à grand bruit en répandant son entrain comme une répugnante pâte à tartiner.

Entendre son prénom craché par cette bouche renfrogna toute la surface de son visage et le fit pilonner sur place.

- Qu'est-ce que tu fous ici ? Tu deales de la drogue ?

Les phalanges de Ben firent craquer l'emballage du paquet sous son coude.

Il se raidit de dégoût en devinant derrière les échos de cette voix le visage crasseux de Flavian Maroon, qui arborait sur ses traits les derniers éclats du jour et d'une bonne humeur sirupeuse.

Si la nuit devait tomber, elle tomberait sur Ben, elle s'effondrerait sur Ben, avec perte et fracas, en répandant sur ses épaules une pluie de débris noirs.

Avec ce qui restait de lumière diurne pour éclairer ses yeux rouges, Ben toisa longuement celui dont il aurait souhaité ne jamais croiser la route en ce maudit jour de vacances. Même sa valise encore en flottaison trouva dans la présence du gryffondor adverse une raison suffisante pour s'échouer mollement sur le pavé.

Éclairé d'une demi lueur avalée par l'ombre du mur, Ben porta machinalement deux mains devenues particulièrement blanches à son cou pour plisser à nouveau le col de sa chemise. Sa coupe était de toute évidence, quoique très élégante, bien trop serrée autour de ses deltoïdes.

- Ne te sens pas obligé, Flavian. Nous ne sommes pas dans la salle commune.

Ses yeux torves longèrent la rue vidée de toutes ses âmes - il préférait contempler le sol équarri par le passage de milliers de mauvais sorciers plutôt que la figure guillerette du garçon qui lui faisait face.

À ce carrefour entre l'allée malfamée et un Londres bon enfant, quelle était la probabilité pour qu'il croise la route d'un de ses chers camarades ? Il ne voulait pas se lancer dans des calculs sardoniques. Il ne voulait pas entamer de conversation. Il n'était pas là pour bavasser avec un de ces vermisseaux poudlariens. Il exsudait cette école par tous les orifices et voulait entamer un été vierge de toutes ses traces. Il trouva la moue la plus tranchante dont pouvaient se couvrir ses lèvres.

- Et nous ne sommes pas amis, termina Ben avec le ton assassin du monarque qui achève impitoyablement son entrevue.

Il n'embrayerait pas sur les politesses vaseuses et ces marais de bienséance dans lesquels se seraient empêtrés tous les autres. Ben était Ben - Ben restait ce tyran à qui on devait le respect et pas des babillages infantiles. Ben avait des choses importantes à faire et rien à ajouter.

Il poussa Flavian de toute la force de son épaule en lui passant devant, sans un regard.





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Jeu 21 Aoû - 23:58
Bien sûr que Ben ne voulait pas jouer avec lui. Bien sûr que Ben ne voulait pas le voir. Ben avait toujours cet air furieux qui lui déformait le visage en permanence, et contrairement à Flavian, il ne semblait pas se détendre pendant les vacances. Ben refit le col de sa chemise en repoussant l'autre Gryffondor. Il avait d'autres choses à faire, et d'autres lieux à visiter - et sa tirade sèchement finie, il tenta de forcer le passage, bousculant son interlocuteur en le doublant.

Mais Flavian ne l'entendait pas ainsi. L'occasion était trop bonne. Il avait envie de s'amuser, lui. Il avait envie de lui parler, et d'essayer d'appuyer sur tous ses boutons, et de voir jusqu'où il pouvait aller avant de lui faire péter un plomb. Flavian aimait bien embêter les gens, et Ben, avec son attitude de petit enfant capricieux et colérique, semblait comme prêt à l'emploi. Prémâché. Trop tentant.

Alors Flavian, plutôt que de le laisser passer, fit un tour sur lui-même pour passer son bras sur ses épaules, et se pencher vers lui avec un air taquin.

"Mais je ne me sens pas obligé du tout !" souffla-t-il dans sa nuque. "C'est toujours un plaisir de te voir. Tu es une crème tu sais, tu as toujours un mot gentil pour tout le monde, un vrai chevalier servant, un saint, toi au moins tu n'as pas un balai dans le cul, tu ne t'y crois pas trop, on voit que tu sais rester simple et digne."

"Et nous ne sommes pas amis, mais il y a un début à tout !" continua-t-il sur sa lancée, avec son ton mielleux et son sourire débauché, "J'ai même une peluche pour toi si tu veux, parce que les peluches c'est tellement ton truc. C'est un mignon dragon qui couine et qui crache du feu. Il te plairait ?"

Puis il se pencha vers le paquet que Ben portait sous le bras, et il posa la main dessus.

"Et ça c'est quoi ? Tu rapportes ça de l'allée des embrumes ? Ce n'est vraiment pas sage d'aller là-bas tu sais, on n'y fait que des mauvaises rencontres et on n'en ramène que des ennuis. Montre-moi ce que c'est, et je dirais rien à ta maman, promis. Entre amis, on peut se faire confiance, après tout."

Il se mit à tirer sur le paquet.

"Allez, sois gentil, mon petit Ben, fais tourner la trouvaille !"

Flavian ne s'intéressait pas vraiment à ce que l'autre Gryffondor pouvait bien transporter. Que Ben fasse de la contrebande d'objets interdits ou qu'il ait acheté une poupée pour sa petite soeur, il n'en avait rien à foutre. Mais ça avait l'air important : y toucher, c'était juste un moyen de l'embêter, et de le pousser à bout. Flavian s'amusait beaucoup.



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Ven 22 Aoû - 10:27



Oh, il aurait dû le savoir.
Il aurait pu prédire avec une clairvoyance limpide les prochains mouvements de Flavian, sa dextérité toxique lorsqu'il fit volte face, la courbe exponentielle de son sourire après son petit tour de passe-passe - jusqu'à la satisfaction burinée sur son visage était évidence lorsqu'il se saisit des épaules du blond.

Son souffle comme une blessure ouverte s'inscrusta dans son cou et Ben ne put que trembler silencieusement d'un mépris dont les contours n'étaient plus à définir.

- C'est toujours un plaisir de te voir. Tu es une crème tu sais, tu as toujours un mot gentil pour tout le monde, un vrai chevalier servant, un saint, toi au moins tu n'as pas un balai dans le cul, tu ne t'y crois pas trop, on voit que tu sais rester simple et digne.

Il ne put empêcher ses yeux exorbités d'atteindre les hauteurs de ses sourcils. Il ne sut si c'étaient les vacances, ou l'atmosphère paisible, ou l'incrédulité qui inhibait toute la violence qui dormait dans son absence de gestes.

La voix suave énonçait avec délices les lieux communs les plus pitoyables qu'il avait eu à entendre sur sa personne depuis qu'il avait quitté les bancs de la porcherie rampante où il avait écoulé près de trois cent soixante cinq jours. S'il devait comparer ce discours imbécile à une sensation, un mille patte  gras et moite s'agitant sur toute les zones de sa peau semblait l'image la plus appropriée.

Parce que c'était une grande nouveauté, peut-être, que le dernier des Whitsett était cet être imbuvable et ce monarque autoproclamé dont personne ne pouvait souffrir la présence ?

Ben était fatigué. Il ne voulait pas se lancer dans des joutes verbales pour soumettre ce ver de terre.

Il se retourna doucement, les omoplates accaparées par l'infernal morveux qui refusait de le laisser poursuivre sa route vers des quartiers plus avenants, et qui s'épanchait sans interruption dans son monologue si subtil - Flavian était sans aucun doute au sommet de son art oral et déversait comme un égout toute l'éloquence dont il était capable aux pieds las de Ben.

Il parlait avec emphase d'amis, d'entente mutuelle, de cadeaux, de peluches en forme de dragons qui couinaient en crachant du feu. Il parlait sans trouver au bout de sa propre langue le moment de se taire, il parlait sans voir la condescendance creusée dans chacune des prunelles de Ben, alors qu'il le toisait de haut de son torse glacé, plus droit qu'une statue de marbre dans la rue où la nuit fracassait ses premiers instants.

La cervelle de Ben trempait dans un jus de dédain qui l'empêchait de trouver des mots à formuler. Devant la formidable surenchère d'activité déployée par Flavian, il ne trouvait pas la foi d'aller chercher les quelques répliques cinglantes endormies dans son propre crâne.

Enfoncé dans le mutisme profond que méritait son interlocuteur, il s'apprêta à poursuivre son chemin, quitte à arracher de son bras la main insistante qui ne semblait pas vouloir se décoller.

Jusqu'à ce qu'elle touche le paquet sous son coude.

- Et ça c'est quoi ? Tu rapportes ça de l'allée des embrumes ? Ce n'est vraiment pas sage d'aller là-bas tu sais, on n'y fait que des mauvaises rencontres et on n'en ramène que des ennuis. Montre-moi ce que c'est, et je dirais rien à ta maman, promis. Entre amis, on peut se faire confiance, après tout.

Ben se tourna vers l'instigateur de toutes ces provocations, et arracha brutalement sa main de ses effets personnels. Une crue de rage remplissait enfin ses yeux et ses mains blanches étaient agitées de tremblements haineux. C'était tout ce que Flavian s'échinait à chercher depuis leur rencontre - il l'avait trouvé.

- Allez, sois gentil, mon petit Ben, fais tourner la trouvaille !

- Flavian. C'est les vacances. C'est peut-être, je ne sais pas, l'air frais londonien qui doit te monter à la tête. Alors je vais être clément avec toi.

Sous son courroux il lui adressa le sourire le plus civil qu'il put, la main toujours crispée autour de son poignet, comme les anneaux d'un serpent.

- Je te laisse une dernière chance de fermer ta bouche, de passer ton chemin et d'aller trouver un petit camarade de ton âge mental avec qui aller te chamailler.

Voilà tout ce que le bon, le patient et le digne Ben pouvait faire pour un cancrelat désœuvré comme Flavian, qui devait beaucoup s'ennuyer pour aller faire chier le plus infréquentable des élèves de Poudlard en une pourtant si paisible soirée.





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Lun 25 Aoû - 23:33



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Sam 22 Nov - 19:26



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